........................................Victor a écrit :Il y a un problème politique bien plus important que la situation de FH.gobsec a écrit :
Ils ne le sont pas tant que cela; grillés, puisque ce sera toujours un pourcentage d'électeurs de l'un qui sera contre le pourcentage d'électeurs de l'autre, si FH se représente.Le résultat sera celui qui est le moins pire aux yeux de la population entre les deux.Génial cette élection, tous les bons candidats sont discrètement écartés du jeu.La loi du plus fort, encore.
Il y aurait eu le même scénario, sûrement même pire si un autre président de gauche avait été élu à la place de Hollance.
Car le problème, ce n'est pas FH mais l'état de la gauche française. Elle est explosée façon puzzle !
Et ce n'est pas un problème d’ego comme à droite mais bien un problème idéologique.
Pour moi, tout remonte à 1983, le tournant du premier septennat de mitterand, le tournant de la rigueur ...
Le peuple de gauche n'a pas compris ce que signifiait ce tournant. Tout le malentendu vient de là .
Le peuple de gauche croit encore que la politique menée en 1981 et 1982 était bonne pour la France, pour les français, et que l'on peut continuer, que l'on doit mettre en oeuvre ce genre de politique.
Mais si c'était vrai, pourquoi l'a-t-on abandonné en 1983 ?
Votre dernière phrase " Mais si c'était vrai, pourquoi l'a-t-on abandonné en 1983 ?" je vous renvoie à une phrase prononcée par Danielle Mitterrand :
Alors je demandais à François : ‘‘Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais promis ?’’ Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’appris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme.
J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement. […]
D.M. le dit dans un livre de mémoires.
