Labrecche a écrit : ILotus95 l manque une information importante dans ce schéma, c'est le rôle de la banque centrale, elle doit crée la monnaie qui manque à l'économie dans la limite d'un taux d'inflation faible avec le moyen de fixer des taux directeurs pour plus ou moins dissuader les demandes de crédit. Or il semble bon de rappeler que dans les années 80 a été élu un ignare en économie qui n'a pas hésité à pratiquer une imposition qui est allé jusqu'à la confiscation de certains revenus à partir desquels se trouvait la finance des investissement, et la conséquence ne s'est pas faite attendre, il y a eu explosion de demandes de crédits pour réaliser les investissements dont la conséquence a été l'élévation du taux BDF à plus de 8% .Et par conséquent le fait d'avoir réduit le niveau d'imposition dans les années 90 est surtout pour corriger l'illégitime racket des années 80.
Il faut arrêter avec ces guignols qui cherchent à refuser les conséquences de leur vote de 1981, il va bien falloir assumer les conséquences de ces conneries communistes.
il n'en reste pas moins que les recettes fiscales de l'Etat ont décru de 5 points de PIB en 30 ans, et alors que tous les regards sont rivés sur les dépenses, le problème est ailleurs, même si bien sûr, il y aussi matière à réduire certaines dépenses ...
et entre parenthèses, qui a profité de ces taux excessifs, en plus des multitudes de cadeaux fiscaux et niches diverses et variées ?
Pire encore, le programme Macron prévoit non seulement d'enfoncer le clou au profit des plus aisés et des grandes entreprises, tout en faisant assumer les "erreurs du passé" à ceux qui n'en ont pas profité
on voit aussi qu'il y a éternel recommencement sur les pseudo-mesures destinées à, soit disant, relancer l'économie alors qu'il ne s'agit que de cadeaux sans contrepartie qui ne feront que creuser les inégalités
En tant que citoyenne moyenne, il me semble juste que tout ce qui a contribué à alourdir la dette au profit d'une minorité ne soit assumée que par cette minorité.
voici les conclusions de l'audit citoyen :
Qui doit payer la facture ?
Dans tous les cas de figure, il est légitime que les entreprises privées nationales ou étrangères ainsi que les ménages les plus riches qui détiennent des titres de ces dettes supportent le fardeau de l’annulation ou de la réduction de la dette car ils portent largement la responsabilité de la crise, dont ils ont de surcroît profité. Le fait qu’ils doivent supporter cette charge n’est qu’un juste retour vers davantage de justice sociale.
Il est donc important d’identifier les détenteurs de titres afin d’indemniser parmi eux les citoyens et citoyennes à faibles et moyens revenus. Il conviendra en effet de protéger les petits épargnants qui ont placé leurs économies dans des titres publics ainsi que les salariés et les retraités qui ont vu une partie de leurs cotisations sociales (retraite, chômage, maladie, famille) placée par les institutions ou les organismes gestionnaires dans ce même type de titres.
La restructuration de la dette peut prendre diverses formes, non exclusives les unes des autres, et entre lesquelles un débat démocratique devrait pouvoir choisir.
Mesure No.1 : une annulation de tout ou partie de la dette illégitime (“haircut”).
Mesure No.2 : un allongement substantiel des durées de remboursement et un plafonnement des taux d’intérêt
Mesure No. 3 : Un impôt exceptionnel progressif sur les 10 % (ou les 1%) les plus riches, dont les recettes serviraient à rembourser par anticipation une partie de la dette.
Ce type de mesure, qui peut paraître radical, est pourtant évoqué dans un rapport récent du FMI sous forme d’un impôt “à un coup” (one off) sur la richesse privée ; il faudrait prévoir (ce que ne fait pas le FMI) un seuil protégeant les petits épargnants.
