Kabé a écrit : 24 mai 2026 12:27
Personnellement, je pense que tout ceux qui aujourd'hui se revendiquent encore d'être gaulliste n'ont pas évolué avec le temps. Ce type a quitté le pouvoir il y a presque 60 ans. Le monde a changé depuis. Il n'y a que les réactionnaires et les vieux cons qui veulent vivre dans le passé ou qui ils y vivent toujours.
Le général de Gaulle ne se retourne plus. Même les asticots sont morts depuis très longtemps.
Déjà , il faudrait commencer par définir le gaullisme.
Le gaullisme, c'est un attachement à ce que fut l'action politique (sa philosophie, ses actes) de Charles de Gaulle, d'abord comme chef de la France libre pendant la guerre, puis comme président de la République.
Si on analyse bien son action politique, on peut distinguer quelques grands principes :
- Une farouche volonté d’indépendance nationale. Pour être grande et indépendante, la France doit maîtriser son destin, ses intérêts, être puissante à la fois militairement, culturellement, diplomatiquement et commercialement. La France doit pouvoir se gouverner seule : en cela, le gaullisme est clairement une forme de souverainisme. C’est cette volonté qui l'a amené, par exemple, à faire la politique de la chaise vide, à quitter le commandement intégré de l'OTAN, à renouer des relations diplomatiques avec la Chine, à mettre au point l'arme nucléaire, à moderniser l'économie français (plan Rueff), etc.
- La grandeur et l’indépendance nationale passent nécessairement par un pouvoir exécutif fort, autour d'un chef d’État fort, qui ne soient pas l'otage de la vie parlementaire et du jeu des partis.
- Cette force de l’État se caractérise par un certain interventionnisme économique, une forme de colbertisme qui fait de l’État un puissant acteur économique, sans pour autant que la politique sociale soit très développée. Il souhaitait dépasser l’opposition socialisme-capitalisme par une troisième voie : celle de l’association capital-travail pour concilier justice et efficacité économique (voir tous ses discours sur la participation).
- Sur les questions de société, il était plutôt conservateur moralement.
Alors on peut discuter de tout ça, bien sûr. Mais ces grands principes me semblent tout à fait d'actualité.
On ne sait pas non plus ce que ferait de Gaulle aujourd'hui : peut-être serait-il un drag queen militant LGBT. Mais ces grands principes me semblent tout à fait d'actualité. Mais il y a quand même quelques constantes dans son action, des constantes que l'on ne peut pas négliger.
Et en tout état de cause, les imposteurs gaullistes sont plutôt tous ces élus RPR qui se disaient gaullistes mais qui ont trahi la volonté gaulliste d'indépendance nationale en signant tous les traités qui ont consisté à brader la souveraineté du pays.