#2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
- Kabé
- Posteur TOP VIP

- Messages : 2214
- Enregistré le : 06 décembre 2024 15:44
- Localisation : ici
- A Liké : 1 fois
- A été liké : 7 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Et au Sud Liban, Israël applique la même stratégie qu'à Gaza : détruire, détruire, bombarder, détruire, humilier, détruire, tuer, detruire :
- Kabé
- Posteur TOP VIP

- Messages : 2214
- Enregistré le : 06 décembre 2024 15:44
- Localisation : ici
- A Liké : 1 fois
- A été liké : 7 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Apparemment, Israël et les USA ont des soucis à se faire concernant leurs stock d'ammunitions :
L'analyse est beaucoup plus longue que ça, mais cette guerre "vit au-dessus des ses moyens". Et l'Iran pourrait à terme en "profiter" quand le dôme de fer commence à être troué...
https://www.rusi.org/explore-our-resear ... -endurancePlus de 11.000 munitions en 16 jours de la guerre d’Iran
Un nombre important de munitions avancées ont été dépensées, révélant que la domination sur le champ de bataille est inférieure à la capacité industrielle de reconstituer les stocks critiques.
Si la guerre en Ukraine était un signal d'alarme pour la base industrielle de défense occidentale, les 16 premiers jours du conflit iranien sont une alarme incendie signalant une crise d'endurance. La consommation intense de munitions avancées pendant l’opération Epic Fury a révélé une vulnérabilité critique: un ratio de coûts-échange stratégiquement ruineux que la capacité industrielle de l’Ouest n’est pas prête à maintenir.
Alors que les forces américaines et israéliennes obtiennent un certain succès tactique en frappant des milliers de cibles, la coalition au sens large réduit également les drones et intercepte les missiles en dépensant des missiles de plusieurs millions de dollars contre des drones qui coûtent une fraction du prix. Ces tactiques ont « étonné » les conseillers militaires ukrainiens déployés dans la région parce qu’ils ont observé des défenses aériennes de la coalition « tirer sans réfléchir ».
Cette asymétrie épuise rapidement les stocks haut de gamme. Comme le montre le tableau 1, notre outil de registre exclusif de l'Institut Payne a suivi les dépenses de munitions de guerre de l'Iran, qui montre que les forces de la coalition dépensent 11.294 munitions au cours des 16 premiers jours du conflit, pour un coût d'environ $26 milliards.
Après une première salve de plus de 5.000 munitions dans les 96 premières heures, le conflit s'est installé dans un procès d'usure. Alors que les attaques quotidiennes de missiles et de drones en Iran ont chuté de 80 à 90% par rapport à leur sommet initial, le rythme soutenu continue de drainer les actifs les plus critiques de la coalition. En conséquence, notre analyse a permis de suivre que depuis le jour 5 et après, les attaques de missiles et de drones iraniens ont enregistré une moyenne de 33 et 94 frappes par jour respectivement.
Le véritable risque stratégique, cependant, n'est pas la dépense totale, mais le taux inégal d'épuisement. Les inventaires de certaines munitions restent profonds et évolutifs, tandis que d’autres – en particulier les intercepteurs à longue portée et les armes de frappe de précision – approchent de l’épuisement.
Cette dynamique marque la convergence de plusieurs logiques stratégiques établies. L’impuissance du pouvoir de Bertrand Badie a capturé le paradoxe de la guerre moderne, où l’hyperpuissance américaine de la domination sur le champ de bataille ne parvient pas à obtenir des résultats politiques.
L'analyse est beaucoup plus longue que ça, mais cette guerre "vit au-dessus des ses moyens". Et l'Iran pourrait à terme en "profiter" quand le dôme de fer commence à être troué...
- mic43121
- Rang Tisiphonesque

- Messages : 36131
- Enregistré le : 23 mars 2016 19:42
- A Liké : 6 fois
- A été liké : 2 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Oui mais c'est du 9mm ...Kabé a écrit : 27 mars 2026 13:10 Apparemment, Israël et les USA ont des soucis à se faire concernant leurs stock d'ammunitions :
https://www.rusi.org/explore-our-resear ... -endurancePlus de 11.000 munitions en 16 jours de la guerre d’Iran
Un nombre important de munitions avancées ont été dépensées, révélant que la domination sur le champ de bataille est inférieure à la capacité industrielle de reconstituer les stocks critiques.
Si la guerre en Ukraine était un signal d'alarme pour la base industrielle de défense occidentale, les 16 premiers jours du conflit iranien sont une alarme incendie signalant une crise d'endurance. La consommation intense de munitions avancées pendant l’opération Epic Fury a révélé une vulnérabilité critique: un ratio de coûts-échange stratégiquement ruineux que la capacité industrielle de l’Ouest n’est pas prête à maintenir.
Alors que les forces américaines et israéliennes obtiennent un certain succès tactique en frappant des milliers de cibles, la coalition au sens large réduit également les drones et intercepte les missiles en dépensant des missiles de plusieurs millions de dollars contre des drones qui coûtent une fraction du prix. Ces tactiques ont « étonné » les conseillers militaires ukrainiens déployés dans la région parce qu’ils ont observé des défenses aériennes de la coalition « tirer sans réfléchir ».
Cette asymétrie épuise rapidement les stocks haut de gamme. Comme le montre le tableau 1, notre outil de registre exclusif de l'Institut Payne a suivi les dépenses de munitions de guerre de l'Iran, qui montre que les forces de la coalition dépensent 11.294 munitions au cours des 16 premiers jours du conflit, pour un coût d'environ $26 milliards.
Après une première salve de plus de 5.000 munitions dans les 96 premières heures, le conflit s'est installé dans un procès d'usure. Alors que les attaques quotidiennes de missiles et de drones en Iran ont chuté de 80 à 90% par rapport à leur sommet initial, le rythme soutenu continue de drainer les actifs les plus critiques de la coalition. En conséquence, notre analyse a permis de suivre que depuis le jour 5 et après, les attaques de missiles et de drones iraniens ont enregistré une moyenne de 33 et 94 frappes par jour respectivement.
Le véritable risque stratégique, cependant, n'est pas la dépense totale, mais le taux inégal d'épuisement. Les inventaires de certaines munitions restent profonds et évolutifs, tandis que d’autres – en particulier les intercepteurs à longue portée et les armes de frappe de précision – approchent de l’épuisement.
Cette dynamique marque la convergence de plusieurs logiques stratégiques établies. L’impuissance du pouvoir de Bertrand Badie a capturé le paradoxe de la guerre moderne, où l’hyperpuissance américaine de la domination sur le champ de bataille ne parvient pas à obtenir des résultats politiques.
L'analyse est beaucoup plus longue que ça, mais cette guerre "vit au-dessus des ses moyens". Et l'Iran pourrait à terme en "profiter" quand le dôme de fer commence à être troué...
La tolérance c'est quand on connait des cons- et qu'on ne dit pas les noms
-
Once
- Posteur DIVIN

- Messages : 10188
- Enregistré le : 02 novembre 2020 08:46
- A Liké : 1 fois
- A été liké : 15 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
À méditer : " Pour que le mal triomphe, seule suffit l'inaction des hommes de bien." ( Edmund Burke)
- Kabé
- Posteur TOP VIP

- Messages : 2214
- Enregistré le : 06 décembre 2024 15:44
- Localisation : ici
- A Liké : 1 fois
- A été liké : 7 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
À méditer aussi, surtout pour certains soutiens aveugles de la politique du gouvernement israélien :
https://www.haaretz.com/opinion/2026-03 ... db2cae0000Les Juifs Américains Ne Seront Pas Réduits Au Silence. Nous avons tout à fait le droit de nous opposer à la guerre d’Iran
Les Juifs américains peuvent être pro-Israël et s’opposer encore à cette guerre. C’est la position de J Street: nous rejetons les tests de loyauté «pro-Israël» basés sur le soutien aveugle à chaque décision du gouvernement israélien – et nous avons tout à fait le droit de nous demander si ce conflit rend Israël ou les États-Unis plus sûrs
Ilan Goldenberg et Nadav Tamir
La récente tribune de Chuck Freilich à Haaretz, qui attaque J Street, reflète un profond débat au sein de la communauté juive mondiale: les Juifs qui vivent en dehors d'Israël, en particulier les Juifs américains, devraient-ils mettre de côté leur propre jugement et s'aligner sur les politiques et les décisions de la direction élue d'Israël?
Selon Freilich, désaccord public ne représente pas un débat politique acceptable. C’est une preuve de confusion, de naïveté ou de manque d’engagement.
La plupart des Juifs américains rejettent carrément cette prémisse. Dans l’enquête après l’enquête, plus de 90% disent qu’il est tout à fait possible d’être pro-Israël tout en s’opposant à des politiques ou des actions spécifiques du gouvernement israélien. Ce n'est pas une vision marginale. C’est la position dominante de la communauté.
Une demande de soutien à chaque décision du gouvernement d'Israël afin d'être dans la "tente pro-israélienne" impose un test de loyauté que la plupart des Juifs américains n'acceptent pas.
Ce point est particulièrement saillant dans le conflit actuel avec l'Iran, car ce n'est pas seulement la guerre d'Israël. C'est une guerre initiée et menée par les États-Unis, combattue avec les forces américaines et financée par les contribuables américains. Les citoyens américains – y compris les Juifs américains qui se soucient profondément d’Israël – ont tout à fait le droit de se demander si cette guerre sert les intérêts américains, les intérêts israéliens ou la sécurité à long terme de l’un ou l’autre pays.
L’un d’entre nous a occupé des postes de direction dans la communauté de la sécurité nationale des États-Unis et peut dire avec certitude que la question ici n’est pas de savoir si le régime iranien représente une menace. Il l'est. La question est de savoir si la guerre actuelle fait progresser un objectif stratégique réaliste.
(...)
J Street a été fondée parce que de nombreux Juifs américains croient que leurs opinions pro-israéliennes ne sont pas reflétées par des organisations qui définissent le soutien à Israël comme un soutien à tout ce que le gouvernement se trouve au pouvoir. Notre position a toujours été que soutenir le caractère sécuritaire et démocratique à long terme d’Israël signifie parfois soutenir la politique gouvernementale et parfois s’y opposer. Ce n'est pas de l'hostilité. C'est de l'engagement.
(...)
Si l'action militaire pouvait mettre fin de manière réaliste au programme nucléaire iranien ou produire un équilibre régional plus stable, nous pourrions le soutenir. Mais dans ce cas, lancer une guerre sans objectifs clairs et réalisables risque de laisser les États-Unis et Israël pires – stratégiquement, diplomatiquement et politiquement.
(...)
Les Juifs américains peuvent être pro-Israël et s’opposer encore à cette guerre. Ils peuvent croire que le régime iranien est dangereux et se demander si ce conflit rend Israël ou les États-Unis plus sûrs. Et ils peuvent rejeter l'idée que la loyauté exige le silence.
Insistant sur le fait qu’il n’y a qu’une seule position pro-israélienne légitime ne renforce pas Israël. En fin de compte, il isole le pays de la population même dont il continuera de soutenir.
Ilan Goldenberg est vice-président principal et chef de la politique à J Street. Il a précédemment travaillé à la Maison Blanche, au Département d’État, au Pentagone et au Sénat sur la politique du Moyen-Orient. Nadav Tamir est le directeur exécutif de J Street Israel
- Mesoke
- Posteur DIVIN

- Messages : 18438
- Enregistré le : 03 juillet 2020 09:59
- A Liké : 1 fois
- A été liké : 21 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Ici on a a priori un vrai message sur X de la vraie ambassade d'Iran en Afrique du Sud, en réponse à un énième revirement erratique de Trump disant que le détroit d'Ormuz pourrait être contrôlé par lui et l'ayatollah. Si c'est vraiment la vraie ambassade, ce dont je ne suis pas certains vu que leur site n'existe pas, on aurait un vrai trollage officiel 
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Si vous emmerdez Mike Tyson, il vous met une droite et même une gauche et vous finissez à l'Hôpital voire pire.Once a écrit : 27 mars 2026 07:56Vous n'entendrez jamais un journaliste occidental rappeler cette évidence : avec sa bonne centaine d'ogives nucléaires, Israël est le seul pays de toute la région à pouvoir transformer le Proche Orient en un immense parking en moins de 2 mn.Victor a écrit : 26 mars 2026 09:16
Ce n'est pourtant pas bien compliqué à comprendre.
Israël est aujourd'hui une puissance militaire incontournable dans la région et le Hezbollah tire des roquettes sur les populations civiles du nord d'Israël. Vous pensez vraiment que les israéliens se laisseraient faire ?
Si toute la journée vous angoissiez à l'idée que vos enfants pourraient recevoir des roquettes ou un drone sur leur école ?
De plus les chiites du Hezbollah ne sont même pas des palestiniens. Ce sont juste des libanais à la solde de l'Iran.
Point.
Il a aussi la capacité de se protéger des quelques roquettes que lui envoient de temps à autre le Hezbollah. Et même mieux : de transformer le Sud Liban en un nouveau Gaza : ce qu'il est en train de faire en ce moment même.
Quant au fait qu'il ne supporte pas les menaces de l'Iran en déclenchant le bordel actuel qui n'épargne aucun pays du monde, c'est juste son problème : chaque état de la planète normalement constitué cherche à se faire des alliés mais ne peut empêcher d'avoir aussi des ennemis qui vous veulent du mal.
C'est comme cela depuis la nuit des temps et c'est quelque chose qu'il faut apprendre à gérer.
Bref : Israël devra apprendre à cohabiter avec l'Iran même sans changement de régime.
L'iran, un pays qui le menace de "destruction" et qu'il a décidé d'attaquer juste pour cela : parce qu'en ce moment, c'est Israël et les États Unis qui détruisent l'Iran avec des moyens hors normes. Pas l'inverse. Et ces deux états ont la capacité nucléaire de réduire en poussière tout l'Iran en deux minutes. Avec toute sa population.
Il y a une différence entre des imprécations genre : " je veux te détruire !" Et la possibilité de le faire. Par contre, ce genre de menace vous permet de détruire effectivement et réellement celui qui vous menace : c'est exactement ce qu'Israël se permet de faire en ce moment avec les Etats Unis en violation totale des règles élémentaires du droit international.
Il m'arrive de me poser cette question : depuis le 7 octobre et la réplique complètement disproportionnée d'Israël, combien de milliers de tonnes de bombes Israël a t'il lancé sur Gaza durant 3 ans en mode non stop ? Et en ce moment même sur le Liban et sur l'Iran ?
Le chiffre doit être vertigineux ! Un pays comme la France ne pourrait certainement pas assurer un tel déploiement d'armes offensives sur d'aussi longues périodes.
Personne ne sait comment va a se terminer cette catastrophe mondiale mais une chose devra être retenue : il faut apprendre à gérer l'inimitié et l'hostilité de pays qui sont vos ennemis sans déclencher pour autant l'apocalypse.
Et bien c'est aussi simple que cela.
Si on tire des roquettes sur les civils israéliens, les israéliens répliquent.
Dans leur histoire, ils se sont laissés faire et on été génocidés.
Depuis ils ont décidé de ne plus se laisser faire et ils le rappellent systématiquement à ceux qui leur tirent dessus.
Ce n'est pas aux israéliens à apprendre à vivre avec les autres pays de la région mais aux autres pays de la région à comprendre qu'il ne faut pas leur tirer dessus et qu'il ne faut pas leur promettre d'être complètement atomisés.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
Alexis de Tocqueville
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Et bien cette citation tombe à merveille.Once a écrit : 27 mars 2026 13:19 À méditer : " Pour que le mal triomphe, seule suffit l'inaction des hommes de bien." ( Edmund Burke)
Les hommes de bien ont décidé, enfin, de s'attaquer au mal, à ce régime des mollahs en Iran.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
Alexis de Tocqueville
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Tout à fait. Ce sont ses faiblesses.Once a écrit : 27 mars 2026 10:15 Il est pas dans la mouise et ridicule à reporter sans cesse ses ultimatums à la con !
"Trump reporte de dix jours supplémentaires sa menace de frapper les infrastructures énergétiques de l'Iran "
https://investir.lesechos.fr/marches-in ... an-2223356
Cet abruti inculte, stupide et borné commence à peine à se rendre compte qu'il a ouvert la boîte de Pandore !
Pour l'Iran, c'est une question existentielle, de vie ou du mort du régime (qui a des racines très profondes quoiqu'on en pense) : l'Iran bénéficie du temps long.
Pour les Etats-Unis c'est juste une question électorale et de crédibilité face aux milliers de fans à casquettes MAGA qui soutiennent leur candidat préféré. Et Trump dépend des marchés et des élections, il n'a pas pour lui le temps long.
Mais il a aussi son ego. Et celui-ci, étant d'un très haut niveau, peut le forcer à continuer la guerre pour ne pas perdre la face.
Un président américain "normal" arrêterait la guerre pour ne pas perdre les élections.
Avec Trump, ce n'est pas certain.
Trump déteste plus que tout les loosers.
Il ne voudra pas être le looser. C'est ce qui peut le conduire à prolonger la guerre.
Les dirigeants iraniens doivent penser comme vous qu'il va arrêter la guerre à cause de son électorat et de l'économie.. mais Trump est fantasque. Avec lui rien n'est certain, rien n'est prévisible et il joue de cela.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
Alexis de Tocqueville
- Corvo
- Rang Tisiphonesque

- Messages : 32150
- Enregistré le : 31 décembre 2018 07:01
- A Liké : 5 fois
- A été liké : 9 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Les origines des échecs font l’objet de controverses, mais rares sont ceux qui contestent le fait que, si le jeu a vu le jour en Inde, c’est l’Empire perse sassanide qui l’a perfectionné pour en faire un système stratégique tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Le chef d’état-major israélien demande des renforts pour éviter “un effondrement interne”
Eyal Zamir a tiré la sonnette d’alarme lors d’une réunion du cabinet de sécurité jeudi 26 mars alors que son armée, engagée sur plusieurs fronts, est sous tension et semble être à court d’effectifs.
Publié le 27 mars 2026 à 16h49
Ces propos alarmants attribués au chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, lors d’une réunion, jeudi 26 mars, du cabinet de sécurité israélien, ont été relayés par plusieurs médias israéliens, alors que Tsahal, l’armée israélienne, est mobilisé sur plusieurs fronts et enchaîne les conflits depuis trente mois.
“Je tire dix fois la sonnette d’alarme”, aurait lancé lors de la réunion Eyal Zamir, dont certains propos ont fuité dans la presse israélienne. “Les réservistes ne tiendront pas” et l’armée “a besoin maintenant d’une loi sur la conscription”, aurait-il ajouté, selon The Jerusalem Post, en référence à une loi permettant d’enrôler les juifs ultraorthodoxes, largement exemptés du service militaire.
Depuis la guerre à Gaza (2023-2025) – conflit le plus long dans l’histoire de l’État hébreu –, l’armée israélienne a élargi ses opérations et son terrain d’action dans les Territoires palestiniens (Cisjordanie et Gaza) ainsi que dans d’autres pays du Proche-Orient, notamment au Liban et en Syrie.
Multiples fronts
La guerre actuelle vient s’ajouter à une liste de conflits ininterrompus depuis 2023 ayant déjà mis à rude épreuve les capacités militaires et humaines de Tsahal, selon la presse israélienne. Rien que sur le front libanais, Israël a dû faire appel à 100 000 réservistes début mars, après l’entrée en guerre du Hezbollah, et envisage de mobiliser jusqu’à 450 000 réservistes en vue de l’élargissement de ses opérations terrestres dans le sud du pays.
“Selon des sources de Tsahal, il existe une vive inquiétude en raison de la grave pénurie de soldats”, souligne The Jerusalem Post. “Si le gouvernement n’envoie pas plus de soldats, il y aura de grandes lacunes sur certains fronts”, ont ajouté ces sources.
Avant l’opération Lion rugissant – nom donné à l’offensive israélienne contre l’Iran –, un projet de loi controversé censé imposer la conscription aux juifs orthodoxes faisait l’objet de débats en vue d’une éventuelle approbation. Mais depuis, celui-ci a été “mis de côté” par le gouvernement. L’exemption historique de cette frange religieuse de la société est considérée comme inéquitable par certains, d’autant qu’Israël est engagé dans plusieurs conflits à travers le Moyen-Orient.
La mise en garde d’Eyal Zamir a suscité de vives réactions en Israël. Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a accusé le gouvernement d’“envoyer l’armée combattre […] sur plusieurs fronts sans stratégie, sans les moyens nécessaires et avec beaucoup trop peu de soldats”, mettant en garde contre un “désastre sécuritaire”.
https://www.courrierinternational.com/a ... rne_242292
Le chef d’état-major israélien demande des renforts pour éviter “un effondrement interne”
Eyal Zamir a tiré la sonnette d’alarme lors d’une réunion du cabinet de sécurité jeudi 26 mars alors que son armée, engagée sur plusieurs fronts, est sous tension et semble être à court d’effectifs.
Publié le 27 mars 2026 à 16h49
Ces propos alarmants attribués au chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, lors d’une réunion, jeudi 26 mars, du cabinet de sécurité israélien, ont été relayés par plusieurs médias israéliens, alors que Tsahal, l’armée israélienne, est mobilisé sur plusieurs fronts et enchaîne les conflits depuis trente mois.
“Je tire dix fois la sonnette d’alarme”, aurait lancé lors de la réunion Eyal Zamir, dont certains propos ont fuité dans la presse israélienne. “Les réservistes ne tiendront pas” et l’armée “a besoin maintenant d’une loi sur la conscription”, aurait-il ajouté, selon The Jerusalem Post, en référence à une loi permettant d’enrôler les juifs ultraorthodoxes, largement exemptés du service militaire.
Depuis la guerre à Gaza (2023-2025) – conflit le plus long dans l’histoire de l’État hébreu –, l’armée israélienne a élargi ses opérations et son terrain d’action dans les Territoires palestiniens (Cisjordanie et Gaza) ainsi que dans d’autres pays du Proche-Orient, notamment au Liban et en Syrie.
Multiples fronts
La guerre actuelle vient s’ajouter à une liste de conflits ininterrompus depuis 2023 ayant déjà mis à rude épreuve les capacités militaires et humaines de Tsahal, selon la presse israélienne. Rien que sur le front libanais, Israël a dû faire appel à 100 000 réservistes début mars, après l’entrée en guerre du Hezbollah, et envisage de mobiliser jusqu’à 450 000 réservistes en vue de l’élargissement de ses opérations terrestres dans le sud du pays.
“Selon des sources de Tsahal, il existe une vive inquiétude en raison de la grave pénurie de soldats”, souligne The Jerusalem Post. “Si le gouvernement n’envoie pas plus de soldats, il y aura de grandes lacunes sur certains fronts”, ont ajouté ces sources.
Avant l’opération Lion rugissant – nom donné à l’offensive israélienne contre l’Iran –, un projet de loi controversé censé imposer la conscription aux juifs orthodoxes faisait l’objet de débats en vue d’une éventuelle approbation. Mais depuis, celui-ci a été “mis de côté” par le gouvernement. L’exemption historique de cette frange religieuse de la société est considérée comme inéquitable par certains, d’autant qu’Israël est engagé dans plusieurs conflits à travers le Moyen-Orient.
La mise en garde d’Eyal Zamir a suscité de vives réactions en Israël. Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a accusé le gouvernement d’“envoyer l’armée combattre […] sur plusieurs fronts sans stratégie, sans les moyens nécessaires et avec beaucoup trop peu de soldats”, mettant en garde contre un “désastre sécuritaire”.
https://www.courrierinternational.com/a ... rne_242292
-
Once
- Posteur DIVIN

