Kelenner a écrit : Sauf que ce que tu nommes "abus" est en réalité inhérent à l'idéologie libérale, c'est une conséquence tout à fait inévitable : les gros mangent les petits, utilisent leur pouvoir pour renforcer encore et encore leur position, c'est l'essence même du libéralisme. La seule communauté qui peut décider d'y mettre un frein, ce sont les Etats, justement abhorrés par les libéraux qui souhaiteraient les voir réduit à l'impuissance. Il faut être cohérent idéologiquement.
Le libéralisme, ce n'est pas la loi de la jungle.
Le libéralisme, ce n'est pas l'encouragement à la fraude ou à la délinquance.
Tu tombes dans la caricature.
Ce problème de la fraude et de l'optimisation fiscale n'est pas un problème lié intrinsèquement au libéralisme.
Il est évident qu'il y avait de la fraude du temps de l'URSS ou du maoïsme comme il y a tout un tas de trafic aujourd'hui à la Havane.
Il n'y a pas d'un côté un monde tout noir, celui du libéralisme et de l'autre un monde tout blanc celui du communisme ou du marxisme.
Parler de cette manière, c'est revenir quasiment au 16ième siècle et aux guerres de religion entre les catholiques et les protestants.
On n'est plus dans le monde de la raison mais dans celui des croyances.
Aujourd'hui les GAFA dont Apple fait partie ont un comportement économique mais aussi fiscal qui posent un réel problème aux économies locales où ils sont implantés et aux états auxquels ils ne paient pas leurs impôts.
C'est cela le problème, pas le libéralisme.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville