On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

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Fonck1
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par Fonck1 »

quoi, ça vous dérange ce film?
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."

“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”

L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l'équation.
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Victor
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par Victor »

djep a écrit : 15 septembre 2026 20:49 [youtube][/youtube]
Victor a écrit : 15 septembre 2026 20:04
Vous avez la densité de population entre les deux territoires ?
L'Ukraine est un très vaste territoire, alors que Gaza est un véritable confetti hyper peuplé.
Quasiment la densité humaine la plus forte sur terre.
Alors évidemment en cas de conflit il y a beaucoup plus de victimes collatérales. Et encore plus si l'un des belligérants s'en sert comme boucliers humains.
Honnêtement faut réfléchir un minimum avant de poster ..
Tu t'imagines quoi, que tes interlocuteurs sont des demeurés ?

Les actions d'Israël n'en sont pas moins gravissimes pour autant par rapport à celles de la Russie. Il est évident qu'en larguant un maximum de bombes sur des villes densément peuplées cela va faire énormément de dégâts parmi les civils. Et Netanyahou ne s'en est pas privé. C'est précisément cela que l'on peut reprocher à Israël.

Ce n'est pas pour faire passer Poutine pour un saint, ce qu'il n'est pas, c'est une constatation qui met en évidence la destruction assez systématique d'une grande partie d'un peuple dont les femmes et les enfants ont payé un très lourd tribu.
Je suis en droit de me poser cette question compte tenu de votre commentaire.
Parce qu'il est évident que de mener des opérations militaires dans un confetti surpeuplé comme l'est la bande de Gaza va faire beaucoup de victimes civiles.
Que dit un sociologue quand son épouse lui demande de changer une ampoule ?
"Ce n'est pas l'ampoule qu'il faut changer, mais tout le système néolibéral ! un sociologue comme moi n'a pas à changer une ampoule !"
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djep
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par djep »

Victor a écrit : 16 septembre 2026 11:15
djep a écrit : 15 septembre 2026 20:49 [youtube][/youtube]
Tu t'imagines quoi, que tes interlocuteurs sont des demeurés ?

Les actions d'Israël n'en sont pas moins gravissimes pour autant par rapport à celles de la Russie. Il est évident qu'en larguant un maximum de bombes sur des villes densément peuplées cela va faire énormément de dégâts parmi les civils. Et Netanyahou ne s'en est pas privé. C'est précisément cela que l'on peut reprocher à Israël.

Ce n'est pas pour faire passer Poutine pour un saint, ce qu'il n'est pas, c'est une constatation qui met en évidence la destruction assez systématique d'une grande partie d'un peuple dont les femmes et les enfants ont payé un très lourd tribu.
Je suis en droit de me poser cette question compte tenu de votre commentaire.
Parce qu'il est évident que de mener des opérations militaires dans un confetti surpeuplé comme l'est la bande de Gaza va faire beaucoup de victimes civiles.
Mais c'est ce que je reproche à Israël. On ne devrait pas mener une guerre de ce genre en ciblant et en bombardant massivement des bourgades extrêmement peuplées, à moins de vouloir faire un maximum de morts et de blessés au sein de la population civile. Ce qui est un choix discutable et non pas une fatalité comme tu sembles le supposer.
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par mic43121 »

jeandu53 a écrit : 15 septembre 2026 18:50
Victor a écrit : 15 septembre 2026 16:00 Pour ma part j'étudie les déclarations des candidats et je voterai à la présidentielle pour le candidat le plus possible anti palestinien !
Ce parti pris est totalement débile. Franchement, on s'en fout un peu, de ce qui se passe là-bas. Cette guerre n'est pas la nôtre. Il ne faut pas importer chez nous un conflit qui n'est pas le nôtre. Les candidats à la présidentielle n'ont pas à choisir un camp plutôt que l'autre, ils doivent au contraire garder leurs distances avec cette guerre.

les électeurs jugeront ..
Je ne suis PLUS de gauche ...je n'y serai plus jamais :XD:
...mais je suis pour que les palestiniens (les hommes et les femmes qui subissent la violence des juifs
et les attaques du Hamas ! vivent chez eux en PAIX .
Quand on voit dans certains pays comment on éduque les gamins à la guerre ....
Il sera difficile de vivre en paix ..
Voire impossible ...
:(
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par Once »

C'est aujourd'hui : conséquence des bombardements israliens.

Image

"Gaza : un immeuble endommagé par des attaques israéliennes s’effondre, au moins 20 morts et des dizaines de disparus"

" Le bâtiment avait subi des dommages structurels en raison de multiples bombardements israéliens, selon le porte-parole de la défense civile de l’enclave."

Au moins 20 personnes, dont cinq enfants, sont mortes, mercredi 16 septembre, dans l’effondrement d’un immeuble de six étages qui avait été fragilisé par des frappes israéliennes dans la ville de Gaza, selon un nouveau bilan des secouristes palestiniens.

Vingt corps « ont été extraits des décombres de l’immeuble qui s’est effondré (…) Parmi les morts se trouvent cinq enfants, et des dizaines de personnes sont encore prises au piège », a déclaré la défense civile, qui opère comme service de secours sous l’autorité du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza.

La grande majorité des immeubles de la bande de Gaza ont été détruits par les bombardements israéliens qui ont suivi l’attaque lancée le 7 octobre 2023 par le Hamas.

La guerre a fait plus de 73 000 morts et 174 000 blessés parmi les Palestiniens, d’après le ministère de la santé de l’enclave administrée par le Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies."

https://www.lemonde.fr/international/ar ... HJe7u3a_-V
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par Victor »

djep a écrit : 16 septembre 2026 11:37
Victor a écrit : 16 septembre 2026 11:15
Je suis en droit de me poser cette question compte tenu de votre commentaire.
Parce qu'il est évident que de mener des opérations militaires dans un confetti surpeuplé comme l'est la bande de Gaza va faire beaucoup de victimes civiles.
Mais c'est ce que je reproche à Israël. On ne devrait pas mener une guerre de ce genre en ciblant et en bombardant massivement des bourgades extrêmement peuplées, à moins de vouloir faire un maximum de morts et de blessés au sein de la population civile. Ce qui est un choix discutable et non pas une fatalité comme tu sembles le supposer.
Donc en fait vous refusez à Israël le droit de mener des actions militaires pour détruire le mouvement terroriste qui a causé les horreurs du 07/10 parce que ces actions causeraient trop de pertes collatérales civiles.
Allez expliquer aux israéliens qu'ils resteront sous la menace d'autres 07/10 ou de tirs de roquettes sur leurs écoles parce que, non, des gugus bien pensants en France ou ailleurs pensent que ce ne serait pas bien de s'en prendre à leurs agresseurs ..
Que dit un sociologue quand son épouse lui demande de changer une ampoule ?
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par djep »

Victor a écrit : 16 septembre 2026 12:12
djep a écrit : 16 septembre 2026 11:37

Mais c'est ce que je reproche à Israël. On ne devrait pas mener une guerre de ce genre en ciblant et en bombardant massivement des bourgades extrêmement peuplées, à moins de vouloir faire un maximum de morts et de blessés au sein de la population civile. Ce qui est un choix discutable et non pas une fatalité comme tu sembles le supposer.
Donc en fait vous refusez à Israël le droit de mener des actions militaires pour détruire le mouvement terroriste qui a causé les horreurs du 07/10 parce que ces actions causeraient trop de pertes collatérales civiles.
Allez expliquer aux israéliens qu'ils resteront sous la menace d'autres 07/10 ou de tirs de roquettes sur leurs écoles parce que, non, des gugus bien pensants en France ou ailleurs pensent que ce ne serait pas bien de s'en prendre à leurs agresseurs ..
Pas du tout, il est normal qu'Israël se défende et cela fait des années qu'elle l'a fait en ciblant relativement mieux les gens du Hamas.
Ce que je dénonce, c'est l'exagération de leurs interventions militaires qui touchent avant tout des civils, avec quelquefois 70 % de femmes et d’enfants lors de certaines frappes.
Peut-on encore se plaindre de l'événement du 07/10 si c'est pour faire pire dans une vendetta?
D'ailleurs on n'en serait probablement pas arrivé là si Israël ne spoliait pas régulièrement les terres des palestiniens en Cisjordanie. :aille2:
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par Victor »

djep a écrit : 16 septembre 2026 13:48
Victor a écrit : 16 septembre 2026 12:12
Donc en fait vous refusez à Israël le droit de mener des actions militaires pour détruire le mouvement terroriste qui a causé les horreurs du 07/10 parce que ces actions causeraient trop de pertes collatérales civiles.
Allez expliquer aux israéliens qu'ils resteront sous la menace d'autres 07/10 ou de tirs de roquettes sur leurs écoles parce que, non, des gugus bien pensants en France ou ailleurs pensent que ce ne serait pas bien de s'en prendre à leurs agresseurs ..
Pas du tout, il est normal qu'Israël se défende et cela fait des années qu'elle l'a fait en ciblant relativement mieux les gens du Hamas.
Ce que je dénonce, c'est l'exagération de leurs interventions militaires qui touchent avant tout des civils, avec quelquefois 70 % de femmes et d’enfants lors de certaines frappes.
Peut-on encore se plaindre de l'événement du 07/10 si c'est pour faire pire dans une vendetta?
D'ailleurs on n'en serait probablement pas arrivé là si Israël ne spoliait pas régulièrement les terres des palestiniens en Cisjordanie. :aille2:
Je trouve que l'on ne peut pas mettre sur le même plan les bombardements de Poutine qui visent directement des habitations civiles ou des infrastructures civiles avec les opérations de Tsahal visant des membres du hamas, même si ces opérations amènent un grand nombre de victimes civiles collatérales.
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par Once »

Victor a écrit : 16 septembre 2026 14:06
djep a écrit : 16 septembre 2026 13:48

Pas du tout, il est normal qu'Israël se défende et cela fait des années qu'elle l'a fait en ciblant relativement mieux les gens du Hamas.
Ce que je dénonce, c'est l'exagération de leurs interventions militaires qui touchent avant tout des civils, avec quelquefois 70 % de femmes et d’enfants lors de certaines frappes.
Peut-on encore se plaindre de l'événement du 07/10 si c'est pour faire pire dans une vendetta?
D'ailleurs on n'en serait probablement pas arrivé là si Israël ne spoliait pas régulièrement les terres des palestiniens en Cisjordanie. :aille2:
Je trouve que l'on ne peut pas mettre sur le même plan les bombardements de Poutine qui visent directement des habitations civiles ou des infrastructures civiles avec les opérations de Tsahal visant des membres du hamas, même si ces opérations amènent un grand nombre de victimes civiles collatérales.
Interrogez vous donc sur le but ultime de Poutine par rapport à l'Ukraine et sur celui de Netanyaou par rapport à Gaza et vous comprendrez qu'il est le même, au fond : détruire, éradiquer, effacer des mémoires.
Modifié en dernier par Once le 17 septembre 2026 09:22, modifié 1 fois.
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par djep »

Victor a écrit : 16 septembre 2026 14:06
djep a écrit : 16 septembre 2026 13:48

Pas du tout, il est normal qu'Israël se défende et cela fait des années qu'elle l'a fait en ciblant relativement mieux les gens du Hamas.
Ce que je dénonce, c'est l'exagération de leurs interventions militaires qui touchent avant tout des civils, avec quelquefois 70 % de femmes et d’enfants lors de certaines frappes.
Peut-on encore se plaindre de l'événement du 07/10 si c'est pour faire pire dans une vendetta?
D'ailleurs on n'en serait probablement pas arrivé là si Israël ne spoliait pas régulièrement les terres des palestiniens en Cisjordanie. :aille2:
Je trouve que l'on ne peut pas mettre sur le même plan les bombardements de Poutine qui visent directement des habitations civiles ou des infrastructures civiles avec les opérations de Tsahal visant des membres du hamas, même si ces opérations amènent un grand nombre de victimes civiles collatérales.
Attaquer des civils et des infrastructures civiles, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'écoles et d'hôpitaux, est interdit par la Convention de Genève. Tant la Russie qu'Israël ont largement enfreint cette Convention qu'ils avaient pourtant ratifiée. Poutine et Netanyahou seraient donc à considérer comme des criminels de guerres, selon la dite Convention.
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par Kabé »

Comment les êtres humains expliquent-ils participer au génocide ? NAZA offre un look glaçant

Omer Bartov


Il est plus facile de blâmer les brutes et les sadiques pour la violence extrême. Mais comme nous le voyons dans le documentaire, les génocides modernes sont facilités par des gens "inconfortablement" reconnaissables



Werner Best, un haut responsable SS et juriste qui a aidé à organiser les escadrons de la mort nazis qui ont assassiné des centaines de milliers de Juifs, est également connu pour sa déclaration: «Nous devons détruire l'ennemi sans le détester.» Il appartenait à une jeune génération de technocrates nazis, qui méprisaient les « vieux combattants » nazis, à la bouche nauséabonde, à ventre de bière et à chemises brunes du parti nazi dans les années 1920, et croyaient à l’organisation du génocide avec soin et dépassion. Après la chute du régime, Best a échappé à la justice pour le reste de sa longue vie, mourant paisiblement en Allemagne en 1989. Sa déclaration glaçante m'est venue à l'esprit pendant que je regardais le film NAZA.

J’ai grandi à Tel Aviv et j’y suis souvent venu ces dernières années. C’est pourquoi les entretiens avec 24 soldats et officiers de renseignement israéliens, qui composent ce documentaire, se sont sentis étrangement familiers. Les conversations se déroulent la nuit sur les toits, et la caméra scanne le paysage urbain, s'attardant sur les fenêtres de l'appartement alors que leurs habitants regardent la télévision et font le dîner. Le paysage était intimement reconnaissable, et j’ai ressenti une affinité naturelle avec ces personnes qui vivent leur vie. J’ai également reconnu la façon dont les personnes interrogées parlaient – leurs schémas de parole et leur choix de mots. Ils m'ont rappelé mon fils, qui a servi il y a plus d'une décennie dans l'unité de renseignement à laquelle beaucoup d'entre eux auraient pu appartenir.

Mais le ton dépassionné, technique et calme des 24 hommes et femmes, tels qu’ils décrivent en détail le meurtre de personnes à Gaza, qui sont tout aussi humaines que celles des bâtiments environnants à Tel Aviv, ont ramené d’autres associations – avec des hommes comme Best et ses semblables. C’est la disjonction entre le familier et l’intime, d’une part, et le froid et le meurtrier, d’autre part, qui rend ce film inoubliable et une déclaration importante sur le monde que nous habitons actuellement.

Lorsque les sociétés modernes se livrent à une violence extrême, elles comptent sur deux types de personnes: celles qui battent, torturent et tuent à proximité, et ceux qui planifient, organisent et ordonnent le meurtre à une distance sûre du gore réel de tout cela. Beaucoup de gens préfèrent croire que les brutes et les sadiques sont responsables, en grande partie parce qu’ils ne sont pas comme « nous ». Mais le génocide moderne est le produit de ceux qui appartiennent à la deuxième catégorie: les technocrates, les bureaucrates et les planificateurs froids de l’extermination, qui ne se salissent pas les mains.

Cela n’est en aucun cas unique à l’Allemagne ou à Israël. C’était aussi le cas dans le génocide cambodgien, au Rwanda, dans le génocide des Arméniens, dans la destruction du Herero – il y avait toujours ceux qui fournissaient des plans, des ordres, des légitimations, des appareils buréacrasiques et des moyens techniques, et ceux qui craquaient des crânes, maniaient des machettes et tiraient des balles pointé à blanc. Ces derniers existent dans n'importe quelle société. Mais un génocide ne peut se produire sans le premier.

NAZA est l'acronyme hébreu de nezek agavi, ou dommages collatéraux. Comme c’est la nature des acronymes, le terme NAZA éloigne encore plus les agents de ce que représente le terme, ce qui est lui-même un simple euphémisme. On ne demande pas combien d'êtres humains l'opérateur peut condamner à mort en visant un ennemi présumé; on ne demande même pas combien de dommages collatéraux peuvent être infligés. On demande simplement: «Combien de NAZA?»
La plupart de ce que le film nous dit était déjà connu par le journalisme d'investigation de ces dernières années, publié dans des médias comme le Guardian, le magazine +972, Local Call et le New York Times. Mais entendre les personnes qui exploitaient ce système sophistiqué de surveillance et de ciblage fournit une perspective cruciale.

C’est une perspective que l’on voit rarement – le personnel du renseignement est choisi pour sa capacité à garder des secrets, à rester hors de l’œil du public, à se concentrer sur ses tâches et à garder ses émotions à distance. Les guerriers de combat sont toujours plus visibles. Les hommes et les femmes silencieux qui dirigent les bombes dans des chambres sombres et climatisées, attirent peu d'attention.

Mais peut-être plus important est le fait que ces 24 hommes et femmes exposent ce qui se passe lorsque la distance entre eux et les horreurs qu’ils infligent se décompose: alors qu’ils entrent dans les maisons de ceux qu’ils sont sur le point de tuer en piratant leur téléphone, en entendant leurs voix, en voyant les photos qu’ils ont prises de leurs proches – les voyant brièvement comme des êtres humains normaux avant qu’ils ne les explosent. Pour le spectateur, les moments où ils sont aux prises avec l'ampleur du meurtre auquel ils ont pris part sont les plus révélateurs.

À Gaza, la quantité de NAZA approuvée dépendait de l'ancienneté de la cible, atteignant des centaines de civils innocents, selon les interviewés. Même si 20 NAZA, qui sont devenus une référence, a été appliqué à chacune des dizaines de milliers de cibles d’Israël, « vous vous retrouvez avec tout Gaza », concède l’un des soldats. "Je ne sais tout simplement pas quoi faire de cette compréhension", ajoute-t-il, confronté à la réalité de ce que "accomplir la tâche" implique réellement après avoir discipliné son imagination pour ne pas s'attarder sur cette réalité.

Un autre agent, lorsqu’on lui a demandé s’il pensait qu’Israël avait commis un génocide à Gaza, a déclaré: «Oui. Complètement. » Après tout, le meurtre était intentionnel et calculé.

Essayant de comprendre ses propres actions, il professe sa déception en lui-même pour avoir pris part au système. Comment explique-t-il ? Il admet qu’à l’époque, ses « hormones devenaient folles ». Il a qualifié son travail de frappes d’aériennes de « follement amusantes »; elles ont fourni « un sens du sens ». Pensait-il que les gens du bâtiment étaient bombardés ? « Zéro. Pas du tout. Je passerais à la prochaine mission. » Il rejette l'idée qu'il n'a pas considéré les victimes comme humaines. « Nous ne parlerions pas de ces choses. »

« Il n’y a pas vraiment de haineux arabes dans mon unité », dit une autre personne interviewée. « C’est une unité d’élitiste, pleine de gens de Tel Aviv. » Il n’y a pas de « déshumanisation extrême », a-t-il dit.

Ce ne sont pas les sadiques de l’imagination populaire de ce à quoi ressemble un génocide. Ils ne sont pas les partisans typiques des ministres extrémistes Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich. Beaucoup sont des diplômés de la classe moyenne supérieure des meilleures écoles qui ont rejoint des unités de renseignement prestigieuses, peut-être avec l'espoir de passer à leur service militaire à l'industrie de la haute technologie. Mais ils, avec les pilotes de chasse, sont responsables, semble-t-il, du grand nombre de victimes civiles à Gaza. Qu’est-ce qui les a motivés à pleuvoir autant de mort et de destruction ? Un officier réfléchit brièvement à cette question: «Tout ce que je peux dire, c’est que nous terminons la mission. C’était la mission. »

La notion de tuer comme « amusant » est cruciale. Il y a trente ans, Daniel Jonah Goldhagen a décrit dans son livre de 1996, Hitler’s Willing Executioners, comment les auteurs allemands aimaient tirer sur les gens à l’arrière du cou et écraser les bébés contre les murs. C’étaient les sadiques. Le « plaisir » rappelé dans NAZA est différent – il a à voir avec les agents performants à un haut niveau, sous une grande pression, ce qu’ils ont été formés à faire, en démontrant leur professionnalisme et leur efficacité. Les opérateurs de drones américains assis quelque part aux États-Unis auraient vécu des expériences similaires alors qu'ils larguaient des bombes sur l'Afghanistan et l'Irak.

Il y a beaucoup d'explications à leur incapacité à imaginer, en temps réel, les horreurs qu'ils ont faites sur les autres êtres humains. Hannah Arendt a parlé d’une banalité bureaucratique du mal, illustrée par l’incapacité ou le refus d’Adolf Eichmann, d’imaginer la calamité morale de ses actions. Ce n’est bien sûr pas une propension unique chez les Israéliens ou les Allemands. Stanley Milgram, qui a mené une expérience à l'Université de Yale sur l'obéissance à l'autorité dans les années 1960, a noté le phénomène. Lorsque les gens sont informés par une figure dans une robe de médecin – ou dans ce cas un officier supérieur – que c’est ce que «l’expérience exige» (dans le cas de Milgram, administrer des chocs électriques aux sujets qui donnent les mauvaises réponses) beaucoup, mais pas tous, feront ce qu’on leur dit. « Vous devez faire confiance au système », se souvient un homme à NAZA.

Lors du tribunal de Nuremberg en 1945, les accusés allemands ont fait valoir qu'ils n'avaient suivi que les ordres. En effet, dans le système auquel ils faisaient partie, ce qu’ils ont fait était parfaitement légal et pouvait être richement compensé. Le tribunal a toutefois rejeté cette défense. Il y a une chose telle que les ordres illégaux, a-t-il fait valoir, et cette notion a également été largement reconnue, y compris aux États-Unis et en Israël. Cela signifie que si un ordre apparaît de manière flagrante contraire à l’éthique et à la morale, on est autorisé à le refuser. En effet, il faut le refuser ou devenir complice du crime.
Nous devrions être heureux que les 24 se soient exprimés, alors même qu'ils admettent avoir participé à la destruction de Gaza. Leur témoignage fournit un aperçu unique de la façon dont les gens ordinaires sont enrôlés dans une machinerie de la mort. Après tout, en fin de compte, même la forme la plus technique et la plus détachée de meurtres lointains est effectuée, du moins pour l’instant, par des êtres humains, qui pensent et ressentent et agissent surtout comme le reste d’entre nous.


- Omer Bartov est Professeur doyen des études sur l’holocauste et le génocide à l’Université Brown et auteur, plus récemment, d’Israël: What Went Wrong?
- NAZA, qui est produit par le Guardian, est actuellement dans les cinémas à travers le Royaume-Uni et les États-Unis et sera montré dans plus de 50 pays. Il sera disponible gratuitement sur le site du Guardian à partir de fin novembre.


https://www.theguardian.com/global/comm ... aza-israel
Le film sera donc visible, gratuitement, à partir de fin novembre...
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scorpion3917
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Re: On a vu « Naza », le documentaire choc sur Gaza qui provoque l’ire du gouvernement israélien

Message par scorpion3917 »

Kabé a écrit : 09 octobre 2026 18:38
Comment les êtres humains expliquent-ils participer au génocide ? NAZA offre un look glaçant

Omer Bartov


Il est plus facile de blâmer les brutes et les sadiques pour la violence extrême. Mais comme nous le voyons dans le documentaire, les génocides modernes sont facilités par des gens "inconfortablement" reconnaissables



Werner Best, un haut responsable SS et juriste qui a aidé à organiser les escadrons de la mort nazis qui ont assassiné des centaines de milliers de Juifs, est également connu pour sa déclaration: «Nous devons détruire l'ennemi sans le détester.» Il appartenait à une jeune génération de technocrates nazis, qui méprisaient les « vieux combattants » nazis, à la bouche nauséabonde, à ventre de bière et à chemises brunes du parti nazi dans les années 1920, et croyaient à l’organisation du génocide avec soin et dépassion. Après la chute du régime, Best a échappé à la justice pour le reste de sa longue vie, mourant paisiblement en Allemagne en 1989. Sa déclaration glaçante m'est venue à l'esprit pendant que je regardais le film NAZA.

J’ai grandi à Tel Aviv et j’y suis souvent venu ces dernières années. C’est pourquoi les entretiens avec 24 soldats et officiers de renseignement israéliens, qui composent ce documentaire, se sont sentis étrangement familiers. Les conversations se déroulent la nuit sur les toits, et la caméra scanne le paysage urbain, s'attardant sur les fenêtres de l'appartement alors que leurs habitants regardent la télévision et font le dîner. Le paysage était intimement reconnaissable, et j’ai ressenti une affinité naturelle avec ces personnes qui vivent leur vie. J’ai également reconnu la façon dont les personnes interrogées parlaient – leurs schémas de parole et leur choix de mots. Ils m'ont rappelé mon fils, qui a servi il y a plus d'une décennie dans l'unité de renseignement à laquelle beaucoup d'entre eux auraient pu appartenir.

Mais le ton dépassionné, technique et calme des 24 hommes et femmes, tels qu’ils décrivent en détail le meurtre de personnes à Gaza, qui sont tout aussi humaines que celles des bâtiments environnants à Tel Aviv, ont ramené d’autres associations – avec des hommes comme Best et ses semblables. C’est la disjonction entre le familier et l’intime, d’une part, et le froid et le meurtrier, d’autre part, qui rend ce film inoubliable et une déclaration importante sur le monde que nous habitons actuellement.

Lorsque les sociétés modernes se livrent à une violence extrême, elles comptent sur deux types de personnes: celles qui battent, torturent et tuent à proximité, et ceux qui planifient, organisent et ordonnent le meurtre à une distance sûre du gore réel de tout cela. Beaucoup de gens préfèrent croire que les brutes et les sadiques sont responsables, en grande partie parce qu’ils ne sont pas comme « nous ». Mais le génocide moderne est le produit de ceux qui appartiennent à la deuxième catégorie: les technocrates, les bureaucrates et les planificateurs froids de l’extermination, qui ne se salissent pas les mains.

