Victor a écrit : lotus95 a écrit :
c'est le mot qui m'est venu à l'esprit
on croit rêver, on donne d'abord et on contrôle après ...
on n'a pas besoin d'énarques s'il suffit de jouer à la loterie pour mener une bonne politique économique :roll:
Le surréalisme était un mouvement artistique d'avant-garde et pas vraiment fait ni accessible pour les basses classes sociales populaires.
Merci de ne pas employer ce terme, svp.
.
Et pourtant......
Première erreur : artistique est générique.......littéraire est plus approprié.
Deuxième erreur : c'est un mouvement à but politique.
Troisième erreur : l'accessibilité à tous, en rupture avec les codes figés.
Je vous cite un passage qui démontre la superficialité de vos affirmations :
"La révolte surréaliste est, dans un premier temps,
littéraire.
L'un des premiers objectifs des surréalistes vise
la libération du langage : il s'agit d'une remise en cause de sa fonction de communication, de sa fonction d'échanges.
Le langage traditionnel qui s'appuie sur la logique et le rationalisme, leur paraît entraver tout développement intellectuel.
Les surréalistes s'assignent comme tâche de redécouvrir une sensibilité perdue, de retrouver les facultés humaines annihilées, réprimées par des siècles de civilisation et d'accéder à un univers régi par le merveilleux, l'imagination, le rêve et l'amour.
Mais si les formes du langage traditionnel apparaissent comme des obstacles à l'élargissement des facultés humaines, les préceptes moraux et sociaux vont également être perçus comme des entraves au développement de l'homme.
La société, les usages, la morale, les lois, la religion sont aussi responsables de l'annihilation des facultés humaines.
Dès lors, la rupture est établie non seulement avec l'institution littéraire mais aussi avec la société : la révolte littéraire se mue en
révolte politique.
En d'autres termes, la dimension esthétique du surréalisme se double d'une composante éthique qui les amène progressivement sur la voie d'un engagement politique.
La démarche surréaliste en proposant une éthique centrée sur la liberté, le désir, les passions,
s'oppose radicalement aux valeurs bourgeoises.
De plus, le surréalisme intègre
une vision de l'art profondément égalitaire.
En s'appuyant sur Lautréamont pour qui « la poésie peut être faite par tous. Non par un », les surréalistes prônent une désacralisation et
une démocratisation de la fonction artistique.
L'artiste n'apparaît plus comme un personnage sacré, exceptionnellement doué pour son activité.
L'art doit descendre de son piédestal pour investir la vie de tous les jours.
Chaque homme, chaque femme, possède des virtualités créatrices entravées par la société mais qui ne demandent qu'à être mise au jour.
Breton définit clairement ce qu'a été l'objectif du surréalisme : «
Le propre du surréalisme est d'avoir proclamé l'égalité totale de tous les êtres humains normaux devant le message sublimal, d'avoir constamment soutenu que ce message constitue un patrimoine commun dont il ne tient qu'à chacun de revendiquer sa part et qui doit à tout prix cesser très prochainement d'être tenu pour l'apanage de quelques-uns."