Une fois de plus tu compares ce qui n'est pas comparable. Je me répète inlassablement, je t'ai déjà fais tout un argumentaire autour de la notion de chômage et la réalité difficilement compréhensible à l'aide des seuls chiffres du chômage. Mais à première ça rentre par une oreille et ça ressort par l'autre, je parle à un mur ou?...
En 2012, les emplois à temps partiels du Royaume-Uni représentent 25,5% de la population active occupées, 25,7% en Allemagne, 25,1% au Danemark, 48,5% au Pays-Bas, 24,7% en Suède et pour finir 17,6% pour la France. Ca veut dire quoi? Tiens je te copies colle le roman que je t'ai fais sur un autre poste.
" Le thème du chômage est un thème que je trouve particulièrement débile si on s'en tient aux chiffres officiels. Ah l'autorité des chiffres, parlons en! Il serait trop long de relever la quantité de chiffres erronés, volontairement ou par inculture
économique, déversés quotidiennement dans la sphère médiatique.
Les chiffres officiels semblent, en effet, sans appel.
Au tableau d’honneur : l’Autriche (4,4%), les Pays-Bas (5,3%) et l’Allemagne (5,6%)
Proches de l’exclusion : l’Espagne (25,2%), la Grèce (24,5%), le Portugal (16,4%)
Quant à la France : médiocre et en baisse dangereuse (10,1%).
Ces chiffres sont de 2012.
Avant de valider ces chiffres il faudrait s'intéresser à plusieurs choses. Est-il pertinent de comparer des pays différents à l'aide d'un taux unique? Est-il réellement indicateur d'une même réalité partout?
Dans un premier temps, j'aimerais attirer l'attention sur le fait que la définition du chômage est différente suivant les pays.
On peut ensuite se pencher sur les différences de structure de l’emploi dans les différents pays. Comparons par exemple la France et l'Allemagne qui semble amuser grandement Fonck. Prenons par exemple les taux de chômages en 2012. 10,1% de chômage pour la France et 5,6% de chômage pour l'Allemagne, très bien. Intéressons nous maintenant au travail à temps partiel (toujours en 2012), en France il s'élève au total à 17,6% avec 6,5% des hommes qui travaillent à temps partiels et 29,9% des femmes. En Allemagne, il s'élève au total à 25,7%, avec 9% des hommes à temps partiels et 45% des femmes.
C'est déjà un peu plus parlant vous ne trouvez pas? Petit calcul très simple qui relève juste d'une connaissance sommaire de quelques principes économiques de base. Examinons l’état de l’emploi en Allemagne à partir de ces chiffres. On observe un taux de travailleurs à temps partiel de 25,7% (42,2% pour les femmes). Calculons :
Avec 2,3089 millions de chômeurs et un taux de chômage de 5,6%, on a une population active totale de 41,230 millions et une population active occupée de 38,921 millions.
Sur ces 38,921 millions 74,3% sont à temps plein, soit 28,918 millions, et 25,7% sont à temps partiel, soit 10,002 millions. On admettra raisonnablement qu’en moyenne, les temps partiels sont des mi-temps, on peut donc estimer que 10,002 millions de mi-temps correspondent à 5,001 millions d’emplois à plein temps.
Donc, à temps plein, le nombre d’emplois est de 28,918+5,001 = 33,919 millions
Ce qui donnerait : 41,230 - 33,919 = 7,31 millions de chômeurs, soit 17,7%. Additions et soustractions, rien de plus rien de moins, c'est niveau collège.
Tout ça pour dire que la perte de l'emploi est vraie partout, il n'y en aucun cas un exemple allemand qui se détache du reste, Merkel elle peut fanfaronner ça n'y change rien. Le chômage augmente depuis des années et des années.
Il y a très certainement des choses qui m'échappent, mais on peut voir de manière très simple qu'un chiffre peut en cacher un autre, alors faut arrêter d'avaler la merde qu'on nous sert tout les jours et commencer à se poser des questions."
Quel serait le taux de chômage français en s'appropriant le taux d'emploi à temps partiel allemands? Je te fais grâce du calcul, 5,9% de chômage, si on refait ce calcul avec le taux d'emploi à temps partiel des Pays-Bas on se retrouve avec un déficit de main d'oeuvre et aucun chômeur.
C'est rigolo de comparer les chiffres qu'on peut nous balancer à tout va mais c'est pas ce qui fait avancer le bordel.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze