jeandu53 a écrit : 26 mars 2026 11:56
gare au gorille a écrit : 26 mars 2026 11:35
Mais comment faites vous pour écrire autant de stupidités ?? Depuis quand la démocratie ce serait les insultes, la violence et l'humiliation volontaire des sortants ?? C'est justement tout le contraire de la démocratie !!
J'avais noté le silence de Corvo et de Libération au sujet de ces événements. Il avait pris la mouche en pensant que je lui reprochais de cautionner, alors que non, j'avais simplement noté son silence.
En revanche, on peut dire que Fonck cautionne, au nom d'une conception assez particulière de la démocratie. Et ça, c'est très grave. Et il est pire, c'est qu'il est très fort pour retourner le débat en nous reprochant, à nous, notre intolérance. Nous n'avons pas les mêmes valeurs, lui et nous.
Car évidemment, la démocratie, ce ne sont pas les insultes, la violence et l'humiliation envers les sortants. Dans une démocratie normale, les battus doivent accepter le verdict des urnes, et les gagnants doivent faire preuve d'humilité.
Violences contre les élus : le double standard raciste de la «bollosphère»
S’il faut avant tout condamner les violences verbales, parfois quasi-physiques, qui ont touché certains maires sortants dimanche 22 mars, il ne faut pas non plus être naïf sur la façon dont l’extrême droite médiatique les instrumentalise et en passe d’autres sous silence.
Dimanche 22 mars, au soir du second tour des élections municipales, certains maires sortants battus, la plupart du temps de droite et en particulier en Ile-de-France, ont été la cible de violences verbales mais aussi parfois de violences quasi-physiques dans une ambiance surchauffée au moment de l’annonce des résultats. Il faut bien sûr le dénoncer. La démocratie, qui peut certes être le théâtre de passions et d’expressions parfois excessives, c’est justement le cadre de la confrontation pacifique. Il s’agit d’un principe intangible sur lequel on ne doit pas transiger.
Mais il ne faut pas non plus être naïf lorsqu’on voit la façon dont l’extrême droite médiatique en fait ses choux gras, instrumentalisant et même montant en épingle certaines vidéos pour illustrer ce qui constitue à ses yeux la prise de certaines municipalités par des populations, considérées par elles comme illégitimes, et qu’elle dépeint en sauvages violents.
Le fond de sauce raciste saute aux yeux :
cette dénonciation de «violences», qui ne sont bien souvent que des huées ou des quolibets, est pleine d’arrière-pensées nauséabondes et se concentre d’ailleurs quasi exclusivement sur les maires issus de l’immigration. Ce n’est ni un hasard ni une surprise.
Autre récit
La fake news qui a accompagné l’élection dès le premier tour du nouveau maire LFI de Saint-Denis-Pierrefitte (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, fut l’illustration la plus patente de ce traitement vicié.
Quand, samedi lors du premier conseil municipal, le maire sortant PS, Mathieu Hanotin, a été hué, c’est pourtant bien le nouvel édile qui est intervenu pour calmer les esprits, sans jamais chercher à envenimer la situation.
Mais cet épisode n’intéresse pas la «bollosphère», qui colporte un autre récit.
A Poissy (Yvelines), par exemple, la maire sortante Sandrine Berno Dos Santos, réélue au terme d’une campagne électrique, accuse le fils aîné de l’ancien maire – le très macroniste Karl Olive qui tentait de reprendre la ville après lui avoir laissé – de l’avoir insultée et menacée après l’annonce de sa victoire.
L’édile avait elle aussi appelé ses partisans à ne pas huer le perdant, dans une logique d’apaisement. Selon ses dires, Kentin Olive, qui a été directeur général de l’AS Poissy Football, a dû être retenu pour ne pas en venir aux mains.
Menaces explicites et ordurières
Les médias d’extrême droite n’ont pas davantage évoqué les menaces explicites proférées le jour du vote (et heureusement filmées), par le maire sortant d’Arcachon, Yves Foulon (LR), finalement réélu, contre son concurrent écologiste. Ou celles, également très violentes et ordurières, du sénateur LR Thierry Meignen (ancien maire du Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis et de nouveau candidat, finalement battu) visant la journaliste Nassira El Moaddem, autrice d’un livre sur les dérives de sa gestion municipale. Ces deux épisodes ont donné lieu à des dépôts de plainte bien légitimes. Au Blanc-Mesnil comme à Roubaix (Nord), où l’insoumis David Guiraud l’a emporté, on a en outre entendu les candidats de droite battus affirmer que leur ville allait désormais être aux mains des «racailles».
Encore une fois, on ne peut que regretter la façon dont certains maires sortants défaits dans les urnes ont été physiquement poussés hors de leur mairie le soir de la proclamation des résultats ou que leur sortie ait été accompagnée par des insultes qui n’ont pas lieu d’être.
Mais la façon très orientée dont ces faits ont été relayés par des médias qui ne dénoncent pas toutes les violences en dit aussi beaucoup sur le double standard raciste qui les anime.
https://www.liberation.fr/politique/vio ... 25Z6U5SXA/