Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Actualité hebdo, politique, économie, informations...
Répondre
Avatar du membre
gare au gorille
Rang beau gosse d'Interaldys
Messages : 28901
Enregistré le : 30 octobre 2016 18:53
A Liké : 1 fois
A été liké : 4 fois

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par gare au gorille »

Corvo a écrit : 12 juillet 2022 12:48 Avouez que pour avoir imposé Uber à toute la planère, qu'on soit ou pas d'accord avec lui...que Macron est quand même vachement balaise. :siffle: :siffle:


Macron n'a pas imposé Uber, il a juste permis au patrons d'Uber de s'initier dans les textes de lois en leur confiant même l'écriture des textes que les députés devaient ensuite faire adopter par l'Assemblée. Il est intervenu personnellement pour faire sauter toutes dispositions mettant des battons dans les roues d'Uber, casser les réglementations et faire en sorte que ce qui n'était pas autorisé avant le devienne spécialement pour la compagnie Uber.
Bon il n'avait pas affaire à des ingrats puisqu'on apprend que par la suite Uber a aidé au financement de la campagne du ministre de l'économie pour une marche vers la présidence.
Une affaire rondement menée, tu me donnes et je te donne, un beau travail d'équipe.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
lepicard
Dieu D'Interaldys
Dieu D'Interaldys
Messages : 22665
Enregistré le : 20 août 2017 21:14
A été liké : 3 fois

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par lepicard »

gare au gorille a écrit : 12 juillet 2022 13:01
Corvo a écrit : 12 juillet 2022 12:48 Avouez que pour avoir imposé Uber à toute la planère, qu'on soit ou pas d'accord avec lui...que Macron est quand même vachement balaise. :siffle: :siffle:


Macron n'a pas imposé Uber, il a juste permis au patrons d'Uber de s'initier dans les textes de lois en leur confiant même l'écriture des textes que les députés devaient ensuite faire adopter par l'Assemblée. Il est intervenu personnellement pour faire sauter toutes dispositions mettant des battons dans les roues d'Uber, casser les réglementations et faire en sorte que ce qui n'était pas autorisé avant le devienne spécialement pour la compagnie Uber.
Bon il n'avait pas affaire à des ingrats puisqu'on apprend que par la suite Uber a aidé au financement de la campagne du ministre de l'économie pour une marche vers la présidence.
Une affaire rondement menée, tu me donnes et je te donne, un beau travail d'équipe.
peut être ,si tu le dis ;;; mais tout le monde n'a pas le bonheur de se faire sponsoriser par celui qui a décidé de bouziller la planète amour29 amour29
Patchouli38
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 12269
Enregistré le : 01 avril 2022 08:03
A été liké : 13 fois

Re: Uber Files: Pour attaquer Emmanuel Macron, Jean-Philippe Tanguy évoque des "aspirations hommo-érotiques"

Message par Patchouli38 »

Chassez le naturel, il revient au galop. Le RN a beau se créer une façade normalisée, elle finit toujours pas se fissurer.
"La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l'amour qui nous fait considérer l'autre comme un frère ou une sœur"
Sœur Emmanuelle
"Notre vraie nationalité est l'Humanité" Herbert Georges Wells
Avatar du membre
Corvo
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 31601
Enregistré le : 31 décembre 2018 07:01
A Liké : 4 fois
A été liké : 7 fois

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par Corvo »

gare au gorille a écrit : 12 juillet 2022 13:01
Corvo a écrit : 12 juillet 2022 12:48 Avouez que pour avoir imposé Uber à toute la planère, qu'on soit ou pas d'accord avec lui...que Macron est quand même vachement balaise. :siffle: :siffle:


Macron n'a pas imposé Uber, il a juste permis au patrons d'Uber de s'initier dans les textes de lois en leur confiant même l'écriture des textes que les députés devaient ensuite faire adopter par l'Assemblée. Il est intervenu personnellement pour faire sauter toutes dispositions mettant des battons dans les roues d'Uber, casser les réglementations et faire en sorte que ce qui n'était pas autorisé avant le devienne spécialement pour la compagnie Uber.
Bon il n'avait pas affaire à des ingrats puisqu'on apprend que par la suite Uber a aidé au financement de la campagne du ministre de l'économie pour une marche vers la présidence.
Une affaire rondement menée, tu me donnes et je te donne, un beau travail d'équipe.
À votre grand dam cette "affaire" ne devrait pas faire long feu. Feriez mieux avant de vous exprimer sur ce sujet de vous renseigner sur les "us et coutumes" entre lobbystes et femmes et hommes politiques.
Avatar du membre
gare au gorille
Rang beau gosse d'Interaldys
Messages : 28901
Enregistré le : 30 octobre 2016 18:53
A Liké : 1 fois
A été liké : 4 fois

