#2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

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Mesoke
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par Mesoke »

Pour ceux qui croient encore que les antifascistes sont les nouveaux fascistes et autres absurdités du même genre, sachez que les vrais fascistes qui se revendiquent comme des fascistes descendants des vrais fascistes du XXe siècle, comme Deranque, trouvent eux aussi cette comparaison débile. Parce que pour eux les seuls vrais fascistes c'est eux, et qu'il ne suffit pas de faire dans la violence politique pour être un fasciste, ce qu'on a dit et répété des tas de fois.

Si même les fascistes, les principaux intéressés, confirment ce qu'on dit depuis des lustres arrêtez de relayer les âneries de vos médias de propagande.

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Kelenner
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par Kelenner »

Le pire, c’est qu’on savait tout depuis le départ. Il est évident que les types qui décèdent dans ce type de rixes ne sont jamais des quidams qui passaient là par hasard, mais toujours des types violents membres de groupuscules radicaux, et partisans des pires idéologies. Le mensonge a été orchestré, voulu, non seulement par les journalistes dont c’est plus ou moins le métier, mais également par les plus hautes autorités de l’Etat. Les rares personnalités lucides et honnêtes qui ont refusé de se livrer à cette sinistre mascarade macabre méritent d’être saluées, pour les autres, il vaudrait mieux qu’elles évitent de se regarder dans la glace.
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par latresne »

Mesoke a écrit : 09 mars 2026 22:46
latresne a écrit : 09 mars 2026 22:17 Sauf si Quentin a été victime d'un guet apens,ce que précise ses parents.La justice tranchera.
Jusqu'à preuve du contraire les seuls témoignages dont on dispose laissent à entendre que ce sont les néofascistes de Deranque qui ont tendu un guet-apens contre les antifascistes, pas l'inverse.

Je ne vois pas bien ce que ses parents viennent faire dans cette affaire, ils n'étaient pas sur place.

"..Je ne vois pas bien ceque ses parents viennent faire dans cette affaire.." .
Ils viennent défendre la mémoire de leur fils ,ça vous choque ?
Votre fanatisme tourne au fascisme qui peut être de G comme de D.Voir la Corée par ex pour l'EG.
Vous êtes avec qqs uns à traiter de fascisme tout ce qui ne correspond pas à vos idées.Je rappelle la def. "la présominance de l'exécutif,l'intégration d'un parti unique(LFI ,ou RN par ex.) dans l'Etat àl'encontre de toute liberté individuelle".Vous iriez taper courageusement les femmes de Genesis si l'occasion se présentait ? On doit trouver des citations (dans le Coran peut être)"Bats ta femme tous les matins si tu ne sais pas pourquoi ,elle ,elle le sait".
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par Corvo »

latresne a écrit : 14 mars 2026 00:11
Mesoke a écrit : 09 mars 2026 22:46

Jusqu'à preuve du contraire les seuls témoignages dont on dispose laissent à entendre que ce sont les néofascistes de Deranque qui ont tendu un guet-apens contre les antifascistes, pas l'inverse.

Je ne vois pas bien ce que ses parents viennent faire dans cette affaire, ils n'étaient pas sur place.

"..Je ne vois pas bien ceque ses parents viennent faire dans cette affaire.." .
Ils viennent défendre la mémoire de leur fils ,ça vous choque ?
Votre fanatisme tourne au fascisme qui peut être de G comme de D.Voir la Corée par ex pour l'EG.
Vous êtes avec qqs uns à traiter de fascisme tout ce qui ne correspond pas à vos idées.Je rappelle la def. "la présominance de l'exécutif,l'intégration d'un parti unique(LFI ,ou RN par ex.) dans l'Etat àl'encontre de toute liberté individuelle".Vous iriez taper courageusement les femmes de Genesis si l'occasion se présentait ? On doit trouver des citations (dans le Coran peut être)"Bats ta femme tous les matins si tu ne sais pas pourquoi ,elle ,elle le sait".
Genesis c'est ça :
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Alors que Némésis...
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par vivarais »

Kelenner a écrit : 13 mars 2026 23:26 Le pire, c’est qu’on savait tout depuis le départ. Il est évident que les types qui décèdent dans ce type de rixes ne sont jamais des quidams qui passaient là par hasard, mais toujours des types violents membres de groupuscules radicaux, et partisans des pires idéologies. Le mensonge a été orchestré, voulu, non seulement par les journalistes dont c’est plus ou moins le métier, mais également par les plus hautes autorités de l’Etat. Les rares personnalités lucides et honnêtes qui ont refusé de se livrer à cette sinistre mascarade macabre méritent d’être saluées, pour les autres, il vaudrait mieux qu’elles évitent de se regarder dans la glace.
Vos élucubrations n changera rien la police et la justice d'investigation fera son travail qui risque de durer jusqu'après 2027 avec des informations ponctuelle du procureur de la république
C'est la cagade de trop que la jeune garde n'aurait jamais du faire
Il ne vous reste que 60 député LFI
Combien en aurez vus après 2027 et de nouvelle législatives (cette foi ci pas de NFP ) ?
En aurez vous assez pour voir un groupe parlementaire et pouvoir intervenir au parlement et déposer d motion de censure à tout va ?
Pour vous le lynchage d'une personne seul par 15 gauchistes est une mascarade mais 90 % des français même de gauche ne le voit pas ainsi
Même par l'électorat LFI
Dénigrer la victime et une mauvaise option "on ne mérite pas de se faire tuer pour ses idées " quelles qu'elles soient
Même pour les terroristes meurtriers on n'applique pas la peine de mort
Sauf dont les pays dont vous partagez l'idéologie
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par UBUROI »

latresne a écrit : 14 mars 2026 00:11 ....
....
Vous êtes avec qqs uns à traiter de fascisme tout ce qui ne correspond pas à vos idées.Je rappelle la def. "la présominance de l'exécutif,l'intégration d'un parti unique(LFI ,ou RN par ex.) dans l'Etat àl'encontre de toute liberté individuelle".Vous iriez taper courageusement les femmes de Genesis si l'occasion se présentait ? On doit trouver des citations (dans le Coran peut être)"Bats ta femme tous les matins si tu ne sais pas pourquoi ,elle ,elle le sait".
Ils sont nombreux ceux qui restent ancrés dans des conceptions antédiluviennes, sempiternellement ressassées par conformisme ou paresse intellectuelle, concernant les concepts en ...isme, comme marxisme, populisme et dans le cas présent le fascisme.
Or, l'inculture crasse de certains Diafoirus en sociologie et histoire nous empêche d'avancer dans la définition de l'extrême droite du 21è s.
Heureusement Roger Griffin est l'un de nos intellectuels qui font progresser notre appréhension de la continuité de la mouvance d'extrême droite du fascisme au trumpisme actuel, en passant par le lepénisme franchouillard.
Entretien avec Roger Griffin

L’un des grands intérêts de vos travaux sur le fascisme est de tenter une définition du phénomène. Pourquoi est-il si difficile de définir le fascisme ?
Tous les concepts politiques généraux – et génériques – sont difficiles à définir. Contrairement aux sciences naturelles, où la taxonomie se fonde sur un consensus à propos des qualités ou des traits empiriques objectifs d’un phénomène qui se répète à l’identique ou avec un minimum d’idiosyncrasie dans la nature, les sciences humaines recourent au langage pour modeler et enquêter sur des phénomènes génériques qui ne se répliquent jamais et qui admettent différentes définitions concurrentes. Par exemple, la Révolution française est un cas de révolution, mais chaque révolution est proprement unique, et il est compliqué de distinguer parfois une révolution d’une rébellion, d’une mutinerie, d’une révolte, etc. Les chercheurs travaillant dans différentes langues, chacun forgé par une culture et une idéologie distinctes dans diverses ères historiques, vont ainsi naturellement arriver chacun à des définitions singulières d’un même terme, à moins qu’un consensus partiel se dégage parmi les experts travaillant dans le domaine concerné autour d’une définition particulière.
À défaut d’un consensus de travail, plus les chercheurs étudient un phénomène, et plus il est probable que des définitions contradictoires de ce dernier prolifèrent. Cela s’applique à tous les phénomènes étudiés par les sciences humaines, à tous les « ismes » sociaux, culturels, artistiques, politiques, économiques, psychologiques ou anthropologiques. Lorsque le fascisme a été fondé par Mussolini, les marxistes ont rapidement décidé qu’il s’agissait d’une forme de capitalisme réactionnaire en crise. Les universitaires non marxistes ont débattu soixante-dix ans sans parvenir à un consensus viable, mais, depuis les années 1990, une convergence générale d’approche s’est dégagée sur la manière d’aborder le fascisme en tant que phénomène historique et politique et un nombre croissant d’universitaires du monde entier utilisent désormais cette définition. La « définition opérationnelle » qui a émergé est celle qui s’est avérée la plus utile d’un point de vue heuristique et qui leur permet de se sentir appartenir à une grande communauté internationale de chercheurs. Cette communauté travaille avec une productivité, une compréhension mutuelle, et une synergie inimaginable auparavant, comme l’illustre la revue Fascism : Journal of Comparative Fascist Studies et l’Asssociation pour les études du fascisme comparées (COMFAS).

« La principale menace pour la démocratie libérale ne vient pas du fascisme ou du populisme, mais de la réponse de plus en plus autocratique du nationalisme illibéral à la menace accélérée qui pèse sur toute vie humaine : la destruction de la biosphère. »

:arrow: À quelle définition êtes-vous finalement parvenus ?
Je suis l’un des pionniers de la définition « consensuelle ». Mes travaux sur les idéologies du fascisme, du nazisme et d’un certain nombre d’autres fascismes « putatifs », exprimées dans différentes langues originelles, m’ont permis de prendre conscience de l’existence d’une matrice distinctive dans la pensée fasciste. Celle-ci peut varier énormément dans les détails mais toutes les idéologies qui en relèvent partagent la même croyance fondamentale ou le même faisceau d’idées :
• la nation ou la race est confrontée à une menace existentielle ;
• elle était autrefois une grande nation/race (ou ses ancêtres l’étaient) mais elle est tombée en déclin ;
• une révolution est nécessaire pour mettre fin à la « décadence » et restaurer la grandeur dans un nouvel ordre, grâce à un processus de renaissance. Étant donné l’absence d’un adjectif correspondant à « renaissance », j’ai utilisé le terme peu habituel en anglais dans les contextes politiques de « palingénésique », afin de désigner ce noyau de la vision fasciste du monde (que j’appelle le « noyau mythique » d’après Georges Sorel) et le ramasser en une seule expression. Mon premier ouvrage, The Nature of Fascism (1991), proposait une définition d’une seule phrase : « Le fascisme est une idéologie politique dont le noyau mythique, dans ses diverses manifestations, est une forme populiste d’ultranationalisme palingénésique » (ou dans sa forme abrégée : « ultranationalisme palingénésique »).

À partir de là, peut-on considérer que le mot « fascisme » s’applique aux extrêmes droites contemporaines ? Notamment au Rassemblement national en France ? Est-il utile ou ne risque-t-il pas de masquer la nouveauté du phénomène ?
Pour les marxistes, le fascisme est un phénomène latent, potentiel, présent dans toutes les sociétés capitalistes menacées par le socialisme ou les mouvements pour la justice sociale. La gauche applique donc le mot à de nombreux politiciens, mouvements et gouvernements que je ne qualifierais pas de fascistes, comme Bolsonaro (en Brésil), Modi (en Inde), le RN (en France), l’AfD [en Allemagne] ou la Hongrie d’Orbán. De plus, le terme de fascisme, même dans les années 1920, était utilisé comme une insulte pour délégitimer une forme de politique aux tendances autoritaires ou fanatiques. Il est donc utilisé de manière très libre et sans contenu précis dans les médias du monde entier pour attaquer des formes de politique rivales. Le Rassemblement national n’est pas techniquement fasciste selon la définition majoritaire non marxiste du fascisme, car il ne prévoit pas de créer un nouvel ordre révolutionnaire en France, mais d’utiliser la Constitution actuelle et l’appareil d’État existant pour traiter un certain nombre de problèmes sociaux présentés comme affectant les « Français » en limitant l’immigration, en particulier non européenne, en résistant à « l’islamisation » du pays et en s’opposant à la domination de l’Union européenne. Le parti de Marine Le Pen pourrait bien avoir quelques électeurs radicaux et véritablement fascistes au moment des élections, mais une critique fasciste de la société française et les remèdes aux prétendus problèmes posés par le multiculturalisme qui en découleraient seraient bien plus radicaux et violents que tout ce que Le Pen propose actuellement. Poutine et Trump, par exemple, sont souvent décrits comme des fascistes, mais, si tous deux veulent rendre sa « grandeur » à leur pays respectif, de nouveau, ni l’un ni l’autre n’ont ébauché une sorte de plan cohérent pour instaurer une nouvelle Constitution et un nouvel État totalitaire. Poutine a créé un État pseudo-démocratique qui a largement éliminé la séparation des pouvoirs et tous les droits civils et humains fondamentaux associés à la démocratie libérale, mais son régime est plus justement qualifié de dictature personnelle ou d’autocratie pseudo-démocratique qu’un État fasciste. Trump est tout simplement trop borné intellectuellement pour être fasciste, car le déclenchement d’une révolution fasciste exige un haut degré de vision, de conceptualisation, d’organisation et de planification, toutes choses qui sont bien au-delà de sa sphère de compétence.

