papibilou a écrit : 20 septembre 2026 09:46
Vous avez de nombreux exemples contraires et l'Allemagne vient de s'y convertir. Néanmoins il n'est pas question de remplacer un système par l'autre mais bien qu'ils se complètent. C'est donc répartition ET capitalisation.
Oui, un mix dans un premier temps. Reste à savoir dans quelles proportions respectives au départ et sous contrôle de l'état. Sans oublier non plus qu'au fil du temps la part de capitalisation deviendra forcément plus importante en tant qu'offre en tout cas.
L'entrée de la capitalisation dans la réalisation des retraites c'est un peu l'entrée du loup dans la bergerie. C'est du pain bénit pour les banques et les assurances qui vont exercer des pressions toujours plus énormes sur les jeunes actifs en rendant toujours plus attractives leurs propositions commerciales distinctes.
Expliquera t on les risques de la retraite par capitalisation aux jeunes actifs ? Certainement pas. Pourtant ces risques existent.
Quelques exemples et la liste n'est pas exhaustive :
1) Risque de perte sur les marchés financiers : l'épargne est généralement investie en actions, obligations ou autres actifs. Leur valeur peut fortement baisser, y compris au moment où l'on a besoin de récupérer son argent. L'AMF rappelle qu'un placement en actions peut encore subir une perte même sur 10 ans.
2) Risque de prendre sa retraite au mauvais moment : une crise boursière juste avant ou après le départ en retraite peut réduire fortement le capital disponible.
3) Inflation : même si le capital augmente en euros, son pouvoir d'achat peut diminuer. Il faut donc regarder le rendement réel, c'est-à -dire après inflation. L'AMF souligne d'ailleurs que même une épargne garantie peut perdre du pouvoir d'achat sur une longue période si son rendement est inférieur à l'inflation.
4) Risque de mauvais rendement : il n'existe pas de rendement garanti avec les placements risqués. Les performances dépendent notamment de la période pendant laquelle on investit et de la date à laquelle on retire l'argent
5) Frais de gestion : frais des fonds, éventuellement frais d'entrée ou d'arbitrage : sur 30 ou 40 ans, quelques dixièmes de point de pourcentage par an peuvent avoir un effet important sur le capital final.
etc etc