Faut-il vraiment payer toute la dette ?

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Skeptical Guy
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par Skeptical Guy »

lotus95 a écrit :
tu dis n'importe quoi :]

une majorité pour le référendum ?? 55% étaient contre !!

la loi El Khomri vide de sens, on aura tout entendu :naah:
heures supp à 10% au lieu de 25%,
C'était déjà prévu avant par la loi les 10% dans le cadre des accords de branche avant la réforme El Khomri.
La loi El Khomri permet que les accords d'entreprise (donc hors accords de branche) de négocier et fixer minimum à 10%, indépendamment de la branche justement. C'est ça qui change surtout. Sinon, le taux normal reste à 25% s'il n'y a pas d'accord.
accord d'entreprise qui prévaut sur le contrat de travail y compris sur la rémunération et la durée du travail,
Heu non, vous faites erreur. La loi El Khomri prévoit que l'accord d'entreprise peut s'émanciper de l'accord de branche (et donc renverser la hiérarchie du droit entre ces deux types d'accords). Mais les accords d'entreprises ont toujours été supérieurs dans la hiérarchie du droit au contrat de travail.
licenciements économiques facilités...
Cette fois, c'est juste, effectivement.

Bon, tout ça ne change pas le fait que c'est une loi merdique au final.
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par Labrecche »

AAAgora a écrit :
...............
La BCE a inondé les banques, via le "quantitative easing", à hauteur de 1.113 milliards d'euro, dans l'espoir que celles-ci en fassent un bon usage pour relancer l'économie et donc la croissance.
Force est de constater que la machine n'a pas été relancée (c'est comme pour le CICE, avec ses 40 milliards annuels pour avoir en contre partie des embauches qu'on n'a jamais vu venir).
Qu'ont elles fait les banques européennes de ces 1.113 milliards ?
La BDF est au placard depuis longtemps, elle n'est plus un acteur sur scène, la BCE l'a remplacée.
Pourtant la croissance est bien repartie dans la zone euro, sauf bien sûr chez les ânes qui par exemple n'ont fait qu'enfumer tous le monde en donnant d'un côté ce qu'ils ont déjà prélevé de l'autre main l'année précédente.
Quand à la BDF, si ses prérogatives ne sont pas les même elle s'est bien sucrée et avec les taux les plus élevées à partir des 1 400 milliards d'intérêts donnés soit disant seulement aux financiers
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lotus95
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par lotus95 »

pour continuer sur l'illégitimité de la dette, voici ce qu'en dit le rapport de l'audit citoyen réalisé en 2014 (lecture fortement recommandée pour qui veut approfondir le sujet) :
Pourquoi parler de dette illégitime ?

L’exercice qui précède a permis de détecter deux raisons permettant de considérer qu’une partie de la dette publique est illégitime, en ce sens qu’elle résulte de décisions prises sans respecter l’intérêt général ou au préjudice de l’intérêt général .

Rappelons ces raisons :

- des taux d’intérêt excessifs pendant près de 20 ans, du fait de politiques néolibérales entièrement destinées à servir les créanciers (et les spéculateurs sur les monnaies en 1992-93) ;

- des cadeaux fiscaux destinés soi-disant à relancer l’emploi mais qui ont en réalité creusé les inégalités.

- On y rajoutera une troisième raison, qui n’est pas seulement illégitime mais illégale : l’évasion fiscale.

Première raison : des taux d’intérêt excessifs.
Pendant de longues années, l’Etat, tenu d’emprunter sur les marchés financiers, a du le faire à des taux d’intérêt très élevés qui ont déclenché le mécanisme de “boule de neige” de la dette. Ce choix est illégitime et contraire à l’intérêt public parce qu’il a procuré des profits financiers exorbitants aux détenteurs des titres publics, les banques en première ligne, et à travers elles des catégories sociales qui ne sont en rien représentatives de l’ensemble de la population.
Or, il était possible de faire autrement, soit en ajustant les recettes publiques, soit en se finançant ailleurs que sur les marchés financiers, à des taux conformes aux moyennes historiques.
Les évaluations qui précèdent conduisent à chiffrer à 24 % de la dette publique de 2007 (et 29 % de celle de 2012) l’impact cumulé de ces taux d’intérêt excessifs.

Deuxième raison : les cadeaux fiscaux.
De manière récurrente mais particulièrement marquée depuis la fin des années 1990, l’Etat a unilatéralement réduit ses recettes, contribuant ainsi à creuser le déficit. La partie de la dette ainsi acquise peut elle aussi être considérée comme illégitime parce qu’une telle politique ne pouvait atteindre les objectifs économiques visés et qu’elle a en pratique été ciblée vers des couches sociales privilégiées.
Les baisses d’impôts devaient doper la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, mais ce n’est pas ce qui s’est passé, comme c’était prévisible. Comme elles étaient ciblées sur les catégories de ménages les plus favorisées, ces baisses d’impôts ont plutôt conduit à un supplément d’épargne. Et comme elles n’étaient assorties d’aucune conditionnalité, les entreprises n’ont pas plus investi qu’avant, mais ont distribué encore plus de dividendes.
Ces baisses d’impôt, loin de favoriser l’emploi, ont entraîné une véritable “redistribution à l’envers”. En s’endettant auprès des ménages riches qu’il défiscalisait, l’Etat a ainsi opéré un transfert à leur profit, et leur a permis de gagner deux fois : en payant moins d’impôts, et en se voyant offrir un placement sûr.
Cette fraction de dette illégitime peut être chiffrée à 11 % de la dette publique de 2007 et 24 % de celle de 2012.

Troisième raison : l’évasion fiscale.
Selon les estimations de Gabriel Zucman12, le coût de la fraude permise par le secret bancaire s’élève en 2013 à 50 milliards d’euros pour l’ensemble de l’Europe, dont près de 17 milliards pour la France : 9 milliards pour l’impôt sur les revenus du capital, 4 pour l’impôt sur les successions et 4 pour l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune).
Depuis 1980, avec la libéralisation complète des mouvements de capitaux, le recours des riches contribuables aux paradis fiscaux s’est considérablement accru.
Si ces sommes envolées avaient été imposées en France depuis le début des années 1980, la dette de l’Etat serait en 2012 inférieure de 424 milliards d’euros et ne représenterait que 50 % du PIB au lieu de 70,8 % (graphique 15).
Le surcoût lié à l’évasion fiscale peut donc être estimé à 30 % de la dette de l’Etat.

Cet exercice permet au passage d’illustrer la force des mécanismes cumulatifs de l’endettement.
L’évasion fiscale, telle que l’évalue Gabriel Zucman, passe de 0,5 % des recettes de l’Etat en 1978 à environ 4 % en fin de période. Cela peut sembler relativement peu, mais cette perte de recettes conduit à une très forte croissance de la dette en raison de ses effets cumulatifs sur la charge d’intérêts.
Cependant, vu la méthode ici utilisée, l’évasion fiscale se reflète en partie dans la mesure des cadeaux fiscaux, sans qu’il soit possible de dire dans quelle proportion. En effet, nous avons pris comme indicateur des cadeaux fiscaux la baisse des recettes publiques en % du PIB, dont une part peut être attribuée à l’évasion. On ne peut donc pas cumuler ces deux sources d’accroissement de la dette puisqu’elles ne sont pas indépendantes. L’évasion fiscale n’est donc rappelée que pour mémoire dans le tableau 6 récapitulatif qui conduit à la conclusion suivante :

Au total, plus de la moitié (59 % dans notre évaluation) de la dette publique peut être considérée comme illégitime au sens défini précédemment.
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par Labrecche »

ILotus95 l manque une information importante dans ce schéma, c'est le rôle de la banque centrale, elle doit crée la monnaie qui manque à l'économie dans la limite d'un taux d'inflation faible avec le moyen de fixer des taux directeurs pour plus ou moins dissuader les demandes de crédit. Or il semble bon de rappeler que dans les années 80 a été élu un ignare en économie qui n'a pas hésité à pratiquer une imposition qui est allé jusqu'à la confiscation de certains revenus à partir desquels se trouvait la finance des investissement, et la conséquence ne s'est pas faite attendre, il y a eu explosion de demandes de crédits pour réaliser les investissements dont la conséquence a été l'élévation du taux BDF à plus de 8% .Et par conséquent le fait d'avoir réduit le niveau d'imposition dans les années 90 est surtout pour corriger l'illégitime racket des années 80.
Il faut arrêter avec ces guignols qui cherchent à refuser les conséquences de leur vote de 1981, il va bien falloir assumer les conséquences de ces conneries communistes.
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par vincent »

[
Rappelons ces raisons :

- des taux d’intérêt excessifs pendant près de 20 ans, du fait de politiques néolibérales entièrement destinées à servir les créanciers (et les spéculateurs sur les monnaies en 1992-93) ;
tout votre discoursestb asésur des affirmations fausses , copie a revoir 0/20
:Année5 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 Moyenne années 1980
Taux 10 ans (fr) 17,4 % 14,8 % 14,4 % 13,4 % 11,9 % 9,2 % 9,9 % 8,6 % 9,3 % 10,0 % 11,9 %

Année5 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 Moyenne années 1990
Taux 10 ans (fr) 8,6 % 8,1 % 5,6 % 8,3 % 6,6 % 5,8 % 5,3 % 3,9 % 5,5 % 5 % 6,3 %
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par lotus95 »

vincent a écrit : [
Rappelons ces raisons :

- des taux d’intérêt excessifs pendant près de 20 ans, du fait de politiques néolibérales entièrement destinées à servir les créanciers (et les spéculateurs sur les monnaies en 1992-93) ;
tout votre discoursestb asésur des affirmations fausses , copie a revoir 0/20
:Année5 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 Moyenne années 1980
Taux 10 ans (fr) 17,4 % 14,8 % 14,4 % 13,4 % 11,9 % 9,2 % 9,9 % 8,6 % 9,3 % 10,0 % 11,9 %

Année5 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 Moyenne années 1990
Taux 10 ans (fr) 8,6 % 8,1 % 5,6 % 8,3 % 6,6 % 5,8 % 5,3 % 3,9 % 5,5 % 5 % 6,3 %
et alors ? tu prouves quoi là ?
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par lotus95 »

Labrecche a écrit : ILotus95 l manque une information importante dans ce schéma, c'est le rôle de la banque centrale, elle doit crée la monnaie qui manque à l'économie dans la limite d'un taux d'inflation faible avec le moyen de fixer des taux directeurs pour plus ou moins dissuader les demandes de crédit. Or il semble bon de rappeler que dans les années 80 a été élu un ignare en économie qui n'a pas hésité à pratiquer une imposition qui est allé jusqu'à la confiscation de certains revenus à partir desquels se trouvait la finance des investissement, et la conséquence ne s'est pas faite attendre, il y a eu explosion de demandes de crédits pour réaliser les investissements dont la conséquence a été l'élévation du taux BDF à plus de 8% .Et par conséquent le fait d'avoir réduit le niveau d'imposition dans les années 90 est surtout pour corriger l'illégitime racket des années 80.
Il faut arrêter avec ces guignols qui cherchent à refuser les conséquences de leur vote de 1981, il va bien falloir assumer les conséquences de ces conneries communistes.
il n'en reste pas moins que les recettes fiscales de l'Etat ont décru de 5 points de PIB en 30 ans, et alors que tous les regards sont rivés sur les dépenses, le problème est ailleurs, même si bien sûr, il y aussi matière à réduire certaines dépenses ...

et entre parenthèses, qui a profité de ces taux excessifs, en plus des multitudes de cadeaux fiscaux et niches diverses et variées ?

Pire encore, le programme Macron prévoit non seulement d'enfoncer le clou au profit des plus aisés et des grandes entreprises, tout en faisant assumer les "erreurs du passé" à ceux qui n'en ont pas profité

on voit aussi qu'il y a éternel recommencement sur les pseudo-mesures destinées à, soit disant, relancer l'économie alors qu'il ne s'agit que de cadeaux sans contrepartie qui ne feront que creuser les inégalités

En tant que citoyenne moyenne, il me semble juste que tout ce qui a contribué à alourdir la dette au profit d'une minorité ne soit assumée que par cette minorité.

voici les conclusions de l'audit citoyen :
Qui doit payer la facture ?
Dans tous les cas de figure, il est légitime que les entreprises privées nationales ou étrangères ainsi que les ménages les plus riches qui détiennent des titres de ces dettes supportent le fardeau de l’annulation ou de la réduction de la dette car ils portent largement la responsabilité de la crise, dont ils ont de surcroît profité. Le fait qu’ils doivent supporter cette charge n’est qu’un juste retour vers davantage de justice sociale.
Il est donc important d’identifier les détenteurs de titres afin d’indemniser parmi eux les citoyens et citoyennes à faibles et moyens revenus. Il conviendra en effet de protéger les petits épargnants qui ont placé leurs économies dans des titres publics ainsi que les salariés et les retraités qui ont vu une partie de leurs cotisations sociales (retraite, chômage, maladie, famille) placée par les institutions ou les organismes gestionnaires dans ce même type de titres.
La restructuration de la dette peut prendre diverses formes, non exclusives les unes des autres, et entre lesquelles un débat démocratique devrait pouvoir choisir.

Mesure No.1 : une annulation de tout ou partie de la dette illégitime (“haircut”).

Mesure No.2 : un allongement substantiel des durées de remboursement et un plafonnement des taux d’intérêt

Mesure No. 3 : Un impôt exceptionnel progressif sur les 10 % (ou les 1%) les plus riches, dont les recettes serviraient à rembourser par anticipation une partie de la dette.
Ce type de mesure, qui peut paraître radical, est pourtant évoqué dans un rapport récent du FMI sous forme d’un impôt “à un coup” (one off) sur la richesse privée ; il faudrait prévoir (ce que ne fait pas le FMI) un seuil protégeant les petits épargnants.

Sortir de l’emprise des marchés financiers
L’objectif n’est pas de réduire à zéro le déficit. Il est de respecter la véritable “règle d’or” des finances publiques qui stipule qu’il est légitime de financer les investissements d’utilité publique par le déficit. La réduction du déficit public n’est donc pas un but en soi. En effet, le déficit peut être utilisé pour relancer l’activité économique et réaliser des dépenses afin d’améliorer les conditions de vie des victimes de la crise.

Une fois l’activité économique relancée, la réduction des déficits publics doit se faire non pas en réduisant les dépenses sociales publiques, mais par la hausse des recettes fiscales, en luttant contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales et en taxant davantage les revenus des grandes entreprises, le patrimoine et les revenus des ménages riches, les transactions financières : c’est un choix de société.

La réduction du déficit doit aussi porter sur le budget militaire ainsi que sur d’autres dépenses socialement inutiles et dangereuses pour l’environnement comme la construction de nouveaux aéroports ou de nouvelles infrastructures autoroutières.
En revanche, il est fondamental d’augmenter les dépenses sociales, notamment pour contrecarrer les effets de la dépression économique. Il faut également accroître les investissements publics dans dans certaines infrastructures comme les transports en commun, les établissements scolaires, les installations de santé publique et un vaste programme de transition écologique.
Une politique de relance par l’investissement public et par la demande de la majorité des ménages génère également des créations d’emplois et des rentrées d’impôts et de cotisations.

Au-delà d’une politique de relance de l’emploi et de l’économie, la crise doit donner la possibilité de rompre avec la logique actuelle, tourner le dos au productivisme, intégrer la donne écologique et promouvoir les biens communs.

L’objectif immédiat est de ne plus dépendre du bon vouloir des marchés financiers et des agences de notation et de garantir le financement de la dette publique à des taux modérés.

Cela peut le faire de diverses manières.

Mesure No.4 : l’obligation faite aux banques de souscrire un quota de titres de la dette publique ou de la dette des collectivités locales, par exemple en réemploi des fonds collectés sur les livrets A.

Mesure No.5 : un emprunt forcé (selon Jean-Paul Fitoussi, l’arme de destruction massive de la politique budgétaire21). Il consiste à “contraindre les contribuables à prêter à leur gouvernement” et cela peut se faire à un taux d’intérêt réduit.

Mesure No.6 : l’extension du secteur bancaire public. Les Caisses d’épargne, la Banque Postale pourraient étendre leur collecte (par hausse du plafond du livret A) afin de financer les dettes
publiques et locales à des taux bas mais garantis (selon l’exemple du Japon). Une institution bancaire spécialisée pourrait placer directement des titres publics ou locaux auprès des épargnants .

Mesure No.7 : la socialisation du système bancaire dans son intégralité. Assurant de fait un service public, et bénéficiaires de garanties publiques contre la faillite, les banques devraient passer sous contrôle capitalistique des pouvoirs publics (européens, nationaux et régionaux) et être dirigées par des conseils d’administration représentatifs des parties prenantes et de la société civile ; elles procureraient des financements à taux modéré aux acteurs publics locaux et nationaux.

Les conditions à remplir
S’agissant d’investissement correspondant aux priorités publiques, l’Etat doit s’assurer (ainsi qu’aux collectivités locales et aux établissements publics) les conditions d’un financement stable et au coût maîtrisé. Il doit par ailleurs garantir une répartition équitable de ce financement.