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par gare au gorille »

Corvo a écrit : 12 juillet 2022 13:13
gare au gorille a écrit : 12 juillet 2022 13:01



Macron n'a pas imposé Uber, il a juste permis au patrons d'Uber de s'initier dans les textes de lois en leur confiant même l'écriture des textes que les députés devaient ensuite faire adopter par l'Assemblée. Il est intervenu personnellement pour faire sauter toutes dispositions mettant des battons dans les roues d'Uber, casser les réglementations et faire en sorte que ce qui n'était pas autorisé avant le devienne spécialement pour la compagnie Uber.
Bon il n'avait pas affaire à des ingrats puisqu'on apprend que par la suite Uber a aidé au financement de la campagne du ministre de l'économie pour une marche vers la présidence.
Une affaire rondement menée, tu me donnes et je te donne, un beau travail d'équipe.
À votre grand dam cette "affaire" ne devrait pas faire long feu. Feriez mieux avant de vous exprimer sur ce sujet de vous renseigner sur les "us et coutumes" entre lobbystes et femmes et hommes politiques.

Tu ferais bien aussi avant de l'ouvrir de te renseigner sur la différence entre relations ministérielles et petits arrangements entre amis.
Cette affaire ne fait que commencer, elle n'est qu'une casserole de plus pour la macronie, même si Macron est pour l'instant intouchable, protégé par sa fonction et par son ministère de la justice qui bloquera toute initiative de procureur ou parquets financiers un peu trop curieux.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
latresne
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 18048
Enregistré le : 27 juin 2017 17:22
A été liké : 1 fois

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par latresne »

Mickey a écrit : 12 juillet 2022 10:08
jabar a écrit : 12 juillet 2022 09:23 J'ai du mal à voir ce que Macron risquerait devant la justice. Quelqu'un pourrait m'éclairer ? [/surligne]Il n'a pas reçu de biens ni d'argent, [/surligne]il n'a pas vendu d'informations, il n'a pas tenté de corrompre un fonctionnaire ou un magistrat comme l'avait fait Sarkozy, la DGCCRF nie une influence de Macron. Il y a les amendements rédigés par Uber mais même si le droit d'amendement est réservé aux députés et aux sénateurs, je doute que le relai d'un amendement écrit par une société privée soit illégal.
Je cause de la loi hein ? Pas de la moralité de tout ça.
T'as une preuve qu'il n'a pas reçu un dessous de table ?
Quand aux amendements écrits par Uber et lus par Macron, ça ressemble bien à un conflit d'intérêt. D'où la nécessité qu'un juge mette son grain de sel dans cette fumisterie.

"..T'as une preuve qu'il n'a pas reçu un dessous de table ?"
ET vous ,vous avez une preuve qu'il en a reçu ?
En tant que Ministre de l'économie il a été emmené à proposer à Hollande et son gvt des idées acceptées en Conseil des Ministres.
Que les NUPISTES se calment et ne cherchent pas maladroitement de se venger de la féssée de la motion d'hier soir.Battus,mauvais et rancuniers en +.La totale.
Avatar du membre
gare au gorille
Rang beau gosse d'Interaldys
Messages : 28901
Enregistré le : 30 octobre 2016 18:53
A Liké : 1 fois
A été liké : 4 fois

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par gare au gorille »

latresne a écrit : 12 juillet 2022 13:47
Mickey a écrit : 12 juillet 2022 10:08
T'as une preuve qu'il n'a pas reçu un dessous de table ?
Quand aux amendements écrits par Uber et lus par Macron, ça ressemble bien à un conflit d'intérêt. D'où la nécessité qu'un juge mette son grain de sel dans cette fumisterie.

"..T'as une preuve qu'il n'a pas reçu un dessous de table ?"
ET vous ,vous avez une preuve qu'il en a reçu ?
En tant que Ministre de l'économie il a été emmené à proposer à Hollande et son gvt des idées acceptées en Conseil des Ministres.
Que les NUPISTES se calment et ne cherchent pas maladroitement de se venger de la féssée de la motion d'hier soir.Battus,mauvais et rancuniers en +.La totale.

