Victor a écrit :
C'est assez simple à comprendre.
Avant Maastricht, on avait le Franc à défendre et pour cela on utilisait l'arme des taux d'intérêts élevés.
Avec l'euro, plus de monnaie à défendre, le grand miracle est accompli !
L'état peut emprunter à faible taux.
Faux, comme je viens de le montrer.
Victor a écrit :
Super ! Que va-t-on faire de l'euro ? Des projets d'investissements d'envergure ?
Comme de nouveaux canaux pour faire transiter des marchandises des camions vers le fluvial ?
Des aménagements de tunnels ferroviaires pour y faire transiter des trains remplis de camions, etc.., etc ...
Et bien NON.
Qu'avons-nous fait de l'euro ? On a financé à crédit du social, et des embauches de fonctionnaires.
On a financé à crédit une retraite à 60 ans qui était hyper déficitaire, un RSA, le déficit des assurances chômages et maladie ...
Bref que des conneries.
Il est là le problème français. Se servir de l'euro pour financer à crédit des dépenses sociales et de masse salariale publique au lieu d'investir dans des infrastructures ou des projets de recherche sur le long terme.
Tout comme le Venezuela se servit du pétrole pour fiancer du social à fond la gomme plutôt que de l'économique, nous nous sommes servis de la manne de l'euro pour n'en faire que des conneries.
Pire que faux: du délire!
Aucun rapport avec la réalité réellement observée.
Quel rapport DIRECT entre la monnaie et l'investissement?
La monnaie n'est pas le marché.
C'est le marché qui pousse à investir.
L'euro n'est pas le problème,
sinon qu'il est l'arme pour assurer une rente au Capital financier (c'est pour unifier la monnaie que l'interdiction du recours au banques centrales a été pensé).
Avec l'euro, il y a eu la dérèglementation et le dumping social: le travail détaché est un cas d'école.
D'où le chômage et le déficit des caisses de retraite, entre autres.
Le Capital laisse à l'Etat et aux salariés SEULS le coût social du chômage qui lui permet de faire des profits.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"