Mesoke a écrit : 24 avril 2026 11:44
Bah non les agressions sexuelles n'étaient pas mieux acceptées par les femmes dans le passé. C'est juste que la société n'acceptait pas leur dénonciation, donc les femmes se taisaient sinon ça leur retombait sur la gueule.
De nos jours c'est aussi le cas, multiplié par les réseaux sociaux, mais il y a aussi largement plus de soutien pour ces dénonciations, donc plus de femmes sautent le pas.
A partir du moment où il y a contact avec des parties intimes sans consentement c'est de l'agression sexuelle. Une main aux fesses, un pelotage ou un baisé forcé c'est de l'agression sexuelle. De ton point de vue d'homme ça peut semblé marrant, tu es du côté des profiteurs. Mais du point de vue de la victime c'est traumatisant.
Qu'un mec lance la carrière d'une personne ne l'autorise pas à abuser sexuellement de cette personne. Et à 14 ans on n'est pas consentant, c'est trop jeune, on est trop manipulable, surtout quand il y a une histoire de carrière en jeu. Et on ne parle pas toujours de femmes consentantes sur le moment, au contraire : dans le cas de Bruel, d'après leur témoignage, on a plutôt des femmes non consentantes. Femmes qui n'ont rien à gagner à porter plainte hormis la justice. Elle ne se feront pas masse de thunes, on n'est pas aux USA, elles ne lanceront pas une carrière grâce à cette médiatisation.
Ce n'est pas une question d'être marrant : je ne suis pas du genre à mettre la main aux fesses d'une femme ou à l'embrasser de force pour être drôle.
C'est juste que je me demande où se situe la limite entre la drogue lourde et l'agression, que je je pense que la main aux femmes (donc sur les vêtements, pas sous les vêtements) n'est pas ou n'était pas considérée comme une agression sexuelle (ni par les hommes ni même par les femmes), que je constate que c'est en train de changer, et que je me demande donc si, à l'avenir, les hommes auront le droit de draguer les femmes.
Je m'interroge aussi sur la dimension temporelle. Parce que je persiste à penser que, parmi les plaignantes, il y a des femmes qui, au moment des faits, ont accepté, mais qui le regrettent 20 ou 30 ans après, et qui finissent par se dire que, tout compte fait, peut-être qu'elles ont été agressées, alors que, sur le coup, elles n'ont même pas eu cette impression et ont laissé faire. En gros : des femmes qui, sur le coup, sont consentantes, mais qui, des années plus tard, regrettent et ne sont plus consentantes. Comment juger cela ?