Finito les barrages même ceux du Vaucluse aux mains d'hommes de mains du FN/RN...
Place à... (on a pas encore le nom officiel) ... "La Grande Concertation" lancée par Emmanuel Macron le 10 décembre 2018.
C'est un post un peu long, n'en déplaise aux avares neuroniques! Mais bon, je suis de ceux qui pensent que pour "être meilleur" il faut bosser dur... et pas attendre tout de l'Etat, de Jupiter en quelque sorte, Président élu... qu'on vilipende par ailleurs, ce qui est le comble de l'hypocrisie, signe distinctif des gilets jaunis.
Ce Grand Débat qui devrait durer 3 mois... ne commencera qu'en janvier 2019. Ben oui! les neuneus impatients ... et comme moi vous ne saviez pas qu'il existait une CNDP qui doit surveiller TOUTE démarche publique de "Démocratie participative"
En France, le principe de participation du public a été instauré par la loi du 2 février 1995 relative à la protection de l'environnement, dite « loi Barnier », et élargi grâce aux changements apportés par la loi relative à la démocratie de proximité (27 février 2002).
La CNDP détermine les modalités de participation du public pour les projets dont elle est saisie. Elles peuvent prendre la forme d'un débat public ou d’une concertation. Quand le projet se situe au-dessus d’un certain seuil, fixé par décret en Conseil d’État, la saisine est obligatoire pour le maître d’ouvrage ou la personne publique responsable. Pour les projets en dessous du seuil, mais qui sont supérieurs à des seuils planchers, la saisine est facultative mais la publication est obligatoire, et le maître d'ouvrage doit préciser les modalités de concertation qu'il envisage.
Le ministre chargé de l’Environnement conjointement avec le ministre intéressé, peut également saisir la CNDP en vue de l’organisation d’un débat public portant sur des options générales en matière d’environnement, de développement durable ou d’aménagement. Depuis 2002, trois débats publics sur des options générales ont été organisés par la CNDP. Ils concernaient la gestion des déchets radioactifs, la politique de transports dans la vallée du Rhône et les nanotechnologies. Pour autant, la majorité des débats portent sur un projet bien défini : équipement routier, ferroviaire, culturel, industriel…
La CNDP a également vocation à conseiller les autorités compétentes et les maîtres d’ouvrage, à leur demande, sur toute question relative à la concertation avec le public tout au long de l’élaboration d’un projet.
Dingue la France! Même moi qui ne suis pas totalement acculturé comme un GJ du Vaucluse au crâne bien tondu, je ne savais pas qu'une telle commission existait.
Je savais par contre que Mme Jouanno était de la partie:
Jusqu'au 1er mars 2019, l'ex-ministre des Sports de Nicolas Sarkozy va mener la consultation voulue par Emmanuel Macron autour de quatre thèmes, pour sortir de la crise des «gilets jaunes».
En juillet 2017, lorsque Chantal Jouanno, alors sénatrice UDI de Paris ex-LR, avait décidé de quitter la vie politique, elle avait expliqué que la diversité des rencontres était «exactement» ce qu'elle avait le plus aimé durant son parcours d'élue. En se retrouvant aujourd'hui à la tête de la «coordination opérationnelle» du «grand débat national» voulu par Emmanuel Macron, l'ex-ministre des Sports ne sera pas déçue, car des rencontres, en deux mois et demi, il y en aura beaucoup! Et la présidente de la Commission nationale du débat public, qui fut nommée à ce poste par le chef de l'État au mois de mars, aura du pain sur la planche.
Ce débat national, dont elle réglait encore la méthode vendredi à Matignon avec le premier ministre, vise à traiter quatre thèmes: transition écologique, fiscalité, services publics, et débat démocratique. Jeudi, à l'Assemblée nationale, Édouard Philippe a finalement expliqué que la problématique de l'immigration ne serait pas inscrite au menu.
Pour en revenir à la CNDP, cette dame rechigne à voir l'exécutif se mêler d'un peu trop prêt de l'organisation: la "Démocratie participative" c'est la liberté d'expression citoyenne pas la mise sous tutelle; voilà ce que dit la CNDP:
Dans une lettre adressée à Matignon datée du 15 décembre, la commission nationale du débat public (CNDP), chargée de mettre sur pieds la "grande concertation" rappelle fermement ses principes et son indépendance. Plusieurs de ses membres estiment que si l’exécutif ne respecte pas les règles, la CNDP doit se retirer du jeu.
"Il est primordial de ne jamais laisser entendre que le gouvernement pilote directement ou indirectement", écrit noir sur blanc la CNDP dans cette lettre. Elle rappelle également qu’un débat public ne peut être un outil à la solde du pouvoir : la commission "veillera à ce que les réunions du "grand débat" ne soient en aucun cas" des "meetings politiques", ni pour le gouvernement, ni pour la majorité", écrit-elle. La commission rappelle qu'elle est neutre, indépendante et qu'elle seule décide de la méthode pour organiser le débat et en restituer les conclusions.
Respecter les propositions
Après avoir mené, elle aussi, une série de consultations préalables, la CNDP met en garde l’exécutif : la défiance est forte. Elle lui déconseille d’évoquer "des lignes rouges"et de persister à employer des termes comme "pédagogie", ou "explication" au risque de vider les salles ou de les radicaliser. Elle réclame du gouvernement qu’il "s’engage à répondre par écrit, de manière argumentée et détaillée à toutes les positions et propositions" et à ne prendre pendant les deux mois et demi de concertation aucune décision qui n’en tienne pas compte.
En cause notamment, la réunion convoquée mardi 18 décembre au soir à l’Elysée pour préparer le grand débat national, en présence du Premier ministre, qui fait bondir certains membres de la commission, selon franceinfo. L’un d’entre eux évoque une "réunion jupitérienne" en contradiction absolue avec les principes de l’institution. "Emmanuel Macron ne peut pas en faire une affaire personnelle", s’indigne l’un des représentants de la société civile qui y siège.
Emmanuel Macron envoie pourtant le signal parfaitement contraire quand il déclare comme il l’a fait hier que finaliser le débat public et en clarifier les règles avant le Conseil des ministres impose qu’il n’aille pas à Biarritz. C'est une "priorisation normale de mon agenda" a déclaré le chef de l'État, qui se fait remplacer par Jean-Yves Le Drian, son ministre des Affaires étrangères, à la réunion de préparation du G7.
En espérant que ce dossier complet vous confortera dans votre décision de participer à votre place, à votre niveau (on fait selon ses moyens!) au débat qui aura lieu près de chez vous. N'oubliez pas que le hasard pourrait faire en sorte que vous soyez assis à côté de Victor ou de Lion blanc, ou pire d'Uburoi, sans le savoir
