18 septembre 2026
Pourtant, le tyran russe est manifestement dans une situation difficile. Il reconnaît lui-même la pression qu’exerce l’Ukraine contre son « autorité », avec toutes ces frappes dans la profondeur qui dégradent le niveau de vie, déjà peu satisfaisant, de la Russie.
Mais l’appel délirant de Donald Trump (un de plus) enjoignant l’Ukraine de ne pas abîmer les infrastructures pétrolières de la Russie (et sa capacité de production de carburant) ne risque pas de donner de la cohérence aux messages envoyés à Moscou d’ouvrir une négociation. Cette relance des discussions relève probablement d’une simple volonté de diversion de Trump, tandis que l’échec des États-Unis contre l’Iran dans le Golfe est désormais patent et que les élections de mid-term se rapprochent à grands pas.
Poutine fait actuellement le choix de l’escalade avec une accélération des provocations et des actes « d’intimidation » contre les pays européens qui osent soutenir la résistance ukrainienne : Fusées éclairantes tirées d’un navire russe contre un hélicoptère militaire du Danemark, (ces fusées ont un pouvoir incendiaire dangereux), attaque d’un train à destination de la Pologne à quelques kilomètres de la frontière, survol des pays frontaliers par des drones armés, comme en Moldavie et en Lituanie, attentat contre l’aéroport de Leipzig en Allemagne…
La liste des actes hostile de la Russie contre les pays européens ne cesse d’augmenter, elle ne peut que mal tourner.
Poutine fait le choix d’acculer les pays européens
En effet, cette escalade est d’autant plus dangereuse que son issue est parfaitement incertaine, elle menace le continent européen d’une déflagration imminente : Si l’avion de transport civil ukrainien avait explosé sur l’aéroport de Leipzig ou si l’hélicoptère danois avait pris feu à cause de ce tir de fusée, quelle aurait été la réaction des pays européens ? Sont-ils capables de réagir de manière coordonnée et efficace, ou afficheraient-ils aussitôt « l’asymétrie de leurs volontés » pour reprendre l’expression de Thomas Friang.
Poutine cherche à « cornériser » les soutiens à la résistance, tout en matraquant plus que jamais l’Ukraine, notamment grâce à cette nouvelle génération de drones, équipés de réacteurs fournis par la Chine. Ces drones à réaction provoquent des dégâts d’autant plus importants que la défense anti-aérienne ukrainienne est actuellement dépassée, au sens littéral du terme, par cette génération qui va plus vite que les drones intercepteurs et qui volent plus haut que les systèmes de protection rapprochée de l’Ukraine.
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Les Européens, s’ils veulent arrêter Poutine, doivent réagir avec force et détermination
Dans cette situation extrêmement dangereuse, les Européens « gagneraient » à se préparer à une réaction de force, la seule réaction qui pourrait faire stopper Poutine, cet autocrate du KGB pour qui la contrainte par la violence est une quasi-religion.
Sur le plan intérieur, cela consisterait déjà à neutraliser efficacement les relais de propagande que Poutine a installés « tranquillement », pendant des années, dans des pays comme la France. La tentative de monsieur Bolloré de faire revenir la propagandiste du Kremlin, Xenia Fedorova, dans ses médias comme Cnews est une véritable provocation, très représentative des actes hostiles de Poutine… L’interdire avec fermeté est une nécessité, car agir contre les relais de Poutine est désormais une question cruciale de sécurité.
De même, Marion Le Pen, – car Marine n’a jamais été son prénom –, devrait être sérieusement interrogée sur son programme qui consiste à aider Poutine en supprimant le soutien de la France à ce pays, l’Ukraine, qui ose lui résister. Car, contrairement à ce qu’elle prétend, son parti n’a jamais soutenu la résistance ukrainienne mais s’est opposé à toutes les aides, aussi bien au niveau français qu’européen. Le RN est un rassemblement qui n’a jamais été patriote, c’est un parti de soumission à la Russie de Poutine et aux Etats-Unis de Donald Trump.

https://nepassubir.fr/2026/09/18/ou-va- ... en-danger/
