Victor a écrit :Savez-vous que les gains de productivité vont automatiquement générer du chômage, et donc qu'il faut un minimum de croissance pour limiter le chômage , voir le diminuer ?
A mon avis vous n'êtes pas au chômage pour écrire de pareilles âneries. Si vous étiez au chômage, vous regarderiez de près le taux de croissance, car vous sauriez que la probabilité de retrouver un emploi dépendant directement de cette croissance. A mon avis, vous êtes un planqué de retraité ou de fonctionnaire qui vit dans bulle et se croit à l'abri. Méfiez-vous, la France ne pourra plus éternellement payer à crédit les retraités et les fonctionnaires. La coupe est pleine. Les impôts sont au maximum. Le gouvernement a augmenté les taux d'imposition mais les recettes ont baissé. C'est un signe. La dette a atteint un niveau record. Je ne vous fait pas un dessein. L'étape suivante, vous la devinez.
Il n'y a jamais eu de lien concret entre augmentation de la croissance et augmentation du chômage.
La croissance ne génère pas automatiquement de la création d'emplois, et quand bien même ça serait le cas il n'est pas dit que les gens veuillent nécessairement occuper ces postes. J'ai déjà étayé ce que j'en pensais plus tôt dans le sujet. Je demande également une réelle explication des corrélations qu'il peut il y avoir entre chômage et croissance, mais pas une ligne comme celle de Fonck qui a davantage décrédibilisée cette idée qu'autre chose.
Ce qui génère le chômage ne provient pas exclusivement de l'économie directement, mais également par des facteurs sociaux, démographiques, culturels et juridiques. Vouloir créer la réalité uniquement par la théorie économique c'est totalement utopique, une science n'a jamais eu de but prescriptive ou normative, en tout cas en ce qui concerne les sciences humaines, et l'économie en est une. Ce qui est prescriptif et normatif ça relève de l'idéologie et non plus de la science.
Cette idée que la croissance crée de l'emploi ça fait des années que nos gouvernements le crie sur tout les toits, or il n'y a aucun avancement. Ensuite en regardant les évolutions du chômage, de la création d'emploi et du taux de chômage depuis 1960, on se rend compte qu'il n'y a pas de lien de corrélation notable entre ces facteurs. Il faut être naïf pour penser cela, et avoir limité son intérêt pour l'économie a seulement des diagnostics de "stars experts" que nous balance les médias, où ils défendent pour une écrasante majorité les mêmes théories. Ca limite sacrément le débat, pourtant l'économie devrait être une science comme les autres, une science où le débat est roi. Malheureusement, les intérêts économiques et financiers se cachant derrière cette science biaisent et atrophient véritablement le débat, et donc l'innovation.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze