Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

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papibilou
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Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par papibilou »

Nous regardons chaque jour avec effarement les énormes incendies dans l'Aude, la Gironde, le Var etc..
Le Portugal qui a de vastes étendues forestières a subi lui aussi des incendies catastrophiques ces dernières années.
Ils ont donc essayé de mettre en place des mesures de prévention efficaces:
https://vivreleportugal.com/portugal/fe ... cest-nous/
Certes la prévention ne suffit pas et il faut aussi disposer des moyens matériels et humains pour les combattre.
J'imagine un certain nombre de dispositions. Quelques unes:
- autour des villages raser les arbres ( une des mesures portugaises)
- obliger les propriétaires privés ( 70% de la forêt) à débroussailler régulièrement. Et n'employer que des débroussailleuses à fil.
- obliger les propriétaires à peu à peu diversifier les forêts et planter des essences résistant mieux au changement climatique.
- interdire toute branche à moins de 3 mètres des habitations ( lu dans un contrat d'assurance).
- etc..
Quant à la lutte, acheter plus d'avions type canadair,. Développer des modèles d'avions bombardiers d'eau plus modernes que ces avions en Europe. Revaloriser le métier de pompier. En faire la promo dans les écoles.

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jeandu53
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par jeandu53 »

Oui, c'est inéluctable, et c'est là une des conséquences du changement climatique : des températures plus chaudes, de la sécheresse, donc de la végétation toute sèche et prête à brûler, etc.

Bien sûr, la chaleur ne suffit pas à déclencher un incendie : il faut une étincelle. Mais pour ça, on peut compter sur la nature humaine, hélas (malveillance ou inconscience).

Et surtout, on s'aperçoit que les feux de forêts gagnent les régions du nord de la France, qui jusqu'à présent étaient peu concernés.

Que faire ? Je trouve pour le moins curieux et saugrenu que vous proposiez de raser les arbres, à une époque où ceux-ci apparaissent comme un moyen de lutter contre la canicule.
UBUROI
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par UBUROI »

A la lumière :langue11 des incendies qui frappent le Cap Ferret, on ne peut que se marrer quand on lit les gazettes sur les "incendies monstrueux qui dévorent tout sur leur passage" :pleur4: ; faut il débroussailler au fil, ne plus jeter son mégot par la fenêtre de son SUV faute de cendrier, faut il "même" couper les arbres voire les forêts! Plus de verdure = plus de feu, c'est évident.

Mais le Cap Ferret et ses "incendies monstrueux qui dévorent tout sur leur passage" :pleur4: est la clef du problème!

Ben oui! cet endroit est prisé par les riches, les plus riches même qui se foutent de la planète, polluent le plus par tête de pipe. Mais ça vous n'entendrez pas Delahousse en parler...puisqu'il fait partie de cette merde set qui achète à prix d'or le moindre m2 de sable de ce coin pourri des dieux: en effet, le Cap Ferret est mortel, mais les riches veulent en profiter de leur vivant, poussant le maire de Lège à repousser tout plan restrictif d'aménagement de ce Monaco qui fout le camp sous la montée des eaux. Quel rapport entre la montée des eaux et les feux? Je vous laisse deviner, mes zozos :hehe:

Reporterre cette ONG qu'ils refusent de soutenir, a dressé un bilan désastreux sur ce coin et leurs milliardaires et autres parvenus:
L’érosion côtière menace sérieusement Lège-Cap-Ferret, en Gironde. Mais pour beaucoup dans cette commune prisée des célébrités, profiter jusqu’au bout du privilège d’une villa sur la côte prime sur les risques de submersion.

Lège-Cap-Ferret (Gironde), reportage

« Petit, j’enjambais les ganivelles — des petites clôtures en bois — en guise de raccourcis. » Du bout du doigt, Patrick du Fau de Lamothe esquisse le décor de son enfance bienheureuse. L’homme, aujourd’hui aux portes de sa septième décennie, s’arrête devant la propriété de Philippe Stark, le plus célèbre des designers — accessoirement créateur du yacht de Steve Jobs. « Désormais nous voilà avec ce nouveau mur de l’Atlantique, déplore-t-il. Des villas camouflées derrière ces palissades de deux mètres, obstruant l’horizon à tel point qu’on ne perçoit plus l’océan. »

Fermant le bassin d’Arcachon, la presqu’île de Lège-Cap-Ferret est un petit coin de paradis réputé pour ses cabanes à huîtres. Quelques-uns des plus gros portefeuilles français l’ont métamorphosé en place forte de l’immobilier de luxe, où ont investi le chanteur Pascal Obispo, l’actrice Marion Cotillard ou encore le journaliste Laurent Delahousse — comme Johnny Hallyday avant eux. Dernier arrivant notable en date : le milliardaire Xavier Niel a signé en mars un chèque de 3 millions d’euros pour acquérir un hôtel en décrépitude, abandonné il y a près d’un demi-siècle devant les ravages de l’érosion côtière.


Patrick du Fau de Lamothe, secrétaire général d’une association écologiste locale, regrette une « disneylandisation » de la presqu’île. © Emmanuel Clévenot / Reporterre
Ici regorge toute l’incohérence de cette course effrénée au foncier. Il y a six ans déjà, un consortium de scientifiques déclarait — étude à l’appui — que la montée des eaux pourrait atteindre jusqu’à 2,4 mètres à la fin du siècle. Un chiffre deux fois plus élevé que la précédente estimation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), justifiée par la fonte express des calottes glaciaires et auquel la langue de sable girondine n’échappera pas.

À en croire la carte de France du Bureau de recherches géologiques et minières, service géologique national, une telle élévation du niveau de l’océan condamnerait la commune à une grande vulnérabilité à la submersion marine. Même en échappant au pire scénario, dans l’hypothèse optimiste d’une simple hausse de 50 centimètres à horizon 2100, bien des terrains seraient concernés.


Ce restaurant vu depuis la jetée de Bélisaire, à Lège-Cap-Ferret, se trouve dans une zone concernée par le projet de futur Plan de prévention des risques littoraux. © Emmanuel Clévenot / Reporterre
En dépit de ces projections, des dizaines de permis de construire fleurissent sur la presqu’île — 70 rien qu’en 2024, a recensé notre partenaire Mémoire Vive. Rue des Orangers, l’écriteau fixé au portail cadenassé indique la création prochaine d’une villa en bois, avec pool house, là où trônent pour l’heure les ruines d’un bâtiment. À cheval sur le trottoir, deux Porsche côtoient un cabriolet façon Méhari.

Non loin de là, allée des Siffleurs, le moteur d’une piscine creusée ronronne déjà. La silhouette de la demeure censée l’accompagner commence pourtant à peine à dévoiler ses traits. Mentionnée sur les documents d’urbanisme, l’adresse principale de chaque propriétaire conduit tantôt aux quartiers chics de Londres, tantôt à celui de la tour Eiffel, dans le cossu 7ᵉ arrondissement de Paris.

« Le recul du trait de côte ? Je n’ai pas le temps, je déjeune », claque à l’interphone un résident. La mine un brin confuse, l’ouvrier œuvrant à l’extension de la bâtisse hausse les épaules. « Avant, le Cap-Ferret grouillait de lézards ocellés et d’hippocampes, se souvient Patrick, aujourd’hui secrétaire général du Codeppi, association écologiste locale. Désormais, la canopée fond à vue d’œil. Les pins sont abattus pour éradiquer leurs épines si embêtantes. Le sable est remplacé par du gazon, pour ne plus en avoir plein les pieds. » À ses yeux, la commune s’est « disneylandisée » jusqu’à devenir une caricature : « Nous avions une presqu’île à vivre, ils en ont fait une presqu’île à vendre. »

Des restrictions jusqu’à 60 m de la côte ?
Ce privilège de bétonner à tout-va commence cependant à chanceler. La préfecture girondine a ouvert début juillet la consultation publique en vue de la prochaine mouture du PPRL de la ville. Acronyme de « Plan de prévention des risques littoraux », ce document cartographie les zones soumises à un fort risque de submersion marine d’ici 100 ans. Pour celles classées en rouge, s’applique dès lors le principe — modelable — d’y interdire toute nouvelle construction. Une politique d’urbanisme irritant grandement les élus dont le fonds de commerce s’avère être l’immobilier et le foncier, la valeur des terrains risquant de dégringoler.

Pour éviter à tout prix de perturber ce juteux marché, certains maires tentent alors de freiner le processus… comme ici, à Lège-Cap-Ferret. Voilà six ans que la révision de son PPRL patine. Établies en 2001, les restrictions définies par la version antérieure se limitaient à la façade océanique et à l’extrémité sud de la presqu’île. Bientôt, pourrait y être inclue une bande de terre large de 60 mètres courant sur le trait de côte orienté vers le bassin d’Arcachon. En d’autres termes, la zone la plus urbanisée du territoire.

« Notre étude est la plus scientifique possible »
Début juillet, aussitôt ce nouveau potentiel zonage présenté, le maire Philippe Le Harivel de Gonneville (divers droite) a dénigré le travail de Créocéan, le cabinet d’étude mandaté par la préfecture : « Je conteste formellement la méthode employée par les services de l’État, dit-il à Reporterre. Par manque de temps ou d’argent, ces 60 mètres ont été déterminés au doigt mouillé sans aucune étude à l’appui, avance-t-il. Ça ne peut pas être moins scientifique. »

À l’entendre, jamais un seul centimètre de recul du trait de côte n’a été observé au cours du demi-siècle écoulé. « Et maintenant, des experts vivant dans leurs tours d’ivoire parisiennes viennent nous donner des leçons. Il faut arrêter les histoires », poursuit l’élu.

« Bien qu’elle ne plaise pas au maire, notre étude — débutée il y a plus de cinq ans — est la plus scientifique possible », rétorque Thibault Schvartz, directeur régional de Créocéan. Dictée par le Céréma, établissement public pilotant ces expertises, la méthodologie consistait en premier lieu à déterminer la cadence du recul du trait de côte à l’aide des images d’archives. Sur la façade Atlantique et la pointe de la presqu’île, ce calcul n’a posé aucune difficulté tant la géographie évolue vite. « En revanche, côté bassin, il ne se passe rien, poursuit-il. Pourquoi ? Parce que la forte anthropisation et les perrés érigés il y a des décennies ont fixé la côte. »


Malgré les risques des prochaines décennies, les chantiers continuent de fleurir. © Emmanuel Clévenot / Reporterre
En s’appuyant notamment sur les projections du Giec, le cabinet a dès lors travaillé « à dire d’experts », sans prendre en compte ces ouvrages comme l’exige le protocole. « Si les propriétaires nous garantissaient à 100 % être en capacité d’entretenir ces ouvrages ces cent prochaines années, nous aurions pu noter une absence de risque, assure Thibault Schvartz. Seulement, aucun d’entre eux n’acceptera un tel engagement. Personne ne souhaite investir des centaines de milliers d’euros dans une digue. D’autant que les factures à payer seront hallucinantes avec l’intensification annoncée des tempêtes. »

Et d’ajouter : « Le maire a validé toutes les étapes de l’étude. Nous lui parlons de cette bande de 60 mètres depuis des années, et jamais il n’avait dit quoi que ce soit. Jusqu’à cette réunion publique du 1ᵉʳ juillet, où il a sorti son meilleur jeu d’acteur. »

À cette déclaration, Philippe Le Harivel De Gonneville rétorque que les services de l’État n’auraient pas été « réglo » : « On nous a présenté ça en deux minutes, au bout de deux heures de réunion. Alors oui, nous n’étions plus vraiment attentifs. Si on me donne des leçons concernant la rigueur à la fois administrative et scientifique, là, je peux vous dire que ça va mal aller. »

Une nouvelle étude à venir
Menaçant de bloquer les négociations, le maire a réclamé le 1ᵉʳ juillet qu’une nouvelle étude soit réalisée. « Il sait pertinemment qu’il n’obtiendra pas gain de cause, dit Patrick. Il cherche seulement à bomber le torse pour s’assurer la sympathie des propriétaires en colère à quelques mois d’une échéance électorale. Alors avec toute la réserve qu’est la sienne, le sous-préfet s’est bien marré. »

Toujours est-il que sous la pression, Jean-Louis Amat — le haut fonctionnaire en question — a fini par accepter cette demande. Interrogé par Reporterre, il souffle le chaud et le froid avant de qualifier de « peut-être excessif » le classement en zone rouge de certains terrains : « On s’attend à ce que cette deuxième étude confirme les 60 mètres de recul du trait de côte par endroit, et l’invalide à d’autres. »

La nouvelle étude devrait officiellement débuter en septembre pour une restitution attendue en fin d’année. « Cette décision n’affectera que modérément l’instauration du nouveau PPRL, poursuit le sous-préfet de Gironde. Celui de 2001 a été jugé insatisfaisant en 2019, alors autant dire qu’on n’est plus à six mois près. »

Et comme pour semer un doute quant à son positionnement, Jean-Louis Amat ajoute avant de raccrocher : « Une grande partie de la presqu’île présente un risque de disparation dans les cent ans à venir. Le Cap-Ferret a été construit sur du sable, grâce à la fixation des dunes. Rien ne garantit que, dans un siècle, celles-ci n’auront pas disparu. »


Les règles locales devraient drastiquement changer pour s’adapter aux risques de submersion, mais le lancement d’une nouvelle étude reporte encore la décision. © Emmanuel Clévenot / Reporterre
Ingénieur de formation âgé de 85 ans, Jean Mazodier est à la tête d’une des nombreuses associations portant la voix de ces résidents. Lui ne conteste pas l’hypothèse d’une montée des eaux de 83 centimètres d’ici un siècle. Bien au contraire dit-il, « avec des hommes comme Donald Trump aux manettes », l’addition pourrait même être plus salée. Seulement, insiste-t-il, gare à ne pas confondre les submersions marines et le recul du trait de côte.

« Lors de marées ou de tempêtes exceptionnelles, l’eau s’engouffrera certainement dans la ville, dit-il. Nous en sommes conscients. » Il suggère d’ailleurs d’interdire les chambres en rez-de-chaussée, et de prévoir des ouvertures sur chaque toit pour éviter la répétition du terrible scénario de la tempête Xynthia de 2010, quand 53 personnes sont mortes piégées par les eaux. « En revanche, elle repartira aussitôt à la mer. Dire que le trait de côte reculera de 60 mètres est donc faux. On ne supporte pas que l’État divulgue de telles informations sur la base d’une formule mathématique bancale, soi-disant écrite par des experts. »

« Après des lustres de climatosceptiscisme, la préfecture tient enfin le bon bout »
À quoi alors bon investir des millions d’euros dans des maisons vouées à être envahies ou disparaître sous les eaux ? De l’autre côté du bras de mer, à Arcachon, l’avocat Jacques Storelli maîtrise le dossier à la perfection à force d’en épier les moindres détails. En revanche, cette question sonne comme une colle : « Peut-être le magnétisme de ce lieu est-il tel qu’aucun d’eux ne parvient à renoncer au bonheur éphémère d’y posséder une villa, présume-t-il. Certains aussi se croient plus forts que le climat, bien confortables dans leurs pantoufles. Il suffit de lever son nez pour comprendre que ce qu’ils refusent d’imaginer ici plonge déjà dans une terrible vulnérabilité les habitants du Bangladesh et d’ailleurs. »

Sirotant un expresso à la terrasse d’un café, le président de la Ceba — comité fédérant la vingtaine d’associations écologistes parsemant le territoire — félicite en revanche la posture de l’État : « Après des lustres de climatosceptiscisme, à nous traiter de dépressifs, la préfecture tient enfin le bon bout. » Et l’ancien juriste au barreau de Paris n’y est pas pour rien.


Pour l’avocat Jacques Storelli, « certains aussi se croient plus forts que le climat, bien confortables dans leurs pantoufles ». © Emmanuel Clévenot / Reporterre
En 2023, le tribunal administratif — saisi par Jacques Storelli – avait enjoint à l’État de doter la commune de Lège-Cap-Ferret d’un Plan de prévention des risques d’incendies de forêts, l’équivalent du PPRL pour cet autre élément. « Au départ, la municipalité et lui s’y opposaient sous prétexte que ça bouffait de la superficie constructible, dit-il. Ont-ils seulement imaginé le drame que serait un feu sur cette presqu’île possédant un unique accès pour fuir ? Ne pas en adopter un aurait été criminel. »

Face à l’inertie climatique des pouvoirs publics, la Ceba multiplie les attaques au pénal pour carence fautive… souvent couronnées de succès. Résultat : « L’État veut à tout prix éviter la judiciarisation de l’affaire, poursuit le président. Quitte à faire tousser les électeurs de la presqu’île en leur collant une bande de terre inconstructible. » À ses yeux, les gesticulations du maire de Lège-Cap-Ferret n’y changeront rien. « La préfecture tiendra le cap. Le traumatisme de la tempête Xynthia a ajusté son trouillomètre. »

« Je lui ai dit qu’il finirait le cul mouillé »
Patrick ôte ses sandales et enfonce ses pieds nus dans l’étreinte brûlante du sable. Au loin, les blockhaus — érigés autour de 1942 à la cime des dunes — sont aujourd’hui engloutis par la houle. « Ce cimetière de bunkers est l’illustration même de l’érosion côtière, dit-il. Il reste au Cap-Ferret de belles années à vivre… Mais un jour ou l’autre, il disparaîtra. Et soyez sûrs que ceux se battant aujourd’hui pour construire leurs villas réclameront à l’État d’être indemnisés. »

Même les plus sceptiques commencent à accepter l’indéniable. À l’image de Benoît Bartherotte, propriétaire d’une villa — bâtie sans permis sur un terrain classé inconstructible — ayant accueilli Leonardo DiCaprio et le prince Albert de Monaco : « Un vrai climatosceptique, sourit l’ancien élu. À l’époque, le recul du trait de côte le faisait bien marrer. Je lui ai dit qu’il finirait le cul mouillé. » Désormais, l’homme d’affaires autrefois proche de Bernard Tapie jette son argent à la mer pour entretenir sa gigantesque digue. « Seulement, il ne s’agit plus de lutter contre l’océan, tranche Patrick. Le Cap-Ferret est une impasse. La seule solution, c’est de partir. »
https://reporterre.net/La-montee-des-ea ... prietaires

Bon, débroussailler je veux bien, mais pas pour sauver la peau des milliardaires aux culs sales, tant pis si je crève avec eux!
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par vivarais »

UBUROI a écrit : 24 juillet 2026 06:59 A la lumière :langue11 des incendies qui frappent le Cap Ferret, on ne peut que se marrer quand on lit les gazettes sur les "incendies monstrueux qui dévorent tout sur leur passage" :pleur4: ; faut il débroussailler au fil, ne plus jeter son mégot par la fenêtre de son SUV faute de cendrier, faut il "même" couper les arbres voire les forêts! Plus de verdure = plus de feu, c'est évident.

Mais le Cap Ferret et ses "incendies monstrueux qui dévorent tout sur leur passage" :pleur4: est la clef du problème!

Ben oui! cet endroit est prisé par les riches, les plus riches même qui se foutent de la planète, polluent le plus par tête de pipe. Mais ça vous n'entendrez pas Delahousse en parler...puisqu'il fait partie de cette merde set qui achète à prix d'or le moindre m2 de sable de ce coin pourri des dieux: en effet, le Cap Ferret est mortel, mais les riches veulent en profiter de leur vivant, poussant le maire de Lège à repousser tout plan restrictif d'aménagement de ce Monaco qui fout le camp sous la montée des eaux. Quel rapport entre la montée des eaux et les feux? Je vous laisse deviner, mes zozos :hehe:

Reporterre cette ONG qu'ils refusent de soutenir, a dressé un bilan désastreux sur ce coin et leurs milliardaires et autres parvenus:
L’érosion côtière menace sérieusement Lège-Cap-Ferret, en Gironde. Mais pour beaucoup dans cette commune prisée des célébrités, profiter jusqu’au bout du privilège d’une villa sur la côte prime sur les risques de submersion.

Lège-Cap-Ferret (Gironde), reportage

« Petit, j’enjambais les ganivelles — des petites clôtures en bois — en guise de raccourcis. » Du bout du doigt, Patrick du Fau de Lamothe esquisse le décor de son enfance bienheureuse. L’homme, aujourd’hui aux portes de sa septième décennie, s’arrête devant la propriété de Philippe Stark, le plus célèbre des designers — accessoirement créateur du yacht de Steve Jobs. « Désormais nous voilà avec ce nouveau mur de l’Atlantique, déplore-t-il. Des villas camouflées derrière ces palissades de deux mètres, obstruant l’horizon à tel point qu’on ne perçoit plus l’océan. »

Fermant le bassin d’Arcachon, la presqu’île de Lège-Cap-Ferret est un petit coin de paradis réputé pour ses cabanes à huîtres. Quelques-uns des plus gros portefeuilles français l’ont métamorphosé en place forte de l’immobilier de luxe, où ont investi le chanteur Pascal Obispo, l’actrice Marion Cotillard ou encore le journaliste Laurent Delahousse — comme Johnny Hallyday avant eux. Dernier arrivant notable en date : le milliardaire Xavier Niel a signé en mars un chèque de 3 millions d’euros pour acquérir un hôtel en décrépitude, abandonné il y a près d’un demi-siècle devant les ravages de l’érosion côtière.


Patrick du Fau de Lamothe, secrétaire général d’une association écologiste locale, regrette une « disneylandisation » de la presqu’île. © Emmanuel Clévenot / Reporterre
Ici regorge toute l’incohérence de cette course effrénée au foncier. Il y a six ans déjà, un consortium de scientifiques déclarait — étude à l’appui — que la montée des eaux pourrait atteindre jusqu’à 2,4 mètres à la fin du siècle. Un chiffre deux fois plus élevé que la précédente estimation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), justifiée par la fonte express des calottes glaciaires et auquel la langue de sable girondine n’échappera pas.

À en croire la carte de France du Bureau de recherches géologiques et minières, service géologique national, une telle élévation du niveau de l’océan condamnerait la commune à une grande vulnérabilité à la submersion marine. Même en échappant au pire scénario, dans l’hypothèse optimiste d’une simple hausse de 50 centimètres à horizon 2100, bien des terrains seraient concernés.


Ce restaurant vu depuis la jetée de Bélisaire, à Lège-Cap-Ferret, se trouve dans une zone concernée par le projet de futur Plan de prévention des risques littoraux. © Emmanuel Clévenot / Reporterre
En dépit de ces projections, des dizaines de permis de construire fleurissent sur la presqu’île — 70 rien qu’en 2024, a recensé notre partenaire Mémoire Vive. Rue des Orangers, l’écriteau fixé au portail cadenassé indique la création prochaine d’une villa en bois, avec pool house, là où trônent pour l’heure les ruines d’un bâtiment. À cheval sur le trottoir, deux Porsche côtoient un cabriolet façon Méhari.

Non loin de là, allée des Siffleurs, le moteur d’une piscine creusée ronronne déjà. La silhouette de la demeure censée l’accompagner commence pourtant à peine à dévoiler ses traits. Mentionnée sur les documents d’urbanisme, l’adresse principale de chaque propriétaire conduit tantôt aux quartiers chics de Londres, tantôt à celui de la tour Eiffel, dans le cossu 7ᵉ arrondissement de Paris.

« Le recul du trait de côte ? Je n’ai pas le temps, je déjeune », claque à l’interphone un résident. La mine un brin confuse, l’ouvrier œuvrant à l’extension de la bâtisse hausse les épaules. « Avant, le Cap-Ferret grouillait de lézards ocellés et d’hippocampes, se souvient Patrick, aujourd’hui secrétaire général du Codeppi, association écologiste locale. Désormais, la canopée fond à vue d’œil. Les pins sont abattus pour éradiquer leurs épines si embêtantes. Le sable est remplacé par du gazon, pour ne plus en avoir plein les pieds. » À ses yeux, la commune s’est « disneylandisée » jusqu’à devenir une caricature : « Nous avions une presqu’île à vivre, ils en ont fait une presqu’île à vendre. »

Des restrictions jusqu’à 60 m de la côte ?
Ce privilège de bétonner à tout-va commence cependant à chanceler. La préfecture girondine a ouvert début juillet la consultation publique en vue de la prochaine mouture du PPRL de la ville. Acronyme de « Plan de prévention des risques littoraux », ce document cartographie les zones soumises à un fort risque de submersion marine d’ici 100 ans. Pour celles classées en rouge, s’applique dès lors le principe — modelable — d’y interdire toute nouvelle construction. Une politique d’urbanisme irritant grandement les élus dont le fonds de commerce s’avère être l’immobilier et le foncier, la valeur des terrains risquant de dégringoler.

