Que les entreprises "françaises" soient rachetées par l'étranger n'a en effet aucune importance.
Toutes ont la même attitude envers les salariés.
Les entreprises "françaises" n'ont qu'une patrie: leurs intérêts.
Elles délocalisent en se moquant éperdument des conséquences dans leur "patrie".
crepenutella a écrit : Oui tout les analystes le constatent depuis un certain moment, aujourd'hui les salaires participent de moins en moins à la richesse du pays. En effet, c'est le capital qui génère le plus de richesse; la raison c'est que les entreprises gagnent énormément d'argent en ayant besoin de moins en moins de salariés qui sont eux-même de plus en plus productifs de par leur haut niveau de compétences. Bien sur il reste la masse des "petits" salariés et ouvriers non qualifiés qui rapporte que dalle et qui travaillent dans des entreprises surtaxés et en train de crever. En effet, le problème c'est que les charges patronales sont énormes, le cout du travail est énorme alors que ce n'est pas ce qui pèse le plus dans notre économie. Hors le gouvernement refuse pour l'instant de comprendre que ce n'est pas le travail qu'il faut taxer mais bien le capital.
Pour faire simple, tant que l'on continuera à taxer à fond le travail d'un employé de base et que l'on refusera de taxer ces putain de robots (au sens large, il s'agit aussi des programmes d'exploitations, des machines ect ect ect), de systèmes informatiques d'automatisation de la production (qui sont très utiles là n'est pas la question) et bien on ne s'en sortira pas. Oui il y a de moins en moins d'employé, oui la France s'enrichit toujours plus et oui la classe moyenne morfle!!!! Mais Pourquoi????? Et bien parce qu'elle ne produit plus la richesse voila tout. Sauf que le système productif actuel à toujours besoin d'elle pour consommer, bosser dans les services, notamment la santé, l'éducation (qui permet de former l'élite réellement productive).
Conséquence, il faut taxer le capital et les robots pour redistribuer aux peuple consommateur, qui, bien évidemment, n'a pas toujours les moyens intellectuels d'être productif dans une société ultra complexe.
En taxe, à votre avis, combien coute une machine outil à l'heure? Combien coute un employé?
Contre sens COMPLET.
Ce n'est pas le Capital qui crée la richesse (les produits consommables, c'est à dire qui trouvent acquéreurs) et la plus value, mais le Travail et ce, totalement.
L'arrêt du Travail (la grève générale) remet les idées en place et les yeux en face des trous.
Il est vrai que le Capital FAIT produire plus de marchandises avec moins de salariés. C'est ce qu'on appelle la productivité (elle est donc en hausse) et qui fait que ces discours "généreux" sur la création d'emplois et de baisse du chômage ne sont que des foutaises.
Le vrai problème du Capital, en ce moment, est l'état des marchés combiné avec le coût des salaires.Il veut pomper tout le fric possible à cause de la concurrence, à la base de SON système, comme conséquence de la propriété privée des moyens de production (les infrastructures productives, le contrôle de l'emploi).
Les impôts...
L'Etat est OBLIGE d'augmenter les impôts.
Plusieurs raisons à cela:
1) Le désengagement des riches du Pacte Républicain. Ils ne veulent plus (alors qu'ils gagnent de plus en plus d'agent) participer au pot commun qui permet d'incarner la Fraternité.
Ils fraudent le fisc, obtiennent des allègements, des réductions, des crédits d'impôts.
Sous gouvernement de Droite ou sous gouvernement de Gauche c'est pareil.
L'idole est la même.
Mais il faut bien toute de même mettre de l'huile dans les rouages de la machine sociale afin qu'elle n'explose pas.
Le jour où ce ne sera plus possible, le Medef fera appel au FN.
Qui paie?
Les salariés (dont font partie les classes qui se croient encore "moyennes", car elles regardent vers le haut) de façon proportionnellement exagérée.
Mais contre qui sont-ils en colère REELLEMENT?
Contre les immigrés, contre les plus pauvres (les "assistés").
La privatisation des services publics est un tour de passe-passe.
Financés par les impôts des moins exploités et des riches ou de tout le monde via la TVA, tout le monde y avait accès.
Il n'était pas question de rentabilité, mais les plus appauvris y trouvaient une compensation à leur situation.
Aujourd'hui, ils sont en grande partie privatisés.
Tout le monde n'y a plus physiquement accès et il n'est plus question de service mais de commerce.
L'usager (de droit) est devenu un client qui peut ne pas avoir assez d'argent pour bénéficier du "service".
Les prix augmentent, mais les impôts AUSSI, alors que la privatisation a été présentée par les entreprises et leurs idéologues libéraux comme une économie destinée à réduire le budget de l'Etat...et donc l'impôt.
Donc encore une fois: OU PASSE L'ARGENT?
2) La dette et la rente financière d'un Capital qui n'a plus réellement besoin d'investir pour accumuler.
Malgré ou à cause de la crise, la part accaparée par le Capital continue d'augmenter et celle du Travail recule d'autant.
La Dette des états a été organisée et planifiée par le traité de Maastricht, en (il y en a d'autres) réponse à la chute tendancielle du taux de profit .
Les états ne peuvent plus maîtriser leur dette (déficit budgétaire, investissement) car ils sont obligés d'emprunter sur les marchés à des taux fixés par les marchés.
Le remboursement des intérêts de la dette est devenu le 1 er poste des dépenses de l'Etat et celui de l'emprunt, le premier de ses recettes.
Pour rembourser les
seuls intérêts il faut donc payer des impôts pour aider (Hollande en tête) non pas les fonctionnaires et les autres feignasses "assistées", mais ceux qui se soustraient à l'impôt et demandent de s'y soustraire encore plus, TOUT EN DIMINUANT LE NOMBRE DE CONTRIBUABLES avec les licenciements.
Elle est pas belle la vie?
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"