"On fait ce qu’il faut pour Dati"

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Corvo
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Corvo »

À sept reprises en moins de six minutes, en direct et en public, le 19 décembre 2025, le député d’extrême droite Charles Alloncle a répété « fils de pute », « enculé » dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public dont il est le rapporteur.

Si Alloncle n'en avait pas on l'appellerait Alltante.

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papibilou
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par papibilou »

Confirmez moi: il lisait bien les propos d'un " humoriste" à son égard ??? J'attends une réponse nécessaire.
UBUROI
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par UBUROI »

:icon_clap: :icon_clap: :icon_clap:
Médias
Xavier Bertrand : « La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public est instrumentalisée par son rapporteur à des fins idéologiques »
Tribune

Xavier Bertrand président (Les Républicains) de la région Hauts-de-France

Le président (Les Républicains) de la région Hauts-de-France, dénonce, dans une tribune au « Monde », les assauts de l’extrême droite contre la presse. La commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui reprend ses travaux le 6 janvier, en donne, selon lui, un grave exemple.Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 11h05 Temps deLecture 3 min.
https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
latresne
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par latresne »

UBUROI a écrit : 23 décembre 2025 08:52
latresne a écrit : 23 décembre 2025 01:42


Tu m'étonnes ! ;)
Savez vous pourquoi je ne mange plus de moules de bouchot?
***modéré - veuillez respecter vos interlocuteurs, la modération
Le "tu m'étonnes !" ... mais c'est un compliment; car, il se trouve que d'autres avec moi considèrent que l'UDR/RN en la personne de ce Charles-Henri Alombre se moque du Parlement de notre Vè République; 2 exemples pris à la volée du Monde du Huffpost:

- Madame Yaël Braun-Pivet, présidente de l'AN

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« Revenir à un respect de nos règles et de nos usages ». Invitée de la matinale de France inter ce mercredi 17 décembre, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet n’était pas franchement enthousiaste en évoquant le travail de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public.

Dans son viseur notamment, le rapporteur Charles Alloncle, député UDR de l’Hérault, qui n’hésite pas à live-twitter les auditions sur son compte X, à poster assidûment les vidéos de ses interventions tout comme à les commenter, voire annoncer des « convocations » par « voie de presse ». Suffisant pour agacer l’occupante du perchoir qui appelle « le président et le rapporteur à essayer de garder le maximum de dignité à cette commission d’enquête ». Selon elle, « il en va de la crédibilité des travaux du Parlement ».
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 58332.html

- Le président de cette commission parlementaire, le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons, Calvados)

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Avant de commencer les auditions, M. Patrier-Leitus a affirmé qu’il avait pourtant fixé, conjointement avec le rapporteur et les membres, des principes à respecter : hors de question de détourner la commission d’enquête pour « la transformer (…) en lieu de la politique spectacle ». Aussi, toute « instrumentalisation » ou « déformation des propos des personnes auditionnées » était prohibée. Enfin, le député Horizons avait demandé de « fonder les questions sur des faits et non sur des suspicions, des soupçons », afin de « ne pas porter ou relayer d’accusations individuelles sans qu’elles soient étayées par des faits ».
https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html

Je souhaite à Latresne , éloquent pseudo! de s'accrocher à son pieu, les grandes marées arrivent

Moi aussi je vous aime bien,mais je préfère de beaucoup l'excellente Braun-Pivet. ;)
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Corvo
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Corvo »

papibilou a écrit : 28 décembre 2025 18:27 Confirmez moi: il lisait bien les propos d'un " humoriste" à son égard ??? J'attends une réponse nécessaire.
À votre avis ?...
https://la-bas.org/la-bas-magazine/text ... ute-encule
Alors...heureux ?...🚬
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Corvo
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Corvo »

Post dédié "Alloncle" incarné... Image


Cher Charles Alloncle,

Quelle semaine !

Mardi 13 janvier, vous saluiez, sur votre compte X, « la force, la dignité et le courage » de la population iranienne insurgée et confrontée à une violente répression, soit une position pleine de bon sens, tout en affirmant que « le peuple iranien tout entier s’est levé contre la tyrannie islamiste des mollahs, répondant à l’appel du prince héritier Reza Pahlavi », soit des propos totalement fantaisistes. Il faut en effet être particulièrement mal informé, inculte ou malhonnête — les trois ne s’excluant pas — pour prétendre que la révolte en cours aurait lieu à l’initiative du fils du Shah lorsque l’on sait que les manifestations ont commencé fin décembre, que « [la] répression a entraîné la mort d’au moins 28 manifestants et passants, dont des mineurs, dans 13 villes situées dans huit provinces, entre le 31 décembre 2025 et le 3 janvier 2026 » et que « l’appel » de Reza Pahlavi date quant à lui du 8 janvier, les calculs sont pas bons Charles.

Un bel exemple de désinformation donc, probablement facilité par le fait que dans votre esprit les peuples sont trop stupides pour se soulever d’eux-mêmes, attendant patiemment les consignes opportunistes du rejeton d’un monarque autoritaire, ce qui fait un peu tache lorsque l’on prétend comme vous, dans le cadre d’une commission parlementaire dont vous êtes rapporteur, on y reviendra, donner des leçons de déontologie et de professionnalisme aux journalistes du service public. Peut-être auriez-vous dû écouter, par exemple, la matinale de France Culture du lundi 12 janvier, au cours de laquelle des spécialistes de l’Iran ont pu éclairer les auditeurs et les auditrices sur les racines et les enjeux du soulèvement en cours, cela vous aurait sans doute fait de la peine de devoir vous informer sur le service public mais cela vous aurait peut-être évité de raconter des âneries.

Et l’on notera au passage qu’il est pour le moins cocasse de se poser comme vous en défenseur de « la liberté » tout en portant aux nues le « prince héritier », petit-fils d’un tyran auteur d’un coup d’État en 1921 et fils d’un tyran complice, en 1953, d’un autre coup d’État, fomenté par la CIA après que le Premier ministre Mossadegh eut osé nationaliser le pétrole iranien, suivi de plus de deux décennies d’une dictature féroce durant lesquelles « intellectuels de gauche, étudiants, sympathisants islamistes [furent] emprisonnés, torturés ou tués par la Savak, la police secrète du régime ». Une période sur laquelle Reza Pahlavi n’a jamais exprimé aucun regret, affirmant même « [qu’]il était difficile pour [son] père, en dépit de sa volonté d’être un monarque constitutionnel, de ne pas faire d’autoritarisme [car] il aurait fallu que cette société iranienne, dans sa masse illettrée et peu évoluée, comprenne les principes de la démocratie pour les utiliser », un charmant personnage donc.

Cher Charles Alloncle, si l’idée nous est venue de vous écrire, ce n’est toutefois pas en raison de vos touchantes prises de position sur l’Iran mais parce que vous avez, ces deux derniers mois, fait parler de vous, à la faveur notamment des auditions organisées à l’Assemblée nationale par la « commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » dont les travaux, toujours en cours, reprendront la semaine prochaine. Vous êtes en effet la rapporteur de ladite commission, créée le 28 octobre 2025 à l’initiative du groupe Union des droites pour la République (UDR), autrement dit votre groupe parlementaire, fondé à l’initiative d’Éric Ciotti à la suite de son alliance avec le Rassemblement national lors des élections législatives de l’été 2024 à l’occasion desquelles vous avez été élu député de la 9e circonscription de l’Hérault.
Et alors que vous étiez jusqu’ici un député d’extrême droite sans autre forme de notoriété, surtout connu pour avoir été à l’initiative d’une proposition de loi « [visant] à assurer concrètement la répression de l’antisionisme, sur le modèle de celle du négationnisme », original, et pour avoir être l’objet d’une plainte pour « incitation à la haine et à la violence en raison de l’origine » suite à la publication de contenus racistes sur une page Facebook que vous co-administriez, original aussi, cette commission d’enquête a donné un coup d’accélérateur à votre médiatisation : une recherche sur la base de données Europresse (1), qui regroupe l’essentiel des titres de la presse francophone, fait ainsi apparaître votre nom à plus de 1000 reprises dans la période du 1er novembre 2025 au 16 janvier 2026 (deux mois et demi), soit un chiffre supérieur à celui de la séquence courant de votre élection en juillet 2024 à la fin octobre 2025 (16 mois). Au point que la très sérieuse Agence France-Presse vous a consacré un portrait au début du mois de janvier, soulignant notamment que « le député ciottiste de la 9e circonscription de l'Hérault Charles Alloncle et ses méthodes musclées font débat au sein de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, au point de compromettre la suite de ses travaux », quel talent.

Il faut dire que vous avez décidé de sortir le grand jeu dans le cadre d’une commission créée au moyen du « droit de tirage » annuel de votre groupe parlementaire, qui avait dans un premier temps envisagé une autre thématique, ainsi que le rappelait, à la mi-décembre, le journal le Monde : « Initialement, l’UDR pensait user de son droit de tirage, réservé aux groupes d’opposition à l’Assemblée nationale, pour réclamer une commission d’enquête sur le coût de l’immigration. En octobre, le parti d’Éric Ciotti a changé son fusil d’épaule, préférant se pencher sur l’audiovisuel public ». Un détail qui n’en est pas un lorsque l’on sait la place centrale occupée par les thématiques liées à l’immigration dans l’imaginaire et la rhétorique des extrêmes droites, ce qui nous renseigne sur l’importance que vous et vos amis avez choisi d’accorder à ce qui s’avère être, au total, votre participation à une entreprise plus globale de dénigrement voire de démolition de l’audiovisuel public.

Hasard du calendrier, ce changement de braquet quant au périmètre de « votre » commission coïncide en effet avec le développement d’une vaste campagne des médias de la galaxie Bolloré (CNews, Europe 1, JDD, JDNews) contre le service public audiovisuel, dans la foulée de la révélation, début septembre, par le magazine d’extrême droite l’Incorrect, d’extraits vidéo d’une conversation fort peu journalistique entre, d’une part, Thomas Legrand et Patrick Cohen et, d’autre part, deux responsables du Parti socialiste. Une vidéo certes peu glorieuse mais qui a surtout servi de prétexte aux médias Bolloré pour se déchaîner contre l’audiovisuel public en général et certains journalistes en particulier, avec un Pascal Praud annonçant la couleur dès le 9 septembre : « On va en parler tous les jours. Tous les jours. Qu’ils le sachent : tous les jours. France Inter et France Télévisions, tous les jours », à chacun ses obsessions.

Et il suffit de regarder les auditions de la commission et votre attitude durant celles-ci pour comprendre que votre préoccupation n’est nullement d’identifier des problèmes — et ils sont nombreux ! — afin de les analyser et de les comprendre pour, in fine, travailler à l’amélioration du service public audiovisuel, mais bien d’organiser le procès de ce dernier dans le but de jeter la suspicion sur la structure dans son ensemble, voire de la condamner. Coïncidence (non), vos alliés du RN ont quant à eux lancé fin septembre, parallèlement à la mise en place de la commission, une pétition demandant la privatisation de l’audiovisuel public, dénoncé comme « un bastion idéologique financé par les impôts des Français » et comme « un système verrouillé, militant, où l'hégémonie de la gauche est totale », ce qui n’est pas très sympa pour Nathalie-Saint-Cricq, Léa Salamé, Benjamin Duhamel, Sophia Aram, Alix Bouilhaguet, Nathan Devers ou encore Patrice Romedenne. Et si vous ne vous êtes pas à titre personnel prononcé en faveur de cette privatisation, vous avez fait des déclarations qui ne laissent guère planer de doute, comme lorsque vous expliquiez, au sujet des quatre milliards d’euros de budget de l’audiovisuel public, qu’ils « représente[nt] l’équivalent de près de 100 000 salaires d’enseignants ou de policiers versés chaque année, de 20 000 places de prison, de 400 écoles. C’est à peu près la somme qui permettrait également de réhabiliter les 6000 églises en France menacées de délabrement », voilà qui a le mérite d’être clair.

Cher Charles Alloncle, lorsque l’on vous écoute poser vos « questions » lors des auditions, on découvre ainsi un étrange univers de pensée, le vôtre, dans lequel, par exemple, France 2, Franceinfo et France Inter seraient de gauche, voire d’extrême gauche, et dans lequel l’État et les autorités de régulation seraient en guerre contre l’extrême droite, merci pour l’info. Quand on sait que lesdites auditions ont vu défiler entre autres Delphine Ernotte-Cunci (présidente de France Télévisions), Sybile Veil (directrice générale de Radio France), Martin Ajdari (président de l’Arcom — ex-CSA), Adèle Van Reeth (directrice de France Inter), etc., mais aussi Thomas Legrand et Patrick Cohen, et qu’elles et ils ont toutes et tous, à différents degrés, subi vos assauts, on se dit que décidément le spectre de la « gauche » est particulièrement large lorsque l’on est d’extrême droite.

On vous a ainsi entendu, entre autres (2) :

- déclarer, lors de l’audition de Stéphane Sitbon-Gomez (directeur des antennes et des programmes de France Télévisions), que « parmi les dirigeants de l’audiovisuel public ou de l’Arcom, nous ne retrouvons que des profils engagés à gauche » ;

- prétendre, lors de la même audition, que, « du président de l’Arcom, des dirigeants de France Télévisions [aux] directeurs d’école de journalisme, nous ne voyons défiler que des profils militants » ;

- poser plusieurs questions à Sibyle Veil sur la base d’une étude de l’Institut Thomas More, dont vous avez repris les conclusions, proclamant que « France Inter et France Culture présentent un ancrage durable à gauche » ;

- affirmer à Adèle Van Reeth « qu’il y a un biais de gauche sur [l’antenne de France Inter], notamment dans les chroniques, lequel entrave donc le pluralisme » ;

- sommer Martin Ajdari de s’expliquer sur la nomination, à l’Arcom Paris, d’une personne « [ayant appelé] publiquement à une mobilisation antifasciste et indigéniste "contre l’empire Bolloré" dans l’archipel des Glénan » ;

Mais aussi :

- demander au même Martin Ajdari, en référence à une chronique humoristique diffusée sur France Inter en novembre 2022, s’il trouvait « qu’il est drôle d’appeler, sur une chaîne de l’audiovisuel public, à "baiser les femmes des chasseurs" » ;

- interroger Delphine Ernotte-Cunci au sujet de la mise en ligne, sur la chaîne numérique Slash, liée à France TV, « [d’]une publication intitulée "Top 3 des érections qui existent" » ;

- vous insurger, toujours auprès de Delphine Ernotte-Cunci, de la diffusion, sur la même plateforme, « [d’]injonctions répétées à regarder des contenus pornographiques transsexuels » (sic) ;

- etc.

On comprend d’autant mieux vos déclarations début janvier à l’AFP : « Je tâche de poser des questions que des millions de Français se posent ».

Au-delà de ces mises en cause, qui reflètent en réalité davantage vos obsessions que celles du service public audiovisuel, jusqu’à en devenir parfois, on doit le dire, pour le moins loufoques, c’est votre ton et votre style qui ont fait parler d’eux, jusqu’à vous valoir d’être qualifié de « procureur » par certains de vos collègues de la commission, à l’instar du pourtant fort peu gauchiste député MoDem Erwan Balanant : « On est très agacés de la manière dont il mène à charge ces auditions et abime la fonction. Il se prend pour un procureur ou un juge d’instruction pour avoir son quart d’heure wharolien. Cette chasse aux sorcières est déplorable ». Et vous avez même fait l’objet d’un « rappel à l’ordre » de la part de la tout aussi peu gauchiste présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, à l’antenne de France Inter le 17 décembre : « Je suis en train de rappeler à l’ordre le rapporteur pour lui demander de revenir à un respect de nos règles et de nos usages de telle sorte que la crédibilité de la commission d’enquête ne soit pas remise en cause ».

L’une de vos marques de fabrique est ainsi la mise en accusation personnelle des acteurs et actrices de l’audiovisuel public auditionnées par la commission d’enquête, sans lien avec l’objet de cette dernière, via notamment l’exhumation d’extraits de déclarations ou de publications sur les réseaux sociaux, qu’il s’agisse de posts de Stéphane Sitbon-Gomez datés de 2011, d’une phrase extraite d’une interview de Patrick Cohen en avril 2012 ou de certains éléments du CV, selon vous trop à gauche, de telle ou telle personne auditionnée. Des plongées dans les archives qui peuvent parfois être utiles, par exemple lorsque l’on rédige, comme nous le faisons chaque semaine avec le Boxing Day, des portraits individualisés, mais dont on ne voit pas bien à quoi elles servent dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire, sinon à déstabiliser voire délégitimer vos interlocuteurs et interlocutrices, ce qui n’a pas grand-chose à voir avec la fonction d’une telle commission.

Et tel est bien votre but, comme en témoigne le fait que vous prenez un soin tout particulier à publier en temps réel, sur les réseaux sociaux, de courts — et nombreux — extraits, souvent tronqués, des auditions, dans lesquels vous vous mettez en scène tel un chevalier blanc en croisade contre les islamo-wokisto-gauchistes de France Inter et France Télévisions qui dilapident l’argent public pour imposer le port de la moustache aux petites filles (3). Et l’on repense ici au commentaire prémonitoire du président d’un cabinet de conseil, pourtant pas notre tasse de thé, sollicité par le Figaro au moment du lancement des auditions fin novembre 2025 : « C’est sûr qu’ils vont faire tourner les serviettes durant les prochains mois. […] Les commissions d’enquête ont changé de nature [et], dans un Parlement sans majorité, c’est moins le rapport final et ses recommandations qui comptent, aujourd’hui, que la mise en scène des auditions. Là se joue véritablement la bataille d’influence, durant ces shows médiatiques. »

Une bataille que vous menez à votre façon, quitte à accumuler les affirmations vaseuses et les fake news, entre autres :

- en déclarant, au sujet d’un post publié sur X le 28 octobre 2023 par la journaliste Nora Hamadi, en charge depuis septembre 2025 de la revue de presse de France Inter, dans lequel elle relayait un portrait de Rima Hassan réalisé par Libération, que « [ce] tweet a scandalisé des millions de Français », probablement des milliards même ;

- en vous référant, comme on l’a déjà indiqué, à une « étude » de l’Institut Thomas More visant à démontrer que les antennes de Radio France seraient monopolisées par la gauche, alors que, et vous avez bien évidemment oublier de préciser, ladite étude a été largement remise en question, notamment parce qu’elle a été réalisée au moyen d’une IA qui a, par exemple, réussi l’exploit de classer « à gauche » la météo de France Inter ;

- en affirmant, au sujet du RN, « [qu’]une présence de 20% à l’antenne [de France Inter] pour un score de 30% dans les urnes s’apparente à une sous-représentation chronique [qui] défie le cadre légal puisque l’Arcom se fonde sur le résultat des dernières élections, sur des sondages et sur la représentation au Parlement », ce qui est une bêtise puisque les règles de l’Arcom, que l’on est en droit de contester, précisent qu’un tiers du temps de parole médiatique est réservé à l’exécutif, les partis se partageant le reste, et que 30% de 2/3 représentent… 20% ;

- en prétendant, dans un post publié sur votre compte X le 12 novembre, que France Télévisions dépenserait « 126 000 euros de frais de cocktails par jour », soit 46 millions d’euros par an, ce qui est du grand n’importe quoi au regard du récent rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions auquel vous vous référez ;

- etc.

Des pratiques qui ont tellement exaspéré vos collègues que le président de la commission d’enquête, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, a décidé, fin décembre, de suspendre les auditions de cette dernière et de convoquer une réunion du bureau début janvier pour expliquer que la commission ne devait pas être transformée « en tribunal politique, procès individuels ou en lieu de la politique spectacle » et fixer un certain nombre de règles avant de reprendre les travaux, entre autres : « pas de communication en temps réel sur les réseaux sociaux pendant les auditions », « un engagement de discrétion et de sobriété des expressions de la part du rapporteur, du président et des membres du bureau dans les médias en parallèle de la commission », « pas de travestissement, de déformation des propos des personnes auditionnées », bravo, grâce à vous nous avons eu confirmation du fait qu’il est parfois nécessaire de rappeler à un député qu’il vaut mieux éviter de tricher et de mentir.

Cher Charles Alloncle, vous voici donc devenu le centre de bien des attentions, alors que vous êtes âgé de 32 ans et que c’est votre premier mandat de député, ce qui doit vous ravir dans la mesure où cela fait désormais un certain temps que vous essayez d’occuper le devant de la scène, au terme d’un parcours durant lequel vous avez, après avoir été élevé dans une famille bourgeoise, fondé une « UMP lycée » dans les Yvelines durant vos études au lycée privé catholique Saint-Jean-Hulst de Versailles, rejoint la section UMP de Sciences Po Paris en 2011 avant de la présider en 2014-2015, présidé le mouvement « Nous les jeunes », également connu comme « Les Jeunes avec Sarkozy » de 2016 à 2018, mené avec enthousiasme la campagne (infructueuse) de Nicolas Sarkozy lors de la primaire de la droite en vue de la présidentielle de 2017, rejoint la direction des Jeunes Républicains avant de candidater à la présidence du mouvement en 2018, échoué dans cette tentative, accusé votre adversaire de fraude, quitté le parti après la validation de votre défaite par ses instances, participé à la création, en 2019, de Blank, une banque en ligne pour les commerçants, indépendants et artisans, et finalement fait la connaissance de Jordan Bardella en 2023, un véritable coup de foudre : « Nous nous sommes découvert une convergence idéologique. Je lui ai dit que s'il avait, un jour, besoin de moi, je ne me défilerai pas », émouvant.

Et c’est ainsi que, suite à la dissolution de juin 2024, vous avez été sollicité par le Rassemblement national pour être candidat aux élections législatives, auxquelles vous vous êtes finalement présenté sur le quota attribué à Éric Ciotti et ses amis, fraîchement alliés au RN après avoir provoqué une crise au sein des Républicains. Une alliance qui n’était certainement pas pour vous déplaire, vous qui expliquiez déjà en 2018, alors que vous étiez membre des Jeunes Républicains, qu’il y avait « une vraie demande identitaire au sein du parti », et qui déclariez, au sujet de la stratégie d’« union des droites », autrement dit d'alliance voire de fusion entre droite extrême et extrême droite, ce qui suit : « Quand on est fort, on accepte de débattre de tout. La question à la limite peut se poser en 2021. C'est un sujet qui pourra être débattu, comme tous les autres sujets ».

De jeunes années durant lesquelles vous avez fréquenté au sein des Jeunes Républicains, le monde est petit, un certain Erik Tegnér, également — dans un premier temps — candidat, en 2018, à la présidence du mouvement, avant de se retirer de la course et de vous apporter son soutien et l’appui de ses réseaux. Transfuge du Front national, qu’il avait rejoint à peine âgé de 17 ans, Tegnér était alors l’un des plus bruyants partisans de l’union des droites, déclarant par exemple à l’Obs, en septembre 2018, ceci : « On n'a plus trop de temps devant nous. Du Rassemblement national aux Républicains, nous avons la même vision sur la famille, sur l'immigration. Pourquoi ne pas le dire ? ». Un Erik Tegnér finalement exclu des Républicains et qui deviendra, bien des années plus tard, « président » du magazine d’extrême droite Frontières, lequel vous a récemment invité dans sa matinale pour parler de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, ce qui a dû vous rappeler vos jeunes années lorsque vous assistiez, en compagnie de Tegnér, à des conférences d’Éric Zemmour : la boucle est bouclée.

Vous êtes donc, au total, et à l’instar, par exemple, d’une Sarah Knafo, symptomatique de cette génération de militants de droite extrême et d’extrême droite pour lesquels le clivage Front national/Droite « républicaine », issu notamment des positionnements des uns et des autres par rapport à la Seconde Guerre mondiale, ne fait plus sens, c’est vrai qu’on ne va pas s’arrêter à ce genre de détail, et qui prônent aujourd’hui une alliance de « toutes les droites » derrière une candidature d’extrême droite. Une génération au sein de laquelle il existe des inimitiés, des rivalités et des divergences tactiques, mais qui se retrouve autour d’un projet et de valeurs partagées, avec notamment l’obsession de mener une « bataille culturelle » contre la gauche et le progressisme au sens large, à laquelle vous prenez toute votre part aujourd’hui en instrumentalisant dans cet objectif une commission d’enquête parlementaire que vous avez initiée et tenté de transformer, avec un certain succès, en tribunal d’Inquisition.

Cher Charles Alloncle, alors que nous écrivions cette missive, un article était publié, le 16 janvier, par Libération, qui révélait que vous avez usurpé vos pouvoirs de rapporteur en exigeant d’obtenir le constat d’huissier établi par le magazine l’Incorrect lors de « l’affaire » de la vidéo Legrand-Cohen, qui vous a été aimablement transmis par le média d’extrême droite pour que vous vous en serviez lors des auditions. Un « petit arrangement avec le règlement » qui n’est rien d’autre qu’une énième entorse au fonctionnement — déjà peu démocratique — des institutions parlementaires, et qui confirme votre collusion avec la galaxie des médias d’extrême droite dans le contexte d’une offensive coordonnée contre le service public audiovisuel. Soit une nouvelle illustration de ce que font les ennemis de la démocratie lorsqu’ils pénètrent les institutions et s’y installent : les exploiter à leur avantage, et sans vergogne, pour tenter de stigmatiser, de délégitimer, voire de faire taire tout point de vue critique, autrement dit le cadre idéal pour l’affirmation de petits procureurs maccarthystes tels que vous.

https://www.blast-info.fr/articles/2026 ... 1-IXMJCTzV
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Georges61
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Georges61 »

De plus ce fils prodigue du shah n'a rien fait pour l'Iran depuis 40 ans. Il s'en est totalement désintéressé. Il a même écrit il y a un an ou deux qu'il n'avait pas du tout l'intention de revenir dans son pays d'origine, son pays été depuis longtemps les USA. A moins peut-être qu'il tenterait de revenir sur la commande de Trump, mais c'est mal parti.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par UBUROI »

Corvo a écrit : 18 janvier 2026 11:02 Post dédié "Alloncle" incarné... Image


Cher Charles Alloncle,

Quelle semaine !

Mardi 13 janvier, vous saluiez, sur votre compte X, « la force, la dignité et le courage » de la population iranienne insurgée et confrontée à une violente répression, soit une position pleine de bon sens, tout en affirmant que « le peuple iranien tout entier s’est levé contre la tyrannie islamiste des mollahs, répondant à l’appel du prince héritier Reza Pahlavi », soit des propos totalement fantaisistes. Il faut en effet être particulièrement mal informé, inculte ou malhonnête — les trois ne s’excluant pas — pour prétendre que la révolte en cours aurait lieu à l’initiative du fils du Shah lorsque l’on sait que les manifestations ont commencé fin décembre, que « [la] répression a entraîné la mort d’au moins 28 manifestants et passants, dont des mineurs, dans 13 villes situées dans huit provinces, entre le 31 décembre 2025 et le 3 janvier 2026 » et que « l’appel » de Reza Pahlavi date quant à lui du 8 janvier, les calculs sont pas bons Charles.

Un bel exemple de désinformation donc, probablement facilité par le fait que dans votre esprit les peuples sont trop stupides pour se soulever d’eux-mêmes, attendant patiemment les consignes opportunistes du rejeton d’un monarque autoritaire, ce qui fait un peu tache lorsque l’on prétend comme vous, dans le cadre d’une commission parlementaire dont vous êtes rapporteur, on y reviendra, donner des leçons de déontologie et de professionnalisme aux journalistes du service public. Peut-être auriez-vous dû écouter, par exemple, la matinale de France Culture du lundi 12 janvier, au cours de laquelle des spécialistes de l’Iran ont pu éclairer les auditeurs et les auditrices sur les racines et les enjeux du soulèvement en cours, cela vous aurait sans doute fait de la peine de devoir vous informer sur le service public mais cela vous aurait peut-être évité de raconter des âneries.

Et l’on notera au passage qu’il est pour le moins cocasse de se poser comme vous en défenseur de « la liberté » tout en portant aux nues le « prince héritier », petit-fils d’un tyran auteur d’un coup d’État en 1921 et fils d’un tyran complice, en 1953, d’un autre coup d’État, fomenté par la CIA après que le Premier ministre Mossadegh eut osé nationaliser le pétrole iranien, suivi de plus de deux décennies d’une dictature féroce durant lesquelles « intellectuels de gauche, étudiants, sympathisants islamistes [furent] emprisonnés, torturés ou tués par la Savak, la police secrète du régime ». Une période sur laquelle Reza Pahlavi n’a jamais exprimé aucun regret, affirmant même « [qu’]il était difficile pour [son] père, en dépit de sa volonté d’être un monarque constitutionnel, de ne pas faire d’autoritarisme [car] il aurait fallu que cette société iranienne, dans sa masse illettrée et peu évoluée, comprenne les principes de la démocratie pour les utiliser », un charmant personnage donc.

Cher Charles Alloncle, si l’idée nous est venue de vous écrire, ce n’est toutefois pas en raison de vos touchantes prises de position sur l’Iran mais parce que vous avez, ces deux derniers mois, fait parler de vous, à la faveur notamment des auditions organisées à l’Assemblée nationale par la « commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » dont les travaux, toujours en cours, reprendront la semaine prochaine. Vous êtes en effet la rapporteur de ladite commission, créée le 28 octobre 2025 à l’initiative du groupe Union des droites pour la République (UDR), autrement dit votre groupe parlementaire, fondé à l’initiative d’Éric Ciotti à la suite de son alliance avec le Rassemblement national lors des élections législatives de l’été 2024 à l’occasion desquelles vous avez été élu député de la 9e circonscription de l’Hérault.
Et alors que vous étiez jusqu’ici un député d’extrême droite sans autre forme de notoriété, surtout connu pour avoir été à l’initiative d’une proposition de loi « [visant] à assurer concrètement la répression de l’antisionisme, sur le modèle de celle du négationnisme », original, et pour avoir être l’objet d’une plainte pour « incitation à la haine et à la violence en raison de l’origine » suite à la publication de contenus racistes sur une page Facebook que vous co-administriez, original aussi, cette commission d’enquête a donné un coup d’accélérateur à votre médiatisation : une recherche sur la base de données Europresse (1), qui regroupe l’essentiel des titres de la presse francophone, fait ainsi apparaître votre nom à plus de 1000 reprises dans la période du 1er novembre 2025 au 16 janvier 2026 (deux mois et demi), soit un chiffre supérieur à celui de la séquence courant de votre élection en juillet 2024 à la fin octobre 2025 (16 mois). Au point que la très sérieuse Agence France-Presse vous a consacré un portrait au début du mois de janvier, soulignant notamment que « le député ciottiste de la 9e circonscription de l'Hérault Charles Alloncle et ses méthodes musclées font débat au sein de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, au point de compromettre la suite de ses travaux », quel talent.

Il faut dire que vous avez décidé de sortir le grand jeu dans le cadre d’une commission créée au moyen du « droit de tirage » annuel de votre groupe parlementaire, qui avait dans un premier temps envisagé une autre thématique, ainsi que le rappelait, à la mi-décembre, le journal le Monde : « Initialement, l’UDR pensait user de son droit de tirage, réservé aux groupes d’opposition à l’Assemblée nationale, pour réclamer une commission d’enquête sur le coût de l’immigration. En octobre, le parti d’Éric Ciotti a changé son fusil d’épaule, préférant se pencher sur l’audiovisuel public ». Un détail qui n’en est pas un lorsque l’on sait la place centrale occupée par les thématiques liées à l’immigration dans l’imaginaire et la rhétorique des extrêmes droites, ce qui nous renseigne sur l’importance que vous et vos amis avez choisi d’accorder à ce qui s’avère être, au total, votre participation à une entreprise plus globale de dénigrement voire de démolition de l’audiovisuel public.

Hasard du calendrier, ce changement de braquet quant au périmètre de « votre » commission coïncide en effet avec le développement d’une vaste campagne des médias de la galaxie Bolloré (CNews, Europe 1, JDD, JDNews) contre le service public audiovisuel, dans la foulée de la révélation, début septembre, par le magazine d’extrême droite l’Incorrect, d’extraits vidéo d’une conversation fort peu journalistique entre, d’une part, Thomas Legrand et Patrick Cohen et, d’autre part, deux responsables du Parti socialiste. Une vidéo certes peu glorieuse mais qui a surtout servi de prétexte aux médias Bolloré pour se déchaîner contre l’audiovisuel public en général et certains journalistes en particulier, avec un Pascal Praud annonçant la couleur dès le 9 septembre : « On va en parler tous les jours. Tous les jours. Qu’ils le sachent : tous les jours. France Inter et France Télévisions, tous les jours », à chacun ses obsessions.

Et il suffit de regarder les auditions de la commission et votre attitude durant celles-ci pour comprendre que votre préoccupation n’est nullement d’identifier des problèmes — et ils sont nombreux ! — afin de les analyser et de les comprendre pour, in fine, travailler à l’amélioration du service public audiovisuel, mais bien d’organiser le procès de ce dernier dans le but de jeter la suspicion sur la structure dans son ensemble, voire de la condamner. Coïncidence (non), vos alliés du RN ont quant à eux lancé fin septembre, parallèlement à la mise en place de la commission, une pétition demandant la privatisation de l’audiovisuel public, dénoncé comme « un bastion idéologique financé par les impôts des Français » et comme « un système verrouillé, militant, où l'hégémonie de la gauche est totale », ce qui n’est pas très sympa pour Nathalie-Saint-Cricq, Léa Salamé, Benjamin Duhamel, Sophia Aram, Alix Bouilhaguet, Nathan Devers ou encore Patrice Romedenne. Et si vous ne vous êtes pas à titre personnel prononcé en faveur de cette privatisation, vous avez fait des déclarations qui ne laissent guère planer de doute, comme lorsque vous expliquiez, au sujet des quatre milliards d’euros de budget de l’audiovisuel public, qu’ils « représente[nt] l’équivalent de près de 100 000 salaires d’enseignants ou de policiers versés chaque année, de 20 000 places de prison, de 400 écoles. C’est à peu près la somme qui permettrait également de réhabiliter les 6000 églises en France menacées de délabrement », voilà qui a le mérite d’être clair.

Cher Charles Alloncle, lorsque l’on vous écoute poser vos « questions » lors des auditions, on découvre ainsi un étrange univers de pensée, le vôtre, dans lequel, par exemple, France 2, Franceinfo et France Inter seraient de gauche, voire d’extrême gauche, et dans lequel l’État et les autorités de régulation seraient en guerre contre l’extrême droite, merci pour l’info. Quand on sait que lesdites auditions ont vu défiler entre autres Delphine Ernotte-Cunci (présidente de France Télévisions), Sybile Veil (directrice générale de Radio France), Martin Ajdari (président de l’Arcom — ex-CSA), Adèle Van Reeth (directrice de France Inter), etc., mais aussi Thomas Legrand et Patrick Cohen, et qu’elles et ils ont toutes et tous, à différents degrés, subi vos assauts, on se dit que décidément le spectre de la « gauche » est particulièrement large lorsque l’on est d’extrême droite.

On vous a ainsi entendu, entre autres (2) :

- déclarer, lors de l’audition de Stéphane Sitbon-Gomez (directeur des antennes et des programmes de France Télévisions), que « parmi les dirigeants de l’audiovisuel public ou de l’Arcom, nous ne retrouvons que des profils engagés à gauche » ;

- prétendre, lors de la même audition, que, « du président de l’Arcom, des dirigeants de France Télévisions [aux] directeurs d’école de journalisme, nous ne voyons défiler que des profils militants » ;

- poser plusieurs questions à Sibyle Veil sur la base d’une étude de l’Institut Thomas More, dont vous avez repris les conclusions, proclamant que « France Inter et France Culture présentent un ancrage durable à gauche » ;

- affirmer à Adèle Van Reeth « qu’il y a un biais de gauche sur [l’antenne de France Inter], notamment dans les chroniques, lequel entrave donc le pluralisme » ;

- sommer Martin Ajdari de s’expliquer sur la nomination, à l’Arcom Paris, d’une personne « [ayant appelé] publiquement à une mobilisation antifasciste et indigéniste "contre l’empire Bolloré" dans l’archipel des Glénan » ;

Mais aussi :

- demander au même Martin Ajdari, en référence à une chronique humoristique diffusée sur France Inter en novembre 2022, s’il trouvait « qu’il est drôle d’appeler, sur une chaîne de l’audiovisuel public, à "baiser les femmes des chasseurs" » ;

- interroger Delphine Ernotte-Cunci au sujet de la mise en ligne, sur la chaîne numérique Slash, liée à France TV, « [d’]une publication intitulée "Top 3 des érections qui existent" » ;

- vous insurger, toujours auprès de Delphine Ernotte-Cunci, de la diffusion, sur la même plateforme, « [d’]injonctions répétées à regarder des contenus pornographiques transsexuels » (sic) ;

- etc.

On comprend d’autant mieux vos déclarations début janvier à l’AFP : « Je tâche de poser des questions que des millions de Français se posent ».

Au-delà de ces mises en cause, qui reflètent en réalité davantage vos obsessions que celles du service public audiovisuel, jusqu’à en devenir parfois, on doit le dire, pour le moins loufoques, c’est votre ton et votre style qui ont fait parler d’eux, jusqu’à vous valoir d’être qualifié de « procureur » par certains de vos collègues de la commission, à l’instar du pourtant fort peu gauchiste député MoDem Erwan Balanant : « On est très agacés de la manière dont il mène à charge ces auditions et abime la fonction. Il se prend pour un procureur ou un juge d’instruction pour avoir son quart d’heure wharolien. Cette chasse aux sorcières est déplorable ». Et vous avez même fait l’objet d’un « rappel à l’ordre » de la part de la tout aussi peu gauchiste présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, à l’antenne de France Inter le 17 décembre : « Je suis en train de rappeler à l’ordre le rapporteur pour lui demander de revenir à un respect de nos règles et de nos usages de telle sorte que la crédibilité de la commission d’enquête ne soit pas remise en cause ».