Une preuve je ne sais pas, en tout cas il y a le témoignage filmé d'un ancien cadre important de chez Uber qui explique clairement qu'Uber s'est impliqué financièrement en 2017 dans la campagne électorale du candidat Macron!!
Le même qui expliquait que c'était les dirigeants de la société Uber qui rédigeaient les textes de lois à la place des députés et que ceux ci n'avaient plus qu'à les faire adopter par l'Assemblée Nationale.
Le rôle de monsieur Macron semblait se limiter à effacer tous les obstacles, à convaincre les autres ministres, bref à adapter nos réglementations aux désirs des dirigeants d'Uber.
Hollande s'est empressé de dire que l'Elysée n'était au courant de toutes ces manigances, donc c'est bien à l'étage Macron que tout se passe ..
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
(Rimbaud)
Patchouli38
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 12269
Enregistré le : 01 avril 2022 08:03
A été liké : 13 fois

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par Patchouli38 »

Cela ne reste qu'un témoignage, ou sont les preuves écrites ? De plus, le financement des campagnes électorales est très encadré :
" L’encadrement des dons publics et privés

Les cotisations d’adhérents et les dons provenant de partis politiques et de particuliers sont autorisés jusqu’à hauteur de 4 600 euros par personne. Tout don égal ou supérieur à 150 euros doit être obligatoirement effectué par chèque, virement ou carte bancaire.

Les candidats peuvent également contracter des prêts auprès de banques, tant qu’elles sont domiciliées dans l’Union européenne. En revanche, depuis 1995, les entreprises, les associations, les fondations, les syndicats et les collectivités locales ne peuvent plus accorder d’aide financière."
Si Uber a financé la campagne Macron, il doit avoir forcément une trace : par chèque, virement ou CB
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/ar ... 55770.html
Un simple témoignage ne suffit pas, le témoignant doit apporter la preuve de ses dires.
"La valeur ne dépend pas de la religion, mais de l'amour qui nous fait considérer l'autre comme un frère ou une sœur"
Sœur Emmanuelle
"Notre vraie nationalité est l'Humanité" Herbert Georges Wells
jabar
Posteur Titanesque
Posteur Titanesque
Messages : 5770
Enregistré le : 22 août 2019 11:50

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par jabar »

Uber n'a pas financé la campagne de Macron, toujours se méfier de ce que raconte le gorille qui ne capte jamais grand chose de ce qu'il lit.
MacGann, qui a envoyé ces fameux Uber files, aurait aidé Macron à chercher des fonds pour sa campagne. De plus, MacGann n'était plus à Uber à cette époque. Vous noterez la nuance (à part le gorille bien sûr).
J'ai aucune affection particulière pour Macron, mais je peine encore à voir dans tout ça, quelque chose de vraiment illégal.
latresne
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 18048
Enregistré le : 27 juin 2017 17:22
A été liké : 1 fois

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par latresne »

Alors qu'à l'époque Macron devait déjà penser à sa candidature ,m'étonnerait beaucoup qu'il ait voulu prendre un risque qui tôt ou tard serait découvert .
papibilou
Dieu D'Interaldys
Dieu D'Interaldys
Messages : 20404
Enregistré le : 25 août 2020 20:42
A Liké : 4 fois
A été liké : 3 fois

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par papibilou »

Kelenner a écrit : 12 juillet 2022 11:14 Uber N’A PAS créé d’emploi. C’est le point fondamental. Ils utilisent des types qui pourraient parfaitement exercer la même activité sans eux, sans RIEN leur offrir en contrepartie -ni salaire fixe, ni assurance maladie ou chômage, ni congés payés. L’Etat a choisi de laisser faire ce qui n’est ni plus ni moins que du travail illégal.

Il y avait un problème avec le système de licence de taxis ? La belle affaire ! L’Etat pouvait très bien en augmenter le nombre, comme on l’a fait pour le numerus clausus des médecins. Rien ne justifiait d’introduire une concurrence déloyale à l’aide de lois scélérates. C’est un choix politique qu’il faut assumer.

Je ne prends pas le taxi et évidemment pas Uber, les petits problèmes de confort bourgeois de retraités trop aisés ne m’intéressent absolument pas. Si tu n’es pas capable de payer une prestation à son juste prix, ce n’est toujours pas un argument en faveur de la démolition organisée du droit du travail en France. Moi je défends l’intérêt des travailleurs, pas le confort du retraité nanti. A un moment donné il faut choisir son camp.
Vous n'avez pas bien saisi. Supposons que votre licence de taxi soit estimée à 300 000 euros à la revente. Mais cette évaluation résulte de l'offre (rare) et de la demande. Supposons que l'état augmente le nombre de licences de taxi. La demande baisse et votre licence vaut peanuts. Vous n'avez perdu que ... 300 000 euros. Vous n'allez pas être content et c'est bien la raison pour laquelle l'état n'a pas délivré d'autres licences car les taxis manifestaient et bloquaient tout dès lors qu'il était question d'augmenter le nombre de licences. Convenez avec moi que l'état n'en avait rien à cirer d'augmenter le nombre de licences, ça ne lui coutai rien, mais aux taxis, c'était une autre paire de manches.

Comme vous ne prenez ni taxi ni Uber, vous n'avez aucun point de comparaison valable, mais demandez donc à ceux qui le font, vous aurez des réponses.
Ensuite le statut d'indépendant existe, c'est le cas de tous les artisans et commerçants. Est-ce un statut illégal ? Non. Ils cotisent chaque mois en fonction des revenus qu'ils déclarent, les cotisations sociales santé, retraite etc ..Donn si pour vous l'intérêt des travailleurs est de supprimer le statut des commerçants et artisans va falloir vous poser la question de savoir si ce ne sont pas eux aussi des travailleurs.
Quant aux créations d'emplois, vous n'êtes pas dans le coup:
https://www.emploiparlonsnet.pole-emplo ... -demplois/
https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/ ... mplois.php
jabar
Posteur Titanesque
Posteur Titanesque
Messages : 5770
Enregistré le : 22 août 2019 11:50

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par jabar »

Un chauffeur Uber n'a absolument rien d'un indépendant.
vincent
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 15542
Enregistré le : 28 avril 2017 12:19

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par vincent »

Kelenner a écrit : 12 juillet 2022 11:14
Uber N’A PAS créé d’emploi.
oui , c 'est comme Macron ,il n ' a pas crée d 'emplois , le chômage a baissé tout seul ;d' ailleurs il se dit que le chômage n " a pas baissé :siffle: :siffle:

C’est le point fondamental. Ils utilisent des types qui pourraient parfaitement exercer la même activité sans eux,
on se demande pourquoi ces types ne l' ont pas fait avant
sans RIEN leur offrir en contrepartie -ni salaire fixe, ni assurance maladie ou chômage, ni congés payés. L’Etat a choisi de laisser faire ce qui n’est ni plus ni moins que du travail illégal.
lorsqu' ils seront dans l' illégalité ,ils seront sanctionnés Illégal veut dire qui ne respecte pas la loi


Il y avait un problème avec le système de licence de taxis ? La belle affaire ! L’Etat *pouvait très bien en augmenter le nombre,
[u]ce sont les taxis qui s'y sont opposé *[/u]......plus de produits sur le marché = baisse des prix de revente......dont le montant , était un pactole pour la retraite

comme on l’a fait pour le numerus clausus des médecins. Rien ne justifiait d’introduire une concurrence déloyale à l’aide de lois scélérates. C’est un choix politique qu’il faut assumer.
Devenir taxi : toutes les demarches essentielles à connaitrehttps://blog.legalvision.fr › Actualités
12 août 2018 — Ce sont les communes qui décideront du nombre de licences ... En effet, vous pourrez racheter la licence taxi d'un ancien chauffeur.
Je ne prends pas le taxi et évidemment pas Uber, les petits problèmes de confort bourgeois de retraités trop aisés
ha ces retraités , ces bourgeois ,ils viendront vous hanter jusque dans votre derniére demeure :mdr3: :mdr3: :mdr3:
Moi je défends l’intérêt des travailleurs, pas le confort du retraité nanti. A un moment donné il faut choisir son camp.

quelqu' un vous l' a demandé ? :mdr3: :mdr3: :mdr3:


il faut choisir son camp ?????? en vue de l' affrontement final ? :mdr3: :mdr3: Mélenchon en rêvait ......seriez vous son fils spirituel ?