« Le Rassemblement national n’est pas techniquement fasciste selon la définition majoritaire non marxiste du fascisme, car il ne prévoit pas de créer un nouvel ordre révolutionnaire en France, mais d’utiliser la Constitution actuelle et l’appareil d’État existant pour traiter un certain nombre de problèmes sociaux présentés comme affectant les “Français”. »

Le mot « populisme », utilisé parfois, ne pose-t-il pas lui aussi problème ?
Il n’a aujourd’hui plus aucun rapport avec les populismes historiques, notamment russes et américains, et il véhicule souvent un mépris élitiste de tout ce qui est populaire...
Le jugez vous néanmoins utile ?
Le populisme est encore un autre « isme » politique et, de ce fait, est intrinsèquement problématique dans sa définition et son application pratique. D’un point de vue historique, il renvoie à des événements bien particuliers impliquant différentes sortes de protestations populaires survenues dans la deuxième moitié du XIXe siècle en Russie et aux États-Unis. Mais depuis les années 1980, ce terme s’est imposé comme un référent vague pour désigner les hommes politiques qui obtiennent un soutien populaire ou une mobilisation de masse pour un parti qui n’opère pas dans le cadre du système politique traditionnel, mais dont les propositions suscitent un certain enthousiasme populaire : par exemple, en répondant aux demandes de remplacement des élites corrompues, de sortie de l’UE, de baisse des impôts, de réduction de l’immigration ou encore de réformes radicales pour aider les « gens ordinaires » ou de réformes radicales de gauche. Les deux principaux « populistes de gauche » ont été Syriza en Grèce et Podemos en Espagne. Cependant, en général, lorsque les journalistes ou même les militants de gauche font référence à la « montée du populisme », ils se réfèrent au populisme de droite et de droite radicale, un spectre d’opinions avec des intensités différentes de rejet du « système », de rejet de toute ingérence étrangère dans la politique intérieure et des organismes internationaux, de refus du multiculturalisme, de l’ « islamisation » ainsi que de demandes utopiques visant à « rétablir de la souveraineté nationale » ou à « rendre sa grandeur à la nation » qui, poussées à l’extrême, se confondent avec le fascisme antisystème et le racisme. Étant donné que chaque pays présente sa propre forme de populisme de droite, elle-même en constante évolution, il est impossible de définir ce dernier précisément. Cette tentative de définition est rendue particulièrement difficile par le fait que le terme a acquis des connotations antisystème, ce qui tend à occulter le fait qu’un gouvernement entier peut avoir des valeurs et des politiques « populistes de droite » (par exemple en Hongrie, au Brésil et en Inde), et que tout mouvement sociopolitique puissant soutenant des valeurs particulières – citons le mouvement d’opposition à la guerre du Golfe, celui contre l’introduction de l’impôt par tête (poll tax) [impôt au montant identique pour chaque contribuable que Margaret Thatcher voulait substituer à l’impôt sur le revenu, ce qui a déclenché une vaste mobilisation qui a entraîné sa démission] au Royaume-Uni, les gilets jaunes, la révolution de velours en Tchécoslovaquie – s’appuie sur des causes populaires, des énergies « populistes » et la volonté du « peuple ». Comme je l’ai dit précédemment, dans ma définition, je considère la mobilisation des énergies populistes comme une composante définitionnelle du fascisme, qui le démarque des révolutionnaires conservateurs qui travaillent de manière descendante, du haut vers le bas, sans chercher à libérer les énergies populistes mythiques ou essayer de créer un nouvel homme et une nouvelle femme fascistes à travers une ingénierie sociale. La démocratie libérale elle-même peut donc être considérée idéalement comme populiste au sens littéral du terme, surtout lorsque le taux de participation aux élections est élevé ; en fait, la prise de la Bastille pourrait elle-même être considérée comme un événement populiste primordial pour la mentalité politique française.
En l’absence d’un consensus sur l’utilisation d’un terme équivalent à celui qui a été établi dans les études sur le fascisme, je pense pour ma part que la notion de « populisme de droite » est utile pour analyser la droite, s’il est défini comme une forme radicale mais non révolutionnaire de nationalisme - qui appelle le « système » à être plus sensible aux préoccupations concernant les menaces présumées pour l’identité nationale, telles que l’islamisation, l’UE et l’immigration de masse ; qui considère que les partis centristes ne sont pas sensibles aux préoccupations populaires et qui estime qu’il faut s’opposer au déclin national, voire l’inverser, afin que le pays retrouve sa « grandeur ».

« Les universitaires non marxistes ont débattu soixante-dix ans sans parvenir à un consensus viable, mais, depuis les années 1990, une convergence générale d’approche s’est dégagée sur la manière d’aborder le fascisme en tant que phénomène historique et politique. »

Il est significatif que le manifeste du Front national de 1993 est intitulé « Trois cents mesures pour la renaissance de la France ». Il pourrait s’agir d’un manifeste fasciste étant donné la référence à la « renaissance », mais on y lit clairement qu’il n’est pas envisagé d’instaurer un nouvel ordre radical pour réaliser ce renouveau. Dans un tel contexte, il me semble plus pertinent de se référer au Front national/Rassemblement national comme à un mouvement et un parti « populiste de droite », dont les soutiens présentent un large spectre d’intensité dans leur radicalité, mais qui est distinct des mouvements nationalistes authentiquement révolutionnaires, tels que les groupes Nationalisme révolutionnaire, la Fédération d’action nationale et européenne (FANE) et Ordre nouveau. Je voudrais ajouter pour terminer que la principale menace selon moi pour la démocratie libérale ne vient pas du fascisme ou du populisme, mais de la réponse de plus en plus autocratique du nationalisme illibéral à la menace accélérée qui pèse sur toute vie humaine : la destruction de la biosphère.

Roger Griffin est historien. Il est professeur d’histoire moderne et de théorie politique à l’université d’Oxford Brookes (Royaume-Uni).

Propos recueillis par Florian Gulli.

Cause commune n° 31 • novembre/décembre 2022
C'est long, je sais ! ça fait mal la tête, comme on dit dans mon piémont!
Mais c'est bon, honnêtement, non?

Je recommande ce site; à lire le soir entre 20h et 3h du matin, en laissant de côté Canal+ :mdr3:
https://www.causecommune-larevue.fr/l_e ... u_fascisme
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par Mesoke »

latresne a écrit : 14 mars 2026 00:11 "..Je ne vois pas bien ceque ses parents viennent faire dans cette affaire.." .
Ils viennent défendre la mémoire de leur fils ,ça vous choque ?
Votre fanatisme tourne au fascisme qui peut être de G comme de D.Voir la Corée par ex pour l'EG.
Vous êtes avec qqs uns à traiter de fascisme tout ce qui ne correspond pas à vos idées.Je rappelle la def. "la présominance de l'exécutif,l'intégration d'un parti unique(LFI ,ou RN par ex.) dans l'Etat àl'encontre de toute liberté individuelle".Vous iriez taper courageusement les femmes de Genesis si l'occasion se présentait ? On doit trouver des citations (dans le Coran peut être)"Bats ta femme tous les matins si tu ne sais pas pourquoi ,elle ,elle le sait".
Les parents de Deranque ont le droit de défendre la mémoire de leur fils, mais ils n'étaient pas sur place, ils n'ont pas plus d'info que nous sur ce qu'il s'est passé, ils ne sont pas une source plus fiable juste parce qu'ils sont ses parents. Je vais même te dire le pire pour moi dans cette affaire c'est que les parents de Deranque semblaient réellement croire que leur fils était une blanche colombe philosophe enfant de coeur qui distribuait la soupe populaire. Et qu'eux ont non seulement perdu un fils, mais tout en découvrant post mortem qu'il était une ordure de néonazi, ce qu'il leur cachait logiquement.

Le fascisme est une doctrine d'extrême droite. C'est dans sa définition même. Il ne peut pas être de gauche, il véhicule des tas d'idéologies qui sont opposées à la gauche, genre simplement le fait d'être contre le communisme, le socialisme ou le syndicalisme. Le fascisme c'est à l'extrême droite, point, ça n'est pas ailleurs, ça ne le peut pas, sinon ça n'est pas du fascisme. Ce qui ne signifie pas du tout, très loin de là, que toute l'extrême droite est fasciste. Le RN ou Reconquête ne sont pas des partis fascistes.

Donc je ne taxe de fasciste que ce qui est fasciste. Genre des gens comme Deranque qui SE REVENDIQUENT comme étant fascistes / nazis, qui affirment eux-mêmes être fascistes.
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par vivarais »

UBUROI a écrit : 14 mars 2026 07:48
latresne a écrit : 14 mars 2026 00:11 ....
....
Vous êtes avec qqs uns à traiter de fascisme tout ce qui ne correspond pas à vos idées.Je rappelle la def. "la présominance de l'exécutif,l'intégration d'un parti unique(LFI ,ou RN par ex.) dans l'Etat àl'encontre de toute liberté individuelle".Vous iriez taper courageusement les femmes de Genesis si l'occasion se présentait ? On doit trouver des citations (dans le Coran peut être)"Bats ta femme tous les matins si tu ne sais pas pourquoi ,elle ,elle le sait".
Ils sont nombreux ceux qui restent ancrés dans des conceptions antédiluviennes, sempiternellement ressassées par conformisme ou paresse intellectuelle, concernant les concepts en ...isme, comme marxisme, populisme et dans le cas présent le fascisme.
Or, l'inculture crasse de certains Diafoirus en sociologie et histoire nous empêche d'avancer dans la définition de l'extrême droite du 21è s.
Heureusement Roger Griffin est l'un de nos intellectuels qui font progresser notre appréhension de la continuité de la mouvance d'extrême droite du fascisme au trumpisme actuel, en passant par le lepénisme franchouillard.
Entretien avec Roger Griffin

L’un des grands intérêts de vos travaux sur le fascisme est de tenter une définition du phénomène. Pourquoi est-il si difficile de définir le fascisme ?
Tous les concepts politiques généraux – et génériques – sont difficiles à définir. Contrairement aux sciences naturelles, où la taxonomie se fonde sur un consensus à propos des qualités ou des traits empiriques objectifs d’un phénomène qui se répète à l’identique ou avec un minimum d’idiosyncrasie dans la nature, les sciences humaines recourent au langage pour modeler et enquêter sur des phénomènes génériques qui ne se répliquent jamais et qui admettent différentes définitions concurrentes. Par exemple, la Révolution française est un cas de révolution, mais chaque révolution est proprement unique, et il est compliqué de distinguer parfois une révolution d’une rébellion, d’une mutinerie, d’une révolte, etc. Les chercheurs travaillant dans différentes langues, chacun forgé par une culture et une idéologie distinctes dans diverses ères historiques, vont ainsi naturellement arriver chacun à des définitions singulières d’un même terme, à moins qu’un consensus partiel se dégage parmi les experts travaillant dans le domaine concerné autour d’une définition particulière.
À défaut d’un consensus de travail, plus les chercheurs étudient un phénomène, et plus il est probable que des définitions contradictoires de ce dernier prolifèrent. Cela s’applique à tous les phénomènes étudiés par les sciences humaines, à tous les « ismes » sociaux, culturels, artistiques, politiques, économiques, psychologiques ou anthropologiques. Lorsque le fascisme a été fondé par Mussolini, les marxistes ont rapidement décidé qu’il s’agissait d’une forme de capitalisme réactionnaire en crise. Les universitaires non marxistes ont débattu soixante-dix ans sans parvenir à un consensus viable, mais, depuis les années 1990, une convergence générale d’approche s’est dégagée sur la manière d’aborder le fascisme en tant que phénomène historique et politique et un nombre croissant d’universitaires du monde entier utilisent désormais cette définition. La « définition opérationnelle » qui a émergé est celle qui s’est avérée la plus utile d’un point de vue heuristique et qui leur permet de se sentir appartenir à une grande communauté internationale de chercheurs. Cette communauté travaille avec une productivité, une compréhension mutuelle, et une synergie inimaginable auparavant, comme l’illustre la revue Fascism : Journal of Comparative Fascist Studies et l’Asssociation pour les études du fascisme comparées (COMFAS).