- Messages : 10188
- Enregistré le : 02 novembre 2020 08:46
- A Liké : 1 fois
- A été liké : 15 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Depuis la période biblique, les Hébreux devenus Juifs puis Israéliens ont toujours eu des ennemis et ont toujour su les combattre sans pitié ( il suffit de relire l' ancien testament et de se demander où sont passés tous les peuples combattus par les Hébreux à l'époque.)Victor a écrit : 27 mars 2026 17:09Si vous emmerdez Mike Tyson, il vous met une droite et même une gauche et vous finissez à l'Hôpital voire pire.Once a écrit : 27 mars 2026 07:56
Vous n'entendrez jamais un journaliste occidental rappeler cette évidence : avec sa bonne centaine d'ogives nucléaires, Israël est le seul pays de toute la région à pouvoir transformer le Proche Orient en un immense parking en moins de 2 mn.
Point.
Il a aussi la capacité de se protéger des quelques roquettes que lui envoient de temps à autre le Hezbollah. Et même mieux : de transformer le Sud Liban en un nouveau Gaza : ce qu'il est en train de faire en ce moment même.
Quant au fait qu'il ne supporte pas les menaces de l'Iran en déclenchant le bordel actuel qui n'épargne aucun pays du monde, c'est juste son problème : chaque état de la planète normalement constitué cherche à se faire des alliés mais ne peut empêcher d'avoir aussi des ennemis qui vous veulent du mal.
C'est comme cela depuis la nuit des temps et c'est quelque chose qu'il faut apprendre à gérer.
Bref : Israël devra apprendre à cohabiter avec l'Iran même sans changement de régime.
L'iran, un pays qui le menace de "destruction" et qu'il a décidé d'attaquer juste pour cela : parce qu'en ce moment, c'est Israël et les États Unis qui détruisent l'Iran avec des moyens hors normes. Pas l'inverse. Et ces deux états ont la capacité nucléaire de réduire en poussière tout l'Iran en deux minutes. Avec toute sa population.
Il y a une différence entre des imprécations genre : " je veux te détruire !" Et la possibilité de le faire. Par contre, ce genre de menace vous permet de détruire effectivement et réellement celui qui vous menace : c'est exactement ce qu'Israël se permet de faire en ce moment avec les Etats Unis en violation totale des règles élémentaires du droit international.
Il m'arrive de me poser cette question : depuis le 7 octobre et la réplique complètement disproportionnée d'Israël, combien de milliers de tonnes de bombes Israël a t'il lancé sur Gaza durant 3 ans en mode non stop ? Et en ce moment même sur le Liban et sur l'Iran ?
Le chiffre doit être vertigineux ! Un pays comme la France ne pourrait certainement pas assurer un tel déploiement d'armes offensives sur d'aussi longues périodes.
Personne ne sait comment va a se terminer cette catastrophe mondiale mais une chose devra être retenue : il faut apprendre à gérer l'inimitié et l'hostilité de pays qui sont vos ennemis sans déclencher pour autant l'apocalypse.
Et bien c'est aussi simple que cela.
Si on tire des roquettes sur les civils israéliens, les israéliens répliquent.
Dans leur histoire, ils se sont laissés faire et on été génocidés.
Depuis ils ont décidé de ne plus se laisser faire et ils le rappellent systématiquement à ceux qui leur tirent dessus.
Ce n'est pas aux israéliens à apprendre à vivre avec les autres pays de la région mais aux autres pays de la région à comprendre qu'il ne faut pas leur tirer dessus et qu'il ne faut pas leur promettre d'être complètement atomisés.
Par ailleurs, contrairement à ce que l'on croit, des Juifs ont résisté au moment du génocide.
Mais tout le monde a des ennemis, Israël n'est pas seul au monde à en avoir. Ne pas oublier non plus que la création de l'état d'Israël est une initiative occidentale en territoire particulièrement hostile : il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'Israël soit souvent en conflit avec certains de ses voisins.
Mais en fait, Israël devra donc apprendre à gérer ce qui est le lot commun de tous les états du monde qui ont des gens qui ne leur veulent pas que du bien : ce qui est le cas des pays d'Europe face à la Russie de Poutine.
Pour terminer, ne pas oublier que l'état de guerre permanente d'Israël permet à des gens comme Netanyahou de repousser sans cesse les comptes qu'il devra rendre pour le 7 octobre et ses affaires de corruption qui pourraient bien lui valoir la prison.
-
Once
- Posteur DIVIN

- Messages : 10188
- Enregistré le : 02 novembre 2020 08:46
- A Liké : 1 fois
- A été liké : 15 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Cette citation peut être rapportée à bien d'autres épisodes de l'histoire ancienne ou contemporaine dans lesquelles le " mal" ne concerne pas que le régime actuel des mollahs.Victor a écrit : 27 mars 2026 17:11Et bien cette citation tombe à merveille.Once a écrit : 27 mars 2026 13:19 À méditer : " Pour que le mal triomphe, seule suffit l'inaction des hommes de bien." ( Edmund Burke)
Les hommes de bien ont décidé, enfin, de s'attaquer au mal, à ce régime des mollahs en Iran.
Des périodes durant lesquelles certains " savaient" mais n'ont rien rien fait par lâcheté ou par opportunisme, voire par indifférence.
-
Once
- Posteur DIVIN

