Jean de Meung a écrit : lotus95 a écrit : Comme vous, je ne crois pas du tout à une lutte volontairement altruiste, mais elle y contribue peut être involontairement.
Mais le problème n'est pas tant dans les avantages des régimes spéciaux, qui peuvent tout à fait perdurer, que dans leur financement déséquilibré ; à l'heure actuelle, les pensions ne sont couvertes qu'à 41% par les cotisations ...
Comme les mouvements sociaux que projettent les avocats ou les pilotes de ligne par exemple, qui auraient comme principe l’intérêt général ? Allons !...
Eh bien un moment, s'il faut équilibrer, il faut bien descendre les uns et monter les autres. Bien sûr que ceci ne se fera pas du jour au lendemain, et qu'il y faudra beaucoup de concertation et de dialogue social. Pourtant il faudra y venir.
Par ailleurs,je ne suis pas sûr que les Français soutiennent fortement ceux que l'on présente (à dessein) comme des privilégiés, ce sur quoi joue très habilement le Gvt.
J'ai bien dit "involontairement", autrement dit, pas par principe ; bien évidemment, les mouvements sociaux sont individualistes à la base. Les français soutiennent d'autant moins ces mouvements sociaux qu'ils sont les premiers à en subir les conséquences, en plus de financer en grande partie ces avantages.
l'équilibre en descendant les uns et en montant les autres n'aurait de sens que s'il existait un pont commun entre les différentes caisses ; ce n'est pas le cas, sauf entre caisses de régimes spéciaux dont les trous sont compensés par des dotations publiques.
il y aussi un mécanisme de compensation entre caisses excédentaires et déficitaires qui bénéficie essentiellement aux exploitants et salariés agricoles.
mais en principe, il n'y a pas de vase communicant entre régime général et régimes spéciaux
c'est d'ailleurs pourquoi je trouve absurde de prendre le problème globalement : chaque régime a ses problématiques et ses financements ; il importe peu que telle ou telle corporation prévoit des droits supérieurs à la retraite à partir du moment où ils sont financés, au même titre qu'on ne s'indigne pas sur les différences de salaires d'une entreprise à l'autre
l'anomalie est de faire supporter à la collectivité la plus grande proportion des privilèges de quelques corporations, à travers les taxes intégrées dans les prix ou les impôts. Il faudrait aller vers une plus grande couverture des pensions des régimes spéciaux, via une hausse des cotisations et une assiette de calcul un peu plus élargie, plutôt que chercher un alignement à tout prix.