Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

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Corvo
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par Corvo »

Flop Municipales 2026 : dans les Bouches-du-Rhône, les maires boudent un label RN

Lancée il y a un an, l’étiquette «la Provence qu’on aime !», censée ouvrir le champ des possibles pour le parti à la flamme aux municipales, n’a pas encore séduit les sortants, persuadés que le scrutin se jouera hors des enjeux nationaux.

Ça sonne comme un slogan pour du savon de Marseille, d’ailleurs c’est un peu du blanchiment d’étiquette politique. Vous êtes candidat sans parti aux municipales dans les Bouches-du-Rhône et vous craigniez de porter ouvertement les couleurs du RN ? Essayez le label «la Provence qu’on aime !». Lancée en janvier dernier par le délégué départemental du parti Franck Allisio – lui-même candidat RN à Marseille –, l’initiative veut élargir les partenariats du parti au-delà des alliés politiques (UDR et néo-RPR). Pour atteindre son objectif d’une cinquantaine de listes sur le département au scrutin de mars, le parti ouvre son casting à tous profils : opposition en place, challengers parachutés, société civile… et bien sûr maires sortants, souvent sans écurie affichée.

En mars dernier, la plupart ont ainsi reçu un courrier type signé Franck Allisio, leur proposant «en toute simplicité et en toute transparence» d’adhérer au label. Face à ceux qui «pactisent tantôt avec la gauche marseillaise, tantôt avec les macronistes qui ont appelé à voter au second tour des dernières élections législatives pour LFI», «nous voulons des maires et des élus provençaux libres et responsables, qui pourront à nouveau assumer leurs valeurs et leurs convictions en totale liberté», leur promet-il.

Des «preuves d’amour» très politiques
«Libres» ou presque. La charte d’engagement à signer par les aspirants candidats, présentée par les instances nationales début décembre, pose treize conditions en cas de victoire : lutte contre l’insécurité, rejet de «toute subventions aux associations incitant à l’immigration massive», pas de hausse de la fiscalité locale… mais surtout ce que Franck Allisio appelle des «preuves d’amour» très politiques : un soutien aux candidats RN et aux sénatoriales de septembre 2026 et à la présidentielle de 2027. Gagner des villes, c’est bien, gonfler son collège d’élus locaux en vue des échéances nationales, c’est encore mieux.


Près d’un an a passé depuis «l’appel de Provence» du député de Vitrolles et jusqu’ici, aucun sortant n’a mordu à l’hameçon, le RN devant se contenter de labelliser des challengers comme à Fos-sur-Mer ou Carry-le-Rouet. «Franck Allisio est venu me voir et je l’ai éconduit, raconte le maire René-Francis Carpentier, un ancien de la marine nationale élu en 2020. Il a compris que je n’étais pas sensible au chant des sirènes, alors il est allé voir tous les candidats et l’un d’eux a cédé à la tentation…»

Comme lui, certains pestent en sourdine contre un «racolage» à peine déguisé, le RN sudiste s’étant spécialisé dans le débauchage de cadres à droite. D’autres dénoncent carrément un «chantage» pour les contraindre à se soumettre, sous peine de se voir concurrencé par une liste à la flamme. «Ça peut marcher dans les communes où ça boîte, s’inquiète l’un d’eux. Là où il y a plusieurs listes, où les maires ont des problèmes avec la justice… Ils pourraient y voir une image qui, il faut bien le dire, est porteuse.»

https://www.liberation.fr/politique/ele ... 7JRAVRBAA/
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par Patchouli38 »

La liberté façon RN, c'est la vassalisation à ce parti et les maires ne se laissent pas facilement avoir par la douce musique chantonnée par Franck Allisto.

Au moins, ce dernier a pris la température.... qui n'est pas en sa faveur....
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Sœur Emmanuelle
"Notre vraie nationalité est l'Humanité" Herbert Georges Wells
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Corvo
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par Corvo »

Patchouli38 a écrit : 07 janvier 2026 11:31 La liberté façon RN, c'est la vassalisation à ce parti et les maires ne se laissent pas facilement avoir par la douce musique chantonnée par Franck Allisto.

Au moins, ce dernier a pris la température.... qui n'est pas en sa faveur....
Allisio qui brigue la mairie de Marseille va pouvoir aller se rhabiller.
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par Corvo »

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Extrême droite Municipales 2026 : antisémitisme, racisme, sexisme… Mickaël Lurguie, candidat RN à Jarny, se lâche en ligne

Dans cette commune de Meurthe-et-Moselle de 8 000 habitants, le RN présente un visage jeune et connecté. Mais sur ses réseaux, Mickaël Lurguie multiplie références à caractère haineux, clins d’œil complotistes et propos racistes.

«Cela nous oblige à être irréprochables car, comme toujours, ils (et pas que les médias) ne nous pardonneront rien.» Voilà comment le candidat RN à la mairie de Jarny (Meurthe-et-Moselle) pour les municipales de mars, Mickaël Lurguie, réagissait en mars 2025 sur X, à l’engagement pris par des médias indépendants de «lutter contre l’extrême droite». Le problème c’est que ce jeune homme de 34 ans, qui fait profession de normalisation, est loin d’être lui-même «irréprochable» sur ses réseaux sociaux comme Libé a pu le constater.

Homme de sa génération, le trentenaire se démarque par sa connaissance des codes d’Internet et utilise régulièrement des mèmes, ces images à l’humour souvent corrosif devenues iconiques de la subculture web. Mais pas n’importe lesquelles. Entre juillet 2021 et décembre 2022, le candidat RN a ainsi utilisé – à au moins quatre reprises – un de ces détournements antisémites les plus célèbres : la photo de l’homme d’affaires Larry Silverstein. Cet entrepreneur juif, dont la société proposait à la location les tours du World Trade Center, est au cœur d’une théorie du complot expliquant qu’il avait connaissance des attentats de 2001 et qu’il s’est enrichi à la suite de l’attaque en touchant le jackpot des assurances. Associée ironiquement aux phrases «le hasard» ou «la chance», cette référence a vite traversé l’Atlantique et été reprise par le Web français, et notamment le forum «18-25» du site jeuxvideo.com, un espace de discussion originellement dédié aux jeux vidéo devenu avec le temps un défouloir radical.

Mais aussi, donc, par Mickaël Lurguie dans des tweets, dont au moins un a été effacé au cours de ces dernières semaines, en amont de sa déclaration de candidature pour diriger cette petite commune de 8 000 habitants. Pouvait-il ignorer le caractère haineux de cette référence ? Une chose est sûre : il semble être au fait des codes de ces cercles et les fréquente en ligne. En novembre 2022, il a par exemple répondu à une publication (elle-même supprimée depuis) du compte X conspirationniste Verity France avec un mème de Larry Silverstein. En légende : «Le hasard. La chance. Le bol.» Interrogé par Libé sur l’utilisation de ce trope antisémite, le jeune homme n’a pas répondu à nos questions.

https://www.liberation.fr/politique/mun ... XGKW27QQM/

Quand j'vous dit que c'est le moment de vous abonner. :hehe:
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par Corvo »

"Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’eurodéputée avait invité les internautes à lui dire "tout ce qu’ils ont sur le cœur", promettant un espace libre d’expression et d’échange" Ben voilà...

Messages racistes, fuite de données... Démarrage compliqué pour le site de campagne de Sarah Knafo pour les municipales à Paris

À peine lancé, le site de campagne de Sarah Knafo pour les municipales parisiennes s’est retrouvé au cœur d'une polémique, avec la diffusion de messages ouvertement racistes, une faille de sécurité exposant les données personnelles des contributeurs et un signalement à la justice. L’équipe de la candidate Reconquête dénonce une opération de sabotage par "l'ultra gauche".

Jeudi 8 janvier, Sarah Knafo, candidate Reconquête !, fondé par son compagnon Eric Zemmour, à la mairie de Paris depuis deux jours, a mis en ligne un site de campagne baptisé "Paris à cœur ouvert". L’objectif affiché était de recueillir les propositions des Parisiens afin d’alimenter son projet municipal. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’eurodéputée avait invité les internautes à lui dire "tout ce qu’ils ont sur le cœur", promettant un espace libre d’expression et d’échange.

Dès le lendemain, plusieurs élus et organisations de gauche ont signalé la présence de messages ouvertement racistes sur la plateforme. Parmi eux, une contribution qualifiant les personnes noires de "négroïdes" comparées à des "cafards dans les rues", affichée avec plusieurs centaines de likes avant sa suppression. D’autres messages ont appelé à "éradiquer les OQTF" ou à placer les sans-abri et les toxicomanes dans des centres éloignés de Paris. Des captures d’écran de ces publications, retrouvables via des outils d’archivage, ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.

Un signalement au parquet pour des faits susceptibles de délits
Le sénateur communiste Ian Brossat, également engagé dans la campagne municipale parisienne, a décidé de saisir le procureur de la République de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Dans un courrier rendu public, il a estimé que la plateforme permettait la diffusion de propos susceptibles de constituer des infractions pénales, notamment en matière d’injure publique et de provocation à la haine ou à la discrimination. "Le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit" a-t-il écrit dans un tweet.

Dans sa prise de position, Ian Brossat a fustigé un espace présenté comme participatif mais dépourvu de modération. Selon lui, la responsabilité de la candidate pourrait être engagée. Plusieurs élus de gauche ont également parlé d’un dispositif dangereux et ont dénoncé une banalisation de discours de haine.

Sarah Knafo et son entourage crient à la manipulation politique
Face à la polémique, la candidate Reconquête ! a réfuté toute complaisance. Sur son compte X, Sarah Knafo a accusé "l’ultra gauche" d’avoir volontairement "inondé le site de messages haineux", affirmant que ces contenus ont été rapidement supprimés.

Son entourage aussi a évoqué une action coordonnée, assurant que les messages incriminés proviendraient d’une même adresse IP. Hilaire Bouyé, président de Génération Zemmour, a renchéri : "Rassurez-vous, une équipe de modération a été mise en place pour laisser la parole aux parisiens face aux méthodes indignes de l’extrême gauche à Paris". Reste que, comme l’a remarqué un journaliste de BFMTV, toutes les contributions ont été effacées dans l’après-midi.

Dans un message publié sur son compte X Sarah Knafo y a même vu une manière de propulser sa communication, elle a publié ce vendredi : "Deuxième jour de ma candidature. La gauche au grand complet se déchaîne : elle a reconnu son adversaire".

Des données personnelles des contributeurs accessibles
Parallèlement à cette polémique, un autre problème a émergé. Selon Libération, le site a laissé apparaître les données personnelles des contributeurs , censés être anonymisées : noms, adresses mail, numéros de téléphone et adresses IP étaient accessibles en quelques clics.
Parmi les 607 contributions enregistrées, des experts en cybersécurité ont ainsi pu distinguer 458 mails uniques, 437 adresses IP, et 187 numéros de téléphone renseignés. Certaines contributions sont présentées comme émanant de personnes différentes, mais ont en fait été enregistrées avec le même mail. Ainsi, le mail d’un internaute, semblant être un étudiant de 21 ans, a été utilisé jusqu’à 20 fois, avec des pseudonymes différents.

Sarah Knafo confirme qu'elle va saisir la Cnil
Les vérifications ont également mis en évidence l’utilisation répétée de certaines adresses mail sous différents pseudonymes, ainsi que la présence de l’adresse électronique de Sarah Knafo elle-même associée à deux contributions distinctes. Une au nom de "Damien" et une autre sous le pseudo "Aïssatou3". L’une pour supprimer la taxe foncière, l’autre pour réguler davantage les locations Airbnb. De son côté, la candidate a affirmé que cette adresse, disponible publiquement sur Internet, a été utilisée à son insu et a assuré que ces propositions n'étaient pas les siennes.

Contactée par BFM Tech&Co, la Cnil, le gendarme des données personnelles, n'était pas en mesure de répondre à ce sujet dans l'immédiat. Mais en cas de fuites de données, un éditeur de site est dans l'obligation d'en informer la Commission nationale informatique et liberté, conformément à la loi, sous 72 heures. Sarah Knafo a confirmé à BFMTV qu'elle allait saisir la Cnil prochainement.

https://www.rtl.fr/actu/politique/messa ... 7900587134
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par vivarais »

Fonck1 a écrit : 06 janvier 2026 08:13 il faut toujours surveiller le lait quand il est sur le feu.
encore faut il avoir les moyens de le retirer plutot que simplement constater impuissant que ce qu'il va se produire
çà ne sert à rien de clamer çà monte ; çà monte
Pour le lait une astuce , il suffit de mettre un galet en verre suffisamment épais pour qu'il ne déborde pas
Par contre pour le RN on n'a pas trouvé d'astuce pour l'empêcher de monter alors on bade ça monte ; çà monte
Et c'est tout ce que l'on peut faire
Les listes d'union les fronts républicains , les désistement ne l'empêchent pas
Alors épingler une carte d'état major pour constater sa progression :mdr3:
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par vivarais »

Corvo a écrit : 10 janvier 2026 06:37 "Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’eurodéputée avait invité les internautes à lui dire "tout ce qu’ils ont sur le cœur", promettant un espace libre d’expression et d’échange" Ben voilà...

Messages racistes, fuite de données... Démarrage compliqué pour le site de campagne de Sarah Knafo pour les municipales à Paris

À peine lancé, le site de campagne de Sarah Knafo pour les municipales parisiennes s’est retrouvé au cœur d'une polémique, avec la diffusion de messages ouvertement racistes, une faille de sécurité exposant les données personnelles des contributeurs et un signalement à la justice. L’équipe de la candidate Reconquête dénonce une opération de sabotage par "l'ultra gauche".

Jeudi 8 janvier, Sarah Knafo, candidate Reconquête !, fondé par son compagnon Eric Zemmour, à la mairie de Paris depuis deux jours, a mis en ligne un site de campagne baptisé "Paris à cœur ouvert". L’objectif affiché était de recueillir les propositions des Parisiens afin d’alimenter son projet municipal. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’eurodéputée avait invité les internautes à lui dire "tout ce qu’ils ont sur le cœur", promettant un espace libre d’expression et d’échange.

Dès le lendemain, plusieurs élus et organisations de gauche ont signalé la présence de messages ouvertement racistes sur la plateforme. Parmi eux, une contribution qualifiant les personnes noires de "négroïdes" comparées à des "cafards dans les rues", affichée avec plusieurs centaines de likes avant sa suppression. D’autres messages ont appelé à "éradiquer les OQTF" ou à placer les sans-abri et les toxicomanes dans des centres éloignés de Paris. Des captures d’écran de ces publications, retrouvables via des outils d’archivage, ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.

Un signalement au parquet pour des faits susceptibles de délits
Le sénateur communiste Ian Brossat, également engagé dans la campagne municipale parisienne, a décidé de saisir le procureur de la République de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Dans un courrier rendu public, il a estimé que la plateforme permettait la diffusion de propos susceptibles de constituer des infractions pénales, notamment en matière d’injure publique et de provocation à la haine ou à la discrimination. "Le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit" a-t-il écrit dans un tweet.

Dans sa prise de position, Ian Brossat a fustigé un espace présenté comme participatif mais dépourvu de modération. Selon lui, la responsabilité de la candidate pourrait être engagée. Plusieurs élus de gauche ont également parlé d’un dispositif dangereux et ont dénoncé une banalisation de discours de haine.

Sarah Knafo et son entourage crient à la manipulation politique
Face à la polémique, la candidate Reconquête ! a réfuté toute complaisance. Sur son compte X, Sarah Knafo a accusé "l’ultra gauche" d’avoir volontairement "inondé le site de messages haineux", affirmant que ces contenus ont été rapidement supprimés.

Son entourage aussi a évoqué une action coordonnée, assurant que les messages incriminés proviendraient d’une même adresse IP. Hilaire Bouyé, président de Génération Zemmour, a renchéri : "Rassurez-vous, une équipe de modération a été mise en place pour laisser la parole aux parisiens face aux méthodes indignes de l’extrême gauche à Paris". Reste que, comme l’a remarqué un journaliste de BFMTV, toutes les contributions ont été effacées dans l’après-midi.