Pour éviter à tout prix de perturber ce juteux marché, certains maires tentent alors de freiner le processus… comme ici, à Lège-Cap-Ferret. Voilà six ans que la révision de son PPRL patine. Établies en 2001, les restrictions définies par la version antérieure se limitaient à la façade océanique et à l’extrémité sud de la presqu’île. Bientôt, pourrait y être inclue une bande de terre large de 60 mètres courant sur le trait de côte orienté vers le bassin d’Arcachon. En d’autres termes, la zone la plus urbanisée du territoire.

« Notre étude est la plus scientifique possible »
Début juillet, aussitôt ce nouveau potentiel zonage présenté, le maire Philippe Le Harivel de Gonneville (divers droite) a dénigré le travail de Créocéan, le cabinet d’étude mandaté par la préfecture : « Je conteste formellement la méthode employée par les services de l’État, dit-il à Reporterre. Par manque de temps ou d’argent, ces 60 mètres ont été déterminés au doigt mouillé sans aucune étude à l’appui, avance-t-il. Ça ne peut pas être moins scientifique. »

À l’entendre, jamais un seul centimètre de recul du trait de côte n’a été observé au cours du demi-siècle écoulé. « Et maintenant, des experts vivant dans leurs tours d’ivoire parisiennes viennent nous donner des leçons. Il faut arrêter les histoires », poursuit l’élu.

« Bien qu’elle ne plaise pas au maire, notre étude — débutée il y a plus de cinq ans — est la plus scientifique possible », rétorque Thibault Schvartz, directeur régional de Créocéan. Dictée par le Céréma, établissement public pilotant ces expertises, la méthodologie consistait en premier lieu à déterminer la cadence du recul du trait de côte à l’aide des images d’archives. Sur la façade Atlantique et la pointe de la presqu’île, ce calcul n’a posé aucune difficulté tant la géographie évolue vite. « En revanche, côté bassin, il ne se passe rien, poursuit-il. Pourquoi ? Parce que la forte anthropisation et les perrés érigés il y a des décennies ont fixé la côte. »


Malgré les risques des prochaines décennies, les chantiers continuent de fleurir. © Emmanuel Clévenot / Reporterre
En s’appuyant notamment sur les projections du Giec, le cabinet a dès lors travaillé « à dire d’experts », sans prendre en compte ces ouvrages comme l’exige le protocole. « Si les propriétaires nous garantissaient à 100 % être en capacité d’entretenir ces ouvrages ces cent prochaines années, nous aurions pu noter une absence de risque, assure Thibault Schvartz. Seulement, aucun d’entre eux n’acceptera un tel engagement. Personne ne souhaite investir des centaines de milliers d’euros dans une digue. D’autant que les factures à payer seront hallucinantes avec l’intensification annoncée des tempêtes. »

Et d’ajouter : « Le maire a validé toutes les étapes de l’étude. Nous lui parlons de cette bande de 60 mètres depuis des années, et jamais il n’avait dit quoi que ce soit. Jusqu’à cette réunion publique du 1ᵉʳ juillet, où il a sorti son meilleur jeu d’acteur. »

À cette déclaration, Philippe Le Harivel De Gonneville rétorque que les services de l’État n’auraient pas été « réglo » : « On nous a présenté ça en deux minutes, au bout de deux heures de réunion. Alors oui, nous n’étions plus vraiment attentifs. Si on me donne des leçons concernant la rigueur à la fois administrative et scientifique, là, je peux vous dire que ça va mal aller. »

Une nouvelle étude à venir
Menaçant de bloquer les négociations, le maire a réclamé le 1ᵉʳ juillet qu’une nouvelle étude soit réalisée. « Il sait pertinemment qu’il n’obtiendra pas gain de cause, dit Patrick. Il cherche seulement à bomber le torse pour s’assurer la sympathie des propriétaires en colère à quelques mois d’une échéance électorale. Alors avec toute la réserve qu’est la sienne, le sous-préfet s’est bien marré. »

Toujours est-il que sous la pression, Jean-Louis Amat — le haut fonctionnaire en question — a fini par accepter cette demande. Interrogé par Reporterre, il souffle le chaud et le froid avant de qualifier de « peut-être excessif » le classement en zone rouge de certains terrains : « On s’attend à ce que cette deuxième étude confirme les 60 mètres de recul du trait de côte par endroit, et l’invalide à d’autres. »

La nouvelle étude devrait officiellement débuter en septembre pour une restitution attendue en fin d’année. « Cette décision n’affectera que modérément l’instauration du nouveau PPRL, poursuit le sous-préfet de Gironde. Celui de 2001 a été jugé insatisfaisant en 2019, alors autant dire qu’on n’est plus à six mois près. »

Et comme pour semer un doute quant à son positionnement, Jean-Louis Amat ajoute avant de raccrocher : « Une grande partie de la presqu’île présente un risque de disparation dans les cent ans à venir. Le Cap-Ferret a été construit sur du sable, grâce à la fixation des dunes. Rien ne garantit que, dans un siècle, celles-ci n’auront pas disparu. »


Les règles locales devraient drastiquement changer pour s’adapter aux risques de submersion, mais le lancement d’une nouvelle étude reporte encore la décision. © Emmanuel Clévenot / Reporterre
Ingénieur de formation âgé de 85 ans, Jean Mazodier est à la tête d’une des nombreuses associations portant la voix de ces résidents. Lui ne conteste pas l’hypothèse d’une montée des eaux de 83 centimètres d’ici un siècle. Bien au contraire dit-il, « avec des hommes comme Donald Trump aux manettes », l’addition pourrait même être plus salée. Seulement, insiste-t-il, gare à ne pas confondre les submersions marines et le recul du trait de côte.

« Lors de marées ou de tempêtes exceptionnelles, l’eau s’engouffrera certainement dans la ville, dit-il. Nous en sommes conscients. » Il suggère d’ailleurs d’interdire les chambres en rez-de-chaussée, et de prévoir des ouvertures sur chaque toit pour éviter la répétition du terrible scénario de la tempête Xynthia de 2010, quand 53 personnes sont mortes piégées par les eaux. « En revanche, elle repartira aussitôt à la mer. Dire que le trait de côte reculera de 60 mètres est donc faux. On ne supporte pas que l’État divulgue de telles informations sur la base d’une formule mathématique bancale, soi-disant écrite par des experts. »

« Après des lustres de climatosceptiscisme, la préfecture tient enfin le bon bout »
À quoi alors bon investir des millions d’euros dans des maisons vouées à être envahies ou disparaître sous les eaux ? De l’autre côté du bras de mer, à Arcachon, l’avocat Jacques Storelli maîtrise le dossier à la perfection à force d’en épier les moindres détails. En revanche, cette question sonne comme une colle : « Peut-être le magnétisme de ce lieu est-il tel qu’aucun d’eux ne parvient à renoncer au bonheur éphémère d’y posséder une villa, présume-t-il. Certains aussi se croient plus forts que le climat, bien confortables dans leurs pantoufles. Il suffit de lever son nez pour comprendre que ce qu’ils refusent d’imaginer ici plonge déjà dans une terrible vulnérabilité les habitants du Bangladesh et d’ailleurs. »

Sirotant un expresso à la terrasse d’un café, le président de la Ceba — comité fédérant la vingtaine d’associations écologistes parsemant le territoire — félicite en revanche la posture de l’État : « Après des lustres de climatosceptiscisme, à nous traiter de dépressifs, la préfecture tient enfin le bon bout. » Et l’ancien juriste au barreau de Paris n’y est pas pour rien.


Pour l’avocat Jacques Storelli, « certains aussi se croient plus forts que le climat, bien confortables dans leurs pantoufles ». © Emmanuel Clévenot / Reporterre
En 2023, le tribunal administratif — saisi par Jacques Storelli – avait enjoint à l’État de doter la commune de Lège-Cap-Ferret d’un Plan de prévention des risques d’incendies de forêts, l’équivalent du PPRL pour cet autre élément. « Au départ, la municipalité et lui s’y opposaient sous prétexte que ça bouffait de la superficie constructible, dit-il. Ont-ils seulement imaginé le drame que serait un feu sur cette presqu’île possédant un unique accès pour fuir ? Ne pas en adopter un aurait été criminel. »

Face à l’inertie climatique des pouvoirs publics, la Ceba multiplie les attaques au pénal pour carence fautive… souvent couronnées de succès. Résultat : « L’État veut à tout prix éviter la judiciarisation de l’affaire, poursuit le président. Quitte à faire tousser les électeurs de la presqu’île en leur collant une bande de terre inconstructible. » À ses yeux, les gesticulations du maire de Lège-Cap-Ferret n’y changeront rien. « La préfecture tiendra le cap. Le traumatisme de la tempête Xynthia a ajusté son trouillomètre. »

« Je lui ai dit qu’il finirait le cul mouillé »
Patrick ôte ses sandales et enfonce ses pieds nus dans l’étreinte brûlante du sable. Au loin, les blockhaus — érigés autour de 1942 à la cime des dunes — sont aujourd’hui engloutis par la houle. « Ce cimetière de bunkers est l’illustration même de l’érosion côtière, dit-il. Il reste au Cap-Ferret de belles années à vivre… Mais un jour ou l’autre, il disparaîtra. Et soyez sûrs que ceux se battant aujourd’hui pour construire leurs villas réclameront à l’État d’être indemnisés. »

Même les plus sceptiques commencent à accepter l’indéniable. À l’image de Benoît Bartherotte, propriétaire d’une villa — bâtie sans permis sur un terrain classé inconstructible — ayant accueilli Leonardo DiCaprio et le prince Albert de Monaco : « Un vrai climatosceptique, sourit l’ancien élu. À l’époque, le recul du trait de côte le faisait bien marrer. Je lui ai dit qu’il finirait le cul mouillé. » Désormais, l’homme d’affaires autrefois proche de Bernard Tapie jette son argent à la mer pour entretenir sa gigantesque digue. « Seulement, il ne s’agit plus de lutter contre l’océan, tranche Patrick. Le Cap-Ferret est une impasse. La seule solution, c’est de partir. »
https://reporterre.net/La-montee-des-ea ... prietaires

Bon, débroussailler je veux bien, mais pas pour sauver la peau des milliardaires aux culs sales, tant pis si je crève avec eux!

On voit jusqu'où peut vous mener la haine
Eux n'ont pas eu besoin de vous pour faire débroussailler autour de chez eux
On ne fait pas mention de leurs résidences détruites par ces incendies
Ces incendies ne nuisent qu'aux humains car dans 10 ans la nature elle ce sera régénérée et ces incendies lui sont indispensables pour cela
Ce qui est catastrophique pour les humains et bénéfique pour la nature
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par sofasurfer »

Le ministère de l'intérieur dénonce une origine criminelle ou accidentelle pour 90% des incendies en pleine nature.

Don si ca reste toujours inéluctable, il est possible de diminuer drastiquement cette fatalité en dissuadant les pyromanes, ceux qui allument un barbecue en pleine sécheresse, ceux qui jettent leur mégot brulant sur le bord de la route etc.

Par exemple, un mégot, une braise peut sembler inoffensif dans un environnement proche, sauf qu'en cas de vent ca peut parcourir une distance assez importante, provoquant alors un incendie dans une zone à risque...
Modifié en dernier par sofasurfer le 24 juillet 2026 13:49, modifié 1 fois.
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par mic43121 »

Ce qu'il faut c'est arrêter de faire des rafales valoranim01 et construire des ""rafales Canadairs"" ..
Il faut d'abord interdire d'accorder des permis de construite dans les collines ..
Ça commence par une maison et puis on crée des hameaux isolés ...Un FEU et il faut évacuer ..
Chez moi ils ont donné des permis a risques ...
Autre solution créer des coupes feux ..plus larges capable d'arrêter le feu .
Et aussi prévenir que jeter un mégot de la voiture pour te couter 2 ANS FERMES pas le bracelet de Sarko.. :XD:
Je passe souvent dans les endroits ou le feu est passé ..(il faut dire qu'ici ça beaucoup brulé ) Ça repousse ..
Et la colline redevient verte ...En 30 ans la trace du feu a disparu..
Le feu est dans le centre var ...Pas de grande population des petits villages..
:))
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par UBUROI »

sofasurfer a écrit : 24 juillet 2026 08:19 Le ministère de l'intérieur dénonce une origine criminelle pour 90% des incendies en pleine nature.

Don si ca reste toujours inéluctable, il est possible de diminuer drastiquement cette fatalité en dissuadant les pyromanes, ceux qui allument un barbecue en pleine sécheresse, ceux qui jettent leur mégot brulant sur le bord de la route etc.

Par exemple, un mégot, une braise peut sembler inoffensif dans un environnement proche, sauf qu'en cas de vent ca peut parcourir une distance assez importante, provoquant alors un incendie dans une zone à risque...
Bla bla! Là c'est une camionnette dont le moteur prend feu!
D'autre part, criminel c'est le pyromane!
Un BBQ c'est un ...con!

Mais les feux qui se multiplient c'est la faute à qui? Aux riches pollueurs du Cap Ferret ou aux cons? Le réchauffement climatique c'est Trump ou Jeannot " tête en l'air'?
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par Patchouli38 »

Les feux de forêt sont aussi provoqués par l'être humain, volontairement ou non. Entre ceux qui se complaisent dans la destruction de la nature en allumant des feux, et les autres qui jettent leur cigarette à moitié éteinte par la fenêtre de leur voiture, en passant par ceux allumant des barbecues en pleine sécheresse, il y a l'embarras du choix.

Alors, les feux de forêt ne sont pas tous inéluctables. S'il n'y avait pas autant d'abrutis pour les provoquer, il n'y en aurait pas autant à éteindre.
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par papibilou »

jeandu53 a écrit : 23 juillet 2026 21:35 Oui, c'est inéluctable, et c'est là une des conséquences du changement climatique : des températures plus chaudes, de la sécheresse, donc de la végétation toute sèche et prête à brûler, etc.

Bien sûr, la chaleur ne suffit pas à déclencher un incendie : il faut une étincelle. Mais pour ça, on peut compter sur la nature humaine, hélas (malveillance ou inconscience).

Et surtout, on s'aperçoit que les feux de forêts gagnent les régions du nord de la France, qui jusqu'à présent étaient peu concernés.

Que faire ? Je trouve pour le moins curieux et saugrenu que vous proposiez de raser les arbres, à une époque où ceux-ci apparaissent comme un moyen de lutter contre la canicule.
Il s'agit de raser les arbres là ou ils représentent un danger pour les habitations. Ça ne veut pas dire supprimer les parcs et jardins mais éviter ce combustible naturel trop près des maisons.
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par mic43121 »

Message homophobe supprimé - la modération
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par jeandu53 »

UBUROI a écrit : 24 juillet 2026 06:59 Bon, débroussailler je veux bien, mais pas pour sauver la peau des milliardaires aux culs sales, tant pis si je crève avec eux!
Votre haine (peut-être teintée de jalousie) envers les riches vous aveugle et vous fait perdre la raison. Là, on parle de la presqu'île du Cap Ferret, donc effectivement un coin très riche, mais les incendies frappent toutes catégories de quartiers et de population. Dans l'Aude l'an passé, ce n'étaient pas des gens très riches qui ont été touchés. Idem dans les Landes il y a quelques années.
sofasurfer a écrit : 24 juillet 2026 08:19 Le ministère de l'intérieur dénonce une origine criminelle pour 90% des incendies en pleine nature.

Don si ca reste toujours inéluctable, il est possible de diminuer drastiquement cette fatalité en dissuadant les pyromanes, ceux qui allument un barbecue en pleine sécheresse, ceux qui jettent leur mégot brulant sur le bord de la route etc.

Par exemple, un mégot, une braise peut sembler inoffensif dans un environnement proche, sauf qu'en cas de vent ca peut parcourir une distance assez importante, provoquant alors un incendie dans une zone à risque...
Au Cap-Ferret, si j'ai bien compris, le feu a une origine accidentelle, liée à des travaux sur un poste ENEDIS.

A part ça, la nature humaine étant ce qu'elle est, et le Français étant ce qu'il est, je crains que votre vœu ne soit un vœu pieu.
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par Kabé »

sofasurfer a écrit : 24 juillet 2026 08:19 Le ministère de l'intérieur dénonce une origine criminelle pour 90% des incendies en pleine nature.

Pas forcément criminelle, mais d'origine humaine. Il y en a aussi qui sont provoquées par des travaux.
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par mic43121 »

papibilou a écrit : 24 juillet 2026 08:35
jeandu53 a écrit : 23 juillet 2026 21:35 Oui, c'est inéluctable, et c'est là une des conséquences du changement climatique : des températures plus chaudes, de la sécheresse, donc de la végétation toute sèche et prête à brûler, etc.

Bien sûr, la chaleur ne suffit pas à déclencher un incendie : il faut une étincelle. Mais pour ça, on peut compter sur la nature humaine, hélas (malveillance ou inconscience).

Et surtout, on s'aperçoit que les feux de forêts gagnent les régions du nord de la France, qui jusqu'à présent étaient peu concernés.

Que faire ? Je trouve pour le moins curieux et saugrenu que vous proposiez de raser les arbres, à une époque où ceux-ci apparaissent comme un moyen de lutter contre la canicule.
Il s'agit de raser les arbres là ou ils représentent un danger pour les habitations. Ça ne veut pas dire supprimer les parcs et jardins mais éviter ce combustible naturel trop près des maisons.

