PascalL a écrit :
Je pense qu'on doit considérer deux choses:
- Un crime étant commis dans des circonstances particulières, ou suite à un enchainement d'évènement...
- pour les tueurs (avec préméditation avérée) on doit obligatoirement se poser la question: peut-on changer? Est-on condamné à être ce qu'on a été!
Je pense qu'on peut changer. Mais je pense aussi qu'on peut recommencer. Mais ce n'est pas une question de libre arbitre. L'idée des zones que je propose étant de purger une peine en travaillant pour la société dans un espace globalement plus digne qu'une prison actuelle. On les priverait d'évoluer au sein de citoyens qui n'ont pas envie de côtoyer d'éventuels récidivistes. Ils ne seraient pas plus libres dehors que dans ces zones, pas plus libre que l'ouvrier qui galère toute sa vie, métro-boulot-dodo: donc même si ces détenus changent, ils changeront dans les zones.
Concernant les crimes à circonstances particulières, c'est aussi une histoire de point de vue philosophique, entre ceux qui considèrent qu'il existe le libre arbitre (vous êtes responsables de vos actes, vous pouviez ne pas faire ce choix) et ceux qui penchent pour le déterminisme (la combinaison d'évènements et l'évolution psychologique de la personne influencée par ces évènements a mené inexorablement à un crime...de la même manière que chaque message que nous écrivons sont déterminés et qu'il était impensable d'écrire autre chose à ce moment là).
Actuellement la justice base son système sur un supposé libre-arbitre et parfois se réfère à la médecine-psychologie-neurologie pour traiter des cas particuliers que l'on met alors dans des hôpitaux plutôt que des prisons, comme dirait N "
Les hommes ont été créés libres pour pouvoir être coupables".
Un très bon résumé:
http://www.philovive.fr/?2008/05/03/119 ... -nietzsche
Comme je suis un déterministe, je pense que tout crime est le fruit d'une combinaison complexe d'évènements (sur plusieurs années) qui y mènent (sans que personne ne puisse calculer à quel moment arrivera l'objet déclencheur). Tout le monde ici pourrait tuer dans des circonstances très particulières. Mais ça ne signifie pas que quelqu'un va obligatoirement tuer, tant qu'il ne l'a pas fait on ne peut pas prévoir, disons "estimer" dans certains cas, car autant d'autres évènements peuvent le conduire à ne pas le faire au dernier moment.
Comme il faut en même temps satisfaire les victimes et la société en faisant justice, je propose ces zones, qui sont un compromis entre prison et retour à la vie. Ces zones seraient réservés aux pires. Et pourquoi pas des zones intermédiaires pour ceux qu'on considère qu'ils ne récidiveront pas, qui pourraient sortir.
Mais l'idée principale étant vraiment d'éviter la peine de mort et l'enfermement inutile. Peine de mort = perte d'énergie potentielle. Enfermement à rien faire = perte d'espace et d'argent pour les loger et nourrir sans remboursement véritable. Actuellement la peine de mort et la prison c'est plutôt symbolique mais ça ne rapporte rien à la société.