Les Beauvaisiens sont-ils victimes d'une vengeance ? Les habitants de cette ville de l'Oise se seraient mis à dos certains policiers municipaux et en paient maintenant le prix fort
A l'origine de cette affaire : un référendum local. 67% des personnes qui se sont déplacées aux urnes ont voté contre l'armement de la police municipal. Une position qui passerait mal à Beauvais. Depuis, les agents qui distribuent les PV sont beaucoup plus sévères. Depuis cette consultation, de nombreux PV à 135 euros ont été distribués à des véhicules stationnés à des endroits auparavant tolérés, rapporte Europe1.
Une enquête administrative ouverte
Face au mécontentement des citoyens, la maire de la ville, Caroline Cayeux, a ouvert une enquête administrative "pour savoir dans quelles conditions ces contraventions avaient été mises, et si elles étaient justifiés ou non", a-t-elle expliqué à l'AFP. "Je me suis interrogée sur cette volonté d'aligner beaucoup de voitures la nuit, et je ne voudrais pas qu'à la suite du référendum, qui n'a pas conclu aux ambitions avérées de nos policiers, ce soit une petite vengeance mesquine", a-t-elle ajouté.
Ils ne font qu'appliquer la loi
Selon Jean-Marc Joffre, président du Syndicat national des policiers municipaux (SNPM), on ne peut pas reprocher aux agents de faire leur travail."A partir du moment où la maire de Beauvais interdit un trottoir, on ne peut pas reprocher aux policiers d'appliquer" la loi, a-t-il déclaré.
"Vu le manque de courage de la maire sur le sujet sensible de l'armement, les policiers ont sûrement voulu ne plus mettre en application la tolérance que la collectivité avait donnée afin de lui montrer qu'il fallait parfois prendre ses responsabilités", a pour sa part lâché Patrick Carré, président du syndicat CFTC-Police municipale.
Contrairement à Beauvais, les policiers municipaux de Chantilly (Oise) peuvent porter une arme.


