Décryptage La détérioration des relations transatlantiques met en lumière les fragilités européennes dans de nombreux secteurs économiques stratégiques comme la défense, le spatial, les télécommunications, les services numériques, l’énergie ou encore les réseaux de paiement. ne fait que confirmer les craintes de ceux des Français qui ne se prosternent pas devant les nouveaux fous de dieu, ces Poutine et surtout ce Trump bis.
Le lien https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html
J'ai pensé qu'il serait intéressant de lancer le débat en ouvrant un sujet pour chacun des thèmes abordés par les journalistes Marc Angrand, Marie de Vergès, Pierre Manière, Olivier Pinaud et Alexandre Piquard.
Des données d’observation spatiale contrôlées
En 2024, l’Europe spatiale s’inquiète. En raison du retard de la fusée Ariane-6 et de l’échec du premier vol commercial de l’italienne Vega-C, le Vieux Continent n’a plus d’accès à l’espace. Alors que Soyouz est banni depuis le début de la guerre en Ukraine, les Européens n’ont pas d’autre choix que de passer par SpaceX, la société spatiale d’Elon Musk, pour mettre en orbite leurs satellites : sa fusée décolle tous les deux jours. Pour des services civils, comme les télécommunications, passer par un américain, c’est acceptable. Mais c’est impensable pour des engins militaires.
Résultat, alors que la guerre sévissait en Ukraine, le ministère français des armées a ainsi dû attendre que la nouvelle fusée soit disponible, début 2025, pour lancer son satellite CSO-3 et compléter, enfin, sa constellation militaire d’observation depuis l’espace, ses deux premiers appareils, CSO-1 et CSO-2, étant en orbite depuis 2018 et 2020.
Une fusée SpaceX Falcon 9 lance le satellite Euclid pour l’Agence spatiale européenne à la station spatiale de Cap Canaveral (Floride), le 1ᵉʳ juillet 2023. JOE MARINO/UPI/MAXPPP
De même, sans les Etats-Unis, l’Europe verrait plus difficilement ce qu’il se passe dans l’espace. 90 % des données qui permettent de faire de la surveillance spatiale, civile ou militaire, sont fournies par des bases américaines, notamment de la part de l’US Space Command. Ces informations sont cruciales, notamment pour éviter les collisions entre un satellite et un débris.
Des services alternatifs européens existent déjà , de nouveaux se développent, mais aucun ne détient autant que données que les américains. Ces derniers ne révèlent pas toutes leurs informations, et il suffit qu’ils coupent les accès pendant quelques jours, comme c’est parfois le cas lors d’exercices militaires, pour que l’Europe se retrouve dans le noir.

