lotus95 a écrit : Diogène a écrit :
Moi je cotise depuis très longtemps, 35 ans que je bosse comme cadre sup et encore 45 ans en comptant les jobs de lycéens et d'étudiants. Je n'ai jamais reçu 1 € d'allocation chômage. Par contre, il y en a un certain nombre que j'ai du financer. Votre déclaration est absurde, le système de chômage français favorise la flemme de certains.
il faut considérer cela comme une chance au lieu d' être dans le dépit de payer pour les autres ;
et votre discours aurait un peu plus de sens s'il y avait suffisamment d'emplois pour tous : c'est loin d'être le cas puisqu'on crée péniblement 200 000 emplois par an pour 6 millions de chômeurs et travailleurs précaires
j'ai moi aussi cotisé plus de 20 ans sans interruption avant d'avoir un accident de parcours, et pour avoir baigné dans le chômage quelque temps, je suis convaincue qu'une très grande majorité de chômeurs préférerait travailler et cotiser pour les autres que subir ce calvaire
pour la plupart, ils sont avant tout victimes de malchance parce que leur boite a coulé ou délocalisé, ou qu'ils ont fait l'objet d'un licenciement abusif ...
c'est la triple/quadruple peine pour certaines personnes que j'ai cotoyées : perte de travail et de revenus, procédure prudh'hommale et toutes les joies qui vont avec, difficultés à retrouver, mise au ban de la société ...
on peut aussi rajouter les problèmes de santé qui en découlent : dépressions, dégradation de l'hygiène de vie qui engendre d'autres maux en cascade ...
bien sûr qu'il y a des profiteurs du système, mais est-ce une raison pour généraliser ?
vous êtes de ceux qui ont vite fait de simplifier les choses sous prétexte que, eux, ont eu la chance de conserver leur boulot
au final, raisonner "donnant-donnant" équivaut à prétendre prévoir l'avenir et être certain qu'on n'aura jamais de galère alors qu'on ne maitrise rien dans ce domaine ; c'est aussi absurde que fustiger ceux qui ont chopé un cancer et coûtent très cher en traitements à la collectivité sous prétexte qu'on est bien portant :roll:
voila ce a quoi on veut mettre fin ......sacrée injustice n 'est ce pas
Chômage : comment un chômeur sur cinq peut gagner plus qu'auparavant
VIDÉO. Une note de Pôle emploi, qui valide les chiffres mis en avant par le gouvernement, devrait servir de base à la révision des règles d'indemnisation. Par Marc Vignaud
Modifié le 02/04/2019 à 11:02 - Publié le 01/04/2019 à 17:43 | Le Point.fr
Les organisations patronales et syndicales, gestionnaires du régime de l'assurance chômage, l'avaient fait savoir haut et fort : ils ne croyaient pas aux chiffres du gouvernement selon lesquels un demandeur d'emploi indemnisé sur cinq touchait plus au chômage que lorsqu'il travaillait. Au moment de reprendre la main sur la réforme des règles d'indemnisation, le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud avaient mis cet argument en avant pour justifier la réforme des règles d'indemnisation envisagée. Leur chiffre avait pour le moins étonné, d'autant qu'il n'avait pas, depuis, été étayé par un document détaillé. Il émane en réalité de Pôle emploi. Face à la pression, l'organisme public chargé du suivi des chômeurs a fini par publier une note qui explicite sa méthodologie.
Elle détaille comment certains chômeurs, qui alternent période d'inactivité et contrats de travail, peuvent avoir droit à une allocation mensuelle nette supérieure à leur salaire net de référence moyen. L'estimation a été réalisée de 2015 à 2017. Depuis, les règles d'indemnisation ont légèrement changé, mais cela ne remet pas en cause le diagnostic. Pôle emploi a donc comparé l'allocation mensuelle nette à laquelle une personne a droit au salaire net moyen calculé sur les mois de la période d'affiliation et au cours de laquelle la personne a travaillé au moins une heure.
Plus 180 % de taux de remplacement pour près de 10 % des indemnisés
Pour bénéficier de l'allocation chômage, rappelle Pôle emploi, il faut avoir travaillé minimum quatre mois, exprimés en jours, soit quatre-vingt-huit, sur une période de référence de vingt-huit mois (trente-six mois pour les personnes de plus de 53 ans). L'allocation est calculée sur une base journalière, à partir des seuls jours travaillés. Une personne rémunérée au smic pendant quatre mois a ainsi droit à 920 euros d'allocation par mois pendant quatre mois.
Mais une personne payée au smic qui aurait mis onze mois pour cumuler ses quatre-vingt-huit jours mois d'activité (quatre mois pleins) avec des contrats de huit jours de travail par mois toucherait la même indemnisation de 930 euros pendant quatre mois, alors que son salaire net moyen était de moins de 500 euros. L'allocation est donc bien supérieure au salaire antérieur.
Parmi les demandeurs d'emploi qui ont droit à une allocation nette supérieure à leur salaire net moyen mensuel, 25 % atteignent des taux de remplacement de 123 à 147 % de l'ancien salaire moyen et 14,4 % touchent 147 à 180 % de ce salaire. Près de 10 % perçoivent même plus de 180 %... Cela ne veut néanmoins pas dire qu'ils la touchent effectivement, parce qu'ils ne vont pas forcément la consommer entièrement : beaucoup retravaillent ensuite, ce qui ampute au moins en partie leur allocation. Les droits non consommés au chômage sont alors reportés.
Plus l'activité a été morcelée et plus le taux de remplacement mensuel net est élevé.