Je rebondis sur cette affirmation qui, à mon avis, fait complètement fausse route.
papibilou a écrit : 06 février 2026 18:23
Certains pensent que trop de français vivent à crédit et ne savent pas gérer leurs finances. C'est vrai.
Le problème économique de l'Europe et de la France n'est pas que ses citoyens vivent à crédit, mais tout l'inverse.
Le Figaro a écrit :
Pourquoi les ménages français font partie des champions européens de l’épargne
Par Gilles Boutin
Le 5 février 2026 à 11h36
L’Insee estime que les personnes de 65 ans et plus ont contribué à environ deux tiers de la hausse du taux d’épargne entre 2023 et 2024.
DÉCRYPTAGE - Plus en France qu’ailleurs, les épargnants font gonfler leurs bas de laine. Au point de se rapprocher de l’Allemagne, championne historique dans ce domaine.
Les ménages français n’ont jamais autant mis de côté. Leur patrimoine financier atteint la coquette somme de 6 596 milliards d’euros au deuxième trimestre 2025, selon une estimation de Bercy à partir de données de la Banque de France. Soit une augmentation de 724 milliards d’euros par rapport à la période précédant la crise sanitaire. Le taux d’épargne, c’est-à-dire la part de leurs revenus qui n’est pas dépensée mais économisée, atteignait 18,01 % au troisième trimestre 2025, selon Eurostat, alors qu’il était bien plus faible depuis le début des années 2000, fluctuant autour de 14,5 %. C’est ce flux abondant qui vient nourrir dépôts bancaires (2 127 milliards d’euros), produits d’assurances (2 246 milliards) et titres (2 167 milliards), d’après une note récente de la Direction générale du Trésor.
La propension française à épargner est ancrée de longue date dans la culture nationale - le livret A, exception française, est né en 1818.
(...)
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/pou ... e-20260203
Le Figaro a écrit :
«L’Europe est faible car elle a trop d’épargne et pas assez d’investissements»
Par Jacques de Larosière
Le 29 janvier 2026 à 15h15
FIGAROVOX/TRIBUNE - Si l’Europe dispose d’épargne et de moyens financiers, l’investissement, pour sa part, reste insuffisant, estime l’ancien gouverneur de la Banque de France, Jacques de Larosière. Et si cette faiblesse s’expliquait précisément par l’abondance monétaire prolongée ?
(...)
Comment expliquer que des systèmes financiers saturés de liquidités et des politiques monétaires exceptionnellement expansionnistes n’aient pas généré une dynamique d’investissement plus robuste ? Et si la réponse se trouvait précisément dans cette abondance monétaire prolongée ?
John Maynard Keynes avait pourtant alerté sur le risque de « trappe à liquidité ». Lorsque les taux d’intérêt sont durablement bas, ils cessent d’orienter efficacement l’épargne vers l’investissement productif. Si le rendement du capital ne rémunère plus ni le risque industriel ni l’immobilisation de fonds sur le long terme, l’épargne se réfugie dans des formes liquides, peu risquées et peu productives. Avec des taux nuls, voire négatifs en termes réels, l’épargne longue est découragée. Ce phénomène est particulièrement marqué en Europe, où les ménages privilégient traditionnellement la sécurité à la prise de risque.
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https://www.lefigaro.fr/vox/economie/l- ... s-20260129