Source:Le Figaro.
Les agriculteurs ne veulent pas lâcher la pression contre la déconsidération sociale et économique dont ils estiment faire l’objet. Mercredi prochain, deux des principaux syndicats agricoles, la FNSEA et Jeunes agriculteurs (JA), appellent les agriculteurs à bloquer les accès de Paris.
Ils avaient déjà paralysé des axes routiers le 8 octobre, avant de se rassembler devant plusieurs préfectures quinze jours plus tard. Quelque 10 000 exploitants s’étaient mobilisés partout dans l’Hexagone la première fois, puis entre 50 et 300 devant chaque préfecture.
Cette fois, le 27 novembre, un millier de tracteurs sont attendus aux abords de la capitale, dès 6 heures du matin. Via notamment les autoroutes « A1, A4, A5, A6, A10, A11, A13, A14, A15 », et sur les nationales « N1, N2, N12, N20 », précisent les syndicats. D’autres actions se préparent ailleurs en France.
Si les précédents mouvements ciblaient l’agribashing ambiant, les syndicats veulent cette fois alerter sur leurs conditions économiques, alors que les négociations commerciales entre distributeurs et fournisseurs entrent dans le vif du sujet. Et surtout que la loi alimentation, censée améliorer leur revenu, fête son premier anniversaire. «Presque 20 % des agriculteurs ne parviennent pas à vivre de leur métier», relèvent les deux syndicats dans un communiqué commun.
Le gouvernement a bien durci le ton sur les intrusions dans les élevages ou fait des concessions en renonçant à couper dans le budget des chambres d’agriculture, reconnaissent les syndicats. Mais ils lui demandent de mieux faire « respecter la loi Egalim pour sécuriser véritablement le revenu des agriculteurs».
La semaine dernière, le ministre de l’Agriculture, Didier GuilÂlaume, a reconnu à ce sujet que «le compte n’y était pas». De fait, hormis des exceptions dans la filière laitière, presque aucun exploitant n’a vu la couleur des sommes dégagées par la hausse du seuil de revente à perte et la limitation des promotions sur les produits alimentaires dans les grandes surfaces. Ils veulent que cela change.
https://www.lefigaro.fr/flash-eco/agric ... a-20191122

