Macron / principe de précaution

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Victor
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Re: Macron / principe de précaution

Message par Victor »

voileux a écrit :
Fonck1 a écrit :

ça n'engage que lui.
mais comme vous êtes :

1/mal informé
2/prêt à croire n'impoorte quoi

ça vous enlève toute objectivité.

2/17:



il n'a pas dit qu'il voulait faire bouffer des OGM aux français ! faut quand même arrêter les conneries !
de toute manière les OGM, on y travaille déjà dessus !
Il a surtout dit que les OGM c'est l'avenir tiré du discours sur le point , qu'il a fait au WWF...J'admire sa faconde , 1h 20 d'un discours insipide ou il dit tout et son contraire...Ce type est surtout un énorme baratineur du type Tapie, il vendrait du lait à une vache...
Non, parce que la quasi totalité des français sont incapables de comprendre et d'analyser des problèmes aussi techniques.
Il leur faut des points de repères très simples à interpréter, du genre.
Les OGM, c'est diabolique.
Le bio, c'est super.
Dès que cela se complique un peu, comme l'existence de plusieurs sortes d'OGM ou bien de problèmes sanitaires possibles avec le bio, ils sont totalement perdus.
C'est pour cela que ce sont des problèmes difficiles à aborder par les politiques.
Soit ils tentent d'expliquer la complexité du problème aux français mais alors ceux-ci (et tu en es un bon exemple) ne vont pas comprendre et vont dire que le politique dit tout et son contraire.
Ou bien alors il tombe dans la bien-pensance à deux balles.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
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Moriarty
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Re: Macron / principe de précaution

Message par Moriarty »

Victor a écrit :


Tout comme vous, ce principe de précaution me laisse perplexe.
Par exemple, la consommation d'OGM n'est en rien préjudiciable à la santé humaine.
Toutes ces questions sont remplies de croyance quasi religieuse et ne sont plus du domaine de la science.
Le principe de précaution est le garde fou qui nous préserve des apprentis sorciers prêts à tout pour lancer les nouvelles molécules de la chimie lourde sans test ni recul nécessaire pour évaluer sereinement tous les dangers potentiels.

Le faire sauter est l'obsession des multinationales en général et notamment celles de l'agrochimie.

Rien d'étonnant à ce que le candidat des libres marchés dérégulés, de la libre concurrence, du monde de la finance ne cherche à l'abroger.

Les OGM sans danger pour la santé .....il faut l'écrire, avec une telle assurance!

Ce qui est certain par contre, c'est que les OGM sont néfastes pour l'environnement et les écosystèmes. Et pour la santé, oui, on ne tombe pas raide mort après avoir mangé un OGM.
Petite question pour vous qui semblez pétri de croyances bien ancrées; c'est quoi un OGM? c'est quoi une mutagénèse? une transgénèse?
Quelle est la particularité du MON 810?
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Moriarty
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Re: Macron / principe de précaution

Message par Moriarty »

Victor a écrit :
voileux a écrit :

Il a surtout dit que les OGM c'est l'avenir tiré du discours sur le point , qu'il a fait au WWF...J'admire sa faconde , 1h 20 d'un discours insipide ou il dit tout et son contraire...Ce type est surtout un énorme baratineur du type Tapie, il vendrait du lait à une vache...
Non, parce que la quasi totalité des français sont incapables de comprendre et d'analyser des problèmes aussi techniques.
Il leur faut des points de repères très simples à interpréter, du genre.
Les OGM, c'est diabolique.
Le bio, c'est super.
Dès que cela se complique un peu, comme l'existence de plusieurs sortes d'OGM ou bien de problèmes sanitaires possibles avec le bio, ils sont totalement perdus.
C'est pour cela que ce sont des problèmes difficiles à aborder par les politiques.
Soit ils tentent d'expliquer la complexité du problème aux français mais alors ceux-ci (et tu en es un bon exemple) ne vont pas comprendre et vont dire que le politique dit tout et son contraire.
Ou bien alors il tombe dans la bien-pensance à deux balles.
Bien....rentons dans la technique; le tournesol clearfield est décrit(par les connaisseurs ) comme un OGM caché; vous pouvez développer? je ramasse la copie dans 20 mn.
UBUROI
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Re: Macron / principe de précaution

Message par UBUROI »

Pour les cadors des OGM, je me suis amusé à essayer de distinguer la position de l'affreux Macron de l'oligarchie banco-spéculative à polis durs, et celle de la Marine la Jeanne d'Arc de la nature!

Je vous colle les 2 liens d'un site INFO OGM qui semble avoir auditionné les 2 candidats; on a les mêmes questions et leurs réponses.
Dites moi, et aux autres non biologistes du forum lequel est le pire et en quoi?
Merci pour la communauté.
https://www.infogm.org/ogm-ce-que-propo ... -en-marche
Emmanuel Macron, du mouvement « En Marche », est pour l’interdiction des cultures d’OGM en plein champ et la possibilité, à terme, d’une interdiction des OGM pour l’alimentation animale. Il souhaite pour cela la mise en place d’une filière française de protéagineux et le développement de l’élevage à l’herbe. Il souhaite « explorer le potentiel de développement des OGM et [nouveaux OGM] en laboratoire et en confinement », tout en précisant que « la règlementation sur les OGM doit s’appliquer aux [nouveaux OGM] tant que celles-ci n’ont pas fait l’objet d’une analyse spécifique ». Tout, et son contraire, sont donc encore possible !
Bien que se déclarant contre les monopoles liés au brevets sur le vivant, le candidat ne pipe mot sur leur éventuelle interdiction. Enfin, Emmanuel Macron prône d’aider en priorité les semenciers français.
OGM : ce que propose Emmanuel Macron, En Marche
Crédit photo : LeWeb 2014
Inf’OGM - Si vous êtes élu Président de la République française, quelle sera votre politique en matière de culture de plantes transgéniques ?

Emmanuel Macron (E. M.), En Marche Nous maintiendrons une interdiction ferme des cultures d’OGM en plein champ, et nous prendrons une position très claire en faveur du maintien d’une législation OGM au niveau européen, avec la possibilité d’une clause de sauvegarde au niveau national. Nous maintiendrons l’interdiction des OGM. Nous développerons les alternatives pour l’alimentation animale et étudierons la possibilité d’une interdiction des OGM pour l’alimentation animale.
La France importe annuellement environ quatre millions de tonnes de soja OGM pour l’alimentation de son bétail. Que pensez-vous de cette situation ?

E. M. Les importations de soja sont responsables de l’essentiel de « l’empreinte déforestation » de la France et de l’Europe. Il est nécessaire, pour réduire les importations de soja issu de la déforestation, de mettre en place une filière française structurée de production de protéagineux et des incitations économiques pour les producteurs de légumineuses en général afin de tendre vers l’autonomie protéique. Nous souhaitons par ailleurs favoriser l’élevage à l’herbe, dans le cadre de notre objectif de faire monter en gamme l’agriculture française. Nos propositions de plan de transition agricole de cinq milliards d’euros pour soutenir les projets de modernisation des exploitations pour réduire l’impact environnemental et améliorer le bien-être animal ; ainsi que de consacrer 200 millions d’euros chaque année pour rémunérer les services écologiques (entretien des paysages, pâturage) rendus par les agriculteurs, devront y contribuer. Nous souhaitons par ailleurs que la viande française puisse être valorisée dans la restauration collective, dans le cadre de notre objectif que d’ici 2022, l’ensemble de la restauration collective devra proposer au moins 50% de produits biologiques, labels de qualité ou local. Nous souhaitons, pour une meilleure information des consommateurs, poursuivre l’étiquetage de l’origine de la viande et du lait dans les produits transformés qui est actuellement en test. Nous devrons également travailler à une harmonisation des conditions d’élevage au niveau européen.

En ce qui concerne les importations venant d’Amérique il faut être très clair : les produits importés dans l’Union européenne doivent respecter les normes européennes. Il en est ainsi des réglementations applicables au bœuf aux hormones, aux organismes génétiquement modifiés, aux produits chimiques. Il n’y aura aucune exception aux normes actuelles protégeant la santé des consommateurs. La précaution ne se négocie pas.
Le gouvernement français soutient la recherche sur les modifications génétiques, notamment avec des partenariats publics privés comme Genius. Que pensez-vous de ces contrats et recherches ?

E. M. Il est indispensable de maintenir la recherche publique pour ne pas laisser la main aux seuls intérêts privés : en 2009, la recherche privée en agronomie représentait environ neuf milliards de dollars dont presque deux milliards pour Monsanto et Syngenta. C’est environ dix fois le budget public pour l’agroécologie !
C’est pourquoi nous souhaitons explorer le potentiel de développement des OGM et des New Breeding Techniques en laboratoire et en confinement, à des fins agronomiques futures et dans l’industrie du médicament : en effet les OGM ont de multiples applications dont la production de molécules aux effets thérapeutiques. Depuis 20 ans, un certain nombre de protéines « recombinantes » sont produites de cette manière en confinement : insuline, hormones de croissance, vaccins, facteurs de coagulation. Le potentiel de développement est extrêmement élevé et peut être un atout pour la France.
Les entreprises développent actuellement des nouveaux OGM. Elles souhaitent que ces OGM ne soient pas soumis à la législation des plantes transgéniques. La société civile, elle, réclame que tout organisme dont l’ADN a été modifié en laboratoire soit considéré comme un OGM. Quelle est votre position sur ce sujet particulièrement sensible ?

E. M. Les techniques évoluent sans cesse, et cela pose des problèmes d’évolution du droit : la question de la règlementation applicable aux nouvelles technologies de mutagénèse est actuellement en cours d’examen au niveau européen. En pareille situation, il faut d’abord être clair sur les principes : les interventions génétiques assimilables aux techniques OGM doivent relever de la réglementation OGM. Il faut ensuite être prudent : par défaut, la règlementation sur les OGM doit s’appliquer aux NBT tant que celles-ci n’ont pas fait l’objet d’une analyse spécifique.
Les brevets sur le vivant sont-ils un outil de soutien à l’innovation agricole ou un frein à l’autonomie paysanne et une menace pour la diversité cultivée ?

E. M. Le droit des brevets qui devait initialement stimuler l’innovation se retrouve avec le brevetage du vivant à l’opposé de cette vocation. Le droit des brevets a modifié les rapports de force dans le monde agricole puisque trois semenciers suite aux rachats et fusions se partagent plus de 50% du marché.
Nous ne pouvons pas accepter que des plantes dont la vocation est de nous nourrir soient la propriété d’une poignée d’entreprises, nous ne pouvons pas accepter que ces mêmes entreprises puissent fixer un prix de semences aux dépens des agriculteurs et des consommateurs ou qu’elles limitent volontairement le nombre de nouvelles variétés qui arrivent sur le marché.
L’autonomie semencière au niveau européen doit être préservée, il en va de notre souveraineté alimentaire et du maintien de notre biodiversité.
Les semences paysannes ont un avenir en France et en Europe ? Si oui, que proposez-vous pour les encourager ?