Ça s'appelle un coupe feu ...Un peu comme une ligne a haute tension ; mais plus large...
Ça devrait être obligatoire pour toutes les constructions en collines ..
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par Patchouli38 »

"Incendie en Gironde : Un débroussaillage pour le compte d’Enedis pourrait être à l'origine des flammes

Départ de feu•L’incendie dans le nord du bassin d’Arcachon aurait été déclenché mercredi à la mi-journée par un tracteur effectuant des travaux de débroussaillage sous une ligne électrique pour le compte d’Enedis

20 Minutes avec AFP
20 Minutes avec AFP

Publié le 24/07/2026 à 08h32 • Mis à jour le 24/07/2026 à 08h56

Un acte anodin, et de lourdes conséquences. Selon des sources concordantes, l’incendie qui ravage le nord du bassin d’Arcachon a pu être déclenché par un chantier de débroussaillage sous une ligne électrique réalisé par un prestataire d’Enedis. La propriétaire d’une maison entourée de 66 hectares de pinèdes à Saumos (Gironde) a raconté avoir été prévenue par sa locataire d’un départ de feu, mercredi à la mi-journée. « J’ai vu un tracteur sur le bas-côté de la parcelle qui apparemment était là pour des travaux de débroussaillage pour le compte d’Enedis », a détaillé la septuagénaire.

Deux salariés du prestataire, présents sur les lieux et « catastrophés », lui expliquent alors avoir « vu le feu partir juste après le passage du tracteur de leur collègue » et avoir « essayé de l’éteindre avec l’extincteur qu’ils avaient dans leur camion, sans succès ». Enedis a confirmé qu’une entreprise était intervenue mercredi « pour une opération de débroussaillement menée à proximité de lignes électriques » à Saumos. « Selon les éléments dont nous disposons à ce stade, les équipes présentes sur place ont immédiatement alerté les secours. Dans l’attente de leur arrivée, elles ont tenté de contenir les flammes », a déclaré le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité.

Les travaux forestiers interdits dès mercredi soir

« Ces opérations de débroussaillement s’inscrivent dans les obligations de prévention et de sécurité autour des ouvrages électriques » et « visent notamment à limiter les risques liés à la végétation à proximité des lignes », a précisé le groupe Enedis. Il défend que « l’origine exacte du feu n’est pas établie à ce stade ».

Mercredi soir, la préfecture de Gironde a annoncé qu’elle interdisait désormais « tous travaux forestiers utilisant des moteurs thermiques » dans le département, tant qu’il serait placé en vigilance rouge pour le risque d’incendies. Et ce « toute la journée », alors qu’ils étaient autorisés jusqu’à 13 heures jusque-là. La gendarmerie a confirmé que la piste « accidentelle » était privilégiée dans le cadre de l’enquête sur l’origine du feu ouverte par le parquet de Bordeaux. Une source proche du dossier a aussi évoqué ce débroussaillage. Ce vendredi, le feu continuait de progresser et de nombreuses évacuations étaient en cours."

https://www.20minutes.fr/faits_divers/4 ... eclencheur
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Re: Feux de forêt. Est ce inéluctable ?

Message par sofasurfer »

Patchouli38 a écrit : 24 juillet 2026 12:57 "Incendie en Gironde : Un débroussaillage pour le compte d’Enedis pourrait être à l'origine des flammes

Départ de feu•L’incendie dans le nord du bassin d’Arcachon aurait été déclenché mercredi à la mi-journée par un tracteur effectuant des travaux de débroussaillage sous une ligne électrique pour le compte d’Enedis

20 Minutes avec AFP
20 Minutes avec AFP

Publié le 24/07/2026 à 08h32 • Mis à jour le 24/07/2026 à 08h56

Un acte anodin, et de lourdes conséquences. Selon des sources concordantes, l’incendie qui ravage le nord du bassin d’Arcachon a pu être déclenché par un chantier de débroussaillage sous une ligne électrique réalisé par un prestataire d’Enedis. La propriétaire d’une maison entourée de 66 hectares de pinèdes à Saumos (Gironde) a raconté avoir été prévenue par sa locataire d’un départ de feu, mercredi à la mi-journée. « J’ai vu un tracteur sur le bas-côté de la parcelle qui apparemment était là pour des travaux de débroussaillage pour le compte d’Enedis », a détaillé la septuagénaire.

Deux salariés du prestataire, présents sur les lieux et « catastrophés », lui expliquent alors avoir « vu le feu partir juste après le passage du tracteur de leur collègue » et avoir « essayé de l’éteindre avec l’extincteur qu’ils avaient dans leur camion, sans succès ». Enedis a confirmé qu’une entreprise était intervenue mercredi « pour une opération de débroussaillement menée à proximité de lignes électriques » à Saumos. « Selon les éléments dont nous disposons à ce stade, les équipes présentes sur place ont immédiatement alerté les secours. Dans l’attente de leur arrivée, elles ont tenté de contenir les flammes », a déclaré le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité.

Les travaux forestiers interdits dès mercredi soir

« Ces opérations de débroussaillement s’inscrivent dans les obligations de prévention et de sécurité autour des ouvrages électriques » et « visent notamment à limiter les risques liés à la végétation à proximité des lignes », a précisé le groupe Enedis. Il défend que « l’origine exacte du feu n’est pas établie à ce stade ».

Mercredi soir, la préfecture de Gironde a annoncé qu’elle interdisait désormais « tous travaux forestiers utilisant des moteurs thermiques » dans le département, tant qu’il serait placé en vigilance rouge pour le risque d’incendies. Et ce « toute la journée », alors qu’ils étaient autorisés jusqu’à 13 heures jusque-là. La gendarmerie a confirmé que la piste « accidentelle » était privilégiée dans le cadre de l’enquête sur l’origine du feu ouverte par le parquet de Bordeaux. Une source proche du dossier a aussi évoqué ce débroussaillage. Ce vendredi, le feu continuait de progresser et de nombreuses évacuations étaient en cours."

https://www.20minutes.fr/faits_divers/4 ... eclencheur
Pourtant, le débroussaillage est règlementaire dans certaines zones a risque élevé, ce justement pour éviter ou ralentir la propagation des incendies...
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