- Messages : 10188
- Enregistré le : 02 novembre 2020 08:46
- A Liké : 1 fois
- A été liké : 15 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
"Les États-Unis et Israël nous entraînent dans une barbarie suicidaire " (extraits)
"Alors, nous y voilà. C’est le plongeon fatal dans l’abîme que les puissances occidentales ont obstinément creusé au fil des dernières décennies. Le cap de la barbarie est définitivement franchi, avec l’insouciance meurtrière de ceux qui ne comprennent pas bien le chaos historique qui se prépare. L’ancien ordre qui faisait le pari du droit contre la force brute vient brutalement d’achever de s’effondrer sous nos yeux en 2026. Cette nouvelle guerre est celle de trop : par son ampleur et sa nature, elle annonce un tournant majeur dans l’histoire des relations internationales."
"Que les choses soient claires : personne ici ne prétendra que la République islamique d'Iran est une démocratie modèle. Les atteintes aux droits de l'Homme, multiples, systématiques, documentées, qui jalonnent l'histoire de ce pays, sont indéniables et condamnables. Mais ce constat, aussi accablant soit-il, ne saurait servir de blanc-seing à une opération dont les implications dépassent infiniment le cadre d'un conflit entre d'une part l'Iran, et d’autre part Israël et les États-Unis.
Tout est insensé dans ce qui se déroule sous nos yeux. Les agresseurs, qui se présentent en victimes, ne prennent même plus la peine de s'encombrer de propagande pour emporter l'adhésion populaire à une guerre qui affectera pourtant, profondément et durablement, les populations occidentales dans les années à venir. Ils font ce qu’ils veulent, pour la simple et bonne raison qu’ils peuvent le faire, et parce que nous les laissons faire.
Nous venons de glisser dans un monde parallèle : celui de la violence brute, hors du droit et de la raison, dans une vision stratégique enfantine déconnectée des véritables enjeux politiques, économiques, et sociaux.
Dans cet article important, nous tenterons de dresser une analyse de la situation, pour contrebalancer le narratif médiatique dominant, complaisant quand il n'est pas ouvertement malhonnête. Les choses restent nébuleuses et évoluent à une vitesse vertigineuse. Mais il est fondamental de comprendre, dès aujourd'hui, ce qui se joue, et de s'y préparer.
Plan de l'article :
I. Une opération d'une violence rare
II. Droit de la guerre : place à la barbarie
III. Naufrage médiatique complet
IV. La guerre de trop : l'Histoire entame un bien sombre chapitre
I. Une opération d'une violence rare
« Couper la tête du serpent » ?
L'opération militaire « Epic Fury » (Fureur Épique, alias « La paix par la force ») a débuté le 1er mars 2026, avec un objectif pour le moins bancal et fluctuant, comme l’a rappelé Mark Warner, le principal Démocrate du Comité du renseignement du Sénat : « Il s’agissait de la capacité nucléaire iranienne, quelques jours plus tard, il s’agissait de détruire les missiles balistiques, c’était alors – selon les propres mots du Président – un changement de régime... et maintenant on entend dire qu’il s’agit de couler la flotte iranienne. »
C’est au final une « neutralisation » du commandement stratégique du pays qui nous a été dévoilée ce weekend, les responsables israéliens et américains ayant employé le terme de « décapitation » (« couper la tête du serpent »), pour qualifier la nature de leur mission. La liste des personnes visées et tuées est absolument vertigineuse : le Guide suprême Ali Khamenei, sa fille, son gendre, son petit-fils et sa belle-fille ; le chef d'état-major des armées Abdolrahim Mousavi ; le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh ; le chef du renseignement de Khatam-al Anbiya Salah Asadi ; le commandant en chef des Gardiens de la Révolution (CGRI) Mohammad Pakpour ; le chef du bureau militaire Mohammad Shirazi ; le conseiller spécial Ali Shamkhani ; le commandant de la force aérospatiale du CGRI Majid Mousavi ; les responsables de la recherche en armement (SPND) Hossein Jabal-Amelian et Reza Mozafari-Nia.
Au total, près de cinquante personnes ont été tuées dans le cadre de cette seule opération de « décapitation », sans compter les pertes civiles collatérales. Il est d'ailleurs stupéfiant de voir Trump oser déclarer : « Il y a de nombreux résultats qui seraient bons. Le numéro un, c'est les décapiter, éliminer tout leur groupe de tueurs et de voyous. »
Cela constitue une forme de violence dont on peine à trouver des précédents dans l'Histoire moderne. Il s'agit de l'élimination physique, systématique et coordonnée de l'ensemble de l'appareil dirigeant d'un État souverain reconnu par les Nations Unies, le tout sans la moindre déclaration de guerre.
L'élément le plus stupéfiant de cette opération, et celui qui en révèle le mieux sa nature profonde, est l'assassinat du Guide suprême Ali Khamenei. Dans la hiérarchie symbolique et religieuse du chiisme, le Guide suprême est bien davantage qu'un chef d'État ; sa fonction se rapproche davantage de celle d'une sorte de « pape » que d'un président. Il est aussi reconnu comme étant un descendant direct du Prophète Mahomet. Quels que soient ses crimes, assassiner un tel personnage, ainsi que sa femme et des membres de sa famille, revient à déclencher quelque chose qui dépasse infiniment le cadre d'une opération militaire classique."
(....)
La communauté chiite mondiale représente environ 200 millions de personnes. Même en supposant que la moitié seulement se sente directement concernée par l'assassinat du Guide suprême, cela représente 100 millions d'individus profondément affectés. Des manifestations ont déjà eu lieu en Iran, mais aussi au Liban, au Yémen, en Irak, à Bahreïn, au Pakistan, et même dans le nord de l'Inde.


II. Droit de la guerre : place à la barbarie
Une prohibition millénaire de l’assassinat et de la perfidie
Imaginons un instant que, pendant des négociations, l'Iran ait envoyé des drones et assassiné le président Trump, la moitié du gouvernement américain, les chefs d'état-major, le directeur de la CIA, quelques gouverneurs, et en prime, George W. Bush dans son ranch et Bill Clinton chez lui. Imaginons ensuite que, le lendemain, l'Iran propose de se mettre autour d'une table pour négocier un cessez-le-feu. Que dirait-on ? Comment le monde réagirait-il ? La réponse est claire : ce serait considéré comme un acte de barbarie absolue, un casus belli justifiant une riposte totale, une violation de toutes les normes de civilisation."
(...)
III. Naufrage médiatique complet
Avant de déplorer le traitement médiatique misérable de cette affaire, il faut rappeler le poids de l’Histoire. Depuis le renversement de Mossadegh en 1953 par la CIA et le MI6, qui a brisé la démocratie naissante iranienne au profit des intérêts pétroliers, l'Occident n'a cessé de détruire ce qu'il prétend promouvoir. Le soutien à la dictature du Shah a engendré le ressentiment menant à la Révolution islamique de 1979. Et cette semaine, l'opération de « décapitation » renforce à son tour le réflexe patriotique et étouffe la société civile sous la loi martiale. Chaque intervention est justifiée par les conséquences de la précédente, formant un cercle vicieux où l'Occident sabote, génération après génération, les conditions mêmes de la démocratie iranienne.
Les mêmes causes produisent les mêmes effets, et ces scénarios se retrouvent dans le sillon de toutes les actions impérialistes américaines : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, etc. On n’apporte pas la démocratie par la guerre. C’est un non-sens, une négation de toute vision matérialiste, historique et anthropologique sérieuse. Il n’y a guère que les néoconservateurs fanatiques à la BHL pour adhérer encore à ces récits puérils et dangereux.
(...)
Parmi les évènements les plus tragiques de cette opération, le bombardement de l'école primaire pour filles Shajarah Tayyebeh, située à Minab, se distingue par son horreur. Des missiles ont détruit l'établissement, tuant entre 165 et 180 personnes, dont des dizaines de fillettes âgées de 7 à 12 ans, et blessant une centaine d'autres. Les images montrant la dévastation puis les funérailles ont fait le tour du monde.

(...)
Dans les heures qui ont suivi l'opération, au moins trois grands ayatollahs (Naser Makarem Shirazi, qui est une des principales figures religieuses d’Iran, Nouri Hamedani et Kamal al-Haydari) ont lancé des fatwas indiquant que « venger le sang du dirigeant martyr de la révolution [Khamenei] est le devoir religieux de tous les musulmans dans le monde » ; ils visent explicitement les États-Unis et Israël, contre lesquels Al-Haydari a « déclaré le djihad ».
Le drapeau rouge a été hissé sur les mosquées sacrées, signe chiite traditionnel d'appel à la vengeance du sang versé. Ce signal, d'une puissance symbolique considérable, n'a quasiment pas été évoqué dans nos médias. Pourtant, il signifie que l'Occident est désormais aux yeux d'une partie significative du monde musulman chiite, la cible d'un appel à la violence.
IV. La guerre de trop : l'Histoire entame un bien sombre chapitre
L’Iran ne cédera pas facilement
L'Iran n'est pas la Libye de Kadhafi ni un petit régime fragile appuyé sur quelques Bédouins. C'est un pays qui fait 3 fois la taille de la France, la vingtième puissance industrielle mondiale, avec une forte concentration dans le secteur militaire. Si on ne considère que l'industrie militaire des missiles, l'Iran se situe probablement parmi les sept ou huit premières puissances mondiales. L'idée qu'un tel État va s’effondrer simplement parce qu'on a tué quelques dizaines de ses dirigeants relève du fantasme.
L'Iran dispose d'au moins une quinzaine de modèles de missiles différents, produits en série depuis des décennies pour sa défense, son stock étant estimé à 2 500 missiles. Le pays fabrique environ 100 missiles balistiques par mois, contre seulement 6 à 7 intercepteurs du côté américain, une disparité soulignée publiquement par le secrétaire d'État Marco Rubio lui-même."
Le texte complet ici : https://elucid.media/democratie/les-eta ... suicidaire
"Alors, nous y voilà. C’est le plongeon fatal dans l’abîme que les puissances occidentales ont obstinément creusé au fil des dernières décennies. Le cap de la barbarie est définitivement franchi, avec l’insouciance meurtrière de ceux qui ne comprennent pas bien le chaos historique qui se prépare. L’ancien ordre qui faisait le pari du droit contre la force brute vient brutalement d’achever de s’effondrer sous nos yeux en 2026. Cette nouvelle guerre est celle de trop : par son ampleur et sa nature, elle annonce un tournant majeur dans l’histoire des relations internationales."
"Que les choses soient claires : personne ici ne prétendra que la République islamique d'Iran est une démocratie modèle. Les atteintes aux droits de l'Homme, multiples, systématiques, documentées, qui jalonnent l'histoire de ce pays, sont indéniables et condamnables. Mais ce constat, aussi accablant soit-il, ne saurait servir de blanc-seing à une opération dont les implications dépassent infiniment le cadre d'un conflit entre d'une part l'Iran, et d’autre part Israël et les États-Unis.
Tout est insensé dans ce qui se déroule sous nos yeux. Les agresseurs, qui se présentent en victimes, ne prennent même plus la peine de s'encombrer de propagande pour emporter l'adhésion populaire à une guerre qui affectera pourtant, profondément et durablement, les populations occidentales dans les années à venir. Ils font ce qu’ils veulent, pour la simple et bonne raison qu’ils peuvent le faire, et parce que nous les laissons faire.
Nous venons de glisser dans un monde parallèle : celui de la violence brute, hors du droit et de la raison, dans une vision stratégique enfantine déconnectée des véritables enjeux politiques, économiques, et sociaux.
Dans cet article important, nous tenterons de dresser une analyse de la situation, pour contrebalancer le narratif médiatique dominant, complaisant quand il n'est pas ouvertement malhonnête. Les choses restent nébuleuses et évoluent à une vitesse vertigineuse. Mais il est fondamental de comprendre, dès aujourd'hui, ce qui se joue, et de s'y préparer.
Plan de l'article :
I. Une opération d'une violence rare
II. Droit de la guerre : place à la barbarie
III. Naufrage médiatique complet
IV. La guerre de trop : l'Histoire entame un bien sombre chapitre
I. Une opération d'une violence rare
« Couper la tête du serpent » ?
L'opération militaire « Epic Fury » (Fureur Épique, alias « La paix par la force ») a débuté le 1er mars 2026, avec un objectif pour le moins bancal et fluctuant, comme l’a rappelé Mark Warner, le principal Démocrate du Comité du renseignement du Sénat : « Il s’agissait de la capacité nucléaire iranienne, quelques jours plus tard, il s’agissait de détruire les missiles balistiques, c’était alors – selon les propres mots du Président – un changement de régime... et maintenant on entend dire qu’il s’agit de couler la flotte iranienne. »
C’est au final une « neutralisation » du commandement stratégique du pays qui nous a été dévoilée ce weekend, les responsables israéliens et américains ayant employé le terme de « décapitation » (« couper la tête du serpent »), pour qualifier la nature de leur mission. La liste des personnes visées et tuées est absolument vertigineuse : le Guide suprême Ali Khamenei, sa fille, son gendre, son petit-fils et sa belle-fille ; le chef d'état-major des armées Abdolrahim Mousavi ; le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh ; le chef du renseignement de Khatam-al Anbiya Salah Asadi ; le commandant en chef des Gardiens de la Révolution (CGRI) Mohammad Pakpour ; le chef du bureau militaire Mohammad Shirazi ; le conseiller spécial Ali Shamkhani ; le commandant de la force aérospatiale du CGRI Majid Mousavi ; les responsables de la recherche en armement (SPND) Hossein Jabal-Amelian et Reza Mozafari-Nia.
Au total, près de cinquante personnes ont été tuées dans le cadre de cette seule opération de « décapitation », sans compter les pertes civiles collatérales. Il est d'ailleurs stupéfiant de voir Trump oser déclarer : « Il y a de nombreux résultats qui seraient bons. Le numéro un, c'est les décapiter, éliminer tout leur groupe de tueurs et de voyous. »
Cela constitue une forme de violence dont on peine à trouver des précédents dans l'Histoire moderne. Il s'agit de l'élimination physique, systématique et coordonnée de l'ensemble de l'appareil dirigeant d'un État souverain reconnu par les Nations Unies, le tout sans la moindre déclaration de guerre.
L'élément le plus stupéfiant de cette opération, et celui qui en révèle le mieux sa nature profonde, est l'assassinat du Guide suprême Ali Khamenei. Dans la hiérarchie symbolique et religieuse du chiisme, le Guide suprême est bien davantage qu'un chef d'État ; sa fonction se rapproche davantage de celle d'une sorte de « pape » que d'un président. Il est aussi reconnu comme étant un descendant direct du Prophète Mahomet. Quels que soient ses crimes, assassiner un tel personnage, ainsi que sa femme et des membres de sa famille, revient à déclencher quelque chose qui dépasse infiniment le cadre d'une opération militaire classique."
(....)
La communauté chiite mondiale représente environ 200 millions de personnes. Même en supposant que la moitié seulement se sente directement concernée par l'assassinat du Guide suprême, cela représente 100 millions d'individus profondément affectés. Des manifestations ont déjà eu lieu en Iran, mais aussi au Liban, au Yémen, en Irak, à Bahreïn, au Pakistan, et même dans le nord de l'Inde.


II. Droit de la guerre : place à la barbarie
Une prohibition millénaire de l’assassinat et de la perfidie
Imaginons un instant que, pendant des négociations, l'Iran ait envoyé des drones et assassiné le président Trump, la moitié du gouvernement américain, les chefs d'état-major, le directeur de la CIA, quelques gouverneurs, et en prime, George W. Bush dans son ranch et Bill Clinton chez lui. Imaginons ensuite que, le lendemain, l'Iran propose de se mettre autour d'une table pour négocier un cessez-le-feu. Que dirait-on ? Comment le monde réagirait-il ? La réponse est claire : ce serait considéré comme un acte de barbarie absolue, un casus belli justifiant une riposte totale, une violation de toutes les normes de civilisation."
(...)
III. Naufrage médiatique complet
Avant de déplorer le traitement médiatique misérable de cette affaire, il faut rappeler le poids de l’Histoire. Depuis le renversement de Mossadegh en 1953 par la CIA et le MI6, qui a brisé la démocratie naissante iranienne au profit des intérêts pétroliers, l'Occident n'a cessé de détruire ce qu'il prétend promouvoir. Le soutien à la dictature du Shah a engendré le ressentiment menant à la Révolution islamique de 1979. Et cette semaine, l'opération de « décapitation » renforce à son tour le réflexe patriotique et étouffe la société civile sous la loi martiale. Chaque intervention est justifiée par les conséquences de la précédente, formant un cercle vicieux où l'Occident sabote, génération après génération, les conditions mêmes de la démocratie iranienne.
Les mêmes causes produisent les mêmes effets, et ces scénarios se retrouvent dans le sillon de toutes les actions impérialistes américaines : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, etc. On n’apporte pas la démocratie par la guerre. C’est un non-sens, une négation de toute vision matérialiste, historique et anthropologique sérieuse. Il n’y a guère que les néoconservateurs fanatiques à la BHL pour adhérer encore à ces récits puérils et dangereux.
(...)
Parmi les évènements les plus tragiques de cette opération, le bombardement de l'école primaire pour filles Shajarah Tayyebeh, située à Minab, se distingue par son horreur. Des missiles ont détruit l'établissement, tuant entre 165 et 180 personnes, dont des dizaines de fillettes âgées de 7 à 12 ans, et blessant une centaine d'autres. Les images montrant la dévastation puis les funérailles ont fait le tour du monde.

(...)
Dans les heures qui ont suivi l'opération, au moins trois grands ayatollahs (Naser Makarem Shirazi, qui est une des principales figures religieuses d’Iran, Nouri Hamedani et Kamal al-Haydari) ont lancé des fatwas indiquant que « venger le sang du dirigeant martyr de la révolution [Khamenei] est le devoir religieux de tous les musulmans dans le monde » ; ils visent explicitement les États-Unis et Israël, contre lesquels Al-Haydari a « déclaré le djihad ».
Le drapeau rouge a été hissé sur les mosquées sacrées, signe chiite traditionnel d'appel à la vengeance du sang versé. Ce signal, d'une puissance symbolique considérable, n'a quasiment pas été évoqué dans nos médias. Pourtant, il signifie que l'Occident est désormais aux yeux d'une partie significative du monde musulman chiite, la cible d'un appel à la violence.
IV. La guerre de trop : l'Histoire entame un bien sombre chapitre
L’Iran ne cédera pas facilement
L'Iran n'est pas la Libye de Kadhafi ni un petit régime fragile appuyé sur quelques Bédouins. C'est un pays qui fait 3 fois la taille de la France, la vingtième puissance industrielle mondiale, avec une forte concentration dans le secteur militaire. Si on ne considère que l'industrie militaire des missiles, l'Iran se situe probablement parmi les sept ou huit premières puissances mondiales. L'idée qu'un tel État va s’effondrer simplement parce qu'on a tué quelques dizaines de ses dirigeants relève du fantasme.
L'Iran dispose d'au moins une quinzaine de modèles de missiles différents, produits en série depuis des décennies pour sa défense, son stock étant estimé à 2 500 missiles. Le pays fabrique environ 100 missiles balistiques par mois, contre seulement 6 à 7 intercepteurs du côté américain, une disparité soulignée publiquement par le secrétaire d'État Marco Rubio lui-même."
Le texte complet ici : https://elucid.media/democratie/les-eta ... suicidaire
Modifié en dernier par Once le 28 mars 2026 19:03, modifié 1 fois.
- scorpion3917
- Posteur DIVIN

- Messages : 10971
- Enregistré le : 02 février 2011 19:19
- A Liké : 9 fois
- A été liké : 4 fois
Re: #2 Les USA et Israël bombardent l'Iran
Nous entrons dans un nouveau monde où toutes les cartes sont rabattues.
Un monde de lumière ou de ténèbres.....
Un monde de lumière ou de ténèbres.....
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
Edmund Burke.