Victor a écrit :
Parce que tu penses que je n'ai pas lu ce roman ?
Donc si j'essaye de décoder ta philosophie à deux francs cinquante, nous serions dans une dictature cachée et non dans en démocratie, ai-je bien compris ?
Le restant est assez obscur. J'ai l'impression que tu critiques la société de consommation et de divertissement. Tu n'es pas le premier.
Pas un mot sur la spiritualité par exemple. Alors que ce qui caractérise l'évolution des sociétés occidentales, c'est qu'elles se sont éloignées du religieux (Nietzsche "« Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu'à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. — Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d'inventer ?") et que l'on peut assez aisément imaginer que la frénésie de consommation est lié à la perte de la dimension spirituelle de l'existence.
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Oui nous sommes dans une forme de dictature qui cache son vrai visage derrière la parodie de la démocratie.
Le vote du citoyen, valeur suprême d'une démocratie, ne compte plus rien, il est, à chaque élection, bafoué.
Huxley a écrit son livre prémonitoire en 1932, à Sanary-Sur-Mer et tout y est.
Mais ce qui est grave c'est la décadence de notre société.
Ainsi vous pensez que cette décadence est due à l'éloignement du religieux, que vous confondez avec la spiritualité.
L'esprit se nourrit de pensée et non de foi, donc c'est un manque d'esprit critique (philosophie) et non un manque de religieux (qui d'ailleurs abonde en ordre dispersé).
La boulimie de consommation est induite par le désarroi existentiel et par l'incapacité de l'individu contemporain de se rapprocher de ses pairs.
"Nous sommes allés sur la lune, donc très loin, mais sur terre quand on se regarde dans les yeux nous ne savons pas quoi nous dire.
Ainsi va le monde matérialiste, créature adorée par les ramasseurs de fric.
Oui nous sommes dans la pire des dictatures, notre ghetto n'a pas de murs, mais la ligne jaune invisible est bien là .