Ché Moriarty a écrit :C'était un révolutionnaire, avec un idéal de libérateur incontestable, contre un dictateur à la tête d'un pays à la solde des américains et gangréné par les mafias nord américaines toutes puissantes et plus que cruelles, barbares.
a savoir, une dictature ça ne se renverse pas comme ça, voir celle de russo-castro par la suite pour exemple
acte 1
Après avoir attaqué la caserne Moncada, le 26 juillet 1953, Fidel Castro reste vingt et un mois dans les geôles cubaines. Il en sort auréolé d’un prestige de libérateur, et annonce un exil au Mexique, pour mieux préparer le renversement de la dictature de Batista
Acte 2
Pour Fidel, l’année 1956 devait être l’année décisive de la révolution. Le 23 novembre, les « expéditionnaires » sont regroupés à Pozo Rico, au sud du port pétrolier mexicain de Tuxpan. La nuit du 24, par gros temps, 82 novices embarquent avec force matériel, armement, nourriture, sur un yacht, surchargé à l’extrême, et qui peine à avancer. La traversée est homérique. Les hommes vomissent, les tripes tordues par le mal de mer, le « bote » prend l’eau, perdu et ballotté dans le golfe du Mexique… La traversée doit durer cinq jours, pour coïncider avec la date symbolique du 26 (en référence à l’attaque de la caserne Moncada), et avec le soulèvement que le Mouvement du 26 juillet (qui s’est énormément développé en ville depuis 1953) et son exceptionnel leader, Frank Pais, préparent à Santiago. Le débarquement doit contribuer à mettre le feu aux poudres. Cependant, l’insurrection éclate quarante-huit heures avant l’arrivée du Granma et s’éteint rapidement, éliminant tout effet de surprise. L’armée (50 000 hommes au total), l’aviation et la marine patrouillent à la recherche des expéditionnaires du Granma.
Mais, voilà, le rafiot transforme les libérateurs en naufragés, il accoste le 2 décembre, à plusieurs kilomètres de l’endroit prévu (la plage de las Coloradas) et s’enlise à quelques centaines de mètres de la côte, dans une mangrove. « L’expert en navigation » tombe à l’eau et est difficilement repêché. Les sinistrés, les boyaux enfin libérés, sont contraints de marcher jusqu’à la côte, de l’eau jusqu’à la poitrine, et doivent abandonner beaucoup de provisions et de munitions. Une armée de fantômes, épuisés, affamés. Cette « marche asthmatique », selon Paco Ignacio Taibo II, est immédiatement repérée par l’aviation et les patrouilles en mer qui attendaient, sur les dents, l’arrivée des castristes. Impossible, vraiment, de compter sur le facteur surprise.
Lorsque le groupe évacue le yacht, ce dernier coule. Plus tard, Fidel comparera le Granma à une « coquille de noix dansant dans le golfe du Mexique »
et plouf et plouf et pouf
des opportunistes mercenaires à la solde.. euh à la solde d'euh....
