sudinfo.be«A la Côte belge, je parle allemand car ils n’acceptent plus les francophones»
Le président sortant de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, évoque sa tristesse face à ce qu’il considère comme une baisse de la tolérance à l’égard des francophones à la Côte belge.
«Je constate, depuis une trentaine d’années que je pratique la Côte belge, que la tolérance s’est corrigée vers le bas. Il y a trente ans, j’étais chez le boulanger, le boucher, je pouvais passer mes commandes en français. Aujourd’hui on ne l’accepte plus. Donc je parle l’Allemand/ Ils acceptent les Allemands, plus les francophones», commente M. Juncker dans L’Echo. Une déclaration qui intervient alors qu’un sondage donne les nationalistes de la N-VA et les extrémistes du Vlaams Belang majoritaires au Parlement flamand.
L’homme, qui s’est souvent démarqué par sa liberté de ton, déplore que la Belgique ne soit pas «le modèle d’une cohabitation réussie, ce qui me rend triste.» Mais il refuse de voir dans ce mal belge le symptôme d’un problème européen. «C’est du Belge pur, un phénomène régional. La Belgique est un État, mais les communautés se considèrent être des nations, je veux parler de la Flandre. La Wallonie n’a pas d’elle-même une conception nationale, alors que la Flandre se croit et se comporte comme nation. Et ça reste un miracle de voir ces deux entités, si disparates finalement, vivre ensemble sans vivre ensemble.»
« La Belgique est un beau pays »
Le président de l’exécutif européen, qui passera le relais le 1er novembre à l’Allemande Ursula von der Leyen, considère que la Belgique est la seule nation en Europe qui ne soit pas fière d’elle-même. «Mais moi je suis fier pour la Belgique de la Belgique, parce que c’est un beau pays, avec des gens talentueux, ingénieux», ajoute-t-il.
Évoquant son bilan à la tête de la Commission, Jean-Claude Juncker réitère les bons et mauvais points qu’il s’attribue dans diverses interviews publiées ces derniers temps. Parmi les regrets, il se dit «triste de ne pas avoir réussi à faire aimer l’Europe aux Européens.» «Il y a toujours une distance entre les Européens et l’Europe qui me chagrine. Bien que selon les derniers sondages, l’Union européenne n’a jamais été aussi aimée des Européens qu’elle ne l’est. Je lis que les résultats des sondages sont bons, mais je n’y crois pas.»
Même ce cher Junker ne croit plus au sondage et il n'a pas tord sur le coup, le lavage de cerveau et la police de pensée est tellement puissant en Europe que les gens n'osent pas dire qu'ils n'aiment pas l'Union-Européenne, alors ils le cachent lors des sondages mais ils le pensent.
C'est comme le F.N. dans un temps et le R.N. maintenant, ce n'est pas politiquement correct de dire qu'on vote pour eux ou que leurs courant de pensée vous convient alors les gens ne le disent pas dans les sondages mais le R.N. est en constante augmentation élection après élection.
La Belgique, autre pays fait de divers régions qui ne parlent pas la même langue et qui n'ont pas la même culture, ça fait 250 ans et ils n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord alors comment voulez-vous que 27 pays de culture et de langue différente vivent ensemble dans le temps ?

