Vous ne vous êtes jamais demandé si ce n'était pas vous qui ne compreniez rien ou pas grand chose aux, pour vous mal rédigés, articles que vous lisez ?...jeandu53 a écrit : 28 juillet 2026 19:22Encore un article mal rédigé, auquel on ne comprend rien.Corvo a écrit : 28 juillet 2026 17:14 Et ça n'est pas Libé qui l'écrit mais un média classé à droite libéral-conservateur.
Comment le cafouillage autour d'une loi sur les réseaux expose l'incapacité structurelle du RN à mobiliser la jeunesse en 2027.
Présidentielle 2027 : le RN vient de perdre, et il ne le sait pas encore.
Cet article ne porte pas sur la loi elle-même — elle mériterait une analyse à part, nettement plus sombre. Il porte sur le comportement du Rassemblement national dans les jours qui ont suivi.
Le constat est rude. Le RN vient de s'infliger une blessure électorale qui pourrait bien être mortelle. Il s'est aliéné en même temps sa base militante la plus active et a montré à tout le monde qu'il n'existe aucune infrastructure stratégique digne de ce nom à l'intérieur du parti pour gérer une crise politique numérique.
Les faits, d'abord.
Après le vote, les militants en ligne proches du RN — d'habitude parmi les plus actifs et les plus visibles du parti sur les réseaux — se sont soulevés. Ils dénoncent la participation implicite du RN à une loi qu'ils jugent liberticide (je les rejoins sur ce point), en contradiction totale avec les positions historiques du parti sur les libertés numériques.
Les réactions du RN ont été sidérantes. Pas par leur contenu, puisqu'il n'y en avait pas, mais par l'absence totale de cohérence. Aucune concertation interne visible. Aucun message coordonné. Aucun élément de langage commun entre les élus et les rares militants prenant leur défense. Ce qui a émergé était désordonné, et surtout marqué par une agressivité incompréhensible envers les militants les plus actifs en ligne, précisément ceux que le parti aurait dû chercher à rassurer ou à récupérer.
Ce n'est pas le fait de quelques militants de second rang. Des élus du parti ont tenu exactement le même discours. L'absence de discipline de communication traverse le parti de part en part.
Pour quiconque a un peu observé le fonctionnement des partis politiques français, c'est stupéfiant. Même les plus modestes disposent aujourd'hui d'une équipe « riposte », d'éléments de langage préparés, d'une chaîne de commandement communicationnelle. Le RN, premier parti de France en nombre de voix, n'en dispose manifestement pas. Ou alors elle s'est révélée totalement défaillante.
Ce n'est pas une erreur. C'est une absence.
On pourrait plaider une circonstance atténuante. Les crises, ça arrive, les réponses peuvent être maladroites. Mais ici, il n'y avait même pas de stratégie dont on se serait écarté. Il n'y avait rien.
La position du RN sur cette loi est d'autant plus troublante qu'elle contredit et annihile ses propres antécédents. Le parti s'était montré critique envers le Digital Services Act. Il avait voté contre Chat Control. Sur les deux textes majeurs concernant la censure et la surveillance numériques en Europe, il avait pris des positions cohérentes en faveur des libertés sur Internet.
Puis, sur ce vote : rien. Pas d'opposition construite. Pas d'abstention assumée. Pas de contre-proposition. Et dans les jours suivants, aucun récit alternatif capable de tenir dix minutes sur les réseaux sans être tourné en ridicule. Au mieux des insultes et du mépris.
L'absence de réflexion un peu sérieuse sur la politique numérique n'est pas une lacune qu'un conseiller pourrait combler en quelques semaines. Elle révèle quelque chose de plus profond. Le RN n'a pas les moyens intellectuels et organisationnels d'occuper le pouvoir dans un monde où le numérique est devenu un enjeu de souveraineté central, et où les réseaux sociaux sont la seule façon d'adresser la population de moins de 40 ans, celle où se trouvent les plus grandes réserves de voix, précisément du fait de l'abstention massive qui touche cette classe d'âge.
La mécanique électorale de la loose
Pour comprendre pourquoi ce cafouillage est potentiellement fatal, il faut sortir du commentaire politique immédiat et regarder la mécanique électorale.
La segmentation des audiences en 2026 est un fait brutal. Les médias mainstream ne touchent plus, dans leur immense majorité, qu'une population âgée. Les podcasts et les réseaux sociaux touchent prioritairement les moins de 40 ans, et de façon quasi exclusive pour certains segments, notamment ceux qui ont déjà rejeté les médias traditionnels.
Or les moins de 40 ans constituent précisément le réservoir de voix que tout parti d'opposition ambitieux doit activer. Pas parce qu'ils votent massivement — ils ne le font pas, et c'est tout l'enjeu — mais parce qu'ils représentent un immense gisement d'abstentionnistes mobilisables. La génération X et les boomers, eux, sont déjà pleinement mobilisés. La marge de progression y est marginale. Une logique que LFI a parfaitement assimilée.
https://atlantico.fr/article/decryptage ... e-epelboin
Quel est le problème avec le RN ? A-t-il voté pour contre cette loi ? Et qui lui reproche quoi exactement ?
De façon générale, je pense que les électeurs du RN sont convaincus et savent ce qu'ils veulent. Ce qui s'est passé avec cette loi (en théorie très importante mais dont en réalité l'opinion publique se fout) ne changera strictement rien.
Et comme il faut vous mâcher le travail :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/8431
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/ ... rticle_1er

