Etonnant ce que vous dites "comment y croire??"jeandu53 a écrit : 06 octobre 2025 11:47C'est l'histoire de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide. Cette directive va dans le bon sens, mais elle demeure insuffisante. Alors faut-il s'en satisfaire ou non ?Corvo a écrit : 04 octobre 2025 09:06 Des promesses toujours des promesses...
Alors que le parti d’extrême droite avait promis de peser sur les discussions parlementaires à Bruxelles en vue de durcir la politique migratoire de l’Union, Marine Le Pen a annoncé quitter la table, contredisant ses élus qui n’ont d’ailleurs pas été prévenus.
Au Rassemblement national (RN), Marine Le Pen décide de tout. Et ne s’abaisse pas souvent à consulter ni à informer les principaux concernés par ses choix. Mercredi 1er octobre au matin, le député européen Fabrice Leggeri, coordinateur du groupe Patriotes pour l’Europe (PfE, où siège le RN), pour les sujets liés à l’immigration, a ainsi découvert sur X que la position de son parti sur la directive «retour», destinée à favoriser les expulsions de migrants en situation irrégulière, avait fait un virage… à 180 degrés. «La Commission européenne prépare un nouveau coup d’Etat juridique», alerte la députée du Pas-de-Calais qui estime que le texte en préparation vise à «empêcher» les Etats d’«expulser» les migrants et annonce que «le Rassemblement national s’opposera sans faiblir à ce projet mortifère». Et ce, «contrairement aux Républicains, qui défendent avec ardeur ce texte».
C’est peu dire que Fabrice Leggeri, ancien patron de l’agence Frontex et principale prise de guerre du parti d’extrême droite lors de la campagne des européennes, en 2024, a peu goûté l’annonce. «Personne n’a rien compris au tweet de Marine, le texte n’a même pas été voté en commission, les amendements ne sont même pas encore déposés», n’en revient pas un collaborateur frontiste. L’annonce de Le Pen vient, de fait, contredire les prises de parole publiques de Leggeri et accessoirement ruiner ses efforts depuis près d’un an. En novembre dernier, l’eurodéputé estimait ainsi que la mise à l’agenda du nouveau texte était «un succès […] à mettre au crédit du poids des Patriotes pour l’Europe» et surtout pas à Retailleau qui «se contente d’accompagner sans initier».
Hara Kiri parlementaire
Le texte en lui-même, pensé comme un complément au Pacte asile et immigration adopté à la toute fin de la précédente mandature, penche clairement du côté droit. «L’approche est beaucoup plus punitive que la directive retour de 2008 : elle allonge la durée de rétention de dix-huit à vingt-quatre mois, la détention devient le principe, elle permet la création de centres de retours dans le but de repousser les personnes exilées vers des pays tiers avec lesquels ils n’ont pas de lien…», détaille Diane Fogelman, chargée de plaidoyer sur les migrations pour Amnesty International France. «Je ne vois pas en quoi ce texte déplaît à Marine Le Pen, elle aurait pu l’écrire», s’étonne une collaboratrice du groupe socialiste qui a découvert avec la même stupéfaction que Fabrice Leggeri la déclaration de la députée française.
«C’est curieux, il a toujours soutenu l’initiative et la shadow rapporteur de son groupe [chargée d’élaborer le texte sans en être signataire, ndlr] est une Néerlandaise du PVV [le Parti pour la liberté de Geert Wilders] qui avait l’air de vouloir négocier avec la droite pour modifier le texte, poursuit la même. Là ça torpille toute possibilité de peser dans les négos.» Ce que confirme un collaborateur RN, effondré par ce hara-kiri parlementaire : «Si notre position de base c’est de voter contre, ça rend compliquée la négo et ça fout la merde au sein du groupe parce que nos alliés pensent qu’on peut négocier quelque chose avec le PPE [la droite] et ECR [l’autre groupe d’extrême droite où siègent les partisans de Giorgia Meloni].» En clair, à rebours de l’attitude constructive du RN à l’Assemblée nationale, la délégation française Bruxelles préfère quitter la table plutôt que de durcir un texte déjà très régressif pour les droits des exilés.
C’était pourtant la promesse de Jordan Bardella pendant la campagne européenne. En juillet, à propos des sujets migratoires, le jeune président du groupe PFE se félicitait lors d’une conférence de presse en marge de la session plénière de Strasbourg que «la nouvelle configuration de l’hémicycle [fasse] qu’aujourd’hui la majorité regarde vers la droite» et vantait sa «capacité de peser et d’influer par nos voix sur le vote final». Sauf que des anciennes amours frexiteuses de la formation d’extrême droite à l’intégration au jeu parlementaire européen, il y a un pas que Marine Le Pen refuse encore de franchir. Dans cet entre-deux, le RN balance et ses élus se divisent.
Deux visions
L’affaire s’est nouée le 9 juillet, en réunion à Strasbourg. Deux camps s’opposent alors : Fabrice Leggeri, qui défend l’idée de durcir un contenu certes trop mou pour lui mais perfectible, avec l’appui de la droite et notamment de François-Xavier Bellamy, référent de son groupe sur le texte ; et Pascale Piera pour qui il n’est pas envisageable de transformer une directive (qui laisse aux Etats des marges de manœuvre dans l’application) en un règlement (qui doit être appliqué dans les pays membres tel que voté en plénière). Deux visions, résumées par un partisan de Leggeri : «Est-ce qu’on va faire ce qu’on a promis aux européennes ou est ce qu’on est en 2015 avec le Frexit ?»
Deux parcours aussi : «Leggeri c’est un produit de la matrice», grince un pro-Piera qui rappelle le passé de haut fonctionnaire européen de l’ex troisième de liste. Tous deux membres de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, ils s’opposent régulièrement, ce que l’ancien patron de Frontex vivrait très mal puisque, chef de file de la délégation sur les sujets migratoire, il perd régulièrement ses arbitrages au profit de l’ancienne magistrate qui connaît Marine Le Pen depuis trente ans et a sa ligne directe. «Le débat a suscité beaucoup de réactions, une petite dizaine de députés ont pris la parole», rapporte un témoin. Mais la question n’a pas été arbitrée à l’époque, ni par Le Pen, ni par Bardella (qui, ce jour-là, devait, il faut dire, gérer à distance la perquisition du siège du RN). Avec une certaine brutalité, la patronne du RN vient de la trancher. Sans prendre la peine d’en informer ses ouailles.
https://www.liberation.fr/politique/ele ... RJGA4DBBM/
Le problème, finalement, c'est qu'on s'aperçoit une fois encore que, dans ce parti, la chef et son bellâtre décident de tout, sans même prendre la peine d'informer leurs troupes.
Vu que cet après midi à 17h30 il est annoncé une réunion extraordinaire avec les 124 députés RN pour décider de la position du RN vis à vis de la politique générale du premier ministre
Que vous affirmiez cela pur LFI où Mélenchon décide de tout cela serait plausible , pas pour le RN
MLP dans certains cas ne fait que rappeler la décision commune de la ligne du parti sur certains sujets , vu qu'ils ont été élus en ayant fait le choix de cette étiquette
Comme avait dit Chevènement : soit on suit les directives ; soit on démissionne
tout parti à un programme et si on se fait élire soit son étiquette on doit suivre ce programme
Autrement cela devient comme les listes d'union pour se faire élire "une auberge espagnole"