E. M. Nous souhaitons donner la priorité aux financements permettant aux semenciers français de développer des semences visant à un accroissement de la biodiversité cultivée.
https://www.infogm.org/ogm-ce-que-propo ... t-national
Fermement opposée à la culture et à la commercialisation des plantes transgéniques, Marine Le Pen a également une position claire sur les « nouveaux OGM » : ils répondent à la définition d’un organisme génétiquement modifié. Sans contester la recherche sur les plantes en milieu fermé, la candidate du Front National insiste sur le principe de précaution et souhaite garantir aux paysans le droit de choisir leurs semences.
OGM : ce que propose Marine Le Pen, Front National
AG Gymnasium Melle
Inf’OGM - Si vous êtes élue Présidente de la République française, quelle sera votre politique en matière de culture de plantes transgéniques ?

Marine Le Pen (M. L.P.) Nous refuserons la culture de plantes transgéniques en plein champs et toute commercialisation. Nous ne permettrons que des recherches sur ces plantes mais en milieu fermé.
La France importe annuellement environ quatre millions de tonnes de soja OGM pour l’alimentation de son bétail. Que pensez-vous de cette situation ?

M. L.P. L’importation de soja OGM pour l’alimentation de notre bétail n’est pas une très bonne chose puisque ce soja peut contenir de forts résidus de pesticides qui passent dans la chaîne alimentaire. La France doit se donner les moyens de nourrir son bétail avec des aliments produits au maximum en France.
Nous souhaitons renforcer la filière protéine végétale française. Les résultats obtenus ces dernières années à petite échelle sont encourageants, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure afin de diminuer au maximum notre dépendance aux importations pour l’alimentation animale. La luzerne, en particulier, est très porteuse, y compris à l’export. Avec 350 000 t de luzerne déshydratée produites chaque année, la France représente 23 % de la production européenne. La demande mondiale hors UE est estimée à près de trois millions de tonnes par la filière.
C’est une culture qui a en plus l’avantage de fixer l’azote et donc de limiter les apports d’intrants pour les céréaliers, tout en demandant peu ou pas de produits phytosanitaires. Les progrès en matière d’équipement et de transformation sont très prometteurs avec, entre autres, la mise au point de machines assurant la transformation en même temps que la récolte. Il est urgent de réévaluer le système d’aide afin d’augmenter la production et de la rendre accessible à tous les éleveurs français.
Le gouvernement français soutient la recherche sur les modifications génétiques, notamment avec des partenariats publics privés comme Genius. Que pensez-vous de ces contrats et recherches ?

M. L.P. Comme expliqué plus haut, notre préoccupation est double : permettre la recherche en France tout en assurant le respect du principe de précaution. Les modalités des programmes de recherche doivent être négociées entre les différents acteurs. Nous ne souhaitons pas abandonner les recherches sur les OGM, mais tenons à rappeler que ces derniers ne représentent pas pour nous une priorité pour l’agronomie.
Les entreprises développent actuellement des nouveaux OGM. Elles souhaitent que ces OGM ne soient pas soumises à la législation des plantes transgéniques. La société civile, elle, réclame que tout organisme dont l’ADN a été modifié en laboratoire soit considéré comme un OGM. Quelle est votre position sur ce sujet particulièrement sensible ?

M. L.P. Tout organisme dont l’ADN a été modifié en laboratoire est par définition un Organisme Génétiquement Modifié. Il n’est pas question que certaines techniques soient exemptées de la législation sur les plantes transgéniques.
Les brevets sur le vivant sont-ils un outil de soutien à l’innovation agricole ou un frein à l’autonomie paysanne et une menace pour la diversité cultivée ?

M. L.P. La brevetabilité sur le vivant s’élargit de plus en plus et pose un problème éthique considérable ainsi que des problèmes économiques. Le fait que de plus en plus de plantes soient brevetées, non reproductibles, réduit considérablement l’autonomie paysanne. Vous avez parfaitement raison : les manipulations sur le vivant étant par nature coûteuses, les autoriser conduit à un nombre d’espèces cultivées plus faible et donc à une perte de diversité source de nombreux problèmes (développement de maladies, de parasites, etc.)
Les Certificats d’obtention végétale peuvent être considérés comme un moindre mal dans un contexte de commerce international sous influence américaine poussant au brevetage du vivant auquel nous sommes opposés. Cependant, ce système de certification ne doit en aucun cas empêcher les agriculteurs d’accéder librement aux semences paysannes, ni de produire avec des variétés qui ne sont
pas au catalogue de semences officiel. Les agriculteurs doivent rester libres de recourir ou de ne pas recourir à des semences certifiées.

Les semences paysannes ont un avenir en France et en Europe ? Si oui, que proposez-vous pour les encourager ?}

M. L.P. Les semences traditionnelles, appelées paysannes, ont à l’évidence un bel avenir en France. Je ne me prononce pas sur l’Europe, car je ne peux avoir de pouvoir de gouverner que dans mon pays.
Comme expliqué au point 5, nous pensons qu’il est indispensable de garantir aux agriculteurs la liberté du choix de leurs semences, y compris quand celles-ci sont obtenues par leur propre sélection ou ne proviennent pas du catalogue officiel. Cette garantie doit être étendue à tous ceux qui se soucient de la biodiversité, qu’il s’agisse de particuliers, de collectivités ou d’associations comme Kokopelli. Nous souhaitons garantir la liberté d’échanger et de commercialiser ce type de semences ainsi que les productions qui en sont issues.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Moriarty
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Re: Macron / principe de précaution

Message par Moriarty »

UBUROI a écrit : Pour les cadors des OGM, je me suis amusé à essayer de distinguer la position de l'affreux Macron de l'oligarchie banco-spéculative à polis durs, et celle de la Marine la Jeanne d'Arc de la nature!

Je vous colle les 2 liens d'un site INFO OGM qui semble avoir auditionné les 2 candidats; on a les mêmes questions et leurs réponses.
Dites moi, et aux autres non biologistes du forum lequel est le pire et en quoi?
Merci pour la communauté.
https://www.infogm.org/ogm-ce-que-propo ... -en-marche
Emmanuel Macron, du mouvement « En Marche », est pour l’interdiction des cultures d’OGM en plein champ et la possibilité, à terme, d’une interdiction des OGM pour l’alimentation animale. Il souhaite pour cela la mise en place d’une filière française de protéagineux et le développement de l’élevage à l’herbe. Il souhaite « explorer le potentiel de développement des OGM et [nouveaux OGM] en laboratoire et en confinement », tout en précisant que « la règlementation sur les OGM doit s’appliquer aux [nouveaux OGM] tant que celles-ci n’ont pas fait l’objet d’une analyse spécifique ». Tout, et son contraire, sont donc encore possible !
Bien que se déclarant contre les monopoles liés au brevets sur le vivant, le candidat ne pipe mot sur leur éventuelle interdiction. Enfin, Emmanuel Macron prône d’aider en priorité les semenciers français.
OGM : ce que propose Emmanuel Macron, En Marche
Crédit photo : LeWeb 2014
Inf’OGM - Si vous êtes élu Président de la République française, quelle sera votre politique en matière de culture de plantes transgéniques ?

Emmanuel Macron (E. M.), En Marche Nous maintiendrons une interdiction ferme des cultures d’OGM en plein champ, et nous prendrons une position très claire en faveur du maintien d’une législation OGM au niveau européen, avec la possibilité d’une clause de sauvegarde au niveau national. Nous maintiendrons l’interdiction des OGM. Nous développerons les alternatives pour l’alimentation animale et étudierons la possibilité d’une interdiction des OGM pour l’alimentation animale.
La France importe annuellement environ quatre millions de tonnes de soja OGM pour l’alimentation de son bétail. Que pensez-vous de cette situation ?

E. M. Les importations de soja sont responsables de l’essentiel de « l’empreinte déforestation » de la France et de l’Europe. Il est nécessaire, pour réduire les importations de soja issu de la déforestation, de mettre en place une filière française structurée de production de protéagineux et des incitations économiques pour les producteurs de légumineuses en général afin de tendre vers l’autonomie protéique. Nous souhaitons par ailleurs favoriser l’élevage à l’herbe, dans le cadre de notre objectif de faire monter en gamme l’agriculture française. Nos propositions de plan de transition agricole de cinq milliards d’euros pour soutenir les projets de modernisation des exploitations pour réduire l’impact environnemental et améliorer le bien-être animal ; ainsi que de consacrer 200 millions d’euros chaque année pour rémunérer les services écologiques (entretien des paysages, pâturage) rendus par les agriculteurs, devront y contribuer. Nous souhaitons par ailleurs que la viande française puisse être valorisée dans la restauration collective, dans le cadre de notre objectif que d’ici 2022, l’ensemble de la restauration collective devra proposer au moins 50% de produits biologiques, labels de qualité ou local. Nous souhaitons, pour une meilleure information des consommateurs, poursuivre l’étiquetage de l’origine de la viande et du lait dans les produits transformés qui est actuellement en test. Nous devrons également travailler à une harmonisation des conditions d’élevage au niveau européen.

En ce qui concerne les importations venant d’Amérique il faut être très clair : les produits importés dans l’Union européenne doivent respecter les normes européennes. Il en est ainsi des réglementations applicables au bœuf aux hormones, aux organismes génétiquement modifiés, aux produits chimiques. Il n’y aura aucune exception aux normes actuelles protégeant la santé des consommateurs. La précaution ne se négocie pas.
Le gouvernement français soutient la recherche sur les modifications génétiques, notamment avec des partenariats publics privés comme Genius. Que pensez-vous de ces contrats et recherches ?

E. M. Il est indispensable de maintenir la recherche publique pour ne pas laisser la main aux seuls intérêts privés : en 2009, la recherche privée en agronomie représentait environ neuf milliards de dollars dont presque deux milliards pour Monsanto et Syngenta. C’est environ dix fois le budget public pour l’agroécologie !
C’est pourquoi nous souhaitons explorer le potentiel de développement des OGM et des New Breeding Techniques en laboratoire et en confinement, à des fins agronomiques futures et dans l’industrie du médicament : en effet les OGM ont de multiples applications dont la production de molécules aux effets thérapeutiques. Depuis 20 ans, un certain nombre de protéines « recombinantes » sont produites de cette manière en confinement : insuline, hormones de croissance, vaccins, facteurs de coagulation. Le potentiel de développement est extrêmement élevé et peut être un atout pour la France.
Les entreprises développent actuellement des nouveaux OGM. Elles souhaitent que ces OGM ne soient pas soumis à la législation des plantes transgéniques. La société civile, elle, réclame que tout organisme dont l’ADN a été modifié en laboratoire soit considéré comme un OGM. Quelle est votre position sur ce sujet particulièrement sensible ?

E. M. Les techniques évoluent sans cesse, et cela pose des problèmes d’évolution du droit : la question de la règlementation applicable aux nouvelles technologies de mutagénèse est actuellement en cours d’examen au niveau européen. En pareille situation, il faut d’abord être clair sur les principes : les interventions génétiques assimilables aux techniques OGM doivent relever de la réglementation OGM. Il faut ensuite être prudent : par défaut, la règlementation sur les OGM doit s’appliquer aux NBT tant que celles-ci n’ont pas fait l’objet d’une analyse spécifique.
Les brevets sur le vivant sont-ils un outil de soutien à l’innovation agricole ou un frein à l’autonomie paysanne et une menace pour la diversité cultivée ?

E. M. Le droit des brevets qui devait initialement stimuler l’innovation se retrouve avec le brevetage du vivant à l’opposé de cette vocation. Le droit des brevets a modifié les rapports de force dans le monde agricole puisque trois semenciers suite aux rachats et fusions se partagent plus de 50% du marché.
Nous ne pouvons pas accepter que des plantes dont la vocation est de nous nourrir soient la propriété d’une poignée d’entreprises, nous ne pouvons pas accepter que ces mêmes entreprises puissent fixer un prix de semences aux dépens des agriculteurs et des consommateurs ou qu’elles limitent volontairement le nombre de nouvelles variétés qui arrivent sur le marché.
L’autonomie semencière au niveau européen doit être préservée, il en va de notre souveraineté alimentaire et du maintien de notre biodiversité.
Les semences paysannes ont un avenir en France et en Europe ? Si oui, que proposez-vous pour les encourager ?

E. M. Nous souhaitons donner la priorité aux financements permettant aux semenciers français de développer des semences visant à un accroissement de la biodiversité cultivée.
https://www.infogm.org/ogm-ce-que-propo ... t-national
Fermement opposée à la culture et à la commercialisation des plantes transgéniques, Marine Le Pen a également une position claire sur les « nouveaux OGM » : ils répondent à la définition d’un organisme génétiquement modifié. Sans contester la recherche sur les plantes en milieu fermé, la candidate du Front National insiste sur le principe de précaution et souhaite garantir aux paysans le droit de choisir leurs semences.
OGM : ce que propose Marine Le Pen, Front National
AG Gymnasium Melle
Inf’OGM - Si vous êtes élue Présidente de la République française, quelle sera votre politique en matière de culture de plantes transgéniques ?

Marine Le Pen (M. L.P.) Nous refuserons la culture de plantes transgéniques en plein champs et toute commercialisation. Nous ne permettrons que des recherches sur ces plantes mais en milieu fermé.
La France importe annuellement environ quatre millions de tonnes de soja OGM pour l’alimentation de son bétail. Que pensez-vous de cette situation ?

M. L.P. L’importation de soja OGM pour l’alimentation de notre bétail n’est pas une très bonne chose puisque ce soja peut contenir de forts résidus de pesticides qui passent dans la chaîne alimentaire. La France doit se donner les moyens de nourrir son bétail avec des aliments produits au maximum en France.
Nous souhaitons renforcer la filière protéine végétale française. Les résultats obtenus ces dernières années à petite échelle sont encourageants, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure afin de diminuer au maximum notre dépendance aux importations pour l’alimentation animale. La luzerne, en particulier, est très porteuse, y compris à l’export. Avec 350 000 t de luzerne déshydratée produites chaque année, la France représente 23 % de la production européenne. La demande mondiale hors UE est estimée à près de trois millions de tonnes par la filière.
C’est une culture qui a en plus l’avantage de fixer l’azote et donc de limiter les apports d’intrants pour les céréaliers, tout en demandant peu ou pas de produits phytosanitaires. Les progrès en matière d’équipement et de transformation sont très prometteurs avec, entre autres, la mise au point de machines assurant la transformation en même temps que la récolte. Il est urgent de réévaluer le système d’aide afin d’augmenter la production et de la rendre accessible à tous les éleveurs français.
Le gouvernement français soutient la recherche sur les modifications génétiques, notamment avec des partenariats publics privés comme Genius. Que pensez-vous de ces contrats et recherches ?

M. L.P. Comme expliqué plus haut, notre préoccupation est double : permettre la recherche en France tout en assurant le respect du principe de précaution. Les modalités des programmes de recherche doivent être négociées entre les différents acteurs. Nous ne souhaitons pas abandonner les recherches sur les OGM, mais tenons à rappeler que ces derniers ne représentent pas pour nous une priorité pour l’agronomie.
Les entreprises développent actuellement des nouveaux OGM. Elles souhaitent que ces OGM ne soient pas soumises à la législation des plantes transgéniques. La société civile, elle, réclame que tout organisme dont l’ADN a été modifié en laboratoire soit considéré comme un OGM. Quelle est votre position sur ce sujet particulièrement sensible ?