Sortir de l’emprise des marchés financiers
L’objectif n’est pas de réduire à zéro le déficit. Il est de respecter la véritable “règle d’or” des finances publiques qui stipule qu’il est légitime de financer les investissements d’utilité publique par le déficit. La réduction du déficit public n’est donc pas un but en soi. En effet, le déficit peut être utilisé pour relancer l’activité économique et réaliser des dépenses afin d’améliorer les conditions de vie des victimes de la crise.
Une fois l’activité économique relancée, la réduction des déficits publics doit se faire non pas en réduisant les dépenses sociales publiques, mais par la hausse des recettes fiscales, en luttant contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales et en taxant davantage les revenus des grandes entreprises, le patrimoine et les revenus des ménages riches, les transactions financières : c’est un choix de société.
La réduction du déficit doit aussi porter sur le budget militaire ainsi que sur d’autres dépenses socialement inutiles et dangereuses pour l’environnement comme la construction de nouveaux aéroports ou de nouvelles infrastructures autoroutières.
En revanche, il est fondamental d’augmenter les dépenses sociales, notamment pour contrecarrer les effets de la dépression économique. Il faut également accroître les investissements publics dans dans certaines infrastructures comme les transports en commun, les établissements scolaires, les installations de santé publique et un vaste programme de transition écologique.
Une politique de relance par l’investissement public et par la demande de la majorité des ménages génère également des créations d’emplois et des rentrées d’impôts et de cotisations.
Au-delà d’une politique de relance de l’emploi et de l’économie, la crise doit donner la possibilité de rompre avec la logique actuelle, tourner le dos au productivisme, intégrer la donne écologique et promouvoir les biens communs.
L’objectif immédiat est de ne plus dépendre du bon vouloir des marchés financiers et des agences de notation et de garantir le financement de la dette publique à des taux modérés.
Cela peut le faire de diverses manières.
Mesure No.4 : l’obligation faite aux banques de souscrire un quota de titres de la dette publique ou de la dette des collectivités locales, par exemple en réemploi des fonds collectés sur les livrets A.
Mesure No.5 : un emprunt forcé (selon Jean-Paul Fitoussi, l’arme de destruction massive de la politique budgétaire21). Il consiste à “contraindre les contribuables à prêter à leur gouvernement” et cela peut se faire à un taux d’intérêt réduit.
Mesure No.6 : l’extension du secteur bancaire public. Les Caisses d’épargne, la Banque Postale pourraient étendre leur collecte (par hausse du plafond du livret A) afin de financer les dettes
publiques et locales à des taux bas mais garantis (selon l’exemple du Japon). Une institution bancaire spécialisée pourrait placer directement des titres publics ou locaux auprès des épargnants .
Mesure No.7 : la socialisation du système bancaire dans son intégralité. Assurant de fait un service public, et bénéficiaires de garanties publiques contre la faillite, les banques devraient passer sous contrôle capitalistique des pouvoirs publics (européens, nationaux et régionaux) et être dirigées par des conseils d’administration représentatifs des parties prenantes et de la société civile ; elles procureraient des financements à taux modéré aux acteurs publics locaux et nationaux.
Les conditions à remplir
S’agissant d’investissement correspondant aux priorités publiques, l’Etat doit s’assurer (ainsi qu’aux collectivités locales et aux établissements publics) les conditions d’un financement stable et au coût maîtrisé. Il doit par ailleurs garantir une répartition équitable de ce financement.
L’application de ces principes suppose qu’un certain nombre de conditions soient remplies.
Mesure No.8 : mettre à jour le “cadastre” de la dette en levant l’opacité sur l’identité des créanciers de l’Etat. Il faut assurer une parfaite transparente et traçabilité des transactions sur les titres de la dette publique.
Mesure No.9 : mettre un terme à l’exode fiscal, aux paradis fiscaux, à l’optimisation fiscale des multinationales notamment par la manipulation des prix de transfert.
Mesure No.10 : renforcer très substantiellement les moyens et les effectifs du contrôle fiscal
Mesure No.11 : une réforme fiscale assurant une plus grande équité dans le financement des dépenses publiques.
Mesure No.12 : organisation d’un audit permanent de la politique d’endettement public avec participation citoyenne.