Ce n'est pas la seule ville...hélas!
Alors que plusieurs fusillades ont été signalées récemment dans la ville et l’agglomération, le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat témoigne dans nos colonnes : . « C’est déplaisant, c’est désagréable, mais c’est malheureusement habituel dans cette ville, et dans l’agglomération. De toute ma carrière, je n’ai jamais vu une ville qui était aussi pourrie et gangrenée par le trafic de drogue que Grenoble. C’est bien simple, il y a des points de revente quasiment partout. Cela ne se limite plus aux quartiers sud, cela touche le centre-ville et certains quartiers historiques où il n’y a pas forcément de grands ensembles architecturaux. Le sentiment d’insécurité de ces quartiers se ressent finalement dans toute la ville pour qui veut y prêter attention. »
Mais a Grenoble c'est particulièrement visible et, surtout, la police a des ordres pour ne pas intervenir dans certains quartiers.......alors qui est responsable ??
Ces derniers jours:
Le quotidien des habitants des deux tours du quartier Jouhaux à Grenoble est devenu un cauchemar, entre la présence du trafic de drogue au pied de leur immeuble et les incivilités liés au voisinage. Ils demandent à être reloger de toute urgence.
Cela fait des mois que cela dure. Les habitants des tours 3 et 5 de la rue 140e RIA, dans le quartier Jouhaux, n’en peuvent plus. De jour comme de nuit, dedans comme dehors. Il y a quelques jours, le 15 juillet, ils disent avoir entendu trois fusillades survenues en bas de leur immeuble et cela a réveillé leur colère qui ne demande qu’à sortir. Alors nous en avons rencontré quelques-uns d’entre eux dans le hall leur immeuble. Ce jour-là, dehors, une poignée de jeunes, sacoches en bandoulière, occupent le parc. Dedans, au milieu des boîtes aux lettres taggées et d’une désagréable odeur d’urine, les habitants racontent leur quotidien. Qu’ils soient seuls ou en famille, jeunes ou moins jeunes, ils convergent, à travers leur récit, vers le même sentiment, celui de se sentir assignés à résidence...