Dans un message publié sur son compte X Sarah Knafo y a même vu une manière de propulser sa communication, elle a publié ce vendredi : "Deuxième jour de ma candidature. La gauche au grand complet se déchaîne : elle a reconnu son adversaire".

Des données personnelles des contributeurs accessibles
Parallèlement à cette polémique, un autre problème a émergé. Selon Libération, le site a laissé apparaître les données personnelles des contributeurs , censés être anonymisées : noms, adresses mail, numéros de téléphone et adresses IP étaient accessibles en quelques clics.
Parmi les 607 contributions enregistrées, des experts en cybersécurité ont ainsi pu distinguer 458 mails uniques, 437 adresses IP, et 187 numéros de téléphone renseignés. Certaines contributions sont présentées comme émanant de personnes différentes, mais ont en fait été enregistrées avec le même mail. Ainsi, le mail d’un internaute, semblant être un étudiant de 21 ans, a été utilisé jusqu’à 20 fois, avec des pseudonymes différents.

Sarah Knafo confirme qu'elle va saisir la Cnil
Les vérifications ont également mis en évidence l’utilisation répétée de certaines adresses mail sous différents pseudonymes, ainsi que la présence de l’adresse électronique de Sarah Knafo elle-même associée à deux contributions distinctes. Une au nom de "Damien" et une autre sous le pseudo "Aïssatou3". L’une pour supprimer la taxe foncière, l’autre pour réguler davantage les locations Airbnb. De son côté, la candidate a affirmé que cette adresse, disponible publiquement sur Internet, a été utilisée à son insu et a assuré que ces propositions n'étaient pas les siennes.

Contactée par BFM Tech&Co, la Cnil, le gendarme des données personnelles, n'était pas en mesure de répondre à ce sujet dans l'immédiat. Mais en cas de fuites de données, un éditeur de site est dans l'obligation d'en informer la Commission nationale informatique et liberté, conformément à la loi, sous 72 heures. Sarah Knafo a confirmé à BFMTV qu'elle allait saisir la Cnil prochainement.

https://www.rtl.fr/actu/politique/messa ... 7900587134
On y comprend plus rien
le sujet c'est sur le RN ou sur Reconquête
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par vivarais »

Suite aux premières municipalités RN en 2014 ; un observatoire des municipalités RN par la gauche de la gauche
Est ce que cela a donné quelque chose si ce n'est de 10 ou 12 en 2020 35 municipalités RN
Avec cette carte çà va donner quoi en 2032 "500 ou 1000 " municipalités vu la courbe ascensionnelle du RN
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Corvo
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par Corvo »

Et comme d'hab les commentaires ont été sortis de leur contexte.

Épinglé pour des propos "racistes", "sexistes" et "homophobes", Julio Pichon, candidat RN à la Mairie de Saint-Nazaire s'explique

Les propos ont été postés sur les réseaux sociaux entre 2022 et 2024. Ils ont été effacés depuis. Le député LFI de Saint-Nazaire les dénonce. Le candidat RN aux prochaines municipales s'en explique.

"Le RN ne changera jamais"
"Raciste, sexiste, homophobe, ordurier : le RN ne changera jamais comme le montre Julio Pichon candidat à la mairie de Saint-Nazaire. Le 15 mars, votons massivement Violaine Lucas et la liste "Ensemble soyons Saint-Nazaire" pour battre l'extrême droite !", écrit l'élu insoumis.

Des commentaires "sortis de leur contexte"
"Et pk dans les courses de vitesse il y a que des noirs? Manque de diversité!!!", "dans les quartiers, il y a 20 fois plus de noirs et d'Arabes non ??", "Encore les wokistes de merde", "Mort de Mohamed à Marseille pk le jeune homme était-il là?? Casser ? Brûler". Ces propos ont été écrits entre 2022 et 2024. Il n'y a plus aucune trace de cette trentaine de tweets "problématiques".

Julio Pichon, ex-LR désormais RN, ne dément pas leur existence. Mais il a fait du nettoyage. Les commentaires pointés du doigt ont disparu et pour lui ils ont été "sortis de leur contexte."

"Ça m'a blessé, parce que c'est beaucoup de réponses à des commentaires qui sont sortis de leur contexte, évidemment. Je ne suis pas surpris, parce que c'est plutôt les méthodes classiques de l'extrême gauche. Mais c'est le jeu de la politique", explique-t-il.

"Ils ont besoin de ça pour exister à Saint-Nazaire, parce que quoi qu'il arrive, si je gagne l'élection, mon opposition sera David Samzun [le maire PS sortant]. Si je venais à perdre, ce que je ne crois pas, l'opposition, ce sera nous. Donc l'extrême gauche a besoin d'exister dans le paysage politique", ajoute le candidat RN aux municipales.

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https://france3-regions.franceinfo.fr/p ... 83043.html
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par mic43121 »

Corvo a écrit : 06 janvier 2026 06:15 C'est le bon moment pour vous abonner.
:siffle: :D

Pour cette campagne électorale, notre journal offre à ses lecteurs une carte interactive pour suivre, au jour le jour, nos reportages, enquêtes et récits permettant de comprendre l’enracinement de l’extrême droite en France.

Libération en a fait une de ses priorités éditoriales : raconter, disséquer, comprendre pourquoi l’extrême droite perce dans l’ensemble du territoire et quels sont les ressorts des votes en faveur du Rassemblement national et de leurs alliés. A l’occasion de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars, considérées par Marine Le Pen et Jordan Bardella comme la dernière étape avant leur objectif final : la «grande alternance» qu’ils visent en 2027 et le «basculement» d’une France dirigée par l’extrême droite, nous offrons à nos abonnés un nouvel outil de suivi du travail de nos rédacteurs et de nos correspondants : une carte interactive permettant de retrouver nos reportages, nos enquêtes et nos récits pour documenter l’implantation et l’enracinement des responsables du RN. Mais aussi les luttes, individuelles et collectives, de ces personnes engagées dans leurs associations ou leurs mairies contre les idées et les projets nationalistes et xénophobes.

Cette carte sera alimentée au fur et à mesure de la publication de nos articles et accompagnera notre suivi de l’extrême droite jusqu’à – au moins – les élections présidentielle et législatives de l’an prochain. Après la création, en 2024, de «Frontal», notre newsletter qui passe au crible toutes les semaines l’actualité de l’extrême droite, voici une nouvelle façon de partager et diffuser le travail de notre équipe de journalistes pour continuer de vous éclairer sur la réalité du projet politique du Rassemblement national et de ses alliés.

https://www.liberation.fr/politique/ele ... 5NJTSW2CQ/

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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par Corvo »

Municipales 2026 : la "priorité nationale" du RN dans l'accès au logement social visée par une plainte pour discrimination

Selon les informations de la cellule investigation de Radio France, une plainte pour incitation à la discrimination a été déposée contre le candidat du Rassemblement national, à Paris, Thierry Mariani. L’association anti‑raciste Maison des potes conteste la légalité d’une "priorité nationale" dans l’accès au logement social.

La "priorité nationale" en matière de logement social est-elle une promesse de campagne hors-la-loi dans le cadre des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ? Une organisation anti-raciste, la Fédération de la Maison des potes, porte plainte contre le Rassemblement national, son candidat dans la capitale, Thierry Mariani et deux de ses cadres, pour provocation à la discrimination, à la haine et diffamation envers les étrangers, a appris la cellule investigation de Radio France.

L'association cible des promesses électorales au sujet de la "priorité nationale" formulées par Thierry Mariani depuis qu'il s'est porté candidat dans la capitale, le 12 décembre. L'association remarque ainsi que sur le site officiel de campagne de Thierry Mariani(Nouvelle fenêtre), le volet de son programme Solidarité et Social entend "instaurer la priorité nationale dans l'accès au logement social et y favoriser les familles et les travailleurs". Sur le compte X de Thierry Mariani, on peut également lire dans un post du 12 janvier : "Face à la préférence étrangère d'une gauche qui ouvre le logement social aux clandestins : instaurons la priorité nationale." D'autres messages postés par l'équipe de campagne de Thiery Mariani sur X et Instagram promettent également l'instauration d'une "priorité nationale" en matière de logements, d'emplois ou d'aides sociales en votant pour le candidat du RN.

Une "promesse contraire à la loi"
Dans sa plainte adressée à la procureur de la République de Paris que nous avons consulté, l'association la Maison des potes estime que "cette promesse électorale du programme politique de la liste Thierry Mariani 2026 est une provocation à la discrimination par une tête de liste aux élections municipales qui a été ministre du Logement durant deux ans (de novembre 2010 à mai 2012 dans le gouvernement de François Fillon) et qui sait que cette promesse est contraire à la loi à laquelle aucune mairie ne peut se soustraire. Thierry Mariani sait parfaitement qu'aucun traitement de faveur ne peut être commis pour un Français par rapport à un étranger en situation régulière lors d'une attribution de logement social."

L'association estime qu'en inscrivant cette discrimination dans son programme électoral, Thierry Mariani encourage les électeurs, les agents publics et les commissions d'attribution de logements, à des pratiques discriminatoires et prépare l'opinion à une rupture de l'égalité devant le service public.

Contacté par la cellule investigation de Radio France, Thierry Mariani balaye l'accusation. "La priorité nationale en matière de logement sociaux aux Parisiens, entrera en vigueur lorsque la loi le permettra. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont toujours été clairs. La première chose qu'on fera si l'on remporte la présidentielle, c'est un référendum sur le sujet. Ce sera le premier acte : référendum sur les questions migratoires. Et la priorité nationale sera une question inscrite dans ce référendum. Il y a déjà une proposition de loi(Nouvelle fenêtre) qui a été déposé au Parlement [par le député RN Romain Baubry, en mars 2024]. Que cette association fasse des recours en justice, c'est une façon pour elle de se faire connaître et de montrer à certains subventionneurs qu'ils sont actifs contre le Rassemblement national".

Liberté d'expression ou incitation à la discrimination
En maniant le concept de "préférence nationale" puis de "priorité nationale" dans ses programmes électoraux, le Rassemblement national a déjà fait l'objet de poursuites judiciaires. En septembre 2024, Steeve Briois (maire d'Hénin-Beaumont), Sophie Montel (ex-députée européenne), et Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck (adjointe au maire RN de Perpignan) ont été relaxés par le tribunal de Nanterre après que la Maison des potes avait porté plainte contre le parti pour provocation à la discrimination à propos du Guide pratique de l'élu municipal Front national, diffusé auprès d'environ 1 500 candidats avant les municipales de 2014. Le guide recommandait de "défendre la priorité nationale" dans l'attribution de logements sociaux, ce que l'association qualifiait déjà d'incitation à des discriminations contraires à la loi, à la Constitution et au droit européen. Le tribunal de Nanterre avait considéré que la responsabilité des trois prévenus dans la publication de ce guide n'était pas démontrée. La justice s'était gardée de juger le fond du dossier.

