Victor a écrit : 06 octobre 2026 10:43
Yaroslav a écrit : 05 octobre 2026 18:51
Je vais vous expliquer un truc.
Les "folies" qu'on peut faire par passion amoureuse sont un peu comparables aux folies qu'on peut faire en étant très alcoolisé.
Si on veut être schématique, il y a 2 catégories de personnes confrontées à un état d'ébriété, il y a ceux qui ont l'alcool "gentil" et ceux qui ont l'alcool "méchant". L'alcool n'est qu'un révélateur des pulsions dissimulées (c'est un désinhibiteur). Pour moi, ceux qui ont l'alcool méchant sont naturellement méchants, même s'ils retiennent la plupart du temps leurs pulsions négatives en l'absence d'alcool.
Quand on observe les cas de féminicide, on se rend compte qu'un très grand nombre (et sans doute l'immense majorité) est perpétré par des hommes
déjà violents, qui passaient déjà la moitié de leur temps à tabasser leur femme, à leur faire vivre un enfer, à imposer leur possessivité et à les considérer comme un objet. Les relations conjugales sont aussi un désinhibiteur de ce point de vue. Donc oui, les gens qui tuent leur femme dans le cadre de qu'on appelait un temps des "crimes passionnels" ne sont rien d'autres que des assassins jusque là refoulés qui sont enfin passés à l'acte.
(Et en ce qui me concerne, au même titre que les autres assassins, je leur souhaite du fond du cœur la peine de mort.)
A priori dans l'affaire Jubillar, à ma connaissance, rien n'indique que Delphine Jubillar était une femme battue ou que Cédric Jubillar était un homme violent et alcoolique.
Vous essayez donc de travestir une réalité qui ne colle pas avec vos idées toutes faites.
Soyez un peu cohérent. Plus haut dans la discussion, vous faites tout pour nous expliquer que l'amour, le sentiment et la passion amoureuse peuvent exister bien au delà de l'adolescence.. soyez cohérent, cela signifie qu'à l'âge adulte des sentiments et des passions puissantes peuvent s'emparer de tout être humain.
Ce qui est intéressant dans ce drame, c'est le refus de notre société (et vous en êtes un parfait exemple) de comprendre qu'un homme amoureux de sa femme peut péter les plombs quand celle-ci le nargue et le rabaisse en appelant son amant devant lui.
Si depuis la nuit des temps les sociétés humaines se sont construites autour du mariage et de la fidélité entre les époux, ce n'est pas pour rien. C'est bien parce que nos ancêtres avaient compris que la liberté offerte sans limite aux passions amoureuses engendraient des drames et brisaient les familles.
Mais bordel, à quel moment vous vous êtes foutu dans le crâne qu'AMOUR = ASSASSINAT ?
Évidemment que je crois au sentiment amoureux mais je ne suis pas monstrueux au point de légitimer l'assassinat ou le meurtre par le sentiment amoureux. Ce sont bien 2 concepts radicalement différents.
Certains "pètent les plombs" aussi au volant, en soirée, en buvant de l'alcool, pour des questions d'argent, de jalousie intrafamiliale (entre frères / sœurs), mais peu importe, tout ça n'excuse pas moins ou pas plus ces assassinats que les "crimes passionnels".
Pour faire très schématique encore une fois, on sait qu'1 mariage sur 2 aboutit à un divorce, que l'infidélité concerne 1 couple sur 2, etc, etc.
Et pourtant, on est bien d'accord qu'1 relation conjugale sur 2 ne se termine pas par un meurtre, n'est-ce pas ?
Alors une pourriture de meurtrier n'en reste pas moins une pourriture de meurtrier sous prétexte qu'il aurait commis un "crime passionnel".
Victor a écrit : 06 octobre 2026 16:55Mais il suffit de lire les commentaires de Yaroslav pour admettre que notre société ne veut plus comprendre l'homme qui poussé à bout par une épouse volage qui appelle devant lui son amant, explose, et finalement pète les plombs et tue son épouse dans un excès de rage.
Ce sera automatiquement un féminicide, lui sera automatiquement catalogué comme le pire des salauds, comme un type violent, un "tueur né" comparé aux pires criminels en série.
Il n'aura plus aucune chance devant un tribunal, plus aucune circonstance atténuante, il sera traité comme le pire des criminels.
Que lui reste-t-il comme option une fois la rage retombée ?
Mentir pour échapper à cette justice aveugle qui le traitera comme le pire des criminels.
Et encore heureux ! Cédric JUBILLAR est bel et bien "comme le pire des criminels".
Vous savez à qui vous me faites penser ?
À ces ordures qui soutiennent le terrorisme sous prétexte d'idéologie ou de religion.
Je suis navré de constater que vous ne valez pas mieux.