le Don Quichotte du XXI éme siécle

*
Pourquoi il est quasi impossible de toucher aux taxis en France
Par Airy Routier le 11.10.2014 à 14h26, mis à jour le 13.10.2014 à 10h18
Lecture 12 min.
La puissance de leur lobby est indéniable. C’est lui qui a bloqué l’attribution des licences et qui veut freiner l’essor des VTC. Une réforme encore à leur avantage.
404 Doc TaxisZone d'attente à l'aéroport Roissy - Charles de Gaulle.
MAXPPP
"C’est à la façon dont un pays gère le problème de ses taxis que l’on peut mesurer sa capacité à se réformer en profondeur", déclarait Jacques Attali, en 2008, alors qu’à la demande de Nicolas Sarkozy il présentait un catalogue de 316 mesures à ses yeux indispensables pour moderniser la France. Ironie de l’histoire : en charge, après Arnaud Montebourg, de faire évoluer le statut des professions réglementées, afin de les ouvrir à la concurrence et de faire baisser leurs tarifs, le nouveau ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, était à l’époque le rapporteur de cette Commission pour la libération de la croissance française.


Le jeune ministre dispose donc aujourd’hui de tous les éléments pour mesurer la difficulté de sa tâche. A la lecture de la loi votée le 18 septembre par l’Assemblée nationale, les quelque 50.000 taxis opérant sur
le territoire français, dont 17.636 à Paris, sont bien partis pour tuer dans l’œuf cette nouvelle velléité réformatrice. Car leurs concurrents, les VTC (véhicules de transport avec chauffeur) sont enserrés dans de nouvelles contraintes, comme l’obligation de retourner à leur siège entre chaque course (sauf s’ils ont une réservation en cours).

"Ce monopole s’ajoute au monopole"
"Le même tour de passe-passe qu’en 2008 s’est joué au Parlement, affirme Pierre Cahuc, professeur à l’Ecole polytechnique. Profitant de la technicité du sujet, sous couvert d’ouverture des professions réglementées, on a renforcé la rente des taxis." Une allégation qui fait bondir Nicolas Rousselet, président d’un groupe diversifié qui, avec les Taxis G7 et Les Taxis bleus, contrôle près des deux tiers des taxis parisiens, soit directement (avec les 763 licences récupérées par son père, André Rousselet, lorsqu’il a racheté, en 1967, la G7 en faillite), soit indirectement, avec des chauffeurs sous contrat : "La réforme des taxis est l’occasion pour de nombreux théoriciens de l’économie de se faire un nom, alors qu’ils ne connaissent pas la réalité de nos contraintes et la complexité du dossier." Membre du comité exécutif du Medef, Nicolas Rousselet glisse aussi, en passant, que l’hostilité de Jacques Attali, ancien conseiller spécial de François Mitterrand, est due au contentieux historique qui l’oppose à son père, ami et exécuteur testamentaire de l’ancien président de la République.

Il reste que la mainmise, par un seul groupe, sur la majorité des taxis d’une grande capitale est un cas unique au monde. "Ce monopole s’ajoute au monopole, affirme Jacques Attali. Comme les céréaliers de la Beauce mettent en avant les agriculteurs de montagne pour optimiser leurs profits, la famille Rousselet avance masquée derrière les petits artisans taxis." Avec une efficacité certaine quand on voit la façon dont la précédente réforme fut à la fois vidée de son contenu et retournée à l’avantage de la profession.

En 2008, la commission pilotée par Jacques Attali et Emmanuel Macron évaluait à 8.000 le nombre de licences nécessaires pour accompagner l’évolution du trafic aérien et ferroviaire. Elle proposait d’accorder gratuitement une licence incessible à tous les demandeurs inscrits fin 2007, de fusionner sous l’appellation de taxi francilien ceux de Paris et de banlieue, d’autoriser la maraude, comme à New York (à Paris, les taxis vides doivent se diriger aussitôt vers la station la plus proche), et de libéraliser les VTC pour atteindre, au total, 80.000 véhicules assurant dans la capitale le transport de personnes, ce qui, disait-elle, "entraînerait des créations d’emplois massives". Et ferait, à coup sûr, le bonheur des Parisiens.

