Commençons par l'article 1er (la prime partage de valeur) : Il vise à réhausser les plafonds relatifs à la prime macron afin de permettre aux salariés de potentiellement toucher jusqu'à 3000 euros de prime défiscalisée (6000 euros sen cas d'accord d'intéressement). A noter que cette prime est donc défiscalisée et exonérée des cotisations salariales et sociales dans la limite des montants revus à la hausse.
https://www.la-croix.com/Economie/Pouvo ... ticipation.Le plafond de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat défiscalisée et désocialisée, dite prime Macron, sera triplé. Les entreprises pourront donc verser jusqu’à 3 000 € à leurs salariés. Ce montant pourra grimper jusqu’à 6 000 € pour celles ayant mis en place un dispositif d’intéressement ou de participation.
D'une part, il faut savoir qu'il y avait un choix à faire entre une augmentation des salaires et ces primes potentielles (qui impacteraient en réalité environ 25 pour cent des salariés uniquement). Le gouvernement a choisi de passer par la prime. Le problème étant que celle-ci ne compte ni pour la retraite, ni pour la couverture chômage. Il s'agit d'un pansement temporaire laissé au bon vouloir de l'employeur qui ne produira pas une réelle hausse du pouvoir d'achat (vu le peu de monde impacté et les montants discrétionnairement choisis par les patrons).
D'autre part, avec cette exonération des cotisations sociales, il y avait le risque que le budget de la sécurité sociale en prenne un coup (même si la loi Veil prévoit une compensation automatique, SAUF déclaration explicite du gouvernement choisissant de ne pas compenser), mais un amendement fut adopté en toute fin afin de permettre que la compensation ait lieu.
Cette prime fait office de nouveau cadeau électoral, qui ne vise qu'une part restreinte de la population et qui ne change pas fondamentalement les choses (du moins pas sur le long terme). Au lieu de donner une canne à pêche (en permettant aux salaires d'augmenter), le gouvernement préfère jeter quelques poissons de temps en temps (toutes ces primes électorales) qui sont systématiquement prélevées sur le budget de la sécurité sociale (en somme, c'est tout le monde qui paye les primes de quelques uns et pas le gouvernement qui fait un effort budgétaire).