Pour Jérôme Karsenti, l'avocat de la Maison des Potes, la qualification pénale ne fait pourtant pas de doute en raison du contexte électoral des municipales. "Si Jordan Bardella, candidat à l'élection présidentielle, ou Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle, viennent nous expliquer que quand ils seront au pouvoir, ils réformeront les institutions ainsi que la Constitution et qu'ils mettront un principe de priorité nationale à la place du principe d'égalité, c'est de la liberté d'expression. On peut le contester, mais c'est la liberté d'expression. En revanche, si on dit cela dans le cadre d'une campagne, c'est différent : le Rassemblement national invite ses candidats à mettre en œuvre un programme spécifiquement interdit par la loi. Non pas dans un programme futur, au moment où on sera en mesure de réformer les institutions, mais dans un programme immédiat. Le RN est alors dans ce qu'on appelle l'incitation ou la provocation à la discrimination à raison de la nationalité". L'avocat menace de déposer de nouvelles plaintes contre les candidats aux municipales "de droite comme de gauche" qui promettront d'instaurer localement la "priorité nationale" en matière de logement social.

Risque de censure par le Conseil constitutionnel
Pour François Benchendikh, professeur de droit public à Sciences Po Lille, la priorité nationale dans l'attribution de logements sociaux est strictement inapplicable en France, tant les verrous juridiques français et européens sont nombreux(Nouvelle fenêtre). Seule une modification de la Constitution ou la sortie des traités européens permettraient de faire voter une loi modifiant le Code de la construction et de l'habitation pour attribuer prioritairement des logements sociaux aux citoyens français. "Cela nécessiterait tellement de modifications colossales à opérer dans le cadre de notre droit qu'on peut s'interroger légitimement sur les raisons pour lesquelles les termes sont convoqués régulièrement par le Rassemblement national dans le débat politique, analyse François Benchendikh. Le code de la construction de l'habitation est clair. Il ne fait pas du tout référence au critère de nationalité. Cela veut dire qu'une personne en situation régulière ou une personne ayant obtenu l'asile sur le territoire national peut parfaitement prétendre à l'obtention d'un logement social. Il n'y a pas de possibilité de déroger à cette disposition, sans quoi l'acte qui serait pris par la commission d'attribution serait jugé illégal par le juge administratif".

Selon le chercheur, si une loi devait passer sur le sujet, la Commission européenne pourrait mettre en demeure la France pour rupture d'égalité entre les citoyens européens et aller jusqu'à la Cour de justice de l'Union européenne pour violation du droit de l'UE. De plus, le texte de loi visant les étrangers extra-européens pourrait, une fois votée, être censuré par le Conseil constitutionnel pour violation du principe de dignité de la personne humaine. "Selon moi, poursuit François Benchendikh, la priorité nationale en matière de logement n'est pas réaliste, puisque l'état du droit, le code de la construction et de l'habitation, et d'autres dispositions juridiques ne permettent pas cette possibilité. Ce que le Rassemblement national imagine ou souhaite se heurte à une impossibilité juridique."

https://www.franceinfo.fr/enquetes-fran ... 72780.html
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par vivarais »

Corvo a écrit : 17 janvier 2026 06:39 Et comme d'hab les commentaires ont été sortis de leur contexte.

Épinglé pour des propos "racistes", "sexistes" et "homophobes", Julio Pichon, candidat RN à la Mairie de Saint-Nazaire s'explique

Les propos ont été postés sur les réseaux sociaux entre 2022 et 2024. Ils ont été effacés depuis. Le député LFI de Saint-Nazaire les dénonce. Le candidat RN aux prochaines municipales s'en explique.

"Le RN ne changera jamais"
"Raciste, sexiste, homophobe, ordurier : le RN ne changera jamais comme le montre Julio Pichon candidat à la mairie de Saint-Nazaire. Le 15 mars, votons massivement Violaine Lucas et la liste "Ensemble soyons Saint-Nazaire" pour battre l'extrême droite !", écrit l'élu insoumis.

Des commentaires "sortis de leur contexte"
"Et pk dans les courses de vitesse il y a que des noirs? Manque de diversité!!!", "dans les quartiers, il y a 20 fois plus de noirs et d'Arabes non ??", "Encore les wokistes de merde", "Mort de Mohamed à Marseille pk le jeune homme était-il là?? Casser ? Brûler". Ces propos ont été écrits entre 2022 et 2024. Il n'y a plus aucune trace de cette trentaine de tweets "problématiques".

Julio Pichon, ex-LR désormais RN, ne dément pas leur existence. Mais il a fait du nettoyage. Les commentaires pointés du doigt ont disparu et pour lui ils ont été "sortis de leur contexte."

"Ça m'a blessé, parce que c'est beaucoup de réponses à des commentaires qui sont sortis de leur contexte, évidemment. Je ne suis pas surpris, parce que c'est plutôt les méthodes classiques de l'extrême gauche. Mais c'est le jeu de la politique", explique-t-il.

"Ils ont besoin de ça pour exister à Saint-Nazaire, parce que quoi qu'il arrive, si je gagne l'élection, mon opposition sera David Samzun [le maire PS sortant]. Si je venais à perdre, ce que je ne crois pas, l'opposition, ce sera nous. Donc l'extrême gauche a besoin d'exister dans le paysage politique", ajoute le candidat RN aux municipales.