M. L.P. Tout organisme dont l’ADN a été modifié en laboratoire est par définition un Organisme Génétiquement Modifié. Il n’est pas question que certaines techniques soient exemptées de la législation sur les plantes transgéniques.
Les brevets sur le vivant sont-ils un outil de soutien à l’innovation agricole ou un frein à l’autonomie paysanne et une menace pour la diversité cultivée ?

M. L.P. La brevetabilité sur le vivant s’élargit de plus en plus et pose un problème éthique considérable ainsi que des problèmes économiques. Le fait que de plus en plus de plantes soient brevetées, non reproductibles, réduit considérablement l’autonomie paysanne. Vous avez parfaitement raison : les manipulations sur le vivant étant par nature coûteuses, les autoriser conduit à un nombre d’espèces cultivées plus faible et donc à une perte de diversité source de nombreux problèmes (développement de maladies, de parasites, etc.)
Les Certificats d’obtention végétale peuvent être considérés comme un moindre mal dans un contexte de commerce international sous influence américaine poussant au brevetage du vivant auquel nous sommes opposés. Cependant, ce système de certification ne doit en aucun cas empêcher les agriculteurs d’accéder librement aux semences paysannes, ni de produire avec des variétés qui ne sont
pas au catalogue de semences officiel. Les agriculteurs doivent rester libres de recourir ou de ne pas recourir à des semences certifiées.

Les semences paysannes ont un avenir en France et en Europe ? Si oui, que proposez-vous pour les encourager ?}

M. L.P. Les semences traditionnelles, appelées paysannes, ont à l’évidence un bel avenir en France. Je ne me prononce pas sur l’Europe, car je ne peux avoir de pouvoir de gouverner que dans mon pays.
Comme expliqué au point 5, nous pensons qu’il est indispensable de garantir aux agriculteurs la liberté du choix de leurs semences, y compris quand celles-ci sont obtenues par leur propre sélection ou ne proviennent pas du catalogue officiel. Cette garantie doit être étendue à tous ceux qui se soucient de la biodiversité, qu’il s’agisse de particuliers, de collectivités ou d’associations comme Kokopelli. Nous souhaitons garantir la liberté d’échanger et de commercialiser ce type de semences ainsi que les productions qui en sont issues.
Très bon site militant conduit par de vrais scientifiques info gm.

Alors je note l'ambiguïté encore une fois chez votre poulain;

C’est pourquoi nous souhaitons explorer le potentiel de développement des OGM et des New Breeding Techniques en laboratoire et en confinement, à des fins agronomiques futures....

Cultures en "confinement"......ça veut dire quoi?
Vous savez ce qu'il faut pour s'assurer qu'il n'y aura pas de contamination croisée? il faut une culture dans un milieu isolé complètement de l'extérieur ...sans un seul insecte!

Donc c'est de la démagogie totale ....il dit ce qu'on veut entendre, mais quand on comprend en maitrisant quelques compétences scientifiques, on comprend qu'il est favorable aux Ogm!

Juste une question pour voir si vous comprenez tous les enjeux; je cultive dans mon jardin la tomate "black prince" ....est-ce que je peux la vendre sur un marché?
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Moriarty
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Re: Macron / principe de précaution

Message par Moriarty »

UBUROI a écrit : Pour les cadors des OGM, je me suis amusé à essayer de distinguer la position de l'affreux Macron de l'oligarchie banco-spéculative à polis durs, et celle de la Marine la Jeanne d'Arc de la nature!

Je vous colle les 2 liens d'un site INFO OGM qui semble avoir auditionné les 2 candidats; on a les mêmes questions et leurs réponses.
Dites moi, et aux autres non biologistes du forum lequel est le pire et en quoi?
Merci pour la communauté.
https://www.infogm.org/ogm-ce-que-propo ... -en-marche
Emmanuel Macron, du mouvement « En Marche », est pour l’interdiction des cultures d’OGM en plein champ et la possibilité, à terme, d’une interdiction des OGM pour l’alimentation animale. Il souhaite pour cela la mise en place d’une filière française de protéagineux et le développement de l’élevage à l’herbe. Il souhaite « explorer le potentiel de développement des OGM et [nouveaux OGM] en laboratoire et en confinement », tout en précisant que « la règlementation sur les OGM doit s’appliquer aux [nouveaux OGM] tant que celles-ci n’ont pas fait l’objet d’une analyse spécifique ». Tout, et son contraire, sont donc encore possible !
Bien que se déclarant contre les monopoles liés au brevets sur le vivant, le candidat ne pipe mot sur leur éventuelle interdiction. Enfin, Emmanuel Macron prône d’aider en priorité les semenciers français.
OGM : ce que propose Emmanuel Macron, En Marche
Crédit photo : LeWeb 2014
Inf’OGM - Si vous êtes élu Président de la République française, quelle sera votre politique en matière de culture de plantes transgéniques ?

Emmanuel Macron (E. M.), En Marche Nous maintiendrons une interdiction ferme des cultures d’OGM en plein champ, et nous prendrons une position très claire en faveur du maintien d’une législation OGM au niveau européen, avec la possibilité d’une clause de sauvegarde au niveau national. Nous maintiendrons l’interdiction des OGM. Nous développerons les alternatives pour l’alimentation animale et étudierons la possibilité d’une interdiction des OGM pour l’alimentation animale.
La France importe annuellement environ quatre millions de tonnes de soja OGM pour l’alimentation de son bétail. Que pensez-vous de cette situation ?

E. M. Les importations de soja sont responsables de l’essentiel de « l’empreinte déforestation » de la France et de l’Europe. Il est nécessaire, pour réduire les importations de soja issu de la déforestation, de mettre en place une filière française structurée de production de protéagineux et des incitations économiques pour les producteurs de légumineuses en général afin de tendre vers l’autonomie protéique. Nous souhaitons par ailleurs favoriser l’élevage à l’herbe, dans le cadre de notre objectif de faire monter en gamme l’agriculture française. Nos propositions de plan de transition agricole de cinq milliards d’euros pour soutenir les projets de modernisation des exploitations pour réduire l’impact environnemental et améliorer le bien-être animal ; ainsi que de consacrer 200 millions d’euros chaque année pour rémunérer les services écologiques (entretien des paysages, pâturage) rendus par les agriculteurs, devront y contribuer. Nous souhaitons par ailleurs que la viande française puisse être valorisée dans la restauration collective, dans le cadre de notre objectif que d’ici 2022, l’ensemble de la restauration collective devra proposer au moins 50% de produits biologiques, labels de qualité ou local. Nous souhaitons, pour une meilleure information des consommateurs, poursuivre l’étiquetage de l’origine de la viande et du lait dans les produits transformés qui est actuellement en test. Nous devrons également travailler à une harmonisation des conditions d’élevage au niveau européen.

En ce qui concerne les importations venant d’Amérique il faut être très clair : les produits importés dans l’Union européenne doivent respecter les normes européennes. Il en est ainsi des réglementations applicables au bœuf aux hormones, aux organismes génétiquement modifiés, aux produits chimiques. Il n’y aura aucune exception aux normes actuelles protégeant la santé des consommateurs. La précaution ne se négocie pas.
Le gouvernement français soutient la recherche sur les modifications génétiques, notamment avec des partenariats publics privés comme Genius. Que pensez-vous de ces contrats et recherches ?

E. M. Il est indispensable de maintenir la recherche publique pour ne pas laisser la main aux seuls intérêts privés : en 2009, la recherche privée en agronomie représentait environ neuf milliards de dollars dont presque deux milliards pour Monsanto et Syngenta. C’est environ dix fois le budget public pour l’agroécologie !
C’est pourquoi nous souhaitons explorer le potentiel de développement des OGM et des New Breeding Techniques en laboratoire et en confinement, à des fins agronomiques futures et dans l’industrie du médicament : en effet les OGM ont de multiples applications dont la production de molécules aux effets thérapeutiques. Depuis 20 ans, un certain nombre de protéines « recombinantes » sont produites de cette manière en confinement : insuline, hormones de croissance, vaccins, facteurs de coagulation. Le potentiel de développement est extrêmement élevé et peut être un atout pour la France.
Les entreprises développent actuellement des nouveaux OGM. Elles souhaitent que ces OGM ne soient pas soumis à la législation des plantes transgéniques. La société civile, elle, réclame que tout organisme dont l’ADN a été modifié en laboratoire soit considéré comme un OGM. Quelle est votre position sur ce sujet particulièrement sensible ?

E. M. Les techniques évoluent sans cesse, et cela pose des problèmes d’évolution du droit : la question de la règlementation applicable aux nouvelles technologies de mutagénèse est actuellement en cours d’examen au niveau européen. En pareille situation, il faut d’abord être clair sur les principes : les interventions génétiques assimilables aux techniques OGM doivent relever de la réglementation OGM. Il faut ensuite être prudent : par défaut, la règlementation sur les OGM doit s’appliquer aux NBT tant que celles-ci n’ont pas fait l’objet d’une analyse spécifique.
Les brevets sur le vivant sont-ils un outil de soutien à l’innovation agricole ou un frein à l’autonomie paysanne et une menace pour la diversité cultivée ?

E. M. Le droit des brevets qui devait initialement stimuler l’innovation se retrouve avec le brevetage du vivant à l’opposé de cette vocation. Le droit des brevets a modifié les rapports de force dans le monde agricole puisque trois semenciers suite aux rachats et fusions se partagent plus de 50% du marché.
Nous ne pouvons pas accepter que des plantes dont la vocation est de nous nourrir soient la propriété d’une poignée d’entreprises, nous ne pouvons pas accepter que ces mêmes entreprises puissent fixer un prix de semences aux dépens des agriculteurs et des consommateurs ou qu’elles limitent volontairement le nombre de nouvelles variétés qui arrivent sur le marché.
L’autonomie semencière au niveau européen doit être préservée, il en va de notre souveraineté alimentaire et du maintien de notre biodiversité.
Les semences paysannes ont un avenir en France et en Europe ? Si oui, que proposez-vous pour les encourager ?

E. M. Nous souhaitons donner la priorité aux financements permettant aux semenciers français de développer des semences visant à un accroissement de la biodiversité cultivée.
https://www.infogm.org/ogm-ce-que-propo ... t-national
Fermement opposée à la culture et à la commercialisation des plantes transgéniques, Marine Le Pen a également une position claire sur les « nouveaux OGM » : ils répondent à la définition d’un organisme génétiquement modifié. Sans contester la recherche sur les plantes en milieu fermé, la candidate du Front National insiste sur le principe de précaution et souhaite garantir aux paysans le droit de choisir leurs semences.
OGM : ce que propose Marine Le Pen, Front National
AG Gymnasium Melle
Inf’OGM - Si vous êtes élue Présidente de la République française, quelle sera votre politique en matière de culture de plantes transgéniques ?

Marine Le Pen (M. L.P.) Nous refuserons la culture de plantes transgéniques en plein champs et toute commercialisation. Nous ne permettrons que des recherches sur ces plantes mais en milieu fermé.
La France importe annuellement environ quatre millions de tonnes de soja OGM pour l’alimentation de son bétail. Que pensez-vous de cette situation ?

M. L.P. L’importation de soja OGM pour l’alimentation de notre bétail n’est pas une très bonne chose puisque ce soja peut contenir de forts résidus de pesticides qui passent dans la chaîne alimentaire. La France doit se donner les moyens de nourrir son bétail avec des aliments produits au maximum en France.
Nous souhaitons renforcer la filière protéine végétale française. Les résultats obtenus ces dernières années à petite échelle sont encourageants, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure afin de diminuer au maximum notre dépendance aux importations pour l’alimentation animale. La luzerne, en particulier, est très porteuse, y compris à l’export. Avec 350 000 t de luzerne déshydratée produites chaque année, la France représente 23 % de la production européenne. La demande mondiale hors UE est estimée à près de trois millions de tonnes par la filière.
C’est une culture qui a en plus l’avantage de fixer l’azote et donc de limiter les apports d’intrants pour les céréaliers, tout en demandant peu ou pas de produits phytosanitaires. Les progrès en matière d’équipement et de transformation sont très prometteurs avec, entre autres, la mise au point de machines assurant la transformation en même temps que la récolte. Il est urgent de réévaluer le système d’aide afin d’augmenter la production et de la rendre accessible à tous les éleveurs français.
Le gouvernement français soutient la recherche sur les modifications génétiques, notamment avec des partenariats publics privés comme Genius. Que pensez-vous de ces contrats et recherches ?

M. L.P. Comme expliqué plus haut, notre préoccupation est double : permettre la recherche en France tout en assurant le respect du principe de précaution. Les modalités des programmes de recherche doivent être négociées entre les différents acteurs. Nous ne souhaitons pas abandonner les recherches sur les OGM, mais tenons à rappeler que ces derniers ne représentent pas pour nous une priorité pour l’agronomie.
Les entreprises développent actuellement des nouveaux OGM. Elles souhaitent que ces OGM ne soient pas soumises à la législation des plantes transgéniques. La société civile, elle, réclame que tout organisme dont l’ADN a été modifié en laboratoire soit considéré comme un OGM. Quelle est votre position sur ce sujet particulièrement sensible ?

M. L.P. Tout organisme dont l’ADN a été modifié en laboratoire est par définition un Organisme Génétiquement Modifié. Il n’est pas question que certaines techniques soient exemptées de la législation sur les plantes transgéniques.
Les brevets sur le vivant sont-ils un outil de soutien à l’innovation agricole ou un frein à l’autonomie paysanne et une menace pour la diversité cultivée ?

M. L.P. La brevetabilité sur le vivant s’élargit de plus en plus et pose un problème éthique considérable ainsi que des problèmes économiques. Le fait que de plus en plus de plantes soient brevetées, non reproductibles, réduit considérablement l’autonomie paysanne. Vous avez parfaitement raison : les manipulations sur le vivant étant par nature coûteuses, les autoriser conduit à un nombre d’espèces cultivées plus faible et donc à une perte de diversité source de nombreux problèmes (développement de maladies, de parasites, etc.)
Les Certificats d’obtention végétale peuvent être considérés comme un moindre mal dans un contexte de commerce international sous influence américaine poussant au brevetage du vivant auquel nous sommes opposés. Cependant, ce système de certification ne doit en aucun cas empêcher les agriculteurs d’accéder librement aux semences paysannes, ni de produire avec des variétés qui ne sont
pas au catalogue de semences officiel. Les agriculteurs doivent rester libres de recourir ou de ne pas recourir à des semences certifiées.

Les semences paysannes ont un avenir en France et en Europe ? Si oui, que proposez-vous pour les encourager ?}

M. L.P. Les semences traditionnelles, appelées paysannes, ont à l’évidence un bel avenir en France. Je ne me prononce pas sur l’Europe, car je ne peux avoir de pouvoir de gouverner que dans mon pays.
Comme expliqué au point 5, nous pensons qu’il est indispensable de garantir aux agriculteurs la liberté du choix de leurs semences, y compris quand celles-ci sont obtenues par leur propre sélection ou ne proviennent pas du catalogue officiel. Cette garantie doit être étendue à tous ceux qui se soucient de la biodiversité, qu’il s’agisse de particuliers, de collectivités ou d’associations comme Kokopelli. Nous souhaitons garantir la liberté d’échanger et de commercialiser ce type de semences ainsi que les productions qui en sont issues.
Quant à MLP, je note ceci, en rapport avec ma question précédente;

Sans contester la recherche sur les plantes en milieu fermé, la candidate du Front National insiste sur le principe de précaution et souhaite garantir aux paysans le droit de choisir leurs semences.

Et bien là, oui, je peux vendre ma tomate "black prince".

Vous connaissez le travail militant de Kokopelli? il est fondé sur quel argument?
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