Le prix des licences a explosé
Las ! Devant le mouvement de colère des taxis – et du groupe UMP à l’Assemblée nationale –, les principales mesures de la commission Attali sont écartées. Un accord est signé, le 28 mai 2008, entre les taxis et la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui annonce une "augmentation du nombre de taxis qui passera de 15.000 à 20.000 d’ici à 2010". Un gros mensonge : aucune vraie licence supplémentaire n’est prévue, mais diverses mesures techniques (dont la création d’une voie réservée entre Roissy et Paris, et l’aménagement des abords des aéroports !) aboutissant à "l’équivalent" de 1.700 taxis supplémentaires…

Le texte répond en grande partie aux aspirations des chauffeurs de taxi: bénéficier de plus de couloirs réservés, être moins nombreux et travailler avec le moins de contraintes possibles. En 1995, Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur, avait accordé aux chauffeurs qui quittaient la profession le droit de revendre les licences qui leur avaient été attribuées gratuitement. Après la pantalonnade Alliot-Marie de 2008, leur prix a explosé, passant de 180.000 à 235.000 euros. Mieux : à Orly ou sur la Côte d’Azur – où la recette moyenne est de 1.000 euros par jour, quatre fois plus qu’à Paris –, le prix des licences dépasse les 400.000 euros !

La puissance du lobby des taxis est, en tout cas, indéniable. C’est lui qui a bloqué l’attribution des licences, pas plus nombreuses aujourd’hui que dans les années 1930 ; c’est lui qui s’est opposé à une desserte ferroviaire directe entre l’aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy et la capitale, faisant de Paris un cas unique en Europe ; c’est lui qui a empêché que soient installées des stations Autolib et des bornes de recharge électriques dans les aéroports parisiens ; c’est lui qui s’oppose à un prix forfaitaire pour la desserte des aéroports, comme c’est le cas dans beaucoup de capitales européennes ; c’est lui qui a obtenu que les voies qui leur sont réservées soient interdites aux deux-roues et aux VTC, et on en passe…
Modifié en dernier par vincent le 12 juillet 2022 15:07, modifié 1 fois.
Avatar du membre
da capo
Posteur Giganovesque
Posteur Giganovesque
Messages : 4586
Enregistré le : 23 octobre 2018 23:13

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par da capo »

jabar a écrit : 12 juillet 2022 12:31
da capo a écrit : 12 juillet 2022 11:34 Aux US, les employés de Starbuck ont fini par obtenir un statut social acceptable comparable au cdi français. qui l'eût cru ?
Le tour des chauffeurs Uber viendra et les nostalgiques de la France pompidolienne trouveront d'autres objets d'indignation.
Oh j'en doute. Uber a opéré pendant des années en faisant des pertes énormes, non pas par incompétence, mais par vouloir de capter le maximum de clients possibles. Cette stratégie de captation est comparable à ce que faisait Amazon dans ses débuts, avoir le plus de couverture et de prix attractifs possibles jusqu'à se rendre indispensables. Les investisseurs d'Uber (les Google, Goldman Sachs etc) ne sont pas idiots, ils perdent de l'argent mais savent qu'Uber est dans une phase de consolidation ou son recours deviendrait l'usage par défaut.
Ils ont dégagés leurs premiers bénéfices en 2021 tout en augmentant les commissions prélevées sur les chauffeurs. L'inverse d'une démarche en faveur des chauffeurs. La généralisation du CDI pour les chauffeurs d'Uber signifierait sans doute sa fin, du moins la disparition de ses investisseurs. C'est pourquoi influencer les politiques leur est indispensable.
Le monde diplomatique prenait l'exemple d'une société nommée Kutsuplus en Finlande. Un système comparable à Uber, une excellente stratégie, un succès toujours croissant. Ils ont mis la clé sous la porte à cause de coûts trop importants (leur budget était ridicule et adossé à une université). Cela aurait été le destin d'Uber s'ils n'avaient pas eu les Apple et Google derrière eux. Tout ça pour dire qu'il existe une infinité de possibilités pour avoir l'équivalent d'un Uber beaucoup plus juste pour ses travailleurs si les états y consacraient des fonds.
Ce sont ces géants gardant leurs thunes dans des comptes offshore qui s'y substituent, avec l'argent qui devrait nous revenir.


Les activités nouvelles sont souvent fragiles, si elles se greffent sur des marchés existants, elles devront bosser sur des marges plus faibles.

Si l'Etat peut aider à sécuriser les statuts de leurs employés, c'est tant mieux, mais à condition que cette sécurité ne mette pas l'activité en péril.

Pour faire simple, on est partagé entre deux options : d'un côté, le volumineux code du travail et de l'autre, le rapport de la commission Attali (2008), notre feuille de route en quelque sorte.
Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.
Hölderlin
jabar
Posteur Titanesque
Posteur Titanesque
Messages : 5770
Enregistré le : 22 août 2019 11:50

Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par jabar »

Intéressant:
https://www.francetvinfo.fr/politique/a ... 50769.html

"J’étais celui qui parlait aux gouvernements" : le lanceur d'alerte des Uber Files décrit des années d'un lobbying "affreux, injuste et mensonger"

Mark MacGann, lobbyiste pour le compte d'Uber entre 2014 et 2016, est la source qui a transmis au "Guardian" les documents qui ont donné lieu à l’enquête de l’ICIJ conduite avec la cellule investigation de Radio France, baptisée les Uber Files.

Mark MacGann est la source qui a transmis au Guardian les 124 000 documents qui ont donné lieu à l’enquête de l’ICIJ conduite avec la cellule investigation de Radio France, baptisée les Uber Files. Chef lobbyiste pour le compte d’Uber entre 2014 et 2016, il était en charge de L’Europe, l’Afrique et du Moyen Orient. À ce titre il a pris part aux dérives décrites à travers les Uber Files.

Mark MacGann a ensuite été en conflit avec son ex-société à qui il reprochait de ne pas avoir assez pris en compte les pressions qu’il subissait de la part des chauffeurs de taxi. Il s'explique dans un entretien exclusif que The Guardian a partagé avec ses confrères de l’ICIJ.



Paul Lewis (The Guardian) : Pourquoi avez-vous été engagé chez Uber précisément ?
Mark MacGann : J'ai été embauché par Uber pour diriger une équipe chargée d'élaborer et de mettre en œuvre notre stratégie de lobbying auprès des gouvernements d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient, afin que nous puissions entrer sur le marché et nous développer, malgré des règlementations qui, dans la plupart des cas, empêchaient la mise en place d’Uber.

Vous et d'autres cadres supérieurs d'Uber étiez-vous conscients à l'époque que la société bafouait la loi dans des villes et des pays où il existait une réglementation sur les taxis ?
Dans la plupart des pays sous ma juridiction, Uber n'était pas autorisé, n'était pas agréé, n'était pas légal.

Alors est-il juste de dire, en termes simples, que la stratégie était d'enfreindre sciemment la loi et de la changer ensuite ?
Le mantra que les gens répétaient d'un bureau à l'autre était celui de la direction : ne demandez pas de permission, lancez-vous, bousculez, recrutez des chauffeurs, allez sur le terrain, faites du marketing et rapidement les gens se réveilleront et verront à quel point Uber est une chose géniale.

Vous avez rencontré des présidents, des premiers ministres, des chanceliers, des maires. À quel point était-ce difficile d’obtenir ces rendez-vous pour Uber ?
Je pense que je n’ai jamais eu, au cours de ma carrière, aussi facilement accès à des hauts fonctionnaires du gouvernement, à des chefs de gouvernement, à des chefs d'État. C'était enivrant. Je pense qu'Uber était à l'époque, dans le monde de la tech, et peut-être dans le monde des affaires en général, l’acteur le plus convoité.

En passant vos documents au peigne fin, nous avons remarqué de nombreuses rencontres entre vous, ainsi que d’autres dirigeants d’Uber, et des ministres britanniques. Mais ces rendez-vous n’étaient jamais déclarés. Le public ne devait pas savoir qu’ils avaient lieu. Comment expliquez-vous cela ?
Peut-être s'agissait-il simplement d'une série d'oublis administratifs ou peut-être était-il préférable de ne rien dire. Je ne sais pas, il faudrait demander aux politiciens.

Quelle serait votre réponse ?
Tout le monde a des amis, et les gens acceptaient les demandes de leurs amis. Ils leur rendaient la pareille, et il n'était dans l'intérêt de personne que cela soit mis en évidence. Que cela soit rendu public.

Donc en clair, il s’agissait de rendez-vous secrets ?
Il s’agit de réseaux feutrés, qui existent depuis très longtemps, mais qui parviennent à changer de forme et à continuer d’exister. L'accès au pouvoir n'est pas quelque chose qui se démocratise.

Travis Kalanick (l’ancien patron d’Uber) a dit “La violence garantit le succès”. Que pensez-vous qu’il voulait dire par là ?
Je pense qu'il voulait dire que le seul moyen d'amener les gouvernements à changer les règles, à légaliser Uber et à permettre à Uber de se développer, comme Uber le souhaitait, c’était de continuer le combat, de maintenir la controverse. Et si cela revenait à ce que les chauffeurs Uber se mettent en grève, qu’ils manifestent dans les rues, qu’ils bloquent Barcelone, Berlin ou Paris, alors c’était la voie à suivre.

