Vous êtes vous posez la question:Corvo a écrit : 14 avril 2026 07:03 Bon débarras !![]()
A Bruxelles, la Hongrie d’Orbán a battu le record de vetos : soutien à Poutine, rejet de l’aide à l’Ukraine…
Publié aujourd'hui à 6h00
Peuplé de 2 % de la population de l’Union européenne, le pays a été à l’origine, sous la férule du dirigeant d’extrême droite, de 54 % des blocages législatifs (ou menaces de) pour des décisions communautaires.
Contre l’aide à l’Ukraine, pour le soutien à Poutine en particulier et aux régimes illibéraux en en général. Contre les droits de l’homme et pour la colonisation israélienne. Viktor Orbán, le désormais ex-Premier ministre de Hongrie et grand allié du Rassemblement national, a enrayé à 20 reprises depuis 2018 le fonctionnement de l’Union européenne, en utilisant son veto ou en menaçant de l’utiliser pour des décisions communautaires.
Dans certains domaines (politique étrangère, fiscalité, élargissement, sanctions, budget), il faut l’unanimité des chefs d’Etats pour les adopter. Peuplé de moins de 10 millions d’habitants soit 2,2 % de la population européenne, la Hongrie a été à l’origine de 54 % des vetos ou menaces de veto sur la période, selon les données du chercheur en sciences politiques Michal Ovádek, de l’University College de Londres.
Les autres pays d’Europe utilisent l’arme du veto avec davantage de parcimonie. La Pologne, deuxième pays à y avoir le plus recours, ne l’a utilisé «que» huit fois depuis 2007, principalement pour bloquer l’avancée de textes protégeant l’environnement et le climat en Europe. Il est vrai que le pays, doté de nombreuses centrales à charbon, est l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre de la zone. Le Luxembourg, de son côté, n’a utilisé qu’une seule fois l’arme du veto : ce pays à la fiscalité quasi-inexistante ne souhaitait pas l’instauration de taxes sur l’épargne. Quant à la Grèce (trois vetos), c’est principalement contre l’entrée de ses voisins dans l’Union européenne (Albanie et Macédoine du Nord) qu’ils ont été brandis. C’est également pour cette raison que l’unique veto de la France sur la période a été posé.
Quant à la Hongrie, ses 20 vetos ou menaces de veto depuis 2018 l’ont été pour de multiples raisons mais principalement pour bloquer tout soutien à l’Ukraine (six vetos). Egalement pour venir au secours de régimes populistes et nationalistes (Russie, Venezuela, Chine, Belarus), bloquer leur condamnation par l’Union européenne et empêcher les sanctions à leur égard (six fois). Mais encore pour empêcher, à quatre reprises, toute condamnation de la politique israélienne par l’UE et du processus de colonisation. Les autres vetos concernent principalement le rejet de la politique migratoire européenne. A l’exception des mouvances d’extrême droite, Viktor Orbán ne sera probablement pas particulièrement regretté en Europe.
https://www.liberation.fr/international ... JXBT7JKTA/
Pourquoi s'est on précipiter pour accueillir dans l'UE les pays de l'ex bloc soviétique Plutôt que d'attendre un reformatage de ceux ci de cette idéologie

