Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
- Corvo
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Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Le RN comme Orban..."Kremliste" retient son souffle.
Le dirigeant populiste a démontré qu’un petit pays pouvait paralyser l’ensemble de l’Union sans que celle-ci puisse réagir.
Après plus de quinze ans de pouvoir sans partage, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán joue dimanche 12 avril sa survie face à un ancien fidèle du régime, Péter Magyar, devenu en quelques mois le principal espoir de l’opposition. L’Europe retient son souffle : une défaite d’Orbán pourrait rebattre les cartes entre Bruxelles et un Etat qui joue l’obstruction systématique.
Tout un symbole : Vladimir Poutine et Donald Trump ont fait campagne, main dans la main, pour Viktor Orbán, leur homme au sein d’une Union dont ils souhaitent la disparition. Le Premier ministre populiste de Hongrie, qui a longtemps joué le jeu européen à Bruxelles, malgré sa rhétorique europhobe à domicile, a d’ailleurs tombé le masque depuis le début de la guerre en Ukraine en s’alignant de plus en plus ouvertement sur Moscou et, depuis la réélection de Donald Trump, sur Washington.
Il a fait la démonstration qu’un tout petit pays pouvait enrayer la machine européenne dans un domaine essentiel pour sa sécurité, l’aide à l’Ukraine, en dépit de la volonté de ses 26 partenaires. Il a commencé en douceur en obtenant de ne plus être associé aux conclusions du Conseil européen sur l’Ukraine puis des dérogations aux sanctions afin de continuer à se fournir en énergie auprès de la Russie.
Puis, il a durci le ton en s’opposant au remboursement, via la Facilité européenne pour la paix, des Etats membres ayant donné du matériel militaire à l’Ukraine, une décision requérant l’unanimité.
Surtout, depuis février, il bloque la mise en œuvre du prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, alors qu’il avait donné son accord lors du sommet européen de décembre dernier, à condition de ne pas participer à son financement. Un traitement de faveur également obtenu par la Tchéquie et la Slovaquie, elles aussi gouvernées par des populistes. Un pays qui revient sur la parole donnée, c’est du jamais vu.
Désormais, il menace carrément de s’opposer au renouvellement semestriel des 19 paquets de sanctions qui frappent la Russie, l’unanimité étant là aussi nécessaire. Le fait que Donald Trump le soutienne lui a clairement donné des ailes, comme l’a aussi montré sa rencontre avec Vladimir Poutine, à Moscou, en novembre dernier, en violation de la politique européenne…
Depuis, la presse a révélé qu’Orbán avait promis au maître du Kremlin, en octobre, de tout faire pour l’aider et que son ministre des Affaires étrangères informait en temps réels Moscou des discussions confidentielles entre Européens, ce qui éclaire d’un jour nouveau le durcissement hongrois. Réaction de ses partenaires ? Ils lui ont rappelé son obligation de «coopération loyale», ce qui a dû faire beaucoup rire à Budapest.
https://www.liberation.fr/international ... BJQZYNF44/
Le dirigeant populiste a démontré qu’un petit pays pouvait paralyser l’ensemble de l’Union sans que celle-ci puisse réagir.
Après plus de quinze ans de pouvoir sans partage, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán joue dimanche 12 avril sa survie face à un ancien fidèle du régime, Péter Magyar, devenu en quelques mois le principal espoir de l’opposition. L’Europe retient son souffle : une défaite d’Orbán pourrait rebattre les cartes entre Bruxelles et un Etat qui joue l’obstruction systématique.
Tout un symbole : Vladimir Poutine et Donald Trump ont fait campagne, main dans la main, pour Viktor Orbán, leur homme au sein d’une Union dont ils souhaitent la disparition. Le Premier ministre populiste de Hongrie, qui a longtemps joué le jeu européen à Bruxelles, malgré sa rhétorique europhobe à domicile, a d’ailleurs tombé le masque depuis le début de la guerre en Ukraine en s’alignant de plus en plus ouvertement sur Moscou et, depuis la réélection de Donald Trump, sur Washington.
Il a fait la démonstration qu’un tout petit pays pouvait enrayer la machine européenne dans un domaine essentiel pour sa sécurité, l’aide à l’Ukraine, en dépit de la volonté de ses 26 partenaires. Il a commencé en douceur en obtenant de ne plus être associé aux conclusions du Conseil européen sur l’Ukraine puis des dérogations aux sanctions afin de continuer à se fournir en énergie auprès de la Russie.
Puis, il a durci le ton en s’opposant au remboursement, via la Facilité européenne pour la paix, des Etats membres ayant donné du matériel militaire à l’Ukraine, une décision requérant l’unanimité.
Surtout, depuis février, il bloque la mise en œuvre du prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, alors qu’il avait donné son accord lors du sommet européen de décembre dernier, à condition de ne pas participer à son financement. Un traitement de faveur également obtenu par la Tchéquie et la Slovaquie, elles aussi gouvernées par des populistes. Un pays qui revient sur la parole donnée, c’est du jamais vu.
Désormais, il menace carrément de s’opposer au renouvellement semestriel des 19 paquets de sanctions qui frappent la Russie, l’unanimité étant là aussi nécessaire. Le fait que Donald Trump le soutienne lui a clairement donné des ailes, comme l’a aussi montré sa rencontre avec Vladimir Poutine, à Moscou, en novembre dernier, en violation de la politique européenne…
Depuis, la presse a révélé qu’Orbán avait promis au maître du Kremlin, en octobre, de tout faire pour l’aider et que son ministre des Affaires étrangères informait en temps réels Moscou des discussions confidentielles entre Européens, ce qui éclaire d’un jour nouveau le durcissement hongrois. Réaction de ses partenaires ? Ils lui ont rappelé son obligation de «coopération loyale», ce qui a dû faire beaucoup rire à Budapest.
https://www.liberation.fr/international ... BJQZYNF44/
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LOFOTEN
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Mais pourquoi toujours un sujet extirpé de Libé ?? 
- Kabé
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Parce que ça incite à la réflexion... Quelque chose que, visiblement, vous n'aimez pas faire. Va savoir pourquoi...
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LOFOTEN
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Restez pendu a votre store...c 'est votre place !
- le chimple
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Oui , ça incite à la réflexion ..
https://www.challenges.fr/economie/medi ... ent_611899
"""Libération, bien que subventionné, cherche – encore – 15 millions d’euros. Et si l’on arrêtait la gabegie ?"""
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Surtout parce que Libé fait un taf de journalisme qui permet d'obtenir des infos que les médias collabos de l'extrême droite ne diffuseront jamais.
- Corvo
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Vous n'avez pas plus vieux comme article ?...le chimple a écrit : 11 avril 2026 19:24Oui , ça incite à la réflexion ..Kabé a écrit : 11 avril 2026 18:38
Parce que ça incite à la réflexion... Quelque chose que, visiblement, vous n'aimez pas faire. Va savoir pourquoi...![]()
![]()
https://www.challenges.fr/economie/medi ... ent_611899
"""Libération, bien que subventionné, cherche – encore – 15 millions d’euros. Et si l’on arrêtait la gabegie ?"""![]()
Quand vous commanderez en ligne ou irez dans une de ces enseignes vous serez un peu chez Libération
Fnac-Darty : l’offre du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky approuvée par le conseil d’administration
La prise de contrôle majoritaire de l’homme d’affaires au sein du groupe français spécialisé dans l’électronique et les produits culturels a reçu un avis favorable ce mardi.
Fnac-Darty devrait bien tomber dans le giron du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky. Le conseil d’administration du groupe français a émis un «avis favorable et unanime» sur le projet d’offre publique d’achat (OPA) lancé en janvier par l’homme d’affaires Daniel Kretinsky, par ailleurs principal créancier de Libération. Cette offre lui permettra une prise de contrôle majoritaire au sein du groupe dont il est déjà le principal actionnaire (à hauteur de 28,5 %), a annoncé ce dernier ce mardi 10 mars.
https://www.liberation.fr/economie/cons ... 5QI54PMDI/
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vivarais
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
La réflexion est qu'il n'y a pas besoin de Orban et de Le Pen
Vous même et les racailles que vous soutenez ; votre antisémites et les attentats islamiques que vous justifiez suffisent amplement
Le racisme anti blancs qui va bientôt être reconnu et dont vous allez votre contre à l'assemblée qui l'a généré (exemple : réunions interdites aux blancs ou évènements culturels d'origine judéo chrétienne interdit ou empêchés : retrait de symboles e l'espaces publique (calvaires , statues ; crèches ; saint nicolas ; debaptisér de noms de rue auxquels centenaires personne ne prêtait attention etc)
Depuis 1905 la france a vécu avec sa ^culture judéo chrétienne" sans que cela porte atteinte à la laïcité
Avec LFI Ã vous seuls vous suffisez amplement
- Corvo
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Ben pour que vous puissiez poser la question.
Sinon voilà qui devrait vous faire plaisir mieux vous remplir de joie.
Assises du journalisme : Arthur Sarradin, correspondant pour «Libération», lauréat du prix du livre de journalisme
L’événement annuel, qui s’est déroulé à Tours, remettait ce jeudi 9 avril ses récompenses. Le Grand Prix a été attribué à la cellule investigation de Radio France.
Journaliste indépendant, correspondant au Liban pour Libération et Radio France, Arthur Sarradin a reçu ce jeudi 9 avril le prix du livre des Assises du journalisme de Tours pour son ouvrage Le nom des ombres, publié aux éditions du Seuil. Une enquête littéraire plongeant au cœur du système carcéral mis en place en Syrie par le régime de Bachar al-Assad. Arthur Sarradin avait été l’un des premiers journalistes à entrer en Syrie après la chute du dictateur en décembre 2024. Dans Libé, le journaliste de 25 ans avait notamment raconté la libération de la pire prison du régime, à Sednaya, où des milliers de Syriens ont été torturés et exécutés.
Pour son annuel Grand Prix du journalisme Michèle-Leridon, les Assises de Tours ont choisi de récompenser la cellule investigation de Radio France pour la «rigueur de ses enquêtes», concernant les scandales des eaux minérales, des laits infantiles ou des polluants éternels. Un prix qu’on imagine teinté de soutien face aux polémiques du moment, avec en toile de fond la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ou les menaces qui pèsent sur l’investigation à Radio France avec l’arrêt, l’an passé, de l’émission hebdomadaire Secrets d’info sur France Inter.
Le prix du public de la photo de presse a récompensé le photographe Thibault Izoret, pour sa photographie lʼEntre-Deux de Raqqa publiée le 16 mars 2025 sur Blast et qui illustre «la lente reconstruction dʼune Syrie ravagée par des années de guerre». Le prix du livre de recherche a été attribué à Adeline Wrona, directrice de l’Ecole doctorale concepts et langages de la faculté des lettres de Sorbonne Université pour son livre Emile de Girardin. le Napoléon de la presse aux éditions Gallimard. Enfin, le prix enquête et reportage a été décerné à Hélène Lam Trong pour le documentaire Inside Gaza, une coproduction Arte et Factstory qui suit le travail quotidien de quatre membres de l’AFP piégés dans l’enclave palestinienne.
«J’espère que ce palmarès reflète l’inquiétude au monde et aux entreprises de destruction du réel pour montrer que le journalisme peut être un antidote existentiel pour continuer à faire société», a déclaré le président du jury des Assises, le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, dans un communiqué.
https://www.liberation.fr/economie/medi ... H4H2GYFXU/
https://journalisme.com/
Alors...heureux ?
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papibilou
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Quelle surprise ! Trump veut détruire l'UE et Poutine aussi.
Trump pour des raisons économiques et Poutine pour n'avoir pas d'adversaire face à sa soif de reconstituer l'URSS.
On peu ajouter à ce tableau des ennemis extérieurs à l'UE les ennemis intérieurs: Orban et ceux ou celles qui le soutiennent ( MLP entre autres chez nous, curieusement d'ailleurs moins Bardella qui semble plus européen que MLP ou Salvini en Italie mais aussi Mélenchon que Moscou regarde avec un grand intérêt ).
https://www.marianne.net/monde/europe/p ... -de-russie
La géopolitique nous impose de faire un choix clair pour la présidentielle et les législatives qui suivront. Nous ne voterons pas seulement pour un président ou des députés pour la France mais aussi pour notre vision de l'Europe. Les votes extrêmes nous ramèneront en arrière vers une Europe simple marché.
Si Macron a commis des erreurs en matière de gestion des finances publiques, ne nous y trompons pas, il n'a pas tout faux sur tout. L' amour de l'Europe est aussi un amour de notre pays. L'Europe et la France sont à un tournant de leur histoire. Et Trump et Poutine n'en auront été que ceux qui auront fourni la mèche et les explosifs.
Trump pour des raisons économiques et Poutine pour n'avoir pas d'adversaire face à sa soif de reconstituer l'URSS.
On peu ajouter à ce tableau des ennemis extérieurs à l'UE les ennemis intérieurs: Orban et ceux ou celles qui le soutiennent ( MLP entre autres chez nous, curieusement d'ailleurs moins Bardella qui semble plus européen que MLP ou Salvini en Italie mais aussi Mélenchon que Moscou regarde avec un grand intérêt ).
https://www.marianne.net/monde/europe/p ... -de-russie
La géopolitique nous impose de faire un choix clair pour la présidentielle et les législatives qui suivront. Nous ne voterons pas seulement pour un président ou des députés pour la France mais aussi pour notre vision de l'Europe. Les votes extrêmes nous ramèneront en arrière vers une Europe simple marché.
Si Macron a commis des erreurs en matière de gestion des finances publiques, ne nous y trompons pas, il n'a pas tout faux sur tout. L' amour de l'Europe est aussi un amour de notre pays. L'Europe et la France sont à un tournant de leur histoire. Et Trump et Poutine n'en auront été que ceux qui auront fourni la mèche et les explosifs.
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Bon ben je crois qu'on peut rayer le nom de Viktor Orban de la liste...Quant à Marine le Pen juillet arrivant à grand pas...
- jeandu53
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Re: Orbán, Le Pen... Comment Trump précipite l’Europe à l’extrême droite
Je ne suis pas bien certain de comprendre quel est le sujet de ce topic. En effet, le titre proposé n'est pas celui proposé par Libération, et ne correspond pas au sujet abordé.Corvo a écrit : 11 avril 2026 18:06 Le RN comme Orban..."Kremliste" retient son souffle.
Le dirigeant populiste a démontré qu’un petit pays pouvait paralyser l’ensemble de l’Union sans que celle-ci puisse réagir.
Après plus de quinze ans de pouvoir sans partage, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán joue dimanche 12 avril sa survie face à un ancien fidèle du régime, Péter Magyar, devenu en quelques mois le principal espoir de l’opposition. L’Europe retient son souffle : une défaite d’Orbán pourrait rebattre les cartes entre Bruxelles et un Etat qui joue l’obstruction systématique.
Tout un symbole : Vladimir Poutine et Donald Trump ont fait campagne, main dans la main, pour Viktor Orbán, leur homme au sein d’une Union dont ils souhaitent la disparition. Le Premier ministre populiste de Hongrie, qui a longtemps joué le jeu européen à Bruxelles, malgré sa rhétorique europhobe à domicile, a d’ailleurs tombé le masque depuis le début de la guerre en Ukraine en s’alignant de plus en plus ouvertement sur Moscou et, depuis la réélection de Donald Trump, sur Washington.
Il a fait la démonstration qu’un tout petit pays pouvait enrayer la machine européenne dans un domaine essentiel pour sa sécurité, l’aide à l’Ukraine, en dépit de la volonté de ses 26 partenaires. Il a commencé en douceur en obtenant de ne plus être associé aux conclusions du Conseil européen sur l’Ukraine puis des dérogations aux sanctions afin de continuer à se fournir en énergie auprès de la Russie.
Puis, il a durci le ton en s’opposant au remboursement, via la Facilité européenne pour la paix, des Etats membres ayant donné du matériel militaire à l’Ukraine, une décision requérant l’unanimité.
Surtout, depuis février, il bloque la mise en œuvre du prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, alors qu’il avait donné son accord lors du sommet européen de décembre dernier, à condition de ne pas participer à son financement. Un traitement de faveur également obtenu par la Tchéquie et la Slovaquie, elles aussi gouvernées par des populistes. Un pays qui revient sur la parole donnée, c’est du jamais vu.
Désormais, il menace carrément de s’opposer au renouvellement semestriel des 19 paquets de sanctions qui frappent la Russie, l’unanimité étant là aussi nécessaire. Le fait que Donald Trump le soutienne lui a clairement donné des ailes, comme l’a aussi montré sa rencontre avec Vladimir Poutine, à Moscou, en novembre dernier, en violation de la politique européenne…
Depuis, la presse a révélé qu’Orbán avait promis au maître du Kremlin, en octobre, de tout faire pour l’aider et que son ministre des Affaires étrangères informait en temps réels Moscou des discussions confidentielles entre Européens, ce qui éclaire d’un jour nouveau le durcissement hongrois. Réaction de ses partenaires ? Ils lui ont rappelé son obligation de «coopération loyale», ce qui a dû faire beaucoup rire à Budapest.
https://www.liberation.fr/international ... BJQZYNF44/