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par Crapulax » 07 octobre 2014 06:03
Des juges vont enquêter sur le paiement par l'UMP des pénalités qui avaient été infligées à Nicolas Sarkozy après l'invalidation des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. Le parquet de Paris a ouvert lundi une information judiciaire pour «abus de confiance», «complicité» et «recel» de ce délit.
Après une dénonciation des commissaires aux comptes de l'UMP, une enquête préliminaire avait été ouverte en juillet sur la prise en charge par l'UMP d'environ 400.000 euros de pénalités infligées au candidat Sarkozy car ses comptes de campagne avaient été rejetés pour dépassement du plafond autorisé. Ces investigations s'ajoutent à plusieurs autres enquêtes susceptibles de contrarier les ambitions de l'ancien chef de l'Etat, qui a effectué le mois dernier son retour sur la scène politique. Après la mise en examen de trois anciens dirigeants de Bygmalion mercredi puis de trois ex-cadres de l'UMP samedi, les enquêteurs s'intéresseraient désormais de près au rôle tenu par Nicolas Sarkozy dans cette affaire concernant un système de fausses factures lors de sa campagne présidentielle de 2012
C'est la troisième enquête directement liée à sa campagne 2012. Elle trouve son origine dans l'invalidation des comptes de campagne, en raison du dépassement par le candidat du plafond des dépenses autorisées (22.509.000 euros). Du fait de ce dépassement, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait ordonné en décembre 2012 à M. Sarkozy de restituer à l'État l'avance forfaitaire de 153.000 euros, dont il avait bénéficié en tant que candidat, et de verser au Trésor public 363.615 euros, soit le montant du dépassement du plafond des dépenses.
Le «Sarkothon» avait permis à l'UMP de récupérer 11 millions d'euros:
Le rejet du compte avait été confirmé en juillet 2013 par le Conseil constitutionnel, une mesure sans précédent pour un ancien président qui avait eu pour conséquence de le priver du remboursement par l'État de 10,6 millions d'euros de frais. Pour compenser, l'UMP avait lancé avec succès un «Sarkothon», vaste collecte auprès de ses militants. C'est après avoir certifié fin juin l'exercice 2013 de l'UMP que les commissaires aux comptes du parti ont décidé le 1er juillet d'alerter le parquet de Paris, réalisant que M. Sarkozy avait laissé son parti régler les pénalités qui lui étaient infligées.
Ces pénalités «s'adressent au candidat lui-même, qui est responsable de son compte», avait expliqué début juillet le président de la CNCCFP, François Logerot, tout en précisant que, sur l'avance forfaitaire, seuls 37.000 euros ont été pris en charge par l'UMP, le reste ayant été couvert par le reliquat du compte de campagne de M. Sarkozy. Pour autant, «on ne voit pas très bien quelle est la raison juridique qui permet au parti de se substituer au candidat» pour ses pénalités, avait-il ajouté.
«Je n'aime pas l'injustice ni le mensonge», affirme Sarkozy:
Nicolas Sarkozy a affirmé lundi soir lors d'une réunion publique UMP à Vélizy-Villacoublay (Yvelines) que les différentes procédures judiciaires le visant, y compris celles sur le financement de sa campagne 2012, avaient «beaucoup renforcé sa détermination» à être candidat à la présidence de l'UMP. «Je ne me plains pas, je continuerai à répondre à tout. Mais cela a beaucoup renforcé ma détermination parce que je n'aime pas l'injustice, je n'aime pas le mensonge. Et si on voulait que je reste tranquille dans mon coin, il ne fallait pas agir comme ça», a-t-il déclaré, après avoir glissé que s'il n'était pas, comme ancien président de la République, «au-dessus des lois», il ne voulait pas «être en dessous».
Et d'ironiser, sous les rires et applaudissements d'une partie de la salle : «Par moments, je me dis la sécurité en France, ça va très bien, parce que si l'on n'a vraiment que moi comme délinquant, vous pouvez laisser vos enfants sortir». Soulignant avoir «consacré 35 ans de (s)a vie à la politique», M. Sarkozy a jugé que «la politique, cela ne peut pas être que la boue tout le temps».
Source:Le Parisien.
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!