L’une de vos marques de fabrique est ainsi la mise en accusation personnelle des acteurs et actrices de l’audiovisuel public auditionnées par la commission d’enquête, sans lien avec l’objet de cette dernière, via notamment l’exhumation d’extraits de déclarations ou de publications sur les réseaux sociaux, qu’il s’agisse de posts de Stéphane Sitbon-Gomez datés de 2011, d’une phrase extraite d’une interview de Patrick Cohen en avril 2012 ou de certains éléments du CV, selon vous trop à gauche, de telle ou telle personne auditionnée. Des plongées dans les archives qui peuvent parfois être utiles, par exemple lorsque l’on rédige, comme nous le faisons chaque semaine avec le Boxing Day, des portraits individualisés, mais dont on ne voit pas bien à quoi elles servent dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire, sinon à déstabiliser voire délégitimer vos interlocuteurs et interlocutrices, ce qui n’a pas grand-chose à voir avec la fonction d’une telle commission.

Et tel est bien votre but, comme en témoigne le fait que vous prenez un soin tout particulier à publier en temps réel, sur les réseaux sociaux, de courts — et nombreux — extraits, souvent tronqués, des auditions, dans lesquels vous vous mettez en scène tel un chevalier blanc en croisade contre les islamo-wokisto-gauchistes de France Inter et France Télévisions qui dilapident l’argent public pour imposer le port de la moustache aux petites filles (3). Et l’on repense ici au commentaire prémonitoire du président d’un cabinet de conseil, pourtant pas notre tasse de thé, sollicité par le Figaro au moment du lancement des auditions fin novembre 2025 : « C’est sûr qu’ils vont faire tourner les serviettes durant les prochains mois. […] Les commissions d’enquête ont changé de nature [et], dans un Parlement sans majorité, c’est moins le rapport final et ses recommandations qui comptent, aujourd’hui, que la mise en scène des auditions. Là se joue véritablement la bataille d’influence, durant ces shows médiatiques. »

Une bataille que vous menez à votre façon, quitte à accumuler les affirmations vaseuses et les fake news, entre autres :

- en déclarant, au sujet d’un post publié sur X le 28 octobre 2023 par la journaliste Nora Hamadi, en charge depuis septembre 2025 de la revue de presse de France Inter, dans lequel elle relayait un portrait de Rima Hassan réalisé par Libération, que « [ce] tweet a scandalisé des millions de Français », probablement des milliards même ;

- en vous référant, comme on l’a déjà indiqué, à une « étude » de l’Institut Thomas More visant à démontrer que les antennes de Radio France seraient monopolisées par la gauche, alors que, et vous avez bien évidemment oublier de préciser, ladite étude a été largement remise en question, notamment parce qu’elle a été réalisée au moyen d’une IA qui a, par exemple, réussi l’exploit de classer « à gauche » la météo de France Inter ;

- en affirmant, au sujet du RN, « [qu’]une présence de 20% à l’antenne [de France Inter] pour un score de 30% dans les urnes s’apparente à une sous-représentation chronique [qui] défie le cadre légal puisque l’Arcom se fonde sur le résultat des dernières élections, sur des sondages et sur la représentation au Parlement », ce qui est une bêtise puisque les règles de l’Arcom, que l’on est en droit de contester, précisent qu’un tiers du temps de parole médiatique est réservé à l’exécutif, les partis se partageant le reste, et que 30% de 2/3 représentent… 20% ;

- en prétendant, dans un post publié sur votre compte X le 12 novembre, que France Télévisions dépenserait « 126 000 euros de frais de cocktails par jour », soit 46 millions d’euros par an, ce qui est du grand n’importe quoi au regard du récent rapport de la Cour des comptes sur France Télévisions auquel vous vous référez ;

- etc.

Des pratiques qui ont tellement exaspéré vos collègues que le président de la commission d’enquête, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, a décidé, fin décembre, de suspendre les auditions de cette dernière et de convoquer une réunion du bureau début janvier pour expliquer que la commission ne devait pas être transformée « en tribunal politique, procès individuels ou en lieu de la politique spectacle » et fixer un certain nombre de règles avant de reprendre les travaux, entre autres : « pas de communication en temps réel sur les réseaux sociaux pendant les auditions », « un engagement de discrétion et de sobriété des expressions de la part du rapporteur, du président et des membres du bureau dans les médias en parallèle de la commission », « pas de travestissement, de déformation des propos des personnes auditionnées », bravo, grâce à vous nous avons eu confirmation du fait qu’il est parfois nécessaire de rappeler à un député qu’il vaut mieux éviter de tricher et de mentir.

Cher Charles Alloncle, vous voici donc devenu le centre de bien des attentions, alors que vous êtes âgé de 32 ans et que c’est votre premier mandat de député, ce qui doit vous ravir dans la mesure où cela fait désormais un certain temps que vous essayez d’occuper le devant de la scène, au terme d’un parcours durant lequel vous avez, après avoir été élevé dans une famille bourgeoise, fondé une « UMP lycée » dans les Yvelines durant vos études au lycée privé catholique Saint-Jean-Hulst de Versailles, rejoint la section UMP de Sciences Po Paris en 2011 avant de la présider en 2014-2015, présidé le mouvement « Nous les jeunes », également connu comme « Les Jeunes avec Sarkozy » de 2016 à 2018, mené avec enthousiasme la campagne (infructueuse) de Nicolas Sarkozy lors de la primaire de la droite en vue de la présidentielle de 2017, rejoint la direction des Jeunes Républicains avant de candidater à la présidence du mouvement en 2018, échoué dans cette tentative, accusé votre adversaire de fraude, quitté le parti après la validation de votre défaite par ses instances, participé à la création, en 2019, de Blank, une banque en ligne pour les commerçants, indépendants et artisans, et finalement fait la connaissance de Jordan Bardella en 2023, un véritable coup de foudre : « Nous nous sommes découvert une convergence idéologique. Je lui ai dit que s'il avait, un jour, besoin de moi, je ne me défilerai pas », émouvant.

Et c’est ainsi que, suite à la dissolution de juin 2024, vous avez été sollicité par le Rassemblement national pour être candidat aux élections législatives, auxquelles vous vous êtes finalement présenté sur le quota attribué à Éric Ciotti et ses amis, fraîchement alliés au RN après avoir provoqué une crise au sein des Républicains. Une alliance qui n’était certainement pas pour vous déplaire, vous qui expliquiez déjà en 2018, alors que vous étiez membre des Jeunes Républicains, qu’il y avait « une vraie demande identitaire au sein du parti », et qui déclariez, au sujet de la stratégie d’« union des droites », autrement dit d'alliance voire de fusion entre droite extrême et extrême droite, ce qui suit : « Quand on est fort, on accepte de débattre de tout. La question à la limite peut se poser en 2021. C'est un sujet qui pourra être débattu, comme tous les autres sujets ».

De jeunes années durant lesquelles vous avez fréquenté au sein des Jeunes Républicains, le monde est petit, un certain Erik Tegnér, également — dans un premier temps — candidat, en 2018, à la présidence du mouvement, avant de se retirer de la course et de vous apporter son soutien et l’appui de ses réseaux. Transfuge du Front national, qu’il avait rejoint à peine âgé de 17 ans, Tegnér était alors l’un des plus bruyants partisans de l’union des droites, déclarant par exemple à l’Obs, en septembre 2018, ceci : « On n'a plus trop de temps devant nous. Du Rassemblement national aux Républicains, nous avons la même vision sur la famille, sur l'immigration. Pourquoi ne pas le dire ? ». Un Erik Tegnér finalement exclu des Républicains et qui deviendra, bien des années plus tard, « président » du magazine d’extrême droite Frontières, lequel vous a récemment invité dans sa matinale pour parler de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, ce qui a dû vous rappeler vos jeunes années lorsque vous assistiez, en compagnie de Tegnér, à des conférences d’Éric Zemmour : la boucle est bouclée.