« La principale menace pour la démocratie libérale ne vient pas du fascisme ou du populisme, mais de la réponse de plus en plus autocratique du nationalisme illibéral à la menace accélérée qui pèse sur toute vie humaine : la destruction de la biosphère. »

:arrow: À quelle définition êtes-vous finalement parvenus ?
Je suis l’un des pionniers de la définition « consensuelle ». Mes travaux sur les idéologies du fascisme, du nazisme et d’un certain nombre d’autres fascismes « putatifs », exprimées dans différentes langues originelles, m’ont permis de prendre conscience de l’existence d’une matrice distinctive dans la pensée fasciste. Celle-ci peut varier énormément dans les détails mais toutes les idéologies qui en relèvent partagent la même croyance fondamentale ou le même faisceau d’idées :
• la nation ou la race est confrontée à une menace existentielle ;
• elle était autrefois une grande nation/race (ou ses ancêtres l’étaient) mais elle est tombée en déclin ;
• une révolution est nécessaire pour mettre fin à la « décadence » et restaurer la grandeur dans un nouvel ordre, grâce à un processus de renaissance. Étant donné l’absence d’un adjectif correspondant à « renaissance », j’ai utilisé le terme peu habituel en anglais dans les contextes politiques de « palingénésique », afin de désigner ce noyau de la vision fasciste du monde (que j’appelle le « noyau mythique » d’après Georges Sorel) et le ramasser en une seule expression. Mon premier ouvrage, The Nature of Fascism (1991), proposait une définition d’une seule phrase : « Le fascisme est une idéologie politique dont le noyau mythique, dans ses diverses manifestations, est une forme populiste d’ultranationalisme palingénésique » (ou dans sa forme abrégée : « ultranationalisme palingénésique »).

À partir de là, peut-on considérer que le mot « fascisme » s’applique aux extrêmes droites contemporaines ? Notamment au Rassemblement national en France ? Est-il utile ou ne risque-t-il pas de masquer la nouveauté du phénomène ?
Pour les marxistes, le fascisme est un phénomène latent, potentiel, présent dans toutes les sociétés capitalistes menacées par le socialisme ou les mouvements pour la justice sociale. La gauche applique donc le mot à de nombreux politiciens, mouvements et gouvernements que je ne qualifierais pas de fascistes, comme Bolsonaro (en Brésil), Modi (en Inde), le RN (en France), l’AfD [en Allemagne] ou la Hongrie d’Orbán. De plus, le terme de fascisme, même dans les années 1920, était utilisé comme une insulte pour délégitimer une forme de politique aux tendances autoritaires ou fanatiques. Il est donc utilisé de manière très libre et sans contenu précis dans les médias du monde entier pour attaquer des formes de politique rivales. Le Rassemblement national n’est pas techniquement fasciste selon la définition majoritaire non marxiste du fascisme, car il ne prévoit pas de créer un nouvel ordre révolutionnaire en France, mais d’utiliser la Constitution actuelle et l’appareil d’État existant pour traiter un certain nombre de problèmes sociaux présentés comme affectant les « Français » en limitant l’immigration, en particulier non européenne, en résistant à « l’islamisation » du pays et en s’opposant à la domination de l’Union européenne. Le parti de Marine Le Pen pourrait bien avoir quelques électeurs radicaux et véritablement fascistes au moment des élections, mais une critique fasciste de la société française et les remèdes aux prétendus problèmes posés par le multiculturalisme qui en découleraient seraient bien plus radicaux et violents que tout ce que Le Pen propose actuellement. Poutine et Trump, par exemple, sont souvent décrits comme des fascistes, mais, si tous deux veulent rendre sa « grandeur » à leur pays respectif, de nouveau, ni l’un ni l’autre n’ont ébauché une sorte de plan cohérent pour instaurer une nouvelle Constitution et un nouvel État totalitaire. Poutine a créé un État pseudo-démocratique qui a largement éliminé la séparation des pouvoirs et tous les droits civils et humains fondamentaux associés à la démocratie libérale, mais son régime est plus justement qualifié de dictature personnelle ou d’autocratie pseudo-démocratique qu’un État fasciste. Trump est tout simplement trop borné intellectuellement pour être fasciste, car le déclenchement d’une révolution fasciste exige un haut degré de vision, de conceptualisation, d’organisation et de planification, toutes choses qui sont bien au-delà de sa sphère de compétence.

« Le Rassemblement national n’est pas techniquement fasciste selon la définition majoritaire non marxiste du fascisme, car il ne prévoit pas de créer un nouvel ordre révolutionnaire en France, mais d’utiliser la Constitution actuelle et l’appareil d’État existant pour traiter un certain nombre de problèmes sociaux présentés comme affectant les “Français”. »

