Marx n'est pas si présent dans les travaux des sciences sociales mais plus en philosophie. Cela n'empêche pas que son travail a une certaine influence en général.CrazyMan a écrit : Je crois que le monde de la recherche en sciences sociales et la présence d'idées d'origine marxiste au sein de partis importants (en terme de représentativité) prouvent que ses travaux apportent encore des choses aujourd'hui.
C'est pas forcément un raisonnement individuel ou de groupe qui compte, même si statistiquement, un groupe est plus pertinent pour dégager des tendances globales. Ce qui compte surtout, c'est soit on part d'une représentation abstraite comme base de réflexion comme l'homo œconomicus postulé par les courants néoclassiques (dominant si vous préférez), un acteur rationnel idéal, ou bien on évite de partir d'une préconception imaginaire au profit d'une représentation factuelle du consommateur actuel pour en extirper d'éventuelles règles générales (propres à tous les consommateurs) ou plus spécifiques (propre à des groupes particuliers de consommateurs).Pour en revenir au sujet, je pense que l'approche marxiste pourrait encore être bénéfique à notre modèle économique, notamment en adoptant une analyse du consommateur en terme de "groupe". Le principal angle mort de la théorie économique dominante provient du fait que le modèle se base sur UN consommateur dont les actes seraient rationalisés mais il y a un gros soucis de cohérence lorsque l'on tente d'utiliser ce modèle sur un ensemble d'individus, particulièrement l'impossibilité de pouvoir dresser une courbe de demande prévisible ce qui est un véritable boulet pour la sacro sainte théorie de l'offre et la demande.
L'élaboration d'un modèle pensé en terme de "groupe de consommateur" semblerait plus en phase avec la réalité. L'utilité pourrait être mesurée à l'aide de barèmes propres à chaque groupe (en fonction d'habitude de consommation, de ressources, ect...) au lieu d'en utiliser qu'un seul à l'ensemble de la société.
Les études portant sur des individus apportent souvent des données qualitatives intéressantes, tandis que les études macroscopiques sont préférables pour obtenir des données en quantité mais pas forcément détaillées.