Ne pensez-vous pas que c’est dangereux ?
Bien-sûr que c’est dangereux. C'est aussi très égoïste, d'une certaine manière. Parce que lui, il n'était pas la personne qui se trouve dans la rue, qui se faisait menacer, attaquer, frapper et dans certains cas tuer... Pour moi, cela a commencé par des insultes sur Twitter. Et puis j’ai commencé à me faire hurler dessus dans des aéroports, les gares, à tel point que des chauffeurs de taxi me suivaient partout où j’allais. Ils avaient repéré l'endroit où je vivais, ils venaient frapper à ma porte, ils publiaient des photos de moi avec des amis, avec les enfants de mes amis.

À Rome, nous sommes montés dans une voiture et une foule de chauffeurs de taxis en colère nous a bloqué la route, ils nous traitaient comme si nous étions l’ennemi. C'est quelque chose que je n'avais jamais vécu. Et je n’en veux pas aux personnes qui m’ont directement témoigné cette colère et cette haine. Voilà une entreprise qui était prête à enfreindre toutes les règles, et à utiliser son argent et son pouvoir pour détruire... pour ruiner leurs moyens de subsistance. Alors ils avaient besoin de quelqu'un contre qui être en colère. Ils avaient besoin de quelqu'un sur qui crier. Ils avaient besoin de quelqu'un à intimider, quelqu'un à menacer. Je suis devenu cette personne.

Tenez-vous Uber pour responsable des menaces et de l’environnement hostile auxquels vous avez fait face dans l’exercice de votre métier ?
Je tiens Uber pour responsable du fait que l'entreprise n'a pas changé sa façon de se comporter. Sa réponse à la violence contre l'un de ses cadres supérieurs a été de lui fournir des gardes du corps. Il n'y a pas eu de changement de comportement. Aucun changement de tactique. Aucun changement de ton. C'était : continuez le combat, continuez à entretenir le feu.

N’auriez-vous pas pu faire quelque chose de plus, pendant que vous travailliez encore chez Uber, pour vous plaindre de ces pratiques en interne ?
La culture d’entreprise ne permettait pas réellement de résister, de remettre en question les décisions de l’entreprise, sa stratégie ou ses pratiques. J'ai fini par me rendre compte que je n'avais aucune influence, que je perdais mon temps dans cette entreprise. Et ce sentiment, à ce stade de ma carrière, combiné au fait que je m'inquiétais non seulement pour ma propre sécurité, mais aussi pour celle de ma famille et de mes amis... m’ont poussé à démissionner.

Qu’est-ce que vous diriez à ceux qui vous reprocheraient d’avoir fait fuiter ces documents pour vous venger d’Uber ?
Je pense que les gens doivent regarder les faits que j’aide à mettre au jour. J’ai indéniablement eu des griefs contre Uber dans le passé. Ce n'est pas facile, mais je crois que c'est la bonne chose à faire.

Vous sentez-vous en partie responsable ou coupable des conditions de vie actuelles des chauffeurs ?
Oui, effectivement. Je suis en partie responsable, et c'est ce qui me motive à faire ce que je fais en tant que lanceur d’alerte. Ce n’est évidemment pas une chose facile, mais parce que j’étais là, à l’époque, j’étais celui qui parlait aux gouvernements, qui insistait auprès des médias, j’étais celui qui disait qu’il fallait changer les règlementations et que ça allait avantager les chauffeurs, que ça allait créer tellement d’opportunités économiques. Il s’est avéré que ce n’était pas le cas. Nous avons vendu un mensonge aux gens. Comment peut-on avoir la conscience tranquille si on n’assume pas sa propre responsabilité dans la manière dont les gens sont traités aujourd’hui ?

Est-ce que c’est un moyen pour vous de faire amende honorable ?
Il s’agit de faire amende honorable. Il s’agit de faire ce qui est juste. Je suis responsable de ce que j’ai fait. Ce dont j’essayais de convaincre les gouvernements, les ministres, les présidents et les chauffeurs se trouve être vraiment affreux, injuste et mensonger. Alors il m’incombe de revenir en arrière et de dire : je pense que nous avons fait une erreur. Et je pense que, dans la mesure où les gens veulent bien que je les aide, je ferai ma part en essayant de corriger cette erreur.
Répondre

Retourner vers « DISCUSSIONS POLITIQUE - ACTUALITÉ - DÉBATS »