Une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan devait se tenir au sein de l'Institut d'études politiques jeudi soir.
Un militant participant au service d'ordre du collectif identitaire Némésis a été gravement blessé, jeudi soir, lors d'une rixe qui a éclaté à Lyon (Rhône), en marge d'une conférence donnée par l'eurodéputée insoumise Rima Hassan, à Sciences Po Lyon, a appris l'Agence Radio France de sources concordantes vendredi 13 février. Une enquête pour "violences aggravées" a été ouverte par le parquet de Lyon.
Jeudi, à 18 heures, une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan devait se tenir au sein de l'Institut d'études politiques. Vers 17h40, devant Sciences Po Lyon, les militantes de Némésis ont déployé une banderole où il était inscrit "Dehors les *****propos modérés attisant la haine", selon une source policière. C'est alors qu'une rixe a éclaté entre une cinquantaine d'individus. Selon le parquet de Lyon, vers 19h40, les services de police étaient appelés "à la suite de la prise en charge par les secours d’un homme dont le pronostic vital était engagé et qui a été hospitalisé".
Selon un communiqué publié sur X de Némésis, un collectif féministe d'extrême droite, il s'agit d'un jeune militant de 23 ans qui participait au service d'ordre. Ce collectif accuse un groupe d'une "trentaine d'antifas" d'être à l'origine de l'agression. Ils affirment également qu'un collaborateur du député LFI Raphaël Arnault se trouvait dans ce groupe. Enfin, selon ce collectif, les agresseurs sont affiliés au mouvement "La Jeune garde antifasciste", un mouvement créé en 2018 par Raphaël Arnault et dissous en juin 2025 en Conseil des ministres.
Condamnations de la classe politique
"La folie furieuse qui s’est déchaînée alors que se tenait une conférence de Rima Hassan à l’IEP de Lyon, c’est une violence insupportable !", écrit vendredi sur X Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.
"Un jeune homme entre la vie et la mort, c'est terrible !", poursuit le ministre, qui ajoute que "certaines personnes veulent transformer le débat d’idées en guerre ouverte. Les conséquences de leur irresponsabilité sont dramatiques". Enfin, Philippe Baptiste lance un appel "au plus grand calme" et invite les dirigeants d'établissements d'enseignement supérieur à "une mobilisation accrue" en période préélectorale.
Le jeune de 23 ans agressé est "un jeune fidèle de la paroisse Notre-Dame de l’Isle à Vienne", écrit Adrien Rubagotti, conseiller municipal RN de la ville iséroise dans un communiqué consulté par ICI Isère(Nouvelle fenêtre). Il dénonce un "terrorisme de rue" encouragé par "l'extrême gauche".
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, "condamne avec la plus grande fermeté la rixe d'une extrême violence qui s'est déroulée hier à Lyon. Rien ne peut justifier de tels affrontements", écrit-il sur son compte Facebook. Il dit apporter son "plein soutien à la victime" qui se trouve "entre la vie et la mort". "La Ville de Lyon est à disposition de la justice pour faire toute la lumière sur ces évènements dramatiques", conclut-il.
https://www.franceinfo.fr/france/auverg ... 03590.html