L’application de ces principes suppose qu’un certain nombre de conditions soient remplies.

Mesure No.8 : mettre à jour le “cadastre” de la dette en levant l’opacité sur l’identité des créanciers de l’Etat. Il faut assurer une parfaite transparente et traçabilité des transactions sur les titres de la dette publique.

Mesure No.9 : mettre un terme à l’exode fiscal, aux paradis fiscaux, à l’optimisation fiscale des multinationales notamment par la manipulation des prix de transfert.

Mesure No.10 : renforcer très substantiellement les moyens et les effectifs du contrôle fiscal

Mesure No.11 : une réforme fiscale assurant une plus grande équité dans le financement des dépenses publiques.

Mesure No.12 : organisation d’un audit permanent de la politique d’endettement public avec participation citoyenne.
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par Labrecche »

Lotus95, la dette publique concerne toute la sphère et non seulement le budget de l'Etat, ce qui fait aussi que la baisse de la fiscalité n'est aussi qu'un enfumage, puisque toute une panoplie de la fiscalité envers les autres organismes ont augmenté, dont la région créée en 81 dont le poids est de plus important, les centres d'apprentissages qui collectent la plus grande partie de la taxe ou mise en place de 32 taxes sur le transport de produits carnés, la taxe nuitée qui a fait parlée d'elle...
Quand à l'audit citoyen, c'est encore une fois seulement un étalage de salades marxistes qui consiste juste à trouver des solutions dont l'application n'est que très peu probable, comme une hausse d'imposition sur des gens qui sont déjà au plafond des 75% constitutionnels ou le principe de territorialité de l'impôt qui fait que les grandes entreprises paient l'impôt dans le pays où les gains sont effectués va falloir négocier contre le reste du monde.
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par lotus95 »

Labrecche a écrit : Lotus95, la dette publique concerne toute la sphère et non seulement le budget de l'Etat, ce qui fait aussi que la baisse de la fiscalité n'est aussi qu'un enfumage, puisque toute une panoplie de la fiscalité envers les autres organismes ont augmenté, dont la région créée en 81 dont le poids est de plus important, les centres d'apprentissages qui collectent la plus grande partie de la taxe ou mise en place de 32 taxes sur le transport de produits carnés, la taxe nuitée qui a fait parlée d'elle...
Quand à l'audit citoyen, c'est encore une fois seulement un étalage de salades marxistes qui consiste juste à trouver des solutions dont l'application n'est que très peu probable, comme une hausse d'imposition sur des gens qui sont déjà au plafond des 75% constitutionnels ou le principe de territorialité de l'impôt qui fait que les grandes entreprises paient l'impôt dans le pays où les gains sont effectués va falloir négocier contre le reste du monde.
cela n'a rien d'une "salade marxiste" ; le dossier est étayé par de nombreuses données issues de sources officielles
je vous invite à le lire
https://www.audit-citoyen.org/wp-conten ... -dette.pdf
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par Labrecche »

lotus95 a écrit : cela n'a rien d'une "salade marxiste" ; le dossier est étayé par de nombreuses données issues de sources officielles
je vous invite à le lire
https://www.audit-citoyen.org/wp-conten ... -dette.pdf
Dès le début, on voit qui a fait ceci, toujours le même côté, je préfère le travail du sénat:
http://www.senat.fr/rap/r16-566/r16-5660.html
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par NSC »

lotus95 a écrit : pour continuer sur l'illégitimité de la dette, voici ce qu'en dit le rapport de l'audit citoyen réalisé en 2014 (lecture fortement recommandée pour qui veut approfondir le sujet) :
Pourquoi parler de dette illégitime ?

L’exercice qui précède a permis de détecter deux raisons permettant de considérer qu’une partie de la dette publique est illégitime, en ce sens qu’elle résulte de décisions prises sans respecter l’intérêt général ou au préjudice de l’intérêt général .

Rappelons ces raisons :

- des taux d’intérêt excessifs pendant près de 20 ans, du fait de politiques néolibérales entièrement destinées à servir les créanciers (et les spéculateurs sur les monnaies en 1992-93) ;

- des cadeaux fiscaux destinés soi-disant à relancer l’emploi mais qui ont en réalité creusé les inégalités.

- On y rajoutera une troisième raison, qui n’est pas seulement illégitime mais illégale : l’évasion fiscale.

Première raison : des taux d’intérêt excessifs.
Pendant de longues années, l’Etat, tenu d’emprunter sur les marchés financiers, a du le faire à des taux d’intérêt très élevés qui ont déclenché le mécanisme de “boule de neige” de la dette. Ce choix est illégitime et contraire à l’intérêt public parce qu’il a procuré des profits financiers exorbitants aux détenteurs des titres publics, les banques en première ligne, et à travers elles des catégories sociales qui ne sont en rien représentatives de l’ensemble de la population.
Or, il était possible de faire autrement, soit en ajustant les recettes publiques, soit en se finançant ailleurs que sur les marchés financiers, à des taux conformes aux moyennes historiques.
Les évaluations qui précèdent conduisent à chiffrer à 24 % de la dette publique de 2007 (et 29 % de celle de 2012) l’impact cumulé de ces taux d’intérêt excessifs.

Deuxième raison : les cadeaux fiscaux.
De manière récurrente mais particulièrement marquée depuis la fin des années 1990, l’Etat a unilatéralement réduit ses recettes, contribuant ainsi à creuser le déficit. La partie de la dette ainsi acquise peut elle aussi être considérée comme illégitime parce qu’une telle politique ne pouvait atteindre les objectifs économiques visés et qu’elle a en pratique été ciblée vers des couches sociales privilégiées.
Les baisses d’impôts devaient doper la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, mais ce n’est pas ce qui s’est passé, comme c’était prévisible. Comme elles étaient ciblées sur les catégories de ménages les plus favorisées, ces baisses d’impôts ont plutôt conduit à un supplément d’épargne. Et comme elles n’étaient assorties d’aucune conditionnalité, les entreprises n’ont pas plus investi qu’avant, mais ont distribué encore plus de dividendes.
Ces baisses d’impôt, loin de favoriser l’emploi, ont entraîné une véritable “redistribution à l’envers”. En s’endettant auprès des ménages riches qu’il défiscalisait, l’Etat a ainsi opéré un transfert à leur profit, et leur a permis de gagner deux fois : en payant moins d’impôts, et en se voyant offrir un placement sûr.
Cette fraction de dette illégitime peut être chiffrée à 11 % de la dette publique de 2007 et 24 % de celle de 2012.

Troisième raison : l’évasion fiscale.
Selon les estimations de Gabriel Zucman12, le coût de la fraude permise par le secret bancaire s’élève en 2013 à 50 milliards d’euros pour l’ensemble de l’Europe, dont près de 17 milliards pour la France : 9 milliards pour l’impôt sur les revenus du capital, 4 pour l’impôt sur les successions et 4 pour l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune).
Depuis 1980, avec la libéralisation complète des mouvements de capitaux, le recours des riches contribuables aux paradis fiscaux s’est considérablement accru.
Si ces sommes envolées avaient été imposées en France depuis le début des années 1980, la dette de l’Etat serait en 2012 inférieure de 424 milliards d’euros et ne représenterait que 50 % du PIB au lieu de 70,8 % (graphique 15).
Le surcoût lié à l’évasion fiscale peut donc être estimé à 30 % de la dette de l’Etat.

Cet exercice permet au passage d’illustrer la force des mécanismes cumulatifs de l’endettement.
L’évasion fiscale, telle que l’évalue Gabriel Zucman, passe de 0,5 % des recettes de l’Etat en 1978 à environ 4 % en fin de période. Cela peut sembler relativement peu, mais cette perte de recettes conduit à une très forte croissance de la dette en raison de ses effets cumulatifs sur la charge d’intérêts.
Cependant, vu la méthode ici utilisée, l’évasion fiscale se reflète en partie dans la mesure des cadeaux fiscaux, sans qu’il soit possible de dire dans quelle proportion. En effet, nous avons pris comme indicateur des cadeaux fiscaux la baisse des recettes publiques en % du PIB, dont une part peut être attribuée à l’évasion. On ne peut donc pas cumuler ces deux sources d’accroissement de la dette puisqu’elles ne sont pas indépendantes. L’évasion fiscale n’est donc rappelée que pour mémoire dans le tableau 6 récapitulatif qui conduit à la conclusion suivante :

Au total, plus de la moitié (59 % dans notre évaluation) de la dette publique peut être considérée comme illégitime au sens défini précédemment.
C'est qui ca "l'audit citoyen"?
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par lotus95 »

Labrecche a écrit :
lotus95 a écrit : cela n'a rien d'une "salade marxiste" ; le dossier est étayé par de nombreuses données issues de sources officielles
je vous invite à le lire
https://www.audit-citoyen.org/wp-conten ... -dette.pdf
Dès le début, on voit qui a fait ceci, toujours le même côté, je préfère le travail du sénat:
http://www.senat.fr/rap/r16-566/r16-5660.html
c'est en effet intéressant, l'analyse est complète et bien organisée et je comprends pourquoi tu préfères ce travail : ses conclusions sont diamétralement opposées à celui de l'audit citoyen :twisted:

les chiffres de l'audit citoyen proviennent également de l'Insee alors il faut comprendre où sont les différences de langage ...
je vais prendre le temps de le faire, mais je peux déjà en citer une et de taille : l'audit citoyen parle d'évolution de dépenses hors intérêts lorsque l'analyse du Sénat considère l'évolution de la globalité des dépenses ... ce qui biaise les conclusions

ce n'est pas pertinent lorsqu'on veut connaitre l'impact de chaque indicateur sur l'augmentation de la dette, d'autant plus que la charge d'intérêts est d'une part discutable, de par les intérêts excessifs pratiqués sur une longue période, et d'autre part, constitue un facteur majeur dans l'augmentation de la dette avec un effet boule de neige.
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par NSC »

lotus95 a écrit :
Labrecche a écrit :
Dès le début, on voit qui a fait ceci, toujours le même côté, je préfère le travail du sénat:
http://www.senat.fr/rap/r16-566/r16-5660.html
c'est en effet intéressant, l'analyse est complète et bien organisée et je comprends pourquoi tu préfères ce travail : ses conclusions sont diamétralement opposées à celui de l'audit citoyen :twisted:

les chiffres de l'audit citoyen proviennent également de l'Insee alors il faut comprendre où sont les différences de langage ...
je vais prendre le temps de le faire, mais je peux déjà en citer une et de taille : l'audit citoyen parle d'évolution de dépenses hors intérêts lorsque l'analyse du Sénat considère l'évolution de la globalité des dépenses ... ce qui biaise les conclusions

ce n'est pas pertinent lorsqu'on veut connaitre l'impact de chaque indicateur sur l'augmentation de la dette, d'autant plus que la charge d'intérêts est d'une part discutable, de par les intérêts excessifs pratiqués sur une longue période, et d'autre part, constitue un facteur majeur dans l'augmentation de la dette avec un effet boule de neige.
Une fois de plus, c'est quoi un audit citiiyen,? qui le commannde? qui le paye? qui l'efffectue et par quelle methode?
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par lotus95 »

NSC a écrit :
lotus95 a écrit :

c'est en effet intéressant, l'analyse est complète et bien organisée et je comprends pourquoi tu préfères ce travail : ses conclusions sont diamétralement opposées à celui de l'audit citoyen :twisted:

les chiffres de l'audit citoyen proviennent également de l'Insee alors il faut comprendre où sont les différences de langage ...
je vais prendre le temps de le faire, mais je peux déjà en citer une et de taille : l'audit citoyen parle d'évolution de dépenses hors intérêts lorsque l'analyse du Sénat considère l'évolution de la globalité des dépenses ... ce qui biaise les conclusions

ce n'est pas pertinent lorsqu'on veut connaitre l'impact de chaque indicateur sur l'augmentation de la dette, d'autant plus que la charge d'intérêts est d'une part discutable, de par les intérêts excessifs pratiqués sur une longue période, et d'autre part, constitue un facteur majeur dans l'augmentation de la dette avec un effet boule de neige.
Une fois de plus, c'est quoi un audit citiiyen,? qui le commannde? qui le paye? qui l'efffectue et par quelle methode?
prends la peine d'ouvrir le lien, tous les noms sont cités
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Re: Faut-il vraiment payer toute la dette ?

Message par NSC »

lotus95 a écrit :
NSC a écrit :
Une fois de plus, c'est quoi un audit citiiyen,? qui le commannde? qui le paye? qui l'efffectue et par quelle methode?
prends la peine d'ouvrir le lien, tous les noms sont cités
Jurai voulu que tu le dise toi meme car vu l'rientation tres partial de ceux qui ont elabore cet audit il n'a pas beaucoup de valeur.
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