
Jordan Bardella accusé d’antisémitisme : «la suite de nos révélations arrive», promet Fabrice Arfi de Mediapart
Publié aujourd'hui à 9h06
Le journaliste annonce sur Franceinfo ce mercredi 30 septembre la «démonstration» à venir des propos de l’eurodéputé. Ce dernier a dénoncé une «tentative d’assassinat politique» et annoncé déposer plainte en diffamation.
Ce n’était que le début. Fabrice Arfi, codirecteur du pôle Enquêtes du site d’investigation Mediapart, a déclaré sur Franceinfo ce mercredi 30 septembre que «la suite des révélations arrive», promettant qu’il «y aura[it] une démonstration de ce qu’[ils ont] écrit» sur les propos antisémites qu’aurait tenus Jordan Bardella.
Lundi, Mediapart a publié une enquête révélant des citations isssues de conversations numériques du président du Rassemblement national entre 2013 et 2015, alors qu’il était jeune militant au Front national. Dans ces échanges que le média assure avoir authentifiés, Jordan Bardella aurait notamment écrit que «le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler», «les banques sont toutes détenues par des Juifs», ou encore l’idée que «sionisme et domination bancaire sont liés (Goldman Sachs, Rothschild, Lehman Brothers…)».
Drapé dans sa dignité, le mis en cause a nié en bloc, dénonçant en conférence de presse hier une «tentative d’assassinat politique». Le RN fait bloc derrière lui et les invectives n’ont cessé de pleuvoir sur Mediapart, à qui Marine Le Pen a notamment recommandé «d’enfiler son costard en kevlar», tandis que les porte-parole du mouvement dénonçaient sur les plateaux télé et radio une «officine d’extrême gauche» ou une «machine à fabriquer des boules puantes».
Mediapart a dénoncé la violence de ces attaques et en particulier l’usage du vocabulaire guerrier, le kevlar étant l’une des matières constituant les gilets pare-balles. Alors que Jordan Bardella a déclaré avoir déposé une plainte en diffamation et en prévoir une en faux et usage de faux si des éléments écrits étaient publiés, Fabrice Arfi assure que le travail d’enquête des journalistes Alexandre Berteau et Antton Rouget s’appuie sur des «sources humaines différentes» et des «sources documentaires». «On ne va pas mettre la réputation du journal en jeu sur des informations aussi sensibles, si nous ne sommes pas sûrs à 200 %», a-t-il affirmé sur la radio publique.
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