Victor a écrit :
Réfléchis une seconde.
Quand tu investis dans un secteur, c'est bien pour te faire du blé. Sinon tu investis ailleurs.
Pourquoi crois-tu que les gouvernements de droite comme de gauche font des dispositifs de réduction fiscale pour les investissements dans l'immobilier neuf ?
Pour creuser le déficit et la dette ?
Parce que sans ces dispositifs, l'immobilier neuf ne rapporterait pas de blé comme tu dis et les promoteurs n'arriveraient pas à vendre leurs programmes immobiliers.
C'est pour inciter les personnes à haut revenu à investir dans l'immobilier neuf et donc pour arriver à construire tous ces logements qui manquent en France.
Qu'est-ce qu'à fait Pinel à son arrivée ? Elle a facilité et élargi le recours à ses dispositifs de réduction d'impôts et qu'est-ce qui s'est passé ? Les promoteurs vendent leurs programmes plus facilement et lancent tout un tas d'autres constructions d'immeuble.
Prends 1 heure, regarde ce que coûte un appartement neuf, combien tu peux le louer, ajoutes toutes les charges et calcul le rendement de l'investissement, ..., plus le risque de tomber sur un mauvais payeur.
Un investisseur est prêt à prendre un risque si il y a une possibilité de fort rendement. Mais prendre un risque pour gagner que dalle, cela ne marche pas.
Toi tu es un un bon électeur de droite dont la doctrine est : se foutre un maximum de fric dans les poches sans rien branler, tu ne vaux donc pas plus cher qu'un électeur de gauche.Il serait bon qu'ils investissent plutôt dans les entreprises qui contribueraient mieux à faire fonctionner le pays.
Tu as en partie raison et c'est bien pars que le logement est rentré dans cette spéculation, ce que tu reconnais a demi mot qu'il est devenu cher, nullement parce qu'il serait rare.Les prix on justement flambé car on a ramené trop de demande sur le marché par les incitations fiscales.Intrinsèquement les coûts réels de construction n'ont pas changé énormément ce sont surtout les prix du foncier qui ont flambés, phénomène permis par la solvabilisation artificielle de la demande.Ils ont refait le pinel pour ne pas que le marché s'écroule trop jusqu'aux prochaines élections ,dans la lignée de la tragédie sarkozyste, sinon on les aurait tenus pour responsables que le logement se vend moins dans l'esprit du crétin moyen.Ca je te l'ai déjà expliqué mais encore un foi, tu ne VEUX PAS le comprendre.Il aurait fallu attendre que les prix baissent naturellement , ce qui serait arrivé un jour ou l'autre, les gens ayant besoins de bosser et le logement serait reparti, mais moins de profits pour les branleurs rentiers.Et la valeur de revente de leurs biens auraient baissés aussi.
Encore une foi, ce que tu ne veux toujours pas comprendre c'est que le logement cher a des effets collatéraux, 42 milliards dépensés chaque année, 60 milliards qui semblent en revenir.
"Maintenant je vais faire semblant de vous croire et faire semblant d'admettre que si on ne dépensait pas ces 40 milliards, pas un centime des 60 milliards de recettes ne rentrerait dans les caisses. A votre bilan et à vos 40 milliards de dépenses, ajoutons maintenant les coûts indirects liés à l'immo cher :
- Temps de trajet (parmi les plus importants d'Europe) et chute de productivité pour des salariés qui vont habiter toujours plus loin, chassés par les prix. Donc perte de croissance.
- Embauches ratées par les entreprises parce que "trop cher de se loger dans le coin". Donc perte de croissance.
- Consommation amputée : il a été décidé que ceux nés après 1980 payeraient 3,3 fois plus cher leur immobilier à proximité du travail (plus en parallèle doublement des loyers pour maintenir la "rentabilité" des "biens"), par conséquent ils taillent à la hache dans leurs dépenses hors logement. Donc perte en consommation et en TVA.
- Salariés démotivés qui voient qu'ils ne pourront pas avoir le même parcours résidentiel qu'il y a 15 ans encore, donc perte de productivité.
Ajoutez ces coûts indirects aux 42 milliards de dépenses annuelles de subventions au secteur, et les "60 milliards de recettes" sont pulvérisés."source Alatar, un lecteur de la tribune du secteur immobilier
En conclusion , on a permis au logement de rentrer dans un cycle spéculatif à but essentiellement clientéliste sans voir les dommages collatéraux qui en découlent.Et qui coûtent cher à la France.