Le mot « populisme », utilisé parfois, ne pose-t-il pas lui aussi problème ?
Il n’a aujourd’hui plus aucun rapport avec les populismes historiques, notamment russes et américains, et il véhicule souvent un mépris élitiste de tout ce qui est populaire...
Le jugez vous néanmoins utile ?
Le populisme est encore un autre « isme » politique et, de ce fait, est intrinsèquement problématique dans sa définition et son application pratique. D’un point de vue historique, il renvoie à des événements bien particuliers impliquant différentes sortes de protestations populaires survenues dans la deuxième moitié du XIXe siècle en Russie et aux États-Unis. Mais depuis les années 1980, ce terme s’est imposé comme un référent vague pour désigner les hommes politiques qui obtiennent un soutien populaire ou une mobilisation de masse pour un parti qui n’opère pas dans le cadre du système politique traditionnel, mais dont les propositions suscitent un certain enthousiasme populaire : par exemple, en répondant aux demandes de remplacement des élites corrompues, de sortie de l’UE, de baisse des impôts, de réduction de l’immigration ou encore de réformes radicales pour aider les « gens ordinaires » ou de réformes radicales de gauche. Les deux principaux « populistes de gauche » ont été Syriza en Grèce et Podemos en Espagne. Cependant, en général, lorsque les journalistes ou même les militants de gauche font référence à la « montée du populisme », ils se réfèrent au populisme de droite et de droite radicale, un spectre d’opinions avec des intensités différentes de rejet du « système », de rejet de toute ingérence étrangère dans la politique intérieure et des organismes internationaux, de refus du multiculturalisme, de l’ « islamisation » ainsi que de demandes utopiques visant à « rétablir de la souveraineté nationale » ou à « rendre sa grandeur à la nation » qui, poussées à l’extrême, se confondent avec le fascisme antisystème et le racisme. Étant donné que chaque pays présente sa propre forme de populisme de droite, elle-même en constante évolution, il est impossible de définir ce dernier précisément. Cette tentative de définition est rendue particulièrement difficile par le fait que le terme a acquis des connotations antisystème, ce qui tend à occulter le fait qu’un gouvernement entier peut avoir des valeurs et des politiques « populistes de droite » (par exemple en Hongrie, au Brésil et en Inde), et que tout mouvement sociopolitique puissant soutenant des valeurs particulières – citons le mouvement d’opposition à la guerre du Golfe, celui contre l’introduction de l’impôt par tête (poll tax) [impôt au montant identique pour chaque contribuable que Margaret Thatcher voulait substituer à l’impôt sur le revenu, ce qui a déclenché une vaste mobilisation qui a entraîné sa démission] au Royaume-Uni, les gilets jaunes, la révolution de velours en Tchécoslovaquie – s’appuie sur des causes populaires, des énergies « populistes » et la volonté du « peuple ». Comme je l’ai dit précédemment, dans ma définition, je considère la mobilisation des énergies populistes comme une composante définitionnelle du fascisme, qui le démarque des révolutionnaires conservateurs qui travaillent de manière descendante, du haut vers le bas, sans chercher à libérer les énergies populistes mythiques ou essayer de créer un nouvel homme et une nouvelle femme fascistes à travers une ingénierie sociale. La démocratie libérale elle-même peut donc être considérée idéalement comme populiste au sens littéral du terme, surtout lorsque le taux de participation aux élections est élevé ; en fait, la prise de la Bastille pourrait elle-même être considérée comme un événement populiste primordial pour la mentalité politique française.
En l’absence d’un consensus sur l’utilisation d’un terme équivalent à celui qui a été établi dans les études sur le fascisme, je pense pour ma part que la notion de « populisme de droite » est utile pour analyser la droite, s’il est défini comme une forme radicale mais non révolutionnaire de nationalisme - qui appelle le « système » à être plus sensible aux préoccupations concernant les menaces présumées pour l’identité nationale, telles que l’islamisation, l’UE et l’immigration de masse ; qui considère que les partis centristes ne sont pas sensibles aux préoccupations populaires et qui estime qu’il faut s’opposer au déclin national, voire l’inverser, afin que le pays retrouve sa « grandeur ».

« Les universitaires non marxistes ont débattu soixante-dix ans sans parvenir à un consensus viable, mais, depuis les années 1990, une convergence générale d’approche s’est dégagée sur la manière d’aborder le fascisme en tant que phénomène historique et politique. »

Il est significatif que le manifeste du Front national de 1993 est intitulé « Trois cents mesures pour la renaissance de la France ». Il pourrait s’agir d’un manifeste fasciste étant donné la référence à la « renaissance », mais on y lit clairement qu’il n’est pas envisagé d’instaurer un nouvel ordre radical pour réaliser ce renouveau. Dans un tel contexte, il me semble plus pertinent de se référer au Front national/Rassemblement national comme à un mouvement et un parti « populiste de droite », dont les soutiens présentent un large spectre d’intensité dans leur radicalité, mais qui est distinct des mouvements nationalistes authentiquement révolutionnaires, tels que les groupes Nationalisme révolutionnaire, la Fédération d’action nationale et européenne (FANE) et Ordre nouveau. Je voudrais ajouter pour terminer que la principale menace selon moi pour la démocratie libérale ne vient pas du fascisme ou du populisme, mais de la réponse de plus en plus autocratique du nationalisme illibéral à la menace accélérée qui pèse sur toute vie humaine : la destruction de la biosphère.

Roger Griffin est historien. Il est professeur d’histoire moderne et de théorie politique à l’université d’Oxford Brookes (Royaume-Uni).

Propos recueillis par Florian Gulli.

Cause commune n° 31 • novembre/décembre 2022
C'est long, je sais ! ça fait mal la tête, comme on dit dans mon piémont!
Mais c'est bon, honnêtement, non?

Je recommande ce site; à lire le soir entre 20h et 3h du matin, en laissant de côté Canal+ :mdr3:
https://www.causecommune-larevue.fr/l_e ... u_fascisme
Vous venez de vous décrire :mdr3:
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par vivarais »

Mesoke a écrit : 14 mars 2026 08:14
latresne a écrit : 14 mars 2026 00:11 "..Je ne vois pas bien ceque ses parents viennent faire dans cette affaire.." .
Ils viennent défendre la mémoire de leur fils ,ça vous choque ?
Votre fanatisme tourne au fascisme qui peut être de G comme de D.Voir la Corée par ex pour l'EG.
Vous êtes avec qqs uns à traiter de fascisme tout ce qui ne correspond pas à vos idées.Je rappelle la def. "la présominance de l'exécutif,l'intégration d'un parti unique(LFI ,ou RN par ex.) dans l'Etat àl'encontre de toute liberté individuelle".Vous iriez taper courageusement les femmes de Genesis si l'occasion se présentait ? On doit trouver des citations (dans le Coran peut être)"Bats ta femme tous les matins si tu ne sais pas pourquoi ,elle ,elle le sait".
Les parents de Deranque ont le droit de défendre la mémoire de leur fils, mais ils n'étaient pas sur place, ils n'ont pas plus d'info que nous sur ce qu'il s'est passé, ils ne sont pas une source plus fiable juste parce qu'ils sont ses parents. Je vais même te dire le pire pour moi dans cette affaire c'est que les parents de Deranque semblaient réellement croire que leur fils était une blanche colombe philosophe enfant de coeur qui distribuait la soupe populaire. Et qu'eux ont non seulement perdu un fils, mais tout en découvrant post mortem qu'il était une ordure de néonazi, ce qu'il leur cachait logiquement.

Le fascisme est une doctrine d'extrême droite. C'est dans sa définition même. Il ne peut pas être de gauche, il véhicule des tas d'idéologies qui sont opposées à la gauche, genre simplement le fait d'être contre le communisme, le socialisme ou le syndicalisme. Le fascisme c'est à l'extrême droite, point, ça n'est pas ailleurs, ça ne le peut pas, sinon ça n'est pas du fascisme. Ce qui ne signifie pas du tout, très loin de là, que toute l'extrême droite est fasciste. Le RN ou Reconquête ne sont pas des partis fascistes.

Donc je ne taxe de fasciste que ce qui est fasciste. Genre des gens comme Deranque qui SE REVENDIQUENT comme étant fascistes / nazis, qui affirment eux-mêmes être fascistes.
Avez vous tellement peur de ce que que va conclure le juge d'instruction que vous entrez en transes nous débittant des élucubration devenues des leit motivs que plus personne n'écoute
Leit motiv qui avaient peut être en écho par le passé comme la lutte des classes mai plus aujourd'hui
Le niveau d'instruction a changé
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par papibilou »

Kelenner a écrit : 13 mars 2026 18:39
papibilou a écrit : 13 mars 2026 17:22
C'est tout de même extraordinaire que l'élection du maire de Lyon dépende d'une affaire dans laquelle un jeune, peut-être pas très recommandable, mais pas au point d'en vouloir à sa vie, a péri sous les coups d'un groupe violent d'opinions opposées.
Qu'est ce que ça a à voir avec la gestion de la ville ?
NB je me fous de ce que les lyonnais choisiront, bien sûr.
Il n’y a pas de lien direct, mais d’un côté le maire ecolo est resté digne et mesuré, de l’autre le magouilleur Aulas a tenté de récupérer cette histoire avec une absence totale de décence, allant jusqu’à exiger qu’on affiche le portrait du nazi sur la façade de l’hôtel de ville ! Coïncidence ou non, il a perdu quasiment 10 points. Quand on veut jouer avec le feu, souvent, on se brûle.
Autrement dit on lui fait payer l'exploitation imbécile de cette affaire, comme si ça montrait qu'il n'a pas les capacités de gérer la .ville. Bientôt si un candidat dit qu'il va faire beau et qu'il se met à pleuvoir il sera éliminé de la course au titre. Certains français sont d'une bêtise crasse, mais heureusement ils ont le droit de vote.
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par Fonck1 »

« On veut le fascisme », « je soutiens Hitler » : Mediapart révèle les messages néonazis de Quentin Deranque sur les réseaux sociaux


Le site d’investigation a authentifié trois comptes X comme appartenant au militant nationaliste, mort de ses blessures après une rixe en février à Lyon. Les milliers de messages postés témoignent de « l’étendue de sa pensée raciste et antisémite », teintée de « glorification du fascisme et nostalgie du nazisme »

« On veut le fascisme », « je soutiens Adolf », « mort totale des nègres »… les propos sont sans équivoque. Ils sont, selon Mediapart, ceux de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans mort après avoir été frappé par des antifascistes à Lyon le 12 février dernier lors d’une rixe. Dans une longue enquête publiée ce jeudi, le site d’investigation retrace le parcours militant du jeune homme, loin du portrait d’intellectuel catholique « non-violent » dressé par plusieurs de ses proches au lendemain de sa mort.

Pour comprendre la philosophie qui animait le militant identitaire, le site d’investigation a notamment enquêté sur sa vie numérique et exhumé trois comptes X anonymes qui auraient été créés et largement utilisé par Quentin Deranque ces dernières années. Les milliers de posts publiés démontrent selon Mediapart « l’étendue de sa pensée raciste et antisémite, construite autour d’une glorification du fascisme et une nostalgie du nazisme ».


Fasciste, antisémite, nostalgique du nazisme

« Je soutiens Adolf » twittait par exemple Quentin Deranque en juillet 2024, qui plaisante aussi sur « l’excellente utilisation des réseaux ferrés » en Allemagne. « On veut le fascisme », écrivait-il encore en janvier 2025, se revendiquant par ailleurs lui-même comme « un fasciste ». S’immisçant dans plusieurs débats sur le réseau social, il commentait par exemple par « et c’est très bien » un message du député La France insoumise Antoine Léaument, qui rappelait que le RN « a été fondé par des Waffen SS ». Un discours tenu pendant des années : « il faut que les lois Pleven et Gayssot soient supprimées », écrivait-il déjà en mai 2023, à propos des lois françaises qui interdisent notamment de nier la Shoah.

Des diatribes violentes, parfois dirigées nommément contre des personnalités juives : « Il faudra déterrer et fusiller (((Halimi)))», écrit-il en 2004, citant l’avocate juive Gisèle Halimi en employant le code antisémite des trois parenthèses, très utilisé sur les réseaux sociaux.

« Mort totale des nègres »


Plusieurs des propos de Quentin Deranque sont aussi ouvertement racistes. « On ne veut pas vivre avec des Africains, qu’ils soient délinquants ou non », assène-t-il en décembre 2024, traitant ensuite de « PàN » (pour « pute à nègres ») une infirmière qui soulignait l’importance des soignants racisés, notamment dans les hôpitaux français.

À longueur de messages, le jeune homme caché sous un pseudonyme multiplie les outrances, rapporte Mediapart : tantôt il appelle à « déporter » les « bouègres » (condensé de « bougnoules » et « nègres »), tantôt il se revendique ouvertement raciste, usant aussi à plusieurs reprises du sigle d’appel au meurtre « TND », pour « Total Nigger Death » (« mort totale des nègres »).

Quelle réaction de ses soutiens et du monde politique ?

L’avocat de la famille de Quentin Deranque, Fabien Rajon, avait décrit l’homme de 23 ans comme « un militant nationaliste qui a toujours défendu ses convictions de manière non violente », « prônant un militantisme pacifique ».

« Ces tweets, s’ils sont bien avérés, sont évidemment condamnables », a écrit vendredi soir Me Rajon. « Pour autant, ils ne pouvaient justifier le lynchage à mort de Quentin ». « Rien n’est décidément épargné à sa famille qui n’a toujours pas pu entamer son deuil, compte tenu de l’acharnement dont elle est victime », a déploré l’avocat.

Interrogé par Mediapart, l’un des amis du jeune homme, Vincent Claudin, qui avait témoigné dans les médias au lendemain de sa mort rétorque : « quelques messages sur Twitter ne sont pas représentatifs des engagements d’une personne. J’en sais quelque chose ». Ancien assistant parlementaire de la députée RN Lisette Pollet, l’homme a lui-même été licencié suite à des révélations de Mediapart sur des messages pro-Hitler, racistes et antisémites.

Mais bien au-delà de ses proches, la mort de Quentin Deranque a provoqué de nombreuses réactions politiques, une minute de silence étant même observée à l’Assemblée nationale et au Sénat et son portrait affiché sur l’hôtel de région d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Selon Franceinfo, cet hommage embarrasserait désormais Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, qui se dit « horrifiée » par les propos révélés par Mediapart, mais « rappelle que la décision de respecter une minute de silence avait été décidée avec l’ensemble des présidents de groupe ».

À gauche, plusieurs responsables qui avaient participé à l’hommage ont également pris leurs distances. « En démocratie, le débat politique ne devrait jamais conduire à la mort de quiconque, mais que la droite et l’extrême droite aient cherché à transformer en héros un jeune néo nazi, raciste et antisémite au dernier degré, est une honte », indique le secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure sur X.

En démocratie, le débat politique ne devrait jamais conduire à la mort de quiconque, mais que la droite et l’extrême droite aient cherché à transformer en héros un jeune néo nazi, raciste et antisémite au dernier degré, est une honte. Quentin Deranque a été une victime mais il ne… https://t.co/KVRF1DUsEW



"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)

“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par le chimple »

papibilou a écrit : 14 mars 2026 09:01
Kelenner a écrit : 13 mars 2026 18:39

Il n’y a pas de lien direct, mais d’un côté le maire ecolo est resté digne et mesuré, de l’autre le magouilleur Aulas a tenté de récupérer cette histoire avec une absence totale de décence, allant jusqu’à exiger qu’on affiche le portrait du nazi sur la façade de l’hôtel de ville ! Coïncidence ou non, il a perdu quasiment 10 points. Quand on veut jouer avec le feu, souvent, on se brûle.
Autrement dit on lui fait payer l'exploitation imbécile de cette affaire, comme si ça montrait qu'il n'a pas les capacités de gérer la .ville. Bientôt si un candidat dit qu'il va faire beau et qu'il se met à pleuvoir il sera éliminé de la course au titre. Certains français sont d'une bêtise crasse, mais heureusement ils ont le droit de vote.
Mon pauvre père , dieu ait son âme me disait toujours :
"" c'est en comptant les crottes à la fin du marché qu'on peut dire s'il a été bon "
Pas avant ..
C'est l'affaire des lyonnais , pas celle de la gauche française !
Ils vont voter pour un homme .. ou une femme . pas pour un parti ! :icon_winks:
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par Kelenner »

papibilou a écrit : 14 mars 2026 09:01
Kelenner a écrit : 13 mars 2026 18:39

Il n’y a pas de lien direct, mais d’un côté le maire ecolo est resté digne et mesuré, de l’autre le magouilleur Aulas a tenté de récupérer cette histoire avec une absence totale de décence, allant jusqu’à exiger qu’on affiche le portrait du nazi sur la façade de l’hôtel de ville ! Coïncidence ou non, il a perdu quasiment 10 points. Quand on veut jouer avec le feu, souvent, on se brûle.
Autrement dit on lui fait payer l'exploitation imbécile de cette affaire, comme si ça montrait qu'il n'a pas les capacités de gérer la .ville. Bientôt si un candidat dit qu'il va faire beau et qu'il se met à pleuvoir il sera éliminé de la course au titre. Certains français sont d'une bêtise crasse, mais heureusement ils ont le droit de vote.
Je sais qu’à l’extrême droite vous vous en foutez, mais oui, il y a encore des gens qui tiennent compte de la probité des candidats avant de voter. Personnellement, je trouve ça plutôt sain.
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par le chimple »

le chimple a écrit : 14 mars 2026 09:11
papibilou a écrit : 14 mars 2026 09:01
Autrement dit on lui fait payer l'exploitation imbécile de cette affaire, comme si ça montrait qu'il n'a pas les capacités de gérer la .ville. Bientôt si un candidat dit qu'il va faire beau et qu'il se met à pleuvoir il sera éliminé de la course au titre. Certains français sont d'une bêtise crasse, mais heureusement ils ont le droit de vote.
Mon pauvre père , dieu ait son âme me disait toujours :
"" c'est en comptant les crottes à la fin du marché qu'on peut dire s'il a été bon "
Pas avant ..
C'est l'affaire des lyonnais , pas celle de la gauche française !
Ils vont voter pour un homme .. ou une femme . pas pour un parti ! :icon_winks:
Enfin j'espère !
J'espère aussi que ceux qui ont élu un écolo vont retrouver un cerveau , quoique , j'en doute ...
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Re: #2 un militant d’extrême droite décède après un lynchage

Message par Mesoke »

papibilou a écrit : 14 mars 2026 09:01 Autrement dit on lui fait payer l'exploitation imbécile de cette affaire, comme si ça montrait qu'il n'a pas les capacités de gérer la .ville. Bientôt si un candidat dit qu'il va faire beau et qu'il se met à pleuvoir il sera éliminé de la course au titre. Certains français sont d'une bêtise crasse, mais heureusement ils ont le droit de vote.
Encore et toujours cette défense de l'indéfendable. On parle d'un mec qui veut afficher le portrait d'un néonazi sur la façade de l'hôtel de ville. Un néonazi mort pour avoir pratiqué le sport préféré des néonazis, à savoir taper sur des gens qui font partie de la grande liste de gens sur qu'ils n'aiment pas et qu'il leur faut taper, pas mort en héro en essayant de sauver des bébés chats de la noyade. On ne parle pas d'un gars qui prédirait mal la météo.
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