Vous êtes donc, au total, et à l’instar, par exemple, d’une Sarah Knafo, symptomatique de cette génération de militants de droite extrême et d’extrême droite pour lesquels le clivage Front national/Droite « républicaine », issu notamment des positionnements des uns et des autres par rapport à la Seconde Guerre mondiale, ne fait plus sens, c’est vrai qu’on ne va pas s’arrêter à ce genre de détail, et qui prônent aujourd’hui une alliance de « toutes les droites » derrière une candidature d’extrême droite. Une génération au sein de laquelle il existe des inimitiés, des rivalités et des divergences tactiques, mais qui se retrouve autour d’un projet et de valeurs partagées, avec notamment l’obsession de mener une « bataille culturelle » contre la gauche et le progressisme au sens large, à laquelle vous prenez toute votre part aujourd’hui en instrumentalisant dans cet objectif une commission d’enquête parlementaire que vous avez initiée et tenté de transformer, avec un certain succès, en tribunal d’Inquisition.

Cher Charles Alloncle, alors que nous écrivions cette missive, un article était publié, le 16 janvier, par Libération, qui révélait que vous avez usurpé vos pouvoirs de rapporteur en exigeant d’obtenir le constat d’huissier établi par le magazine l’Incorrect lors de « l’affaire » de la vidéo Legrand-Cohen, qui vous a été aimablement transmis par le média d’extrême droite pour que vous vous en serviez lors des auditions. Un « petit arrangement avec le règlement » qui n’est rien d’autre qu’une énième entorse au fonctionnement — déjà peu démocratique — des institutions parlementaires, et qui confirme votre collusion avec la galaxie des médias d’extrême droite dans le contexte d’une offensive coordonnée contre le service public audiovisuel. Soit une nouvelle illustration de ce que font les ennemis de la démocratie lorsqu’ils pénètrent les institutions et s’y installent : les exploiter à leur avantage, et sans vergogne, pour tenter de stigmatiser, de délégitimer, voire de faire taire tout point de vue critique, autrement dit le cadre idéal pour l’affirmation de petits procureurs maccarthystes tels que vous.

https://www.blast-info.fr/articles/2026 ... 1-IXMJCTzV
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Cé trop bien, comme dirait ma petite fille de 17 ans, branchée réseaux
Quelle puanteur se dégage de ces fiottes brunes, futurs Kapos d'un hypothétique 3e Reich.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
papibilou
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par papibilou »

Corvo a écrit : 07 janvier 2026 06:11
papibilou a écrit : 28 décembre 2025 18:27 Confirmez moi: il lisait bien les propos d'un " humoriste" à son égard ??? J'attends une réponse nécessaire.
À votre avis ?...
https://la-bas.org/la-bas-magazine/text ... ute-encule
Alors...heureux ?...🚬
Plutôt que votre lien à charge j'ai préféré regarder la vidéo de cette histoire. Alloncle qui n'est évidemment pas ma tasse de thé ne faisait que citer Morel, un bon humoriste mais qui dérape parfois.
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Corvo »

Affaire à suivre...ou pas.

La plainte des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen contre « L’Incorrect » classée sans suite

La plainte des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen contre « L’Incorrect » pour l’enregistrement clandestin d’une conversation avec des responsables du PS a été classée sans suite par le parquet de Paris ce mercredi. La vidéo diffusée par le magazine en septembre dernier avait été le point de départ d’une succession de critiques visant Radio France et France Télévisions.

« Le procureur de la République décide de classer notre plainte contre X et contre L’Incorrect au motif que le secret des sources rend impossible la recherche de l’auteur de l’enregistrement que nous considérons comme illégal », ont écrit Thomas Legrand et Patrick Cohen dans un communiqué transmis à l’AFP. Tous deux indiquent qu’ils souhaitent mener d’autres actions en justice.

Le parquet de Paris a classé sans suite la plainte des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen contre le magazine L’Incorrect pour l’enregistrement clandestin d’une conversation avec des responsables socialistes, a appris mercredi l’Agence France-Presse (AFP) d’une source proche du dossier et des deux chroniqueurs.

« Victimes d’espionnage malveillant »
« Le procureur nous indique la possibilité de poursuivre notre action en justice par d’autres voies pour qu’un procès ait bien lieu », poursuivent-ils. « Nous démontrerons que nous avons été victimes d’espionnage malveillant et que nos propos ont été manipulés et interprétés pour nous nuire et nuire au service public de l’audiovisuel à travers une opération qui n’a rien de journalistique ».

Selon une source proche du dossier, le parquet a indiqué aux avocats des plaignants que l’enquête n’a pas permis d’identifier l’auteur de la vidéo révélée par L’Incorrect en septembre dernier. Sa diffusion avait déclenché une vaste polémique autour d’une supposée partialité de l’audiovisuel public en faveur de la gauche, les deux journalistes intervenant sur Radio France ou France Télévisions.

https://www.ouest-france.fr/medias/la-p ... 9bd2858122
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par mic43121 »

latresne a écrit : 07 janvier 2026 00:15
UBUROI a écrit : 23 décembre 2025 08:52

Savez vous pourquoi je ne mange plus de moules de bouchot?
***modéré - veuillez respecter vos interlocuteurs, la modération
Le "tu m'étonnes !" ... mais c'est un compliment; car, il se trouve que d'autres avec moi considèrent que l'UDR/RN en la personne de ce Charles-Henri Alombre se moque du Parlement de notre Vè République; 2 exemples pris à la volée du Monde du Huffpost:

- Madame Yaël Braun-Pivet, présidente de l'AN

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https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 58332.html

- Le président de cette commission parlementaire, le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons, Calvados)

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https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html

Je souhaite à Latresne , éloquent pseudo! de s'accrocher à son pieu, les grandes marées arrivent

Moi aussi je vous aime bien,mais je préfère de beaucoup l'excellente Braun-Pivet. ;)
Oui excellente ,sa joie lors de sa re nomination ..les 30 000 boules qui vont avec ...excellente..
:hello:
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par vivarais »

Aujourd'hui on espère gagner électoralement à coup de médisances et de procès
Mais les gens votent non en fonction de cela mais des programmes et de l'actualité
Le gars s qui a perdu son emploi et qui au chômage puis au RSA quand il apprend que chaque années il y a 384 milles migrants récences en des autres dans la clandestinité se dit je ne retrouverais plus jamais d'emploi et je vais rester en dessous du seuil de pauvreté
lorsqu'il votera tiendra t il compte de médisance colportées et des procédures judiciaires d'un candidat où du programme qui propose de supprimer ce qui l'impact personnellement
Les programme qui dit occupons nous de nos pauvres et non de celui des autres
Le programme qui dit "on ne réduira pas vos aides sociales pour en faire profiter d'autres étrangers n'ont logiquement aucun droit social
Ils étaient 11 millions au premier tour des législative , et cela ira en augmentant car les gens s'intéressent aux programmes plus qu'aux médisances
Pour Rachida Dati qui est candidate à paris , pour qui vont voter les gens dont la voiture a répondu aux normes anti pollution du contrôle mai sont interdits de circulation à paris en fonction de la date de mise en circulation de leur véhicule
Le gouvernement parle de supprimer cela en légiférant mai cela arrive trop tarde pour les prochaines municipales
Ceux à qui on impose d'inscrire leur enfant dans une école d'éducation prioritaire et pas dans une autre et donc à cause de cela doivent choisir l'enseignement privé
Tout comme celui qui peine à trouver un emploi à cause de quotas à l'embauche que l'on impose tout comme l'employeur à qui l'on impose cela
(plus d'embauches en fonction de la compétence mais en fonction du sexe et de l'origine ethnique des personnes ; plus l'épée de Damoclès de lois mémorielles où malgré toutes les précautions certains employeur se font pièger et se retrouvent sur la sellette )
croyez vous qu'ils se soucient des racontars sur les personnes plus que le carcan qu'on leur impose
Cette stratégie ne marche pas car en fonction du contenu de leur programme certains parti ne cessent de baiser tandis que d'autre sur lesquels on s'acharne médiatiquement et judiciairement "eux " ne cessent de cesse de monter
Certains m^me pensent qu'un livre vendu à 400 milles exemplaires dans ce but aura un impact électoral :mdr3:
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Corvo »

Viva Léa !...

Léa Salamé défend son travail de "femme libre" devant les députés

La présentatrice du journal télévisé de France 2 Léa Salamé, confrontée aux questions de députés sur son compagnon, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, a défendu son travail de "femme libre" lundi, tout en réaffirmant qu'elle quittera le 20h s'il devient candidat à la présidentielle. "Que les Français se posent la question, c'est légitime", mais, "avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre", a affirmé la vedette de l'info de France Télévisions, lors d'une audition d'environ 2h30. Elle répondait au rapporteur de la commission sur l'audiovisuel public, le député du parti UDR, allié du Rassemblement national, Charles Alloncle. Il l'a interrogée sur ses "garanties" d'impartialité, alors qu'elle "partage (sa) vie avec Raphaël Glucksmann", cofondateur du parti de gauche Place publique et candidat potentiel à la présidentielle de 2027.

"Jamais personne n'a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo", a poursuivi celle qui a animé le débat d'entre-deux-tours de la présidentielle 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Avant d'interroger M. Alloncle: "pensez-vous vraiment qu'en 2026, une femme pense (...) vote (...) prie comme son mari, qu'une femme fait ce que lui demande de faire son mari ?". Léa Salamé a rappelé le principe déjà énoncé par France Télévisions au moment de sa nomination à la rentrée 2025: "S'il est candidat, je sors de l'antenne". Charles Alloncle, puis la députée RN Caroline Parmentier, lui ont demandé si la situation serait la même si elle était la compagne du président du RN, Jordan Bardella. "J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou publique, jusqu'à ce que son compagnon soit candidat", a répondu l'ancienne figure de la matinale de France Inter.

"Animateur producteur"
Les questions ont fait débat, la députée LR Virginie Duby-Muller trouvant "désolant de constater en 2026 qu'une femme puisse encore être réduite ou reléguée dans l'ombre de son compagnon". Léa Salamé s'est aussi expliquée sur son double statut à France Télévisions : salariée pour le 20h et co-productrice, via sa société Marinca Prod, de l'émission phare du samedi soir "Quelle époque!", une situation "d'animateur producteur" aux yeux de Charles Alloncle. Elle a répondu n'avoir "pas demandé un euro de plus" au salaire que lui avait proposé France Télévisions - le montant n'a pas été dévoilé durant les échanges -, en assurant avoir reçu des "offres beaucoup plus lucratives" dans le privé. "Je tenais à être co-productrice" de "Quelle Epoque!", parce que "je voulais la maîtrise éditoriale et (...) aussi un droit moral", a-t-elle expliqué: "Si j'étais pas coproductrice (...), cette émission pourrait sans mon accord être animée par quelqu'un d'autre" ou être "rachetée par une société étrangère".

Elle a aussi lancé un plaidoyer pour l'audiovisuel public: "C'est énorme ce que fait le service public: sur la culture, l'histoire, les grands documentaires, l'international ; et ça, non, les chaînes privées ne le font pas ou beaucoup moins".

https://www.cbnews.fr/medias/lea-salame ... es-deputes
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Victor
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Victor »

L'audiovisuel coûte tout de même une blinde en argent public sans que l'on voit vraiment une énorme différence entre par exemple TF1 ou France 2.
Il y a autant de pub sur les deux chaînes alors que TF1 ne touche pas d'argent public .. !
Comment explique-t-on cela ?
A priori la masse salariale de France 2 serait le double de celle de TF1 .. Cherchez l'erreur !
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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le chimple
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par le chimple »

Corvo a écrit : 03 février 2026 10:25 Viva Léa !...

Léa Salamé défend son travail de "femme libre" devant les députés

La présentatrice du journal télévisé de France 2 Léa Salamé, confrontée aux questions de députés sur son compagnon, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, a défendu son travail de "femme libre" lundi, tout en réaffirmant qu'elle quittera le 20h s'il devient candidat à la présidentielle. "Que les Français se posent la question, c'est légitime", mais, "avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre", a affirmé la vedette de l'info de France Télévisions, lors d'une audition d'environ 2h30. Elle répondait au rapporteur de la commission sur l'audiovisuel public, le député du parti UDR, allié du Rassemblement national, Charles Alloncle. Il l'a interrogée sur ses "garanties" d'impartialité, alors qu'elle "partage (sa) vie avec Raphaël Glucksmann", cofondateur du parti de gauche Place publique et candidat potentiel à la présidentielle de 2027.

"Jamais personne n'a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo", a poursuivi celle qui a animé le débat d'entre-deux-tours de la présidentielle 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Avant d'interroger M. Alloncle: "pensez-vous vraiment qu'en 2026, une femme pense (...) vote (...) prie comme son mari, qu'une femme fait ce que lui demande de faire son mari ?". Léa Salamé a rappelé le principe déjà énoncé par France Télévisions au moment de sa nomination à la rentrée 2025: "S'il est candidat, je sors de l'antenne". Charles Alloncle, puis la députée RN Caroline Parmentier, lui ont demandé si la situation serait la même si elle était la compagne du président du RN, Jordan Bardella. "J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou publique, jusqu'à ce que son compagnon soit candidat", a répondu l'ancienne figure de la matinale de France Inter.

"Animateur producteur"
Les questions ont fait débat, la députée LR Virginie Duby-Muller trouvant "désolant de constater en 2026 qu'une femme puisse encore être réduite ou reléguée dans l'ombre de son compagnon". Léa Salamé s'est aussi expliquée sur son double statut à France Télévisions : salariée pour le 20h et co-productrice, via sa société Marinca Prod, de l'émission phare du samedi soir "Quelle époque!", une situation "d'animateur producteur" aux yeux de Charles Alloncle. Elle a répondu n'avoir "pas demandé un euro de plus" au salaire que lui avait proposé France Télévisions - le montant n'a pas été dévoilé durant les échanges -, en assurant avoir reçu des "offres beaucoup plus lucratives" dans le privé. "Je tenais à être co-productrice" de "Quelle Epoque!", parce que "je voulais la maîtrise éditoriale et (...) aussi un droit moral", a-t-elle expliqué: "Si j'étais pas coproductrice (...), cette émission pourrait sans mon accord être animée par quelqu'un d'autre" ou être "rachetée par une société étrangère".

Elle a aussi lancé un plaidoyer pour l'audiovisuel public: "C'est énorme ce que fait le service public: sur la culture, l'histoire, les grands documentaires, l'international ; et ça, non, les chaînes privées ne le font pas ou beaucoup moins".

https://www.cbnews.fr/medias/lea-salame ... es-deputes
Perso ,, je crains pas cette fille .
Mais peut elle dire le contraire sans se faire lourder du public ??? :icon_winks:
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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