Cela n’est en aucun cas unique à l’Allemagne ou à Israël. C’était aussi le cas dans le génocide cambodgien, au Rwanda, dans le génocide des Arméniens, dans la destruction du Herero – il y avait toujours ceux qui fournissaient des plans, des ordres, des légitimations, des appareils buréacrasiques et des moyens techniques, et ceux qui craquaient des crânes, maniaient des machettes et tiraient des balles pointé à blanc. Ces derniers existent dans n'importe quelle société. Mais un génocide ne peut se produire sans le premier.

NAZA est l'acronyme hébreu de nezek agavi, ou dommages collatéraux. Comme c’est la nature des acronymes, le terme NAZA éloigne encore plus les agents de ce que représente le terme, ce qui est lui-même un simple euphémisme. On ne demande pas combien d'êtres humains l'opérateur peut condamner à mort en visant un ennemi présumé; on ne demande même pas combien de dommages collatéraux peuvent être infligés. On demande simplement: «Combien de NAZA?»
La plupart de ce que le film nous dit était déjà connu par le journalisme d'investigation de ces dernières années, publié dans des médias comme le Guardian, le magazine +972, Local Call et le New York Times. Mais entendre les personnes qui exploitaient ce système sophistiqué de surveillance et de ciblage fournit une perspective cruciale.

C’est une perspective que l’on voit rarement – le personnel du renseignement est choisi pour sa capacité à garder des secrets, à rester hors de l’œil du public, à se concentrer sur ses tâches et à garder ses émotions à distance. Les guerriers de combat sont toujours plus visibles. Les hommes et les femmes silencieux qui dirigent les bombes dans des chambres sombres et climatisées, attirent peu d'attention.

Mais peut-être plus important est le fait que ces 24 hommes et femmes exposent ce qui se passe lorsque la distance entre eux et les horreurs qu’ils infligent se décompose: alors qu’ils entrent dans les maisons de ceux qu’ils sont sur le point de tuer en piratant leur téléphone, en entendant leurs voix, en voyant les photos qu’ils ont prises de leurs proches – les voyant brièvement comme des êtres humains normaux avant qu’ils ne les explosent. Pour le spectateur, les moments où ils sont aux prises avec l'ampleur du meurtre auquel ils ont pris part sont les plus révélateurs.

À Gaza, la quantité de NAZA approuvée dépendait de l'ancienneté de la cible, atteignant des centaines de civils innocents, selon les interviewés. Même si 20 NAZA, qui sont devenus une référence, a été appliqué à chacune des dizaines de milliers de cibles d’Israël, « vous vous retrouvez avec tout Gaza », concède l’un des soldats. "Je ne sais tout simplement pas quoi faire de cette compréhension", ajoute-t-il, confronté à la réalité de ce que "accomplir la tâche" implique réellement après avoir discipliné son imagination pour ne pas s'attarder sur cette réalité.

Un autre agent, lorsqu’on lui a demandé s’il pensait qu’Israël avait commis un génocide à Gaza, a déclaré: «Oui. Complètement. » Après tout, le meurtre était intentionnel et calculé.

Essayant de comprendre ses propres actions, il professe sa déception en lui-même pour avoir pris part au système. Comment explique-t-il ? Il admet qu’à l’époque, ses « hormones devenaient folles ». Il a qualifié son travail de frappes d’aériennes de « follement amusantes »; elles ont fourni « un sens du sens ». Pensait-il que les gens du bâtiment étaient bombardés ? « Zéro. Pas du tout. Je passerais à la prochaine mission. » Il rejette l'idée qu'il n'a pas considéré les victimes comme humaines. « Nous ne parlerions pas de ces choses. »

« Il n’y a pas vraiment de haineux arabes dans mon unité », dit une autre personne interviewée. « C’est une unité d’élitiste, pleine de gens de Tel Aviv. » Il n’y a pas de « déshumanisation extrême », a-t-il dit.

Ce ne sont pas les sadiques de l’imagination populaire de ce à quoi ressemble un génocide. Ils ne sont pas les partisans typiques des ministres extrémistes Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich. Beaucoup sont des diplômés de la classe moyenne supérieure des meilleures écoles qui ont rejoint des unités de renseignement prestigieuses, peut-être avec l'espoir de passer à leur service militaire à l'industrie de la haute technologie. Mais ils, avec les pilotes de chasse, sont responsables, semble-t-il, du grand nombre de victimes civiles à Gaza. Qu’est-ce qui les a motivés à pleuvoir autant de mort et de destruction ? Un officier réfléchit brièvement à cette question: «Tout ce que je peux dire, c’est que nous terminons la mission. C’était la mission. »

La notion de tuer comme « amusant » est cruciale. Il y a trente ans, Daniel Jonah Goldhagen a décrit dans son livre de 1996, Hitler’s Willing Executioners, comment les auteurs allemands aimaient tirer sur les gens à l’arrière du cou et écraser les bébés contre les murs. C’étaient les sadiques. Le « plaisir » rappelé dans NAZA est différent – il a à voir avec les agents performants à un haut niveau, sous une grande pression, ce qu’ils ont été formés à faire, en démontrant leur professionnalisme et leur efficacité. Les opérateurs de drones américains assis quelque part aux États-Unis auraient vécu des expériences similaires alors qu'ils larguaient des bombes sur l'Afghanistan et l'Irak.

Il y a beaucoup d'explications à leur incapacité à imaginer, en temps réel, les horreurs qu'ils ont faites sur les autres êtres humains. Hannah Arendt a parlé d’une banalité bureaucratique du mal, illustrée par l’incapacité ou le refus d’Adolf Eichmann, d’imaginer la calamité morale de ses actions. Ce n’est bien sûr pas une propension unique chez les Israéliens ou les Allemands. Stanley Milgram, qui a mené une expérience à l'Université de Yale sur l'obéissance à l'autorité dans les années 1960, a noté le phénomène. Lorsque les gens sont informés par une figure dans une robe de médecin – ou dans ce cas un officier supérieur – que c’est ce que «l’expérience exige» (dans le cas de Milgram, administrer des chocs électriques aux sujets qui donnent les mauvaises réponses) beaucoup, mais pas tous, feront ce qu’on leur dit. « Vous devez faire confiance au système », se souvient un homme à NAZA.

Lors du tribunal de Nuremberg en 1945, les accusés allemands ont fait valoir qu'ils n'avaient suivi que les ordres. En effet, dans le système auquel ils faisaient partie, ce qu’ils ont fait était parfaitement légal et pouvait être richement compensé. Le tribunal a toutefois rejeté cette défense. Il y a une chose telle que les ordres illégaux, a-t-il fait valoir, et cette notion a également été largement reconnue, y compris aux États-Unis et en Israël. Cela signifie que si un ordre apparaît de manière flagrante contraire à l’éthique et à la morale, on est autorisé à le refuser. En effet, il faut le refuser ou devenir complice du crime.
Nous devrions être heureux que les 24 se soient exprimés, alors même qu'ils admettent avoir participé à la destruction de Gaza. Leur témoignage fournit un aperçu unique de la façon dont les gens ordinaires sont enrôlés dans une machinerie de la mort. Après tout, en fin de compte, même la forme la plus technique et la plus détachée de meurtres lointains est effectuée, du moins pour l’instant, par des êtres humains, qui pensent et ressentent et agissent surtout comme le reste d’entre nous.


- Omer Bartov est Professeur doyen des études sur l’holocauste et le génocide à l’Université Brown et auteur, plus récemment, d’Israël: What Went Wrong?
- NAZA, qui est produit par le Guardian, est actuellement dans les cinémas à travers le Royaume-Uni et les États-Unis et sera montré dans plus de 50 pays. Il sera disponible gratuitement sur le site du Guardian à partir de fin novembre.


https://www.theguardian.com/global/comm ... aza-israel
Le film sera donc visible, gratuitement, à partir de fin novembre...
Il faut avoir vu l'excellent film I COMME ICAR avec Yves Montand pour comprendre comment des hommes, femmes peuvent commette l'irréparable en ayant le sentiment d'accomplir leur devoir.
Par la démultiplication des tâches, chacun dans son coin commet l'acte banal qui en bout de chaîne conduit au meurtre de masse.
Cette obéissance aveugle est dû au fait que l'ordre donné est consideré comme légitime par des personnes qui le sont tout autant. C'est L'EXPÉRIENCE ET MILGRAM qui explique de manière limpide jusqu'où l'homme est capable d'aller dans la pire des cruautés
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
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