Kelenner a écrit : Je pense justement que l'erreur, c'est de regarder ces événements avec notre vision de français.
En même temps, on voit de notre point de vue, c'est normal.
Qu'une partie des iraniens souhaite desserrer l'étau des mollahs, c'est une certitude. Mais il est tout aussi certain que la grande majorité des iraniens est attaché au cadre "islamique" du régime :
Qu'est-ce qui te permet de le penser ?
On n'en sait rien !
il ne faut pas faire l'erreur funeste de penser qu'ils souhaiteraient massivement instaurer un espèce de régime à l'occidentale. Je pense que ce point de vue est très minoritaire dans le pays; hormis chez quelques contestataires éduqués des grandes villes.
Un régime à l'occidentale c'est impossible, chaque peuple a le régime qui correspond à sa culture.
Donc si les mollahs chutent, on ne va certainement pas les pleurer. La nation iranienne est bien plus cohérente que l'Irak ou la Syrie et une guerre de même ampleur est effectivement improbable. En revanche, il y aura des tensions inévitables car tous ne souhaiteront pas la même chose.
C'est pareil dans les démocraties, tout le monde n'a pas les mêmes convictions ni la même sensibilité politique mais chacun s'accorde sur le principe que la majorité décide.
Aprés, la démocratie est-elle un droit universel des peuples ?
J'ai la faiblesse de le penser et d'y croire.
Il faut se rappeler quand même que la "révolution islamique" de 79 a été un immense succès populaire là -bas, ce n'était pas le coup de force de quelques illuminés. Donc que se produira-t-il si la régime chute, je me garderais bien de faire des pronostics, et le pire n'est malheureusement pas à exclure.
Personne ne sait effectivement de quoi sera fait l'avenir, rien est écrit.
Y'a donc de l'incertitude et du risque, mais on peut difficilement faire pire que le régime des mollah tu en conviendras aisément.
Je vois pas trop ce que les iraniens peuvent attendre du statu quo en termes de démocratie, ils n'ont rien à perdre et leur avenir est bouché .
Le régime des mollahs est vérolé à la base, c'est une théocratie.
Instaurer la démocratie en Iran implique de faire une révolution dans le système politique.
Je ne sais pas quel sera le prix à payer pour le peuple iranien mais le jeu en vaut toujours la chandelle lorsqu'on se bat pour la liberté.