Image

https://france3-regions.franceinfo.fr/p ... 83043.html
C'est le seul argument électoral ; dénoncer les autres plus que de soumettre un programme
Ils ont besoin de ça pour exister à Saint-Nazaire, parce que quoi qu'il arrive, si je gagne l'élection
Ils escomptent sur l'électorat d'une france nouvelle qui n'est pas si nombreuse que cela et qui généralement ne s'intéresse pas aux élections mais plutôt aux organismes 'aide sociale
Le maire de saint nazaire oublie que depuis 2020 les choses ont changé pour LFFI . électoralement ils ne représentent plus rien
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Corvo
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par Corvo »

On saura bientôt si les électeurs de ces villes décident de virer ou pas tout ce "beau monde".

Municipales – Les 10 pires mesures mises en œuvre par le Rassemblement national dans les communes qu’il dirige

Rassemblement national. Depuis les dernières élections municipales de 2020, plusieurs villes sont les laboratoires des politiques de l’extrême droite. Les candidats mettent toujours en avant la lutte contre l’insécurité, la baisse de la fiscalité locale, la proximité avec les citoyens, la valorisation du patrimoine local, etc. Pourtant, dans les villes que le RN administre, la réalité est tout autre : suppression de subventions aux associations, politiques identitaires, pressions sur la vie démocratique locale et stratégie de communication victimaire sont les piliers des politiques appliquées par le RN.

Plusieurs faits ont été recensés parmi les municipalités gouvernées par l’extrême droite. Un récapitulatif utile de L’insoumission, en vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Notre article.

1) L’asphyxie du tissu associatif par les suppressions de subventions
Les associations sont des acteurs essentiels à l’échelle locale, car elles sont porteuses de transformations (notamment dans le domaine de l’environnement), réveillent la démocratie et humanisent l’économie (emploi de service civique, économie sociale et solidaire, etc.).

Dans plusieurs villes gérées par le RN, les mairies ont réduit ou supprimé les subventions à des associations qu’ils jugeaient « trop politiques » ou « communautaires » :

À Beaucaire, sous le mandat de Julien Sanchez, ce sont les clubs sportifs et associations culturelles qui ont vu leurs subventions diminuer, parfois de dizaines de milliers d’euros.
À Hénin-Beaumont, la mairie de Steeve Briois a retiré le local et le financement municipal à la Ligue des Droits de l’Homme (LDH).
À Orange, avec Jacques Bompard, ce sont le centre d’hébergement d’urgence et le syndicat CGT qui ont perdu leurs subventions.
À Hayange, Fabien Engelmann a coupé le gaz et l’électricité au Secours populaire français.

2) Des mesures culturellement identitaires et excluantes
Dans plusieurs villes RN, des mesures symboliques ont été imposées pour valoriser certaines traditions au détriment d’une culture inclusive :

À Perpignan, par exemple, le maire Louis Aliot a modifié le slogan et le blason de la ville en renforçant des symboles nationalistes et catholiques, ce qui a suscité des protestations de Catalans attachés à l’identité régionale. Ce maire, fan de l’AOS, a aussi engagé des expositions orientées sur l’histoire coloniale de la France, notamment l’exposition du 19 mars 2021 « Soixante ans après, l’histoire se répète : FLN et Hamas, mêmes méthodes, même stratégie ». Cette exposition est une réécriture de l’histoire qui vise à entretenir la nostalgie de la colonisation en la glorifiant. Il justifiait dans la presse cette exposition par le fait qu’« on ne peut pas se réconcilier si on adopte une Mémoire qui accuse la France […]. »

3) Pressions et tensions avec les médias et la liberté de la presse
Certaines administrations locales du Rassemblement National ont mené des politiques hostiles envers la presse locale indépendante. C’est notamment le cas dans les villes d’Hénin-Beaumont et de Fréjus. Les mairies du Rassemblement National ont marginalisé des journaux locaux comme La Voix du Nord, qui dénonce le harcèlement du maire d’Hénin-Beaumont. Il est notamment reproché à l’extrême droite d’être « puérile et agressive », d’user constamment d’un droit de réponse abusif, ainsi : « En moins d’un an, la direction du quotidien nordiste a dû publier pas moins de 25 textes après des articles qui n’étaient pas au goût de la mairie ».

Cette pratique politique traduit une volonté de réduire la visibilité des critiques et des voix indépendantes qui dénoncent les politiques et la gestion néfastes des municipalités de l’extrême droite.

4) Une hostilité assumée envers les syndicats
Le Rassemblement National ne voit pas le syndicalisme combatif comme un acteur du dialogue social, mais plutôt comme un ennemi politique.

À Hénin-Beaumont, la mairie de Steeve Briois a engagé une procédure disciplinaire lourde contre un représentant syndical SUD (Djelloul Kheris), lui reprochant son engagement associatif et ses prises de parole publiques critiques. La sanction envisagée (jusqu’à deux ans sans traitement) a été dénoncée par de nombreuses organisations syndicales, à juste titre, comme une répression antisyndicale.

5) Une surenchère sécuritaire au détriment des politiques sociales
La sécurité est le cheval de bataille du Rassemblement National ainsi que leur outil de communication principal. Renforcement massif de la police municipale, armement, vidéosurveillance généralisée : les dispositifs sécuritaires explosent sous les municipalités de l’extrême-droite.

Pendant que les politiques sociales stagnent, que la prévention est marginalisée, que les causes structurelles de la précarité organisée par les politiques néolibérales sont ignorées. Dans la ville de Perpignan, par exemple, la police municipale, qui revendique vouloir « harceler les dealers », atteint des effectifs parmi les plus élevés de France. Parallèlement, Blast révèle dans une enquête que la police de Perpignan agit comme une milice. Plusieurs vidéos choquantes ont été publiées dans lesquelles la police fait un usage abusif des gazeuses, fait des balayettes sur des jeunes, pratique des interpellations violentes et même profère des menaces de mort.

6) Discriminations institutionnelles envers certaines populations locales
Le racisme et la xénophobie étant au cœur du projet du RN, certains maires ont mis en place des mesures ou ont tenu des discours qui ont ciblé des populations spécifiques.

À Hénin-Beaumont, dès 2014, une décision municipale visant à lutter contre la « mendicité agressive » a été largement interprétée par le juge administratif comme visant des populations roms. Bien que cet arrêté ait été annulé par le tribunal administratif de Lille le 21 juillet 2014, la mesure a été célébrée politiquement et diffusée sur les réseaux sociaux municipaux.

Cette logique d’exclusion se retrouve également à Fréjus, où le maire David Rachline s’était fermement opposé au projet de construction d’une mosquée.

Plus largement, les élus du RN défendent la fermeture ou s’opposent à l’ouverture de terrains adaptés pour les communautés itinérantes, ce qui constitue une discrimination collective.

7) L’affaiblissement du débat démocratique local
Les oppositions municipales dénoncent fréquemment des conseils municipaux verrouillés, une réduction des temps de parole ainsi que des refus de salles municipales pour des réunions critiques. Des élus d’opposition à Hénin-Beaumont ont vu leurs droits de réponse limités ou ont fait l’objet de procédures.

Des constats similaires ont été formulés à Moissac. Estelle Hemmami dénonce le fait que « les agents ne peuvent pas apporter d’idées, de propositions. Même s’ils bâtissent un projet, tout doit venir du maire ».

Coupes dans les services publics de proximité
Les élus du Rassemblement National préfèrent privatiser des services publics plutôt que d’investir durablement en leur faveur. Ces choix ont des conséquences directes sur la qualité des services rendus et sur le coût supporté par les habitants :

À Hénin-Beaumont, la piscine et le funérarium ont été partiellement privatisés ou externalisés, ce qui crée une dégradation des services et une augmentation des coûts pour les habitants. La construction de la nouvelle piscine municipale à Hénin-Beaumont a entraîné une hausse de 60 % du prix du ticket.

À Perpignan, quand bien même certaines écoles sont vétustes, qu’il manque de livres à la bibliothèque ou encore de mobilier, Louis Aliot a préféré investir 76 000 euros pour l’expérimentation du port de l’uniforme en 2024.

9) Des mairies anti-féminisme
Dans les municipalités du Rassemblement National, des opposants politiques ou militants associatifs dénoncent des atmosphères pesantes ou des pressions implicites. À Perpignan, des militantes féministes ont décrit des tentatives d’intimidation, voire de surveillance de leurs activités.

Comme le rappelle l’article de Contretemps, le RN s’est également toujours employé à lancer des campagnes de dénigrement et de suppression des subventions du Planning Familial, une association essentielle pour faciliter l’accès à la santé ainsi qu’à la vie relationnelle et sexuelle.

10) Un racisme ambiant
Le RN est un parti xénophobe qui nourrit les discours islamophobes aussi bien au niveau national qu’au niveau local.

Les maires d’extrême droite prennent régulièrement des décisions pour interdire le port du burkini danscertaines zones municipales. Ces mesures ont été contestées en justice et annulées par les tribunaux administratifs ; cependant, les maires d’extrême droite continuent de prendre chaque été ces arrêtés. C’est un choix politique qui n’a pas d’autre objectif que celui de créer sans cesse les mêmes polémiques pour stigmatiser les femmes qui choisissent de porter le burkini. Ces pratiques s’inscrivent dans une logique plus large de discriminations mises en œuvre au niveau municipal. À Beaucaire, par exemple, le maire a fait supprimer les repas de substitution à la cantine pour les enfants ne consommant pas de porc.

Dans les municipalités du Rassemblement National règne également un climat antisémite ambiant. À Fréjus, la journaliste Camille Vigogne Le Coat rapporte que David Rachline, maire de la ville et proche de Jordan Bardella, est connu pour ses propos et comportements antisémites, allant jusqu’à effectuer régulièrement des saluts nazis. Enfin, à Moissac, le maire Romain Lopez, adorateur de Charles Maurras, a refusé d’effacer un tag antisémite « Raus » (= dehors en allemand) accompagné d’une étoile jaune, malgré les signalements de l’opposition.

https://linsoumission.fr/2026/02/11/10- ... -national/
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par vivarais »

Dans moins de 40 jours on aura la carte des municipales et donc le RN inclus
Mais pas celle de libération mais celle officielle
Comme en grande bretagne on parie sur tout ,j'ai demandé à ma fille de me parier 1 £ sur plus de 70 municipalité RN et sur plus de 100 municipalités RN
Pour 70 et 100 , c'es tellement évident que les cotes ne sont pas élevées
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Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte

Message par Fonck1 »

ils n'arrivent à chaque élection nationale même pas à avoir leurs parrainages, je ne vois pas comment ils vont avoir 100 mairies.
ce qui serait rigolo, c'est de voir les condamnés dans l'affaire des assistants perdre leurs mairies.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)

“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
Romain Gary De Romain Gary
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