Once a écrit : ↑23 décembre 2025 16:04
Yaroslav a écrit : ↑22 décembre 2025 11:22
Je saisis pas trop ce qui est "chimiquement pur".
Mais il est clair que pour moi, entre un gars qui va se dire : "j'ai envie de m'engager sur le temps long, dans une structure proche de mes idées, pour essayer de rendre la vie un peu meilleure" et un autre qui va se dire :
"je m'engage dans rien, tous corrompus et tous pourris, on va aller bloquer les ronds-points sans déclarer la moindre manifestation pour protester contre une taxe sur le carburant", je n'aurais pas du tout la même considération.
Désolé, mais votre mépris pour ce mouvement ne révèle qu'une chose : la position de classe d'où vous parlez.
Mais puisque vous parlez de "cohérence et d'efficacité" : qu'a fait un homme - pourtant très "cohérent" et "compétent" - qui s'appelle Emmanuel Macron depuis la dissolution de l'Assemblée si ce n'est que foutre un bordel sans nom dans un pays qui n'en avait clairement pas besoin ?
Autre chose qu'il ne faut pas oublier : tous les mouvements spontanés qui finissent par s'agréger en menaçant un pouvoir central finissent toujours par être durement réprimés par ce pouvoir central (
comme la Commune etc...)
Mais les communards étaient tout sauf des démocrates et des personnes tolérantes.
C'était même tout le contraire !
Vous n'avez pas compris que la démocratie et la "lutte" des classes ce n'est pas vraiment compatible.
Tout simplement parce que les personnes qui croient en la lutte des classes placent cette lutte au-dessus de la démocratie.
On le remarque bien dans vos commentaires.
Pour vous le "moteur" sous-jacent de l'histoire reste cette fameuse "lutte des classes, qui doit permettre, un jour, le fameux grand soir, la convergence des luttes, etc. etc. tout le tintoin marxiste ou néo-marxiste.
En fait, dans une démocratie libérale, l'aspiration profonde des classes populaires n'est pas de lutter contre une classe bourgeoise mal définie mais d'intégrer cette classe bourgeoise ou tout au moins de devenir un petit-bourgeois, c'est à dire de s'enrichir suffisamment afin de quitter leur classe sociale dite populaire.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville