Flop Municipales 2026 : dans les Bouches-du-Rhône, les maires boudent un label RN
Lancée il y a un an, l’étiquette «la Provence qu’on aime !», censée ouvrir le champ des possibles pour le parti à la flamme aux municipales, n’a pas encore séduit les sortants, persuadés que le scrutin se jouera hors des enjeux nationaux.
Ça sonne comme un slogan pour du savon de Marseille, d’ailleurs c’est un peu du blanchiment d’étiquette politique. Vous êtes candidat sans parti aux municipales dans les Bouches-du-Rhône et vous craigniez de porter ouvertement les couleurs du RN ? Essayez le label «la Provence qu’on aime !». Lancée en janvier dernier par le délégué départemental du parti Franck Allisio – lui-même candidat RN à Marseille –, l’initiative veut élargir les partenariats du parti au-delà des alliés politiques (UDR et néo-RPR). Pour atteindre son objectif d’une cinquantaine de listes sur le département au scrutin de mars, le parti ouvre son casting à tous profils : opposition en place, challengers parachutés, société civile… et bien sûr maires sortants, souvent sans écurie affichée.
En mars dernier, la plupart ont ainsi reçu un courrier type signé Franck Allisio, leur proposant «en toute simplicité et en toute transparence» d’adhérer au label. Face à ceux qui «pactisent tantôt avec la gauche marseillaise, tantôt avec les macronistes qui ont appelé à voter au second tour des dernières élections législatives pour LFI», «nous voulons des maires et des élus provençaux libres et responsables, qui pourront à nouveau assumer leurs valeurs et leurs convictions en totale liberté», leur promet-il.
Des «preuves d’amour» très politiques
«Libres» ou presque. La charte d’engagement à signer par les aspirants candidats, présentée par les instances nationales début décembre, pose treize conditions en cas de victoire : lutte contre l’insécurité, rejet de «toute subventions aux associations incitant à l’immigration massive», pas de hausse de la fiscalité locale… mais surtout ce que Franck Allisio appelle des «preuves d’amour» très politiques : un soutien aux candidats RN et aux sénatoriales de septembre 2026 et à la présidentielle de 2027. Gagner des villes, c’est bien, gonfler son collège d’élus locaux en vue des échéances nationales, c’est encore mieux.
Près d’un an a passé depuis «l’appel de Provence» du député de Vitrolles et jusqu’ici, aucun sortant n’a mordu à l’hameçon, le RN devant se contenter de labelliser des challengers comme à Fos-sur-Mer ou Carry-le-Rouet. «Franck Allisio est venu me voir et je l’ai éconduit, raconte le maire René-Francis Carpentier, un ancien de la marine nationale élu en 2020. Il a compris que je n’étais pas sensible au chant des sirènes, alors il est allé voir tous les candidats et l’un d’eux a cédé à la tentation…»
Comme lui, certains pestent en sourdine contre un «racolage» à peine déguisé, le RN sudiste s’étant spécialisé dans le débauchage de cadres à droite. D’autres dénoncent carrément un «chantage» pour les contraindre à se soumettre, sous peine de se voir concurrencé par une liste à la flamme. «Ça peut marcher dans les communes où ça boîte, s’inquiète l’un d’eux. Là où il y a plusieurs listes, où les maires ont des problèmes avec la justice… Ils pourraient y voir une image qui, il faut bien le dire, est porteuse.»
https://www.liberation.fr/politique/ele ... 7JRAVRBAA/
Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte
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Patchouli38
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte
La liberté façon RN, c'est la vassalisation à ce parti et les maires ne se laissent pas facilement avoir par la douce musique chantonnée par Franck Allisto.
Au moins, ce dernier a pris la température.... qui n'est pas en sa faveur....
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte
Allisio qui brigue la mairie de Marseille va pouvoir aller se rhabiller.Patchouli38 a écrit : 07 janvier 2026 11:31 La liberté façon RN, c'est la vassalisation à ce parti et les maires ne se laissent pas facilement avoir par la douce musique chantonnée par Franck Allisto.
Au moins, ce dernier a pris la température.... qui n'est pas en sa faveur....
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte
Extrême droite Municipales 2026 : antisémitisme, racisme, sexisme… Mickaël Lurguie, candidat RN à Jarny, se lâche en ligne
Dans cette commune de Meurthe-et-Moselle de 8 000 habitants, le RN présente un visage jeune et connecté. Mais sur ses réseaux, Mickaël Lurguie multiplie références à caractère haineux, clins d’œil complotistes et propos racistes.
«Cela nous oblige à être irréprochables car, comme toujours, ils (et pas que les médias) ne nous pardonneront rien.» Voilà comment le candidat RN à la mairie de Jarny (Meurthe-et-Moselle) pour les municipales de mars, Mickaël Lurguie, réagissait en mars 2025 sur X, à l’engagement pris par des médias indépendants de «lutter contre l’extrême droite». Le problème c’est que ce jeune homme de 34 ans, qui fait profession de normalisation, est loin d’être lui-même «irréprochable» sur ses réseaux sociaux comme Libé a pu le constater.
Homme de sa génération, le trentenaire se démarque par sa connaissance des codes d’Internet et utilise régulièrement des mèmes, ces images à l’humour souvent corrosif devenues iconiques de la subculture web. Mais pas n’importe lesquelles. Entre juillet 2021 et décembre 2022, le candidat RN a ainsi utilisé – à au moins quatre reprises – un de ces détournements antisémites les plus célèbres : la photo de l’homme d’affaires Larry Silverstein. Cet entrepreneur juif, dont la société proposait à la location les tours du World Trade Center, est au cœur d’une théorie du complot expliquant qu’il avait connaissance des attentats de 2001 et qu’il s’est enrichi à la suite de l’attaque en touchant le jackpot des assurances. Associée ironiquement aux phrases «le hasard» ou «la chance», cette référence a vite traversé l’Atlantique et été reprise par le Web français, et notamment le forum «18-25» du site jeuxvideo.com, un espace de discussion originellement dédié aux jeux vidéo devenu avec le temps un défouloir radical.
Mais aussi, donc, par Mickaël Lurguie dans des tweets, dont au moins un a été effacé au cours de ces dernières semaines, en amont de sa déclaration de candidature pour diriger cette petite commune de 8 000 habitants. Pouvait-il ignorer le caractère haineux de cette référence ? Une chose est sûre : il semble être au fait des codes de ces cercles et les fréquente en ligne. En novembre 2022, il a par exemple répondu à une publication (elle-même supprimée depuis) du compte X conspirationniste Verity France avec un mème de Larry Silverstein. En légende : «Le hasard. La chance. Le bol.» Interrogé par Libé sur l’utilisation de ce trope antisémite, le jeune homme n’a pas répondu à nos questions.
https://www.liberation.fr/politique/mun ... XGKW27QQM/
Quand j'vous dit que c'est le moment de vous abonner.
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte
"Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’eurodéputée avait invité les internautes à lui dire "tout ce qu’ils ont sur le cœur", promettant un espace libre d’expression et d’échange" Ben voilà...
Messages racistes, fuite de données... Démarrage compliqué pour le site de campagne de Sarah Knafo pour les municipales à Paris
À peine lancé, le site de campagne de Sarah Knafo pour les municipales parisiennes s’est retrouvé au cœur d'une polémique, avec la diffusion de messages ouvertement racistes, une faille de sécurité exposant les données personnelles des contributeurs et un signalement à la justice. L’équipe de la candidate Reconquête dénonce une opération de sabotage par "l'ultra gauche".
Jeudi 8 janvier, Sarah Knafo, candidate Reconquête !, fondé par son compagnon Eric Zemmour, à la mairie de Paris depuis deux jours, a mis en ligne un site de campagne baptisé "Paris à cœur ouvert". L’objectif affiché était de recueillir les propositions des Parisiens afin d’alimenter son projet municipal. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’eurodéputée avait invité les internautes à lui dire "tout ce qu’ils ont sur le cœur", promettant un espace libre d’expression et d’échange.
Dès le lendemain, plusieurs élus et organisations de gauche ont signalé la présence de messages ouvertement racistes sur la plateforme. Parmi eux, une contribution qualifiant les personnes noires de "négroïdes" comparées à des "cafards dans les rues", affichée avec plusieurs centaines de likes avant sa suppression. D’autres messages ont appelé à "éradiquer les OQTF" ou à placer les sans-abri et les toxicomanes dans des centres éloignés de Paris. Des captures d’écran de ces publications, retrouvables via des outils d’archivage, ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.
Un signalement au parquet pour des faits susceptibles de délits
Le sénateur communiste Ian Brossat, également engagé dans la campagne municipale parisienne, a décidé de saisir le procureur de la République de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Dans un courrier rendu public, il a estimé que la plateforme permettait la diffusion de propos susceptibles de constituer des infractions pénales, notamment en matière d’injure publique et de provocation à la haine ou à la discrimination. "Le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit" a-t-il écrit dans un tweet.
Dans sa prise de position, Ian Brossat a fustigé un espace présenté comme participatif mais dépourvu de modération. Selon lui, la responsabilité de la candidate pourrait être engagée. Plusieurs élus de gauche ont également parlé d’un dispositif dangereux et ont dénoncé une banalisation de discours de haine.
Sarah Knafo et son entourage crient à la manipulation politique
Face à la polémique, la candidate Reconquête ! a réfuté toute complaisance. Sur son compte X, Sarah Knafo a accusé "l’ultra gauche" d’avoir volontairement "inondé le site de messages haineux", affirmant que ces contenus ont été rapidement supprimés.
Son entourage aussi a évoqué une action coordonnée, assurant que les messages incriminés proviendraient d’une même adresse IP. Hilaire Bouyé, président de Génération Zemmour, a renchéri : "Rassurez-vous, une équipe de modération a été mise en place pour laisser la parole aux parisiens face aux méthodes indignes de l’extrême gauche à Paris". Reste que, comme l’a remarqué un journaliste de BFMTV, toutes les contributions ont été effacées dans l’après-midi.
Dans un message publié sur son compte X Sarah Knafo y a même vu une manière de propulser sa communication, elle a publié ce vendredi : "Deuxième jour de ma candidature. La gauche au grand complet se déchaîne : elle a reconnu son adversaire".
Des données personnelles des contributeurs accessibles
Parallèlement à cette polémique, un autre problème a émergé. Selon Libération, le site a laissé apparaître les données personnelles des contributeurs , censés être anonymisées : noms, adresses mail, numéros de téléphone et adresses IP étaient accessibles en quelques clics.
Parmi les 607 contributions enregistrées, des experts en cybersécurité ont ainsi pu distinguer 458 mails uniques, 437 adresses IP, et 187 numéros de téléphone renseignés. Certaines contributions sont présentées comme émanant de personnes différentes, mais ont en fait été enregistrées avec le même mail. Ainsi, le mail d’un internaute, semblant être un étudiant de 21 ans, a été utilisé jusqu’à 20 fois, avec des pseudonymes différents.
Sarah Knafo confirme qu'elle va saisir la Cnil
Les vérifications ont également mis en évidence l’utilisation répétée de certaines adresses mail sous différents pseudonymes, ainsi que la présence de l’adresse électronique de Sarah Knafo elle-même associée à deux contributions distinctes. Une au nom de "Damien" et une autre sous le pseudo "Aïssatou3". L’une pour supprimer la taxe foncière, l’autre pour réguler davantage les locations Airbnb. De son côté, la candidate a affirmé que cette adresse, disponible publiquement sur Internet, a été utilisée à son insu et a assuré que ces propositions n'étaient pas les siennes.
Contactée par BFM Tech&Co, la Cnil, le gendarme des données personnelles, n'était pas en mesure de répondre à ce sujet dans l'immédiat. Mais en cas de fuites de données, un éditeur de site est dans l'obligation d'en informer la Commission nationale informatique et liberté, conformément à la loi, sous 72 heures. Sarah Knafo a confirmé à BFMTV qu'elle allait saisir la Cnil prochainement.
https://www.rtl.fr/actu/politique/messa ... 7900587134
Messages racistes, fuite de données... Démarrage compliqué pour le site de campagne de Sarah Knafo pour les municipales à Paris
À peine lancé, le site de campagne de Sarah Knafo pour les municipales parisiennes s’est retrouvé au cœur d'une polémique, avec la diffusion de messages ouvertement racistes, une faille de sécurité exposant les données personnelles des contributeurs et un signalement à la justice. L’équipe de la candidate Reconquête dénonce une opération de sabotage par "l'ultra gauche".
Jeudi 8 janvier, Sarah Knafo, candidate Reconquête !, fondé par son compagnon Eric Zemmour, à la mairie de Paris depuis deux jours, a mis en ligne un site de campagne baptisé "Paris à cœur ouvert". L’objectif affiché était de recueillir les propositions des Parisiens afin d’alimenter son projet municipal. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’eurodéputée avait invité les internautes à lui dire "tout ce qu’ils ont sur le cœur", promettant un espace libre d’expression et d’échange.
Dès le lendemain, plusieurs élus et organisations de gauche ont signalé la présence de messages ouvertement racistes sur la plateforme. Parmi eux, une contribution qualifiant les personnes noires de "négroïdes" comparées à des "cafards dans les rues", affichée avec plusieurs centaines de likes avant sa suppression. D’autres messages ont appelé à "éradiquer les OQTF" ou à placer les sans-abri et les toxicomanes dans des centres éloignés de Paris. Des captures d’écran de ces publications, retrouvables via des outils d’archivage, ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.
Un signalement au parquet pour des faits susceptibles de délits
Le sénateur communiste Ian Brossat, également engagé dans la campagne municipale parisienne, a décidé de saisir le procureur de la République de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Dans un courrier rendu public, il a estimé que la plateforme permettait la diffusion de propos susceptibles de constituer des infractions pénales, notamment en matière d’injure publique et de provocation à la haine ou à la discrimination. "Le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit" a-t-il écrit dans un tweet.
Dans sa prise de position, Ian Brossat a fustigé un espace présenté comme participatif mais dépourvu de modération. Selon lui, la responsabilité de la candidate pourrait être engagée. Plusieurs élus de gauche ont également parlé d’un dispositif dangereux et ont dénoncé une banalisation de discours de haine.
Sarah Knafo et son entourage crient à la manipulation politique
Face à la polémique, la candidate Reconquête ! a réfuté toute complaisance. Sur son compte X, Sarah Knafo a accusé "l’ultra gauche" d’avoir volontairement "inondé le site de messages haineux", affirmant que ces contenus ont été rapidement supprimés.
Son entourage aussi a évoqué une action coordonnée, assurant que les messages incriminés proviendraient d’une même adresse IP. Hilaire Bouyé, président de Génération Zemmour, a renchéri : "Rassurez-vous, une équipe de modération a été mise en place pour laisser la parole aux parisiens face aux méthodes indignes de l’extrême gauche à Paris". Reste que, comme l’a remarqué un journaliste de BFMTV, toutes les contributions ont été effacées dans l’après-midi.
Dans un message publié sur son compte X Sarah Knafo y a même vu une manière de propulser sa communication, elle a publié ce vendredi : "Deuxième jour de ma candidature. La gauche au grand complet se déchaîne : elle a reconnu son adversaire".
Des données personnelles des contributeurs accessibles
Parallèlement à cette polémique, un autre problème a émergé. Selon Libération, le site a laissé apparaître les données personnelles des contributeurs , censés être anonymisées : noms, adresses mail, numéros de téléphone et adresses IP étaient accessibles en quelques clics.
Parmi les 607 contributions enregistrées, des experts en cybersécurité ont ainsi pu distinguer 458 mails uniques, 437 adresses IP, et 187 numéros de téléphone renseignés. Certaines contributions sont présentées comme émanant de personnes différentes, mais ont en fait été enregistrées avec le même mail. Ainsi, le mail d’un internaute, semblant être un étudiant de 21 ans, a été utilisé jusqu’à 20 fois, avec des pseudonymes différents.
Sarah Knafo confirme qu'elle va saisir la Cnil
Les vérifications ont également mis en évidence l’utilisation répétée de certaines adresses mail sous différents pseudonymes, ainsi que la présence de l’adresse électronique de Sarah Knafo elle-même associée à deux contributions distinctes. Une au nom de "Damien" et une autre sous le pseudo "Aïssatou3". L’une pour supprimer la taxe foncière, l’autre pour réguler davantage les locations Airbnb. De son côté, la candidate a affirmé que cette adresse, disponible publiquement sur Internet, a été utilisée à son insu et a assuré que ces propositions n'étaient pas les siennes.
Contactée par BFM Tech&Co, la Cnil, le gendarme des données personnelles, n'était pas en mesure de répondre à ce sujet dans l'immédiat. Mais en cas de fuites de données, un éditeur de site est dans l'obligation d'en informer la Commission nationale informatique et liberté, conformément à la loi, sous 72 heures. Sarah Knafo a confirmé à BFMTV qu'elle allait saisir la Cnil prochainement.
https://www.rtl.fr/actu/politique/messa ... 7900587134