Stounk a écrit : sacamalix a écrit :
Tous les juifs ne portent pas la kippa, tous les catholiques n'ont pas un chapelet autour du cou. Pourtant ce sont des signes religieux. Le voile en est un. Il faut toutefois différencier le signe religieux et son obligation.
Les 5 prières sont une obligation de l'Islam, le port du voile n'en est pas un.
Comme tu le dis, il faut être conscient de ce qu'il représente, mais surtout de la raison qui pousse la personne à le porter. Pourquoi voit-on plus de voiles aujourd'hui ? Parce que les femmes veulent sciemment se soumettre aux hommes ? Parce qu'elles portent des revendications politiques ? Parce que dans une société en perte de repères le cadre religieux est rassurant ? Je crois qu'il faut aller chercher plutôt dans cette dernière hypothèse.
Ce qui nous amène alors à une autre question : que manque-t'il à ces gens qui se retournent vers la religion ? Pendant longtemps, le travail était un cadre quotidien fort. Aujourd'hui, ce cadre est ébranlé pour 10% des adultes (avec des pics impressionnants dans certaines zones).
L'éducation est aussi un puissant moteur d'émancipation : les femmes musulmanes ayant suivi un cursus scolaire supérieur portent beaucoup moins le voile. A Toulouse, il suffit de passer quelques minutes à la station de métro de Bellefontaine (quartier défavorisé) puis à celle de Paul Sabatier (fac de sciences) pour s'en rendre compte. Ce qui ne les empêche pas d'être tentées de revenir vers le religieux plus tard (10% de chômage avec les difficultés que cela engendre rappelons-le).
Je ne crois pas à la revendication politique dans la très grande majorité des cas. Les 2 observations que j'ai exposées au-dessus m'incitent à croire que seules une bonne éducation et un sentiment "d'être à sa place" dans la société républicaine pourront faire reculer l'emprise religieuse.
Tu veux dire que c'est la faute de la société, celle de l'éducation, celle du marché de l'emploi ? Allez, disons-le en une fois : c'est notre faute !

C'est notre faute, collective, si le voile prolifère. Très peu pour moi...
Cela n'a par contre aucun rapport avec un problème d'intégration (pour ne citer que celui-là , des gens qui sont là depuis trois générations et qui continuent à donner des prénoms étrangers à leurs enfants ou à parler "du pays" lorsqu'ils parlent du pays d'origine de leurs grands-parents :roll: , mais s'il n'y avait que ça...), des pressions extérieures, le salafisme qui se répand...

Merci Stounk de ta lucidité !
Il faut arrêter de s'auto-flageller comme le fait Sacamalix.
Ce n'est pas notre faute si il y a une montée de l'islamisme, de l'intégrisme, du voile, de l'Islam sous sa forme politique et pas uniquement religieuse.
Nous avons accueilli ces populations immigrées tout à fait correctement. Elles ont eu les mêmes droits sociaux que les français.
Les mêmes HLM, les mêmes écoles, les mêmes droits, ...
Mais peut-être qu'elles ont elles aussi cru à tout le battage médiatique qui a été fait pendant tant d'années sur les méchants français racistes et les pauvres immigrés victimes.
Et surtout tous ces enfants d'immigrés ont eu droit à l'école à cette histoire de France réécrite où il n'est question que de crimes de colonisation, etc ..., comment voulez-vous que ces enfants issus de l'immigration sortent de l'EN avec un amour de la France ?
Et tous ces intellectuels et ces artistes qui se sont déchaînés contre le beauf français !
Ils n'ont pas seulement tapé sur les français de souche, ils ont fait monter la haine chez les enfants des populations immigrées !
Ce sont eux les coupables, les intellectuels, les artistes, les faiseurs d'opinion publique, les faiseurs de programme scolaire de l'EN.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville