Le Dauphiné.On ne l’a appris qu’hier, mais, depuis jeudi, Gresse-en-Vercors est en émoi. Le loup, plutôt une meute, s’en est pris aux 115 génisses du groupement pastoral “Gresse Bas-Dauphiné” sur l’alpage du Serpaton, situé sur les hauteurs de Gresse-en-Vercors. Les pauvres bêtes, prises de panique, ont fui à toutes jambes l’alpage. L’une d’elles s’est d’ailleurs blessée (une patte cassée) dans cette course-poursuite et a dû être euthanasiée.
Il manque toujours deux vaches
Quant aux 114 autres génisses, elles ont certes réussi à échapper aux loups, mais, dans l’affolement, elles se sont dispersées un peu partout dans la montagne. Bref, depuis quatre jours, le berger victime de l’attaque Stéphan Forel, aidé par toutes les bonnes âmes de la commune, tente de retrouver ses génisses. Hier encore, il en manquait deux à l’appel.
Et dans l'Hérault:
Une bergère aurait été prise en chasse vendredi par un loup dans l’Hérault, alors qu’elle gardait son troupeau de brebis sur la commune des Rives, à la limite géographique de l’Hérault et de l’Aveyron. C’est le témoignage que cette femme a livré sur les ondes de France Bleu Hérault ce jeudi.
Une dizaine d’animaux appartenant au couple d’éleveurs avaient été tués ou blessés ces dernières semaines. « Pour les protéger, on a donc pris le parti de surveiller nos bêtes dix heures par jour. On nous avait assuré que la simple présence humaine ferait que le loup ne se montrerait pas », explique-t-elle à la radio.
« J’étais dans son tableau de chasse »
Alors qu’elle se trouvait au milieu du troupeau, le canidé aurait surgi vendredi matin. « J’ai poussé des cris pour essayer de le faire fuir. Mais il était en train de chasser et ma présence ne le gênait absolument pas ». Prenant la fuite avec ses animaux qui s’étaient regroupés autour d’elle, elle explique s’être rapidement retrouvée en fin de troupeau, le loup à ses trousses. « Je ne dis pas qu’il m’attaquait, mais j’étais dans son tableau de chasse, j’étais au mauvais endroit au mauvais moment. Je me disais, il ne fait pas la différence, il va s’en prendre au plus faible et la plus faible c’était moi qui courais moins vite que mes brebis, raconte la bergère. J’ai eu très peur qu’il ne s’en prenne à moi. Il était à moins de trente mètres. J’ai hurlé et il s’est arrêté net. Il a eu un moment d’hésitation et s